15 août 2018

Czeslaw Milosz



L'une des meilleures perle de sagesse pour bien comprendre cette époque troublée qui est la nôtre.

Lorsque toute une société s'aveugle volontairement et maintient une conspiration du silence, les simples mots vrais qui transgressent les tabous ont l'effet de bombes.

C'est très exactement le climat actuel.

À mon humble avis, on n'a pas vu un tel phénomène au Québec depuis la Révolution tranquille. La tyrannie des dogmes et des tabous de la droite religieuse ont simplement fait place à la tyrannie des dogmes et tabous de la gauche féministe multiculturaliste socialiste bien-pensante.

Avec des effets encore plus dévastateurs. Car là où la droite religieuse opprimait les libertés de l'individu, elle avait au moins le mérite de favoriser une certaine cohésion sociale. La gauche actuelle, en plus d'opprimer l'individu tout aussi efficacement, déchire la société en sous-groupes ennemis et en luttes fratricides: femmes contre hommes, riches contre pauvres, blancs contre minorités, immaculés vertueux contre sales racistes, etc.


Trouvé ici.



9 août 2018

La prostitution est-elle un viol?


Je n'ai pas envie de me faire défenseur de la prostitution. Je n'y connais rien, alors mon opinion est  très peu valable. Disons simplement que, règle générale, je considère que des adultes consentants et sains d'esprit peuvent bien faire ce qu'ils veulent tant que ça n'enfreint pas au bien-être des autres. Mais ce n'est pas le but de ce billet.

C'est l'opinion de Mme Thompson qui en est le sujet. Contrairement à moi, elle prétend savoir de quoi elle parle. Elle a un titre et une tribune importante. Ses propos ont du poids. Et regardez ce qu'elle dit.

Je suis convaincu qu'il doit y avoir de bons arguments contre la prostitution. Je ne sais pas ce qu'ils sont, mais ils doivent bien exister. Des arguments d'ordre psychologique ou sanitaire, peut-être?

Mais une chose est certaine, l'argument de Mme Thompson n'est pas de ceux-là.

Selon elle, le fait de devoir payer une personne pour coucher avec elle signifie qu'elle n'est pas vraiment intéressée à coucher avec vous et, donc, que c'est un viol.

Complètement ridicule.

Selon cette même logique, si vous allez dans une boutique et que vous vous achetez une paire de pantalons, c'est un vol. De toute évidence, le propriétaire ne souhaite absolument pas vous donner gratuitement ce vêtement qui lui appartient. S'il voulait vous le donner, il le ferait sans rien demander en retour. Mais comme vous devez le payer, cela démontre que c'est de la coercition. Donc, vous êtes un voleur.

Et moi-même que la commission scolaire doit payer pour que j'aille travailler... clairement je ne le ferais pas si on ne me payait pas, il s'agit donc de coercition, alors je suis un esclave.

Ça n'a aucun sens.

Le concept de coercition implique qu'une des deux parties est consentante et l'autre non. Or, dans tous ces exemples, ce n'est clairement pas ce qui se passe. On a une partie qui fixe le prix d'un service ou d'un bien et qui l'offre. Et la deuxième partie considère la transaction intéressante et accepte de payer.

Aucune coercition là-dedans.

Cela étant dit, arrive-t-il que des prostitués se retrouvent dans des situations de coercition? Bien évidemment et cela ne devrait pas être toléré, pas plus que pour quiconque d'ailleurs.

Mais la meilleure façon de leur venir en aide n'est-elle pas justement de légaliser leur métier afin que ces gens puissent porter plainte à la police au besoin? Ne serait-il pas préférable que les autorités leur viennent en aide plutôt que de gaspiller leur énergie à les pourchasser?




L'art de dialoguer avec un robot




Qui-Gon Jinn était-il l'ultime Jedi?

Je n'y avais jamais vraiment pensé sous cet angle, mais le type avance de bons arguments. Qui-Gon était peut-être bien le dernier véritable Jedi...





Les planètes de Star Wars pourraient-elles exister?

La réponse pourrait vous surprendre...






6 août 2018

«DUNE» DE JODOROWSKY : CHEF-D'OEUVRE MORT-NÉ OU «TRICHERIE SACRÉE»? - la suite



Mission accomplie!

J'ai enfin réussi à convaincre Fylouz de se démarrer un blogue! Des mois de suggestions subtiles, de pressions impitoyables et d'intenses manipulations psychologiques ont finalement porté fruit! ;-)

Je vous invite à le visiter en cliquant ici.

Il y a notamment publié la suite de sa série de billets sur le projet de film DUNE qui n'a jamais été réalisé.

Vous pouvez lire le début ici:

Première partie
Deuxième partie
Troisième partie

La suite est chez lui:

Quatrième partie
Cinquième partie
Sixième partie
Septième partie

Fylouz, bien sûr, est un commentateur de longue date et un collaborateur de ce blogue, ce qui lui confère un statut quasi-légendaire. Ses commentaires sont tellement bons qu'ils sont souvent meilleurs que les billets de votre humble serviteur.

Il est tellement fort qu'il a des slogans pour accompagner son pseudonyme, notamment "L'impitoyable Breton", "La Terreur des Sept Mers" ou encore "L'explorateur éploré du Québec profond". ;-)

OK, je déconne, mais c'est un type vraiment intéressant qui est doté d'une redoutable intelligence et qui possède un impressionnant bagage d'expériences et de connaissances. Il mérite d'être lu.

Longue vie à la Galerie des ombres!

Va, mon fils, et vole de tes propres ailes!



4 août 2018

La misandrie n'existe pas!



Me voilà rassuré! Merci Anne! Quel soulagement de savoir que les traitements discriminatoires que je subis de la part de mes collègues et patronnes féminines depuis plus de deux décennies ne sont que le fruit de mon imagination hyperactive!

Quelle joie de savoir que seuls les hommes sont capables de détester les membres du sexe opposé et qu'aucune femme ne s'abaisserait jamais à ce niveau! Wow! Les femmes sont vraiment extraordinaires! Parfaites! Surhumaines, en fait!


Trouvé ici.



Beyoncé


"Beyoncé, l'idole des féministes libérales bourgeoises, paie 64 cents de l'heure aux travailleuses qui fabriquent des vêtements de sa marque Ivy Park dans des ateliers clandestins au Sri Lanka tout en prêchant l'empowerment des femmes.

Trouvé ici.


3 août 2018

Multiculturalisme liberticide

J'ai déjà parlé du multiculturalisme sur ce site.

Qu'est-ce qu'un multiculturaliste?

Cette idéologie dangereuse menace clairement la liberté des citoyens. Plus seulement la liberté d'expression, la liberté tout court.

Et les autorités politiques, légales et policières sont complices. Les critiques et les opposants sont systématiquement insultés, diffamés, menacés, intimidés et parfois même arrêtés.

Dans ce vidéo, Sargon nous présente de scandaleux exemples récents du Royaume-Uni, d'Australie et de Suède:





À voir également:

L'éradication de la liberté d'expression au Canada



Des musulmans éprouvent un «malaise» quant à leur place au Québec?

Trudeau, l'excision et le paradoxe du multiculturalisme

Denise Helly veut que tu fermes ta gueule

Le racisme de Justin Trudeau

Les pires excès du multiculturalisme

Le multiculturalisme en action à Birmingham

L'islamophobie: un racisme imaginaire

Le Prof versus le multiculturalisme




30 juillet 2018

«DUNE» DE JODOROWSKY : CHEF-D'OEUVRE MORT-NÉ OU «TRICHERIE SACRÉE»? - troisième partie



La première partie est ici.
La deuxième partie est ici.


TROISIEME PARTIE : LE TRIOMPHE


« A world is supported by four things... » She held up four big-knuckled fingers. « ...the learning of the wise, the justice of the great, the prayers of the righteous and the valor of the brave. But all of these are as nothing... She closed her fingers into a fist. « ...without a ruler who knows the art of ruling. »
Frank Herbert, « Dune » (1965)

Jodorowsky est ruiné, il n'a plus un sou. Mais Michel Seydoux, jeune producteur millionnaire français de 26 ans qui a distribué ses deux derniers films en France veut absolument produire le prochain film de « Jodo » pour un salaire de $ 200 000 – tout en lui donnant carte blanche. Jodorowsky lui réclame un budget de 9,5 millions $. Seydoux accepte sans sourciller.

« Je ne connaissais pas grand chose de lui, mais par une intuition qui aujourd’hui me surprend, en le voyant, malgré sa jeunesse, je vis en lui le plus grand producteur de l’époque. Pourquoi ? Mystère... Et je ne me suis pas trompé. Quand je lui dis que je voulais qu’il achète les droits de « Dune » et que le film dépasserait les dix millions de dollars, somme fabuleuse pour l’époque, il n’a pas bronché. Il n’avait même pas lu le livre. »
Alejandro Jodorowsky

Jodorowsky prétendra également avoir été visité par la Divinité « dans un rêve lucide » qui lui aurait dit « Ton prochain film doit être « Dune ». Il aurait attendu « comme un alcoolique qui attend l'ouverture du bar », il aurait patienté devant une librairie pour acheter le livre qu'il aurait lu ensuite d'une seule traite. Il appelle ensuite Seydoux et ils s'envolent ensemble pour Los Angeles afin d'acheter les droits – pour une bouchée de pain – d'un roman réputé inadaptable.

Pas à une contradiction près, dans une entrevue datant de 1994, Jodorowsky explique avoir proposé « Dune » à Seydoux sans l'avoir lu. On lui en avait parlé. « Moi, j'ai dit « Dune » simplement parce que j'avais besoin de faire quelque chose, de faire vivre ma famille. »

« J'étais effrayé. Les cent premières pages, je n'ai rien compris. Mais c'était comme Proust, de la vraie littérature, absolue. Pour moi « Dune » n'appartenait pas à Herbert, de la même façon que « Don Quichotte » n'appartenait pas à Cervantès ou Œdipe à Eschyle. Herbert était très technique, américain. Moi, je voulais faire autre chose : un film messianique. »




Pourquoi « Dune » ? Le foisonnement spirituel, alchimique, politique et scientifique fascinent le réalisateur qui est aussi en pleine période d'expérimentation de stupéfiants. Un roman qui traite d'une substance permettant de décupler les capacités psychiques ne peut que l'intéresser.

« Je voulais faire un film qui donnerait aux gens qui prenaient du LSD à cette époque les mêmes hallucinations mais sans prendre de drogue. Je voulais fabriquer les effets du LSD. » 

Ce genre de remarque entretiendra le malentendu selon lequel Herbert lui-même en aurait été consommateur. A la suite de conférences à la fin des années 60, il dut subir le harcèlement téléphonique d'étudiants sous acide le remerciant pour le « trip » qu'était le roman.

« A cette époque, la science-fiction au cinéma n'existait pas. C'était une sorte de cinéma scientifique avec de gros frigidaires qui volaient ! Pourquoi on demande à un livre du sacré et pas au cinéma ? Pourquoi on demande à un livre de la philosophie et pas au cinéma ? Le cinéma peut être plus fort que la littérature. »

Première étape : obtenir les droits du roman. Dixit Michel Seydoux, ils ne rencontreront « jamais vraiment » Frank Herbert. La transaction se fera par l'intermédiaire de ses agents. Tout juste se montrera t-il intéressé par la manière dont Jodorowsky envisage l'adaptation. Ce dernier lui destinera une « note d'intention ».

Pourtant, selon d'autres sources, Seydoux aurait imposé à Jodorowsky la présence d'Herbert en tant que consultant sur le plateau. Mais comme nous l'avons dit plus haut, dixit Disney : « Il n'y a pas de place pour deux génies dans le même bureau. » Jodorowsky virera Herbert qui lui reproche de s'éloigner de plus en plus du script original.

« Je me sentais en admiration fervente envers Herbert et à la fois en conflit (je pense que la même chose lui est arrivée). Il me gênait. Je ne le voulais pas comme conseiller technique. J’ai tout fait pour l’éloigner du projet. »
Alejandro Jodorowsky : « Dune, le film que vous ne verrez jamais » – Métal Hurlant n°107

Dès le départ, effectivement, Jodorowsky s'éloigne radicalement du roman afin de donner au film une dimension encore plus mystique. Ainsi, le Duc Leto est châtré au cours d'un combat rituel contre un taureau, l'emblème de la maison Atréides étant un taureau sacré.