24 septembre 2017

La poisse...

Je suis malade comme un chien. Une espèce de grippe d'enfer: fièvre, mal de tête, mal partout en fait... mais je ne peux pas prendre ma journée de demain. Je n'ai pas beaucoup de journées de maladie et j'en aurai besoin lorsque mes enfants seront inévitablement malades ou lorsqu'ils auront des rendez-vous médicaux. Avec un salaire aussi pitoyable, je n'ai pas les moyens de ne pas être payé...

Demain il faut que j'aille travailler dans une classe sans climatisation ni aération à part quelques fenêtres par lesquelles le soleil plombe sans relâche. En pleine canicule. 25 personnes entassés comme des sardines dans un petit local trop exigu construit dans les années 50 qui pourrait en accommoder une quinzaine. Pas de ventilateurs au plafond, juste trois ventilateurs sur patte qui ne font que pousser de l'air chaud, dont un qui ne fonctionne qu'à basse vitesse et dont la grille tient avec du duck tape.

Prenez la chaleur extérieure, augmentez-la de quelques degrés et éliminez tout courant d'air frais. C'est ça ma classe.

La semaine dernière, la température était plus basse que ce qui m'attend demain, mais il faisait quand même tellement chaud que les enfants et moi allions aux toilettes juste pour nous passer la tête en dessous du robinet. La sueur me coulait dans la face même en restant immobile, je collais à tout ce que je touchais.

Comme si motiver une gang de jeunes n'était pas assez ardu, essayez de faire ça dans un fourneau!

Une pause dans la journée? Ha! J'arrive à l'école vers 6h30 pour corriger, répondre aux courriels et préparer ma journée. J'ai 15 minutes pour manger un sandwich à la sauvette parce que je passe le reste de mon break de dîner à aider des élèves en difficulté ou à travailler. Si je trouve le temps de pisser plus qu'une fois dans ma journée, c'est du luxe.

Je ne connais personne, absolument personne, qui travaille dans de telles conditions. Quand j'étais étudiant, j'ai travaillé dans des usines où j'étais mieux traité. Je connais un gars qui conduit un lift dans un entrepôt et avec son overtime, il fait plus que moi. Moi, mon temps supplémentaire n'est même pas reconnu...

À ce salaire et ces merveilleuses conditions de travail, ajoutez les réunions inutiles, la paperasse, l'absence de reconnaissance, l'inexistence de promotions, les programmes plates à mort, des élèves en crise, les collègues hostiles, les soupçons de tout le monde parce que tu es un homme entouré d'enfants, pis ça vous donne une idée assez juste de ma journée...

Et après ça, ils vont s'étonner que ce putain de métier n'attire pas la crème des candidats...

Désolé, j'avais besoin de ventiler...

La pognez-vous? Ventiler! Ha!

Vaut mieux en rire, j'imagine...



"Bye bye, Conseil du statut de la femme?"

Extraits de cet excellent article de Sophie Durocher:

Quand j’ai vu, en entrevue au Journal, que la présidente du Conseil du statut de la femme était ouverte à un changement de nom, j’ai applaudi. Mais je me suis tout de suite dit qu’elle allait se faire crucifier par les militantes féministes.

Et quand j’ai vu que la présidente parlait d’une égalité (de droit) presque acquise, j’ai aussi applaudi. Et j’ai aussi prédit qu’elle se ferait lyncher par les féministas.

Mais ce que je n’avais prévu c’est à quel point les arguments avancés seraient ridicules.

Martine Delvaux et Marilyse Hamelin dans La presse ce matin : « Si le mot « femme » a fait couler beaucoup d’encre chez les féministes, en tant que catégorie qui reconduit le binarisme genré (et perpétue le principe de la domination) et a donc le pouvoir d’exclure des femmes qui ne seraient pas nées dans un corps considéré comme féminin, ce mot continue à identifier, aujourd’hui, une posture féministe ».

Misère, chez les féministes de 2017 on a un problème avec le mot femme parce qu’il reconduit le binarisme genré ? Mais est-ce que ces deux grandes intellectuelles s’écoutent parler ? C’est précisément à cause de ce genre d’enflure verbale et de dérapage incontrôlé que je ne me reconnais plus dans le féminisme québécois ultra-militant, déconnecté, de 2017.

Dans La presse aussi, Suzanne Accour : « Tout comme les riches n’ont pas besoin d’aide sociale ou les personnes en santé de médicaments, les hommes n’ont pas besoin d’un Conseil du statut des hommes.. (...)on s’attend des pompières à ce qu’elles arrosent la maison en feu, pas à ce qu’elles se lamentent du peu d’attention que reçoit la maison voisine intacte ! De même, s’attaquer aux inégalités nécessite que l’on résiste à la tradition millénaire de penser d’abord aux hommes pour se concentrer sur des problèmes criants, réels, et genrés »

Donc, le taux de suicide trois fois plus élevé chez les hommes, le décrochage scolaire masculin, les violences sexuelles envers les hommes, les problématiques de santé mentale ou de détresse chez les hommes, les stéréotypes sexuels visant les hommes dans les publicités, on s’en tape parce qu’il est plus urgent de s’occuper des femmes ? (Ça me fait penser à cette jeune féministe qui déclarait que le rôle des hommes dans le mouvement féministe c'est de "se taire et écouter les femmes" ).

Pourquoi on ne s’occuperait pas des deux, des hommes et des femmes qui souffrent ? C’est exactement ce que ferait un Conseil pour l’égalité qui remplacerait le Conseil du statut de la femme.

L’auteure Pascale Navarro considère que le congé parental ce n’est pas suffisant : il faut le rendre obligatoire pour les pères. Et c’est seulement quand on aura des acquis comme ça, dit-elle, qu’on pourra « rediscuter du nom et de la mission du CSF ». Forcer les pères à prendre un congé , les obliger par la loi à quitter leur travail ? Quand le gouvernement veut forcer les femmes à faire quelque chose, c’est mal mais forcer les hommes c’est correct ?

Cela fait des années que je dis et j’écris que le Conseil du statut de la femme, qui a pour rôle de conseiller le gouvernement en matière d’égalité, devrait être renommé. En France on a un Haut Conseil à l’Égalité entre les hommes et les femmes.  Mais ça, nos bonnes féministes-militantes québécoises n’en parlent pas trop. Pourtant cet organisme combat, entre autres, les stéréotypes sexués, autant chez les hommes que chez les femmes. Pas mal comme idée, non ?

En passant, vous rappelez-vous ce qu’on apprenait en 2016 ? « Le Conseil du statut de la femme obtient le statut peu enviable d’organisme ou ministère où les employés sont le plus souvent absents.
L’organisme de défense des droits des Québécoises affiche un taux d’absentéisme de 10,12%, selon un document dévoilé dans le cadre de l’étude des crédits du Conseil du trésor. »

Sans commentaire.


23 septembre 2017

Fania Noël

Dans cet article, Lise Ravary attire notre attention sur Fania Noël, la coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec.

Le journal Libération lui a également consacré un article dans lequel la dame en question nous expose sa fascinante vision du monde. Attachez votre tuque avec de la broche, mes amis, et préparez-vous pour un fascinant périple dans les bas fonds de la gauche radicale régressive.

Extraits de l'article:

«Je suis afroféministe anticapitaliste anticolonialiste anti-impérialiste anti-mixité…» Bref, «anti». 

Bon, analysons cette affirmation point par point, voulez-vous?

Afroféminisme

Qu'est-ce qu'une afroféministe exactement? J'ai visité le site du collectif afroféministe français Mwasi, auquel Mme Noël appartient ou du moins, a déjà appartenu, pour y dénicher ceci: "Ce collectif non-mixte de Femmes et personnes assignées Femmes, Noires et métisses, lutte contre les violences et différentes oppressions qu’elles subissent. Son approche intersectionnelle des luttes qu’ielles rencontrent, le place sur de nombreux champs de bataille; contre les discriminations liées à la classe, au genre, à la sexualité, à la santé, la religion; contre l’institutionnalisation des dominations hétéropatriarcales dans le système capitaliste hégémonique blanc dans toute sa complexité."

Ça vous éclaire un peu? Non? Ah?

Bienvenue dans la démence de la gauche radicale, où on invente des mots sans retenue, des mots dont les définitions sont infestées d'autres mots qu'on a inventés pour identifier des problématiques exacerbées ou carrément tout aussi inventés. Écouter des gauchistes radicaux, c'est un peu comme entendre les délires d'une personne qui souffre de problèmes psychiatriques. Tu es là, tu écoutes ce flux de paroles disjonctées et déconnectées, tu essaies désespérément de comprendre, tu cherches s'il n'y a pas un fond de vérité caché à quelque part dans le délire hallucinatoire.

En passant, je n'invente rien. Récemment, deux types extraordinaires (qui méritent une médaille) ont échafaudé un article "scientifique" qui utilisait habilement tout le jargon de ces grands intellectuels de gauche disjonctée, mais qui ne s'appuyait sur absolument rien de sérieux. Il s'agissait en fait d'une arnaque. On nage dans l'absurde du début à la fin. Le texte est un ramassis de mots savants qui ne veulent rien dire, les références sont inventées de toute pièce, c'est du grand n'importe quoi du début à la fin qui a toutes les allures d'une recherche en "gender studies" (études de genre). Le titre de leur article: "The conceptual penis as a social construct" (le pénis conceptuel en tant que construction sociale".

Et vous savez quoi? Leur papier a été examiné par des universitaires qui travaillent dans ce domaine et qui n'y ont vu que du feu. Il a même été publié dans un journal scientifique d'études de genre.

Si ceci est insuffisant pour vous convaincre que ces gens disent n'importe quoi, alors je ne sais pas ce que ça prend.

Mais revenons à nos moutons. Pour comprendre la signification de "l'afroféminisme", il faudra donc s'attarder à un paquet d'autres concepts hallucinants. Attachez vos tuques avec une deuxième broche.

Anti-mixité

On nous apprend tout d'abord que Mwasi est un collectif non-mixte. Ça nous ramène au concept "d'anti-mixité" qui a été évoqué par Mme Noël dans l'article du Libé.

Vous savez ce que ça veut dire, ça? C'est très simple, pour une fois. Ça veut dire que si vous n'êtes pas une femme noire, vous ne pouvez pas faire partie de leur collectif. Le contenu des sous-vêtements et la couleur de la peau sont les critères de sélection principaux. C'est l'apartheid à l'envers avec une discrimination misandre ajoutée par dessus le marché. Bref, c'est un groupe raciste et sexiste. C'est aussi simple que ça.

Nous avons donc une première partie de réponse. Être afroféministe, c'est être complètement obsédé par la race et le sexe, comme si ces caractéristiques n'étaient pas de simples caractéristiques héritées à la naissance pour des raisons génétiques, caractéristiques superficielles qui ne constituent donc pas l'essence même d'un être humain, mais plutôt des éléments fondamentaux qui définissent profondément l'identité d'une personne.

Moi, j'ai toujours pensé qu'une société non-raciste en était une où on arrivait justement à aller au-delà des apparences afin d'apprendre à connaître les gens pour ce qu'ils sont. Comme le disait Martin Luther King, une société qui ne juge pas le caractère d'une personne dès qu'il voit la couleur de sa peau.

Mais pour nos nouvelles amies afroféministes, MLK avait tout faux. La couleur de la peau et les organes génitaux sont des critères plus que fondamentaux.

Je pensais également qu'une société non-raciste en était une où les blancs et les noirs vivaient côte à côte dans les mêmes quartiers et fréquentaient les mêmes associations. Mais apparemment, selon ces chères afroféministes, Nelson Mandela était dans le champ! Vive la non-mixité!

Pour réaliser à quel point ceci est répugnant, imaginez si je commençais mes billets en affirmant que je suis un "euromasculiniste" et que seuls les hommes blancs sont admis ici. Vous concluriez immédiatement, et avec raison, que je suis une personne profondément raciste et sexiste, obsédée par la race et le sexe, qui assigne une valeur intrinsèque moindre à quiconque n'est pas blanc et pas masculin. Ces idées devraient être immédiatement répugnantes pour quiconque n'est ni sexiste et ni raciste, pour quiconque place l'humanité des individus au-dessus de la couleur de leur peau ou de la forme de leur organes génitaux!

L'afroféminisme devrait provoquer chez vous le même dégoût.

Cet apartheid racial et sexuel est inacceptable et injustifiable. Supposons un instant que les femmes noires sont véritablement victimes de discrimination que ne subissent pas les autres groupes de la société. Je ne dis pas que c'est vrai, je suppose simplement que ce soit vrai. Pourquoi des gens qui subissent des injustices rejetteraient-elles d'emblée l'amitié, le soutien et la force additionnelle d'alliés qui ne sont pas issus de ce même groupe? Pourquoi exclure les hommes noirs, les asiatiques, les polynésiens, les amérindiens, les latinos et les caucasiens d'un groupe? Pourquoi, si ce n'est qu'on juge que ces gens sont de moindre valeur? Des gens auxquels il faut éviter de s'associer! Comme si leur simple présence serait une pollution à la pureté de notre groupe.

On retrouve les mêmes idées toxiques à la base du nazisme. C'est tout simplement répugnant.

Mais apparemment, lorsque ces idées monstrueuses émanent d'une femme noire, alors là, ça devient non seulement acceptable, mais admirable. Et on s'empresse de la nommer "coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec"! Rien de moins!

Anticapitalisme

Qu'est-ce qu'un anticapitaliste? Pour une fois, c'est assez simple à comprendre. C'est un communiste.

Et qu'est-ce que le communisme? Au-delà de ses prétentions de système égalitaire qui met de l'avant le partage des richesses et l'abolition des inégalités, le communisme porte en son sein deux concepts fondamentaux particulièrement dangereux.

Le premier, c'est la lutte sociale. Le communisme est une idéologie qui affirme que la classe opprimée, les travailleurs (le prolétariat), doit s'emparer de la richesse des dominants (la bourgeoisie) car celle-ci leur revient de droit puisqu'elle leur a été volée. On a les gentils pauvres d'un côté et les méchants riches de l'autre, c'est aussi bête que ça.

Cette idée est reprise par tous les groupes militants de gauche. Leur existence se résume à ce désir de déchirer les gens et d'alimenter un conflit social entre deux groupes. Ainsi, le féminisme est une idéologie qui affirme que la classe opprimée, les femmes, doit s'emparer du pouvoir des dominants (les hommes ou le patriarcat) car celui-ci leur revient de droit puisqu'il leur a été volé. On a les gentilles femmes d'un côté et les méchants hommes de l'autre. Vous voyez la ressemblance?

Et comme cette idée est à la base même de l'idéologie, les gens qui y souscrivent sont complètement incapables de la remettre en question objectivement. Le faire serait une forme de trahison. À l'inverse, y croire aveuglément est quelque chose de vertueux et d'admirable. On rejoint ici ces autres merveilleuses idéologies qui pourrissent l'existence de l'humanité: les religions.

Or, dans les faits, le système capitaliste honni est bien imparfait, mais c'est le seul qui ait mené à des états stables, démocratiques et pacifiques et aux extraordinaires progrès sociaux, scientifiques, technologiques et médicaux qui caractérisent le monde moderne dans lequel nous vivons. Nos sociétés capitalistes modernes sont beaucoup plus égalitaires et prospères que tout ce qui a précédemment existé dans l'histoire de l'humanité. Nous vivons dans un véritable âge d'or et il faut être complètement aveugle ou profondément ignorant pour ne pas le voir.

Dans un tel contexte, fomenter les conflits et affirmer la nécessité d'une lutte fratricide entre riches et pauvres, entre hommes et femmes ou entre blancs et noirs tient de la folie.

Le deuxième concept fondamental que l'on retrouve au coeur du communisme, c'est le collectivisme, c'est-à-dire le déni de l'individualité de l'être humain.

Le communisme voit la société en blocs monolithiques constitués de gens dénués de traits individuels. Il crée un portrait stéréotypé qui représente le prolétaire ou le bourgeois et voit tous les membres du groupe comme des copies de ce stéréotype modèle. Il assigne ainsi les mêmes motivations, les mêmes attributs et les mêmes maux à tous les membres du groupe sans la moindre distinction pour l'histoire, le passé, le vécu ou les opinions divergentes de chacun.

Un prolétaire est un exploité. Un bourgeois est un exploiteur. Point final.

Un prolétaire satisfait qui aime sa vie et sa job? C'est parce qu'il n'a pas réalisé qu'il est exploité. Un bourgeois qui partage les profits de son entreprise avec ses employés? Il ne le fera jamais assez.

Encore une fois, le féminisme fait très exactement la même chose. Les femmes sont toutes des victimes éplorées d'un système patriarcal misogyne qui les exploite. Les hommes sont tous des exploiteurs, des pervers, probablement des violeurs, possiblement des pédophiles.

Une femme heureuse qui aime les hommes? Elle souffre de misogynie intériorisée et elle n'a pas réalisé qu'elle est exploitée. Un homme respectueux des femmes et qui souhaite les traiter en égales? Il n'en fera jamais assez.

Pour les obsédés de la race, c'est encore la même chose. Les noirs sont tous victimes de la suprématie blanche. Les blancs sont tous des racistes, conscients ou inconscients, qui bénéficient du système colonialiste suprémaciste blanc.

Vous voyez? C'est toujours le même cirque qui se répète inlassablement. Seuls les critères qui servent à subdiviser la société changent. Mais que ce soit la classe sociale, le sexe ou la race, au fond c'est du pareil au même.

Or, la réalité est beaucoup plus complexe que de telles idéologies manichéennes puériles. L'être humain doit ultimement être jugé pour ses propres actions, pas pour son appartenance à tel ou tel sous-groupe de la société.

Bien sûr qu'il y a des gens qui exploitent. Bien sûr que des sexistes et des racistes, ça existe. Mais ce n'est pas parce qu'on est riche qu'on est un sale exploiteur. Ce n'est pas parce qu'on est un homme qu'on est un sale misogyne. Ce n'est pas parce qu'on est blanc qu'on est un sale raciste.

Si ceci vous semble évident, ça ne l'est malheureusement pas pour des fanatiques communistes féministes anti-mixité comme Mme Noël.

Intersectionnalité

Alors, c'est bien beau tout ça.

Les prolétaires sont les pauvres victimes du capitalisme, d'accord.

Les femmes sont les pauvres victimes du patriarcat misogyne, ok.

Les noirs sont les victimes de la suprématie blanche, ça va de soi.

Mais comment peut-on faire encore plus pitié?

Je sais! Inventons l'intersectionnalité! 

Ainsi, une femme prolétaire noire sera trois fois plus victimisée que les autres! Génial!

Mais pourquoi s'arrêter là?

Une femme prolétaire noire musulmane sera quatre fois plus opprimée que les autres!

Et si vous connaissez une femme prolétaire noire musulmane queer daltonienne cul-de-jatte allergique au lactose qui a des pellicules, alors là! C'est le top! Proclamons-la immédiatement présidente de la république des victimes! Présidente, que dis-je? Déesse cosmique suprême!

Radicalisme fanatique

Lorsqu'on continue à lire l'article du Libé, on découvre que pour Mme Noël, aucun groupe de gauche est suffisamment radical pour elle.

Même la gauche de la gauche de la gauche est encore trop à droite pour elle. Voyez pas vous-même:

Autrefois encartée au Parti socialiste, elle a très vite senti qu’elle n’y était pas à sa place. Ça m’a vite «saoulée», résume-t-elle. «On ne naît pas avec la volonté de tout déconstruire», admet-elle. C’est à l’âge de 18 ans, à la suite des révoltes de 2005, qu’elle s’est mise à militer. Fania Noël a commencé «dans les trucs classiques, genre les syndicats étudiants», ensuite elle a goûté à d’autres mouvements, comme celui d’Arnaud Montebourg, qui lui paraissait un peu plus à gauche. Mais «ça n’allait pas». Elle a tenté le Front de gauche, mais «ça n’allait pas non plus».

Quant aux organisations féministes «type Osez le féminisme», c’était pire encore. Au bout de deux réunions, la militante lâche l’affaire, ne supportant pas de se retrouver, seule, parmi «des meufs blanches, au discours totalement assimilationniste». «Leur libération féministe», qu’elle qualifie d’«impérialiste, occidentale et colonialiste», elle n’en partage pas une miette. Dès qu’on prononce «SOS Racisme», son visage se tord en grimaces. Pour Fania Noël, toutes ces associations sont obsolètes (...)

Ce qu'elle souhaite, c'est "tout déconstruire". Rien de moins.

À ses yeux, la société dans laquelle nous vivons est suffisamment injuste, cauchemardesque, abominable, monstrueuse, sexiste et raciste que la seule solution est de tout démolir. Absolument tout.

Elle ne veut pas réformer. Elle ne veut pas négocier. Elle ne veut pas discuter. Elle ne veut pas améliorer. Non. elle veut tout démolir.

Mme Noël est une Genghis Khan des temps modernes. Pour elle, le progrès, c'est la démolition. On fiche tout par terre et on recommence à neuf.

Tout simplement dément.

Autoritarisme

Cet autre extrait nous offre un autre regard dans l'esprit de Mme Noël:

Elle rejoint Mwasi, collectif créé en 2014. Pour elle, tout s’imbrique : le racisme, le capitalisme, le patriarcat et le système d’oppression. Mais n’est-ce pas paradoxal de dénoncer des organisations comme Osez le féminisme parce qu’elles ne regroupent que des femmes blanches et de refuser de les inclure dans sa lutte ? Réponse du tac au tac : «Non, pas du tout. On se place dans un rapport de force et on refuse que quelqu’un d’autre parle à notre place. Je pars du principe que si tu ne vis pas un truc, tu ne peux pas en parler.»

Tu ne peux pas en parler!

C'est là le dernier morceau du puzzle: l'autoritarisme.

Ces gens-là veulent te dicter ce que tu as le droit de dire ou pas. Ce sont de farouches ennemis de la liberté d'expression.

Moi, par exemple, je suis un Québécois masculin hétérosexuel blanc. Je ne devrais pas avoir le droit de parler de ce que vivent les femmes. Je ne devrais pas avoir le droit de parler de ce que vivent les homosexuels. Je ne devrais pas avoir le droit de parler de ce que vivent les noirs ou les minorités ethniques. Je ne devrais pas en parler, même pas pour les soutenir! Je devrais juste fermer ma gueule.

En fait, ces gens-là aimeraient pouvoir me forcer à fermer ma gueule et me punir si je refuse d'obtempérer. Voilà ce que souhaite Mme Noël.

C'est ça l'utopie autoritaire et liberticide à laquelle rêvent Mme Noël et les fanatiques radicaux de sa trempe: un monde dans lequel des instances autoritaires CONTRÔLENT ce que les gens disent, où chacun prend docilement sa place dans son sous-groupe assigné, ne parle que de sujets autorisés et est sévèrement puni lorsqu'il ose se prononcer sur un sujet interdit.

Privilège

Évidemment, le plus hilarant et le plus ironique dans tout ça, c'est que contrairement à ce qu'ils affirment, ces gens-là bénéficient d'un privilège extraordinaire dans les sociétés occidentales.

Un homme qui diabolise les femmes sera immédiatement dénoncé, avec raison. Mais une femme qui diabolise les hommes est une résistante, une héroïne féministe! Diffusons ses propos sur toutes les tribunes! Nommons-la coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec!

Un blanc qui déclare qu'il ne veut pas interagir avec des noirs sera immédiatement dénoncé, avec raison. Mais une noire qui se dit en faveur de la "non-mixité" sera applaudie et vue comme une héroïne des droits des minorités! Diffusons ses propos sur toutes les tribunes! Nommons-la coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec!

Un homme qui veut empêcher ses concitoyens de prendre la parole et de s'exprimer librement sera dénoncé et traité de fasciste, avec raison. Mais une femme noire de gauche qui le fait sera adulée et invitée partout! Nommons-la coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec!

Mais souvenez-vous: le Québec est une société hétéropatriarcale suprémaciste hégémonique blanche misogyne impérialiste et oppressive!

Pfft! Laissez-moi rire...



Ayaan Hirsi Ali et l'intersectionnalité

22 septembre 2017

Le podcast de TQIYADH

Comme je l'annonçais ici, j'ai eu le grand honneur et le plaisir d'être le premier invité d'Olivier Kaestlé et de Lise Bilodeau à leur nouvelle émission radiophonique Tant qu'il y aura des hommes.

Ce fut une expérience très agréable et je leur suis profondément reconnaissant de m'avoir offert l'opportunité de partager leur plateforme afin de parler de mon expérience et de mon livre. Je ne sais pas trop comment je m'en suis sorti, je pense que j'ai été correct. À vous de juger.

Si vous l'avez manquée, la baladodiffusion est disponible ici. Vous pouvez l'écouter en ligne ou la télécharger.

Olivier a partagé avec moi ce commentaire écrit par un auditeur:

Bonjour M. Kaestlé, Je tiens à vous féliciter, vous et Mme Bilodeau, pour votre émission: TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES. Je viens d'écouter votre deuxième émission et moi-même travaillant dans le milieu scolaire, votre émission est venue me chercher. J'en aurais long à dire (...) Bravo à vous, prof solitaire, d'avoir eu l'audace de dire ce que les hommes peuvent vivre dans ce milieu. Il serait bon que j'achète votre livre pour le laisser dans la salle des enseignants.

En ce qui me concerne, j'ai écouté les trois premières émissions et je suis déjà accro! Donnez-leur une chance et faites passer le mot! L'émission mérite d'être connue et entendue!

Longue vie !



19 septembre 2017

Maisonneuve le génocidaire!

Règle générale, sur ce blogue, j'essaie d'éviter les attaques personnelles. Mon objectif est d'analyser et, au besoin, de démanteler des idées, pas des gens.

Parfois c'est difficile.

Parfois, ma frustration est tellement intense et la malhonnêteté intellectuelle de la personne à qui je réplique est tellement odieuse que je résiste avec plus ou moins de succès à la tentation de traiter la personne d'imbécile.

C'est ce que je ressens présentement à l'égard de la chroniqueuse de La Presse, Rima Elkouri.

Mme Elkouri est de plus en plus radicale dans ses propos et ses articles, eux, sont de plus en plus déments. Elle est devenue une véritable zélote de la "justice sociale", une féministe enragée et une multiculturaliste fanatique. Certains de ses propos sont tellement débiles que je pourrais consacrer tout un blogue à leur réfutation. Par chance pour elle et probablement pour vous, j'ai une vie et une quantité de temps libre assez limitée.

Mais de temps en temps, c'est trop. Il faut que je réponde.

Voici quelques extraits de son plus récent article:

Même si je passe devant la place d'Armes tous les jours ou presque, je n'avais jamais remarqué, avant la semaine dernière, les paroles de Maisonneuve gravées en or sous sa statue. «Il est de mon honneur d'accomplir ma mission, tous les arbres de l'île de Montréal devraient-ils se changer en autant d'Iroquois.»

Ça en dit long sur la mentalité de Mme Elkouri, vous ne trouvez pas?

Elle passe devant la statue de Maisonneuve à tous les jours sans jamais se poser de questions. Elle est parfaitement confortable dans son abyssale ignorance. Et là, tout à coup, elle y porte subitement attention. Elle devient soudainement consciente que la statue existe.

Pourquoi maintenant? C'est simple. Un vent d'intolérance anti-blanc souffle depuis l'élection de Donald Trump. Il est bien vu de traiter quiconque a la peau blanche d'oppresseur, de raciste, de suprémaciste et de monstre. Aux USA, on a les pitoyables hurlements de la gauche radicale contre les statues de confédérés sous prétexte qu'elles honorent des racistes (comme si ces personnages historiques ne se résumaient qu'à une seule et unique chose: leur opinion supputée à propos de l'esclavage). À Vancouver, des protestants multiculturalistes affirment le plus sérieusement du monde que les blancs "sont dépourvus de culture"!

Au Québec, Denis Coderre, le ridicule maire de Montréal, affirme que la ville qu'il dirige est située sur des terres "non cédées" qui appartiennent aux Mohawks et déclare qu'elle est un sanctuaire pour les immigrants illégaux! L'une des candidates qui veut le remplacer, Valérie Plante, a avoué ressentir du "white guilt" et a participé au "Jeu des privilèges", une espèce de rituel déjanté pendant lequel une personne blanche est appelée à s'auto-flageller et à demander pardon pour les crimes perpétrés pendant des siècles par l'oppressante et cruelle race blanche... Pour la journaliste Michèle Ouimet, l'Occident est condamné à être perpétuellement le Gros Méchant quoi qu'il fasse.

Alors évidemment, dans le contexte actuel, la seule et unique raison qu'a Mme Elkouri de s'attarder à la statue de Maisonneuve, c'est pour y trouver offense. C'est à la mode. C'est bien vu. Vite! Débusquons du racisme dans nos monuments locaux!

C'est ça l'indépendance intellectuelle des gauchistes fanatiques. Toute une bande de bêtes moutons totalement dépourvus de la capacité de concevoir des idées originales et incapable de la moindre pensée critique face aux délires qui émanent de la gauche radicale.

Elle poursuit donc:

(...) Voilà une statue restaurée récemment, au centre de la principale place publique de Montréal, foulée chaque année par des millions de gens. Les travaux de réaménagement ont coûté plus de 15 millions en fonds publics. Tout touriste qui se respecte va y prendre des photos. Et qu'est-ce qu'on y voit ? Un Maisonneuve glorifié à côté de représentations d'Iroquois sans nom qui se font attaquer par des chiens ou se font tirer dessus... Et ces mots gravés en or, au nom de tous les Montréalais, par lesquels on honore son intention de tuer des Iroquois.

Wow... par où commencer, chers amis? Par où commencer?

Mme Elkouri voudrait nous faire croire qu'il y a quelque chose de scandaleux dans le fait de restaurer la statue du fondateur de notre ville. C'est ridicule.

Selon Mme Elkouri, le monument "glorifie" Maisonneuve à côté de "représentations d'Iroquois sans nom." Or, les fresques qui ornent le socle mettent également en scènes de nombreuses représentations de colons français "sans nom", mais ça, Mme Elkouri s'en balance. Elle ne voit uniquement que les éléments qui viennent appuyer son narratif. En bonne idéologue aveuglée et absolutiste, la réalité ne l'intéresse pas du tout. Elle veut nous convaincre que le monument est raciste, point final. Et pour y parvenir, elle est prête à tout. Elle est prête à déformer la réalité ou, encore mieux, à passer sous silence les éléments qui n'appuient pas son argumentaire déjanté. C'est très joli.

N'en déplaise à Mme Elkouri, les scènes qui figurent sur la statue ne se résument pas à la représentation d'Iroquois "sans nom" qui "se font attaquer par des chiens ou se font tirer dessus." Mme Elkouri est complètement, mais alors là com-plè-te-ment ridicule. Ce qu'on y voit, se sont des scènes de combats entre les colons français de Montréal et des guerriers iroquois. Les deux côtés sont armés et se battent. Les Iroquois ne sont pas de pauvres victimes opprimées et sans défense qui se font débiter comme des boeufs qu'on envoie à l'abattoir! Ils essaient de zigouiller les Français! C'est une guerre, pas les camps de concentration nazis!


De plus, contrairement à ce qu'affirme Mme Elkouri, historiquement, ce sont les Iroquois qui sont LES AGRESSEURS! Les colons français SE DÉFENDENT contre les attaques iroquoises et non pas le contraire! Et ne venez pas me faire rire avec vos divagations du noble sauvage qui tente de reprendre son territoire ancestral aux méchants envahisseurs blancs, cette fadaise ne tient pas la route! Lorsque Maisonneuve s'installe sur l'île de Montréal, cette dernière est ABANDONNÉE! Le village d'Hochelaga avait été mystérieusement évacué des décennies auparavant!

Les Iroquois ne possédaient pas la vallée du St-Laurent! Ils étaient établis dans l'actuel état de New York!

En fait, notre région était contestée entre les Iroquois et les Algonquins. Dans cette lutte meurtrière, les Iroquois étaient de constants agresseurs. C'étaient eux les envahisseurs! Les Algonquins, eux, étaient ravis de voir les Français venir s'installer! En compagnie des Hurons et des Innus (Montagnais), ils ont d'ailleurs expressément invité Champlain à s'établir ici! Pour eux, les Français étaient des alliés et des frères, pas du tout des oppresseurs!

Les Iroquois ont attaqué Ville-Marie pendant des décennies. Dissimulés dans les bois, ils bondissaient sans avertir pour massacrer les colons sans défense, scalper les hommes, kidnapper les femmes et les enfants! Leurs prisonniers étaient impitoyablement torturés et, souvent, rôtis et dévorés! Ben oui, les Iroquois étaient cannibales! Mais ça, on évite d'en parler!

Pour ce qui est de se faire attaquer par "des chiens", l'animal qui figure sur le monument de Maisonneuve est la célèbre Pilote, la chienne de Lambert Closse. Grâce à son flair légendaire, elle a souvent sonné l'alarme à l'arrivé de guerriers iroquois qui se tapissaient dans les bois. Mais je suppose que, parce qu'elle appartenait à des blancs, la chienne était raciste elle aussi, Mme Elkouri?

Le mensonge final de Mme Elkouri, et le plus odieux, c'est d'affirmer que Maisonneuve avait l'intention de tuer des Iroquois.


La phrase célèbre de Maisonneuve, citée sur le socle de ce monument, ne fait pas référence à une intention de massacrer des Iroquois. Il faut être complètement ignare, sévèrement illettrée ou vicieusement malhonnête pour l'affirmer. La phrase de Maisonneuve exprime simplement sa détermination de fonder Ville-Marie sur l'île de Montréal en dépit de la menace iroquoise. On pourrait certes l'accuser d'entêtement, mais pas de racisme!

« C'est malheureusement un hommage au colonialisme génocidaire. On laisse ça comme ça ! On l'a même rénovée ! Et les touristes qui vont prendre de belles petites photos se disent : c'est ça, Montréal! » - Philippe Meilleur, directeur général de l'organisme Montréal autochtone

Mme Elkouri n'est peut-être qu'une cruche ignare et facilement manipulable, mais M. Meilleur, lui, est un odieux menteur et un hypocrite.

Sais-tu qui sont les seuls véritables génocidaires de l'histoire de la Nouvelle-France, mon p'tit Phil?

C'est ça: les Iroquois.

Un génocide, c'est le massacre systématique, organisé et souhaité de tout un peuple. Les seuls qui ont fait ça dans notre histoire, ce sont les Iroquois.

En 1648-49, ils ont froidement perpétré le génocide de la nation huronne. Hommes, femmes, enfants et vieillards ont été débités à coups de haches et abattus grâce aux fusils qui leur avaient été donnés par les Hollandais et les Anglais.

Extraits de la page Wikipédia qui traite de cet abominable événement:

(...) Les années 1640 et 1650 ont été une période extrêmement sombre pour les Hurons. (...) En 1648, ils prennent d’assaut le village huron de Teanaustayaé, qui se situe sur la rive sud du lac Michigan et prennent en otage 700 prisonniers qui sont composés majoritairement de femmes et d’enfants. En 1649, les Iroquois prennent emprise sur un autre village important des Hurons, Taenhatentaron situé sur la rive nord du détroit de Mackinac. Ils massacrent les vieux, les malades et les enfants sans aucune pitié. « Où des enfants grillaient à côté de leurs mères, ou un mari voyait sa femme rôtir auprès de soi, où la cruauté même eut eu de la compassion dans un spectacle qui n’avait rien d’humain, sinon l’innocence de ceux qui étaient au supplice, dont la plupart étaient chrétiens ».

(...) L’an 1650 représente la fin du peuple huron traditionnel suite aux nombreuses attaques des Iroquois. (...) la guerre iroquoise aura pour effet de mener à la destruction de la Huronie (...) « Le pays des Hurons n’était plus qu’une terre d’horreur et de carnage » 

Et on voudrait maintenant nous faire croire que ce sont les Français qui menaient un projet de "colonialisme génocidaire" contre les pauvres et nobles Iroquois?

Mensonge éhonté!

Jamais les Français n'ont caressé le projet d'éliminer les population amérindiennes! Au contraire! Plus que n'importe quelle autre colonie européenne, Champlain et ses successeurs ont multiplié les efforts d'alliances, de traités de paix et d'amitié! La Grande Paix de Montréal, signée en 1701, est un document extraordinaire, en avance sur son temps, révolutionnaire et une véritable inspiration pour les actuelles Nations Unies!

Évidemment, les Européens ont emmené des maladies avec eux et les Amérindiens ne possédaient pas les anticorps nécessaires pour y résister. Mais cela n'est pas un génocide! Personne ne savait ce qu'était un virus ou un anticorps à cette époque! Les Français pas plus que les Amérindiens! Jamais les Français n'auraient souhaité l'extermination de leurs alliés!

Affirmer le contraire est un grossier et répugnant mensonge. Un de plus.

À lire également:

Qu'est-ce qu'un multiculturaliste?



Mitch Albom

Thomas Wievegg III


D'autres oeuvres ici et ici.

Trouvé ici.


17 septembre 2017

L'éradication de la liberté d'expression au Canada

Une excellente présentation du professeur Gad Saad:





Le témoignage de Bernard Ravet

Dans cet article, Facal nous parle de Bernard Ravet, un directeur retraité qui a travaillé dans trois lycées publics marseillais.

Son témoignage est un sévère avertissement qui mérite d'être entendu.

Extraits:

« Longtemps, je me suis tu. [...]. Par crainte de stigmatiser les établissements que je dirigeais et d’en aggraver la réputation peu flatteuse [...]. Par souci de protéger les élèves et les familles alors majoritaires qui résistaient aux coups de boutoir du fanatisme. Par peur d’être accusé d’islamophobie ou de racisme rampant ».

(...) Les jeunes filles et les enseignantes qui mettent des jupes se font traiter de « putes » par des jeunes hommes qui se disent pieux, mais qui sont aussi les principaux dealers de drogue dans les établissements.

Contradictoire ? Réponse des dealers : « Les consommateurs ne sont pas musulmans. Si la drogue tue, elle ne tue que des mécréants. Ce n’est pas contraire à notre religion ».

Les repas halal, jadis marginaux, sont maintenant majoritaires. Le ramadan, jadis pratiqué par la moitié environ, l’est aujourd’hui par 90 à 95 % des étudiants musulmans.

Les garçons trouvent normal de se moquer des filles et s’attendent, évidemment, à marier des vierges. Eux, par contre, baisent allègrement.

En France, la loi oblige les filles qui portent le foulard islamique à l’enlever en entrant dans l’établissement.

« La plupart, écrit Ravet, se découvrent avant d’arriver à la porte. Mais certaines tentent de forcer le passage, de retarder au maximum le moment d’enlever leur voile, de pénétrer d’un mètre, de deux mètres, dans l’enceinte du collège. Toujours grignoter du territoire. C’est une bataille pied à pied. »
Celles-là comprennent la portée politique du foulard.

(...) Un jour, raconte Ravet, un étudiant explique en classe pourquoi la lapidation d’une femme adultère est acceptable.

Quand l’enseignante lui demande d’où il tient cela, il explique que c’est écrit dans le petit bouquin qu’on lui a remis, qui plaide aussi pour la main coupée aux voleurs et l’infériorité naturelle des femmes.

Elle demande : « Quel petit livre ? » Réponse : un petit fascicule qui vient de la mosquée du coin, celle fréquentée par Abdel, un des surveillants.

Ravet écrit : « Abdel. Toujours propre sur lui. Habillé à l’occidentale. Physique sec. Petite barbiche bien taillée. Extrêmement poli. Je n’ai qu’à m’en féliciter. [...]. Pour tout dire, c’est mon meilleur surveillant ».