25 février 2017

Fédération des Québécois de souche?

Dans mon dernier billet, je m'en prenais au multiculturalisme et je dénonçais cette idéologie que je considère dangereuse et malsaine.

Est-ce à dire que l'alternative appropriée est la création de groupes tels que la "Fédération des Québécois de souche"? Voyons voir...

Permettez-moi tout d'abord d'exprimer beaucoup de réticence à l'idée qu'un groupe non-élu ait la prétention de me représenter. J'ai souvent critiqué les groupes féministes et leur réclamation arrogante de parler au nom "des femmes", je serais bien hypocrite de ne pas dénoncer le même cirque dans ce cas-ci.

Mon second problème est dans l'élévation du qualificatif "de souche" au rang de facteur déterminant dans le nom même du groupe. Je suis moi-même un Québécois "de souche", mais je ne vois pas pourquoi il faudrait exclure les Québécois "de souche plus récente" d'un regroupement politique. Au contraire, ces derniers sont des alliés puissants que nous serions bien idiots de rejeter.

Sincèrement, faire référence au concept des "de souche" dans ce contexte empeste la pureté raciale...

Moi, j'ai envie de défendre et de pourfendre des idées, pas des gens. Et je considère que j'ai beaucoup plus en commun avec un Maghrébin épris de laïcité et de liberté qu'avec un "de souche" dogmatiquement idéologique.

Mais laissons donc le porte-parole de ce groupe s'exprimer afin de réagir adéquatement. Extraits de cet article:

Des Québécois, organisés en fédération, croient que le Québec devrait aussi élire un homme comme Donald Trump afin de mettre fin au pouvoir de l’élite politique et protéger «les Québécois de souche de l’immigration massive».

Plusieurs problèmes dans cette phrase.

Premièrement, oui, l'immigration massive doit être combattue et dénoncée, mais pas sous prétexte qu'elle représente un danger pour les "de souche"! Les raisons sensées de s'y opposer sont multiples, comme je l'ai déjà expliqué ici:
Le Québec accueille-t-il trop d'immigrants?
L'immigration N'EST PAS une solution au vieillissement de la population
La vérité à propos de l'immigration
«Le remède imaginaire: pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec»
L'immigration massive entraîne des baisses de salaire

Ces effets négatifs de l'immigration massive ne seront pas seulement ressentis par les "de souche"! Tous les citoyens seront affectés!

Deuxièmement, n'en déplaise à ces grands admirateurs de Donald Trump, leur idole est loin d'être un bel exemple à suivre. Je comprends leur enthousiasme face à un type qui se fiche du discours politiquement correct, qui dénonce le biais évident des grands médias et qui rejette l'idéologie multiculturaliste, mais calvaire! L'ont-ils déjà écouté? Certaines des idées du bonhomme sont au mieux confuses, au pire dangereuses! Son déni de la science est renversant! Comme idole, on peut faire crissement mieux! Il y a des tas de gens qui dénoncent le multiculturalisme et l'immigration massive avec beaucoup plus de justesse et d'intelligence que Trump!

Selon lui, les raisons sont nombreuses pour appuyer Trump, comme mettre fin à l’establishment politique ainsi qu’au libre-échange. «Ça fait des années qu’on milite pour le protectionnisme», dit M. Tremblay, refusant de dévoiler son visage, ayant peur «des représailles».

On peut très bien s'opposer au libre-échange sans être "de souche"!

Quelle étrange obsession que la leur. Pourquoi pas une fédération des Gauchers en faveur de la social-démocratie? Ou une fédération des Blonds pour la laïcité?

Et dans toute votre fédération, vous avez été incapables de trouver UN porte-parole qui est prêt à montrer son visage? Hum...

Mais, «l’aspect le plus important» pour lequel la Fédération appuie les politiques de Trump, c’est la question de l’immigration massive qu’elle trouve «effrayante pour l’homme blanc d’Amérique et les Québécois de souche».

L'homme blanc d'Amérique? Tabarnak!

En ce qui me concerne, je n'ai pas besoin de preuves supplémentaires. Ceci est un regroupement de suprémacistes blancs. Ces gens-là sont des racistes. Est-il nécessaire d'expliquer que la couleur de la peau est le plus ridicule des critères qui soit pour définir, réunir ou diviser des gens?

Malheureusement, je soupçonne que plus les multiculturalistes contrôleront la politique et les médias, plus l'émergence de groupes comme celui-ci deviendra inévitable. Les multiculturalistes règnent sans partage présentement et diabolisent à tort et à travers tous ceux qui osent remettre en question leur idéologie. Ce n'est pas sain dans une démocratie. Le fanatisme appelle le fanatisme. Et les gens qui n'ont pas de pouvoir et qui ne se sentent pas entendus risquent de se radicaliser.

C'est ce qu'on a vu au Québec il n'y a pas si longtemps. Le FLQ a perdu sa raison d'être une fois que le PQ est devenu un véhicule fort et crédible pour défendre les intérêts du Québec. Même chose en Irlande du nord, l'IRA (l'Armée républicaine irlandaise) s'est dissoute une fois que le Sinn Féin s'est montré capable de défendre la cause des républicains. On a besoin d'un parti qui saura combattre le multiculturalisme de manière démocratique, intelligente et sensée...

«En ce moment, on assiste à une immigration massive. Et, les populations de souche québécoise, américaine et européenne sont en train de perdre leur poids démographique. C’est excessivement inquiétant. On risque de perdre notre majorité», croit l’homme.

Perdre notre majorité? Quelle importance peut bien avoir la teinte épidermique d'une majorité de la population? On s'en câlisse!

Le problème n'est pas le pourcentage de gens qui ont telle ou telle pigmentation de peau, sacramant! Le problème c'est le pourcentage de gens qui sont des idéologues fanatiques!

Si tu es en faveur de la démocratie, de la liberté d'expression et de l'épanouissement de la langue française, ben t'es le bienvenu ici! Je me crisse de la couleur de ta peau! Et si, en bout de ligne, la population du Québec est majoritairement noire, brune, jaune rouge ou verte, je m'en contre-câlisse!

«Aux États-Unis, c’est l’homme blanc et au Québec, c’est le Québécois de souche», avance-t-il. La Fédération refuse de considérer que le Québec est une terre d’accueil où les nouveaux arrivants deviendront des Québécois à part entière.

La fédération "refuse de considérer"?

Mais quel extraordinaire connard...

Sais-tu pourquoi le Québec a du mal à intégrer ses immigrants, mon coco? C'est parce qu'il n'est pas un pays!

Et sais-tu pourquoi le Québec n'est pas un pays? Ben parce que la population a majoritairement voté DEUX FOIS contre la souveraineté! Et la vaste majorité des gens qui ont voté contre ÉTAIENT DES QUÉBÉCOIS "DE SOUCHE"! Alors va chier avec tes esti de délires de pureté raciale!

Toi, mon p'tit sans-génie, si tu déménageais en Espagne avec ta famille, voudrais-tu que tes enfants apprennent l'espagnol, compris par toute le monde, ou le basque qui est seulement parlé dans une des régions du pays?

Tu vois comment ça marche?

Alors au lieu de vomir des esti de niaiseries à propos de la race blanche, va donc militer pour la souveraineté du Québec! Ça serait câlissement plus constructif!

Quel esti de moron...

OK... prends une grande respirations, Prof... calme-toi un peu... termine ton billet avec ta tête, pas avec tes tripes.

Ça va aller.

Je me sens mieux.

Permettez-moi de dire simplement que je suis moi-même un Québécois "de souche". L'ancêtre dont je porte le patronyme est un des pionniers de la Nouvelle-France et est le fondateur d'une de nos villes. Ma famille est enracinée ici depuis 1641 et a été de tous les grands combats, de toutes les grandes victoires et de toutes les grandes tragédies de notre histoire. Je suis très fier de mes ancêtres, de leur courage, de leur persévérance, de leur détermination et de leur solidarité. Je suis fier d'être l'héritier de leur langue, de leur culture et de leurs traditions.

Mais jamais, jamais, JAMAIS vous ne m'entendrez dire qu'à cause de mon origine ethnique, je dois bénéficier de privilèges dont sont privés les nouveaux arrivants.

Jamais, jamais, JAMAIS, vous ne m'entendrez dire qu'à cause de mes ancêtres ou de la couleur de ma peau, je suis un meilleur être humain que ceux qui viennent d'ailleurs.

Mes frères et soeurs sont ceux qui ont envie de se battre en faveur de la démocratie, de la liberté d'expression, de la laïcité et de l'épanouissement de la langue française. Je n'ai rien à foutre de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique ou de la consonance de leur nom de famille!

Je ne vois pas pourquoi il faudrait exclure les Québécois "de souche plus récente" d'un regroupement politique. Au contraire, ces derniers sont des alliés puissants que nous serions bien idiots de rejeter.

Vous savez qui sont les critiques les plus crédibles des islamistes? Ce sont les gens attachés à la laïcité qui ont fui les théocraties musulmanes, les musulmans modérés et les ex-musulmans qui ont apostasié! Des gens comme Djemila Benhabib, Nabila Ben Youssef, Ayaan Hirsi Ali, Salman Rushdie, Maajid Nawaz, Abdelwahab Meddeb (et j'en passe) sont les meilleurs amis que l'on puisse espérer posséder! Il sont le meilleur espoir pour l'avenir du monde!

Mais parce qu'ils ne sont pas "de souche", il faudrait que je les rejette?

Il faudrait que je me sente plus près d'un connard ultra-catho comme Jean Tremblay, l'imbécile maire de Saguenay, plutôt que de ces preux défenseurs de la liberté nés ailleurs?

Ben voyons!



21 février 2017

Qu'est-ce qu'un multiculturaliste?

J'ai été très étonné par le titre de cette chronique de François Cardinal, publiée dans La Presse.

En effet, je croyais être un des seuls à utiliser le terme "multiculturaliste", mais je m'aperçois qu'il est plus répandu que ce que je pensais.

Il faut dire que, contrairement à la plupart des ours, je fais l'effort de consulter les médias qui propagent des points de vue différents des miens afin de ne pas me retrouver dans une bulle de gens qui pensent tous comme moi. Or, dans la vaste majorité des médias que je consulte, le terme "multiculturaliste" n'est à peu près jamais utilisé.

Avant de répondre à la chronique de M. Cardinal, je crois qu'il serait approprié de définir ce que j'entends lorsque je parle d'un "multiculturaliste". Voici donc les principaux aspects qui caractérisent la pensée de ces gens.

Ceci est le fruit d'une longue réflexion et de nombreuses lectures et conversations. Que vous soyez en accord ou pas avec certains de mes arguments, vos commentaires sont les bienvenus.


1- AVEUGLEMENT IDÉOLOGIQUE ET VISION MANICHÉENNE

Un multiculturaliste fait preuve d'un profond aveuglement idéologique et élève la thèse du multiculturalisme au rang inattaquable de vérité sacrée. Par conséquent, il s'agit également d'une personne qui diabolise quiconque ose critiquer cette idée en le traitant de xénophobe, de raciste, d'islamophobe, de redneck, de maniaque d'extrême-droite et de nazi.

Ce phénomène n'est pas exclusif aux multiculturalistes, mais caractérise tous les fanatismes idéologiques. Les chrétiens vous traiteront d'hérétiques, les musulmans de kafirs, les féministes de misogynes, les marxistes de classistes, etc. L'objectif est toujours le même: diaboliser les gens qui ne pensent pas comme eux.

Sébastien Bilodeau l'exprime très bien dans cet article: "C’est le paradoxe des gens attachés à l’adjectif «inclusif». Leur discours est un récit qui dépeint le politique comme une lutte entre deux clans. D’un côté, ceux qui «repoussent certaines communautés»: des réactionnaires identitaires et hostiles à l’immigration. De l’autre, ceux qui ne sont pas dans la «crainte de l’autre»: les militants éclairés de la diversité et de l’ouverture à l’autre. Dans la mythologie de cet univers idéologique (...) le débat doit inclure la diversité, mais les nationalistes identitaires ne sont pas invités à cette diversité. Ils seraient trop attardés, idéologiquement, pour pouvoir participer au dialogue."

En effet, les multiculturalistes abhorrent tellement les gens qui critiquent leur idéologie qu'ils n'hésiteront même pas à s'attaquer à la liberté d'expression elle-même pour les faire taire:

Une loi LIBERTICIDE!
La liberté d'expression menacée

Le professeur Gad Saad, lui-même issu de l'immigration, dénonce le climat d'intimidation qui règne actuellement dans la société, plus spécifiquement dans les milieux universitaires, et qui vise essentiellement à faire taire les gens qui OSENT exprimer un désaccord avec le féminisme et le multiculturalisme.

Ajoutez à cela les manipulations malhonnêtes des médias multiculturalistes comme La Presse et vous constatez qu'on a un sérieux problème sur les bras!


2- LA MAGIE DE L'IMMIGRATION

Un multiculturaliste croit fermement que des niveaux d'immigration élevés sont la solution à pratiquement tous les problèmes sociaux et démographiques de la société, tel que le vieillissement de la population, les bas taux de natalité, le fardeau fiscal des travailleurs ou le racisme.

Pour eux, la DIVERSITÉ ETHNIQUE est le remède à tous les maux, ce qui est extrêmement ironique lorsqu'on repense au point précédent et à leur intolérance extrême face à la diversité d'opinions.

Comme le multiculturaliste considère son idéologie parfaitement sublime, il refusera catégoriquement d'écouter les experts et de lire les études sérieuses qui démontrent clairement que, non seulement l'immigration massive n'est pas la solution à nos problèmes, mais qu'en plus elle emmène de nouveaux problèmes:
Le Québec accueille-t-il trop d'immigrants?
L'immigration N'EST PAS une solution au vieillissement de la population
La vérité à propos de l'immigration
«Le remède imaginaire: pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec»
L'immigration massive entraîne des baisses de salaire

Ce refus de voir la réalité rend le multiculturaliste particulièrement dangereux lorsqu'il occupe un poste de pouvoir. Le politicien multiculturaliste, incapable de remettre en question ses propres convictions idéologiques, refuse d'entendre la voix de la raison et continue à claironner qu'il faut accueillir toujours plus d'immigrants. Il ne recule devant rien pour promouvoir son idéologie et ira jusqu'à organiser des campagnes de propagande et de désinformation financées à même les fonds publics pour l'enfoncer dans la gorge de la population. Il n'hésitera pas non plus à instrumentaliser les établissements scolaires pour endoctriner les enfants dès leur plus jeune âge:
Vaste campagne pro-immigration
L'école québécoise au service du multiculturalisme canadien

Le comble ultime, c'est lorsque les politiciens multiculturalistes osent affirmer que la SOLUTION aux attentats terroristes islamistes est... ENCORE PLUS D'IMMIGRATION!

C'est ce que Philippe Couillard a déclaré après le sanguinaire attentat de Nice en juillet 2016. Loin de remettre ses convictions idéologiques en question face à un tel carnage, Couillard a affirmé qu'une "plus grande ouverture à l'accueil des immigrants permettra de lutter contre le radicalisme qui mène à des attentats terroristes" et que la meilleure réponse face à cette attaque est "d'aller encore plus loin vers une société inclusive."

Justin Trudeau, lui, profite de l'anniversaire d'un attentat islamiste meurtrier pour chanter les louanges de la diversité.

Ultimement, pour le multiculturaliste, la "diversité" a beaucoup plus de valeur que la sécurité de ses concitoyens.


3- LES MINORITÉS SONT INTOUCHABLES

Un multiculturaliste place les minorités ethniques ou culturelles sur un piédestal. Il assigne toutes les vertus morales à ces groupes et voit systématiquement le groupe majoritaire comme étant le seul qui fasse preuve de fermeture d'esprit, d'intolérance et de racisme.

Dans ce contexte, toute critique, aussi justifiée soit-elle, d'une communauté minoritaire ou d'un de ses membres est complètement exclue. Toute critique des religions de ces minorités ou de leurs pratiques et croyances est inadmissible. Quiconque enfreint cette règle est immédiatement taxé de racisme et banni de l'espace public.

La conversation suivante que j'ai eue avec un jeune multiculturaliste en est un excellent exemple. Pour lui, toute idée qui émane de gens issus d'une minorité non-caucasienne ne peut en aucun cas être critiquée et quiconque ose le faire est automatiquement coupable de xénophobie: Sacs de patates et multiculturalisme

Ainsi, lorsqu'on informe Justin Trudeau qu'il a visité une mosquée qui a servi de point de rencontre à un réseau terroriste notoire, ce dernier refuse de condamner les gens qui ont offert une plateforme à ces fanatiques. De plus, il ne regrette absolument rien. Les regrets, c'est pour les êtres inférieurs, ce n'est pas pour le grand Justin Trudeau.

Dans la même logique, la ministre Lise Thériault, elle, déclare que les jeunes djihadistes québécois vont rejoindre les barbares sanguinaires de Daech pour... sauver des vies! Ce sont des héros! Apparemment, même les fanatiques violents qui massacrent des innocents méritent notre respect lorsqu'ils appartiennent à un "groupe minoritaire"!

Cette attitude irresponsable des multiculturalistes peut avoir des conséquences extrêmement graves.

Par exemple, à Rotherham, on en est arrivé à un point où les autorités policières ont décidé de ne pas s'attaquer à des criminels violents qui exploitaient des enfants par crainte de passer pour des racistes.

Souvenez-vous de la secte Lev Tahor! Ça s'est passé ici même, au Québec! Dans ce dossier-là aussi, les autorités policières ainsi que les services de protection de la jeunesse se sont avérés très frileux à intervenir et ils ont tardé à agir, au détriment du bien-être de nombreux enfants.

L'idéologie multiculturelle dominante fait dorénavant en sorte que le "respect" des minorités devient plus important que celui des lois ou même que la protection des enfants: La toxicité du multiculturalisme

C'est le même aveuglement idéologique qui amène Denis Coderre, le maire de Montréal, à déclarer que Montréal est une "ville sanctuaire", c'est-à-dire qu'il refuse de remettre les immigrants ILLÉGAUX aux autorités fédérales! Il refuse d'appliquer les lois d'immigration en vigueur: Coderre le gros matamore


4- TOUT EST RACISTE!

Un multiculturaliste voit du racisme partout. Toute situation qui est perçue comme "inéquitable" pour une quelconque minorité culturelle ou ethnique est immédiatement placée sur le compte du racisme de la majorité.

Les taux de chômage sont un peu plus élevés pour une minorité X? C'est à cause du racisme! Des membres d'une minorité X sont davantage arrêtés par la police? C'est à cause du racisme! Une minorité X n'est pas représentée au sein d'une grande entreprise ou d'un parti politique? C'est à cause du racisme! Un événement tout à fait anecdotique est rapporté par un membre d'une minorité? Cela devient une preuve du "racisme systémique" de la société!

Ainsi, les membres de communautés minoritaires sont éternellement perçus comme étant les victimes du racisme de la majorité.

L'idée même qu'ils puissent être en partie responsables de ces situations ou que des facteurs autres que le racisme puissent les expliquer ne leur traverse jamais l'esprit.

De plus, le simple fait d'affirmer qu'il existe effectivement des gens racistes ne suffit pas. Il faut plutôt généraliser le racisme à toute la société et à toutes ses institutions, d'où le concept de "racisme systémique" qui affirme essentiellement que TOUT est raciste. Absolument tout.

Racisme systémique au Québec?


5- MÉPRIS DE LA POPULATION LOCALE

Ironiquement, le multiculturaliste est une personne fondamentalement raciste.

Le raciste traditionnel déteste les groupes ethniques qui viennent d'ailleurs et se considère supérieur à eux. Le multiculturaliste, lui, déteste le groupe majoritaire qui a ses racines historiques ici et le considère inférieur aux groupes ethniques venus d'ailleurs.

Dans les deux cas, on est face à un mépris et/ou une haine face à tout un groupe de personnes à cause de leur identité ou de leur ethnicité. Bref, c'est du racisme à l'état pur.

Le multiculturaliste québécois célèbre l'indépendance de la Grèce, mais crache sur celle du Québec. Il est sympathique à la cause des Palestiniens mais considère celle du Québec comme dépassée, tribale et archaïque. Il adore la parade de la St-Patrick mais est mal à l'aise face à celle de la fête nationale du Québec. Il sourit en voyant des hindous se transpercer le corps de crochets à Val-Morin, mais trouve les traditions québécoises médiocres et quétaines.

Ainsi, pour le multiculturaliste, les identités et les traditions des groupes venus d'ailleurs doivent être protégées à tout prix, mais l'identité et les traditions du groupe local n'ont aucune valeur. Il lui arrive même de ne pas reconnaître que le groupe local possède une identité propre. Demandez à un multiculturaliste de vous dire ce qu'est un Québécois. Sa réponse sera si vague qu'elle pourrait essentiellement s'appliquer à n'importe quelle population occidentale. Ou encore, il tentera de le définir à coups de sondages d'opinions.

Cette haine de soi, conjuguée à une admiration béate de l'autre, donne lieu à des contradictions fondamentales. Ainsi, lorsqu'une atrocité est commise par un membre d'une minorité, le multiculturaliste s'empresse de tenter d'excuser le geste et de le dissocier de l'origine, de l'idéologie ou de la religion de l'assassin. Dans le cas d'un attentat islamiste, par exemple, il affirmera que le geste est inspiré par autre chose que la religion, que le tueur souffrait de problèmes mentaux, que l'Islam est une religion de paix, qu'il ne faut pas généraliser, etc. J'ai d'ailleurs sarcastiquement pondu un petit guide du bon multiculturaliste ici.

Toutefois, si l'atrocité est l'oeuvre d'un membre du groupe natif majoritaire, le multiculturaliste tient un discours complètement contraire et généralisera le racisme, l'intolérance et la xénophobie du tueur à toute la société. Il n'hésitera pas une seconde à faire porter le blâme de cet acte à tous ceux qui ont la même couleur de peau ou qui sont nés sur le même territoire que l'assassin. Bref, il se contredit complètement sans même s'en rendre compte.

En plus de ce profond mépris de la population locale, teinté d'élitisme, le multiculturaliste ressent également de la peur. À son avis, le "peuple" est trop stupide pour discuter ou débattre de questions liées à l'immigration. Il faut lui dire quoi penser. Autrement, ce peuple stupide et ignare pourrait devenir violent et s'en prendre aux pauvres minorités qui souffrent en son sein. Les multiculturalistes ont peur de cette majorité en qui ils voient les attributs les plus sombres et les plus inquiétants.

Un excellent exemple de cela est la réaction de Philippe Couillard suite aux attentats sanguinaires de Paris en novembre 2015. Quelques heures après le drame, le premier ministre a affirmé que ce qu'il avait vu de "pire", ce n'était pas les cadavres de Parisiens assassinés, mais une bannière qui avait été placée sur un viaduc à Québec sur laquelle quelqu'un avait écrit: "Réfugiés: Non merci!" Aux yeux d'un multiculturaliste, il s'agit là d'une offense bien pire que des cadavres encore chauds qui baignent dans leur sang.

Afin de ne pas réveiller les instincts violents de ce peuple que l'on craint, on camoufle la réalité, comme l'explique si bien Mathieu Bock-Côté: "Qui parle de radicalisation ou d’extrémisme violent sans évoquer l’islamisme est un farceur qui confesse au même moment son manque de courage. Il utilise le langage non pas pour désigner la réalité mais pour l’occulter, la dissimuler, l’embrouiller. C’est malheureusement cet esquif qu’a frappé le Sommet de Montréal sur le vivre-ensemble. Évidemment, tout le monde savait de quoi on parlait, mais il ne fallait pas le dire, de peur de tomber dans l’amalgame."

C'est pour cette raison que la police a censuré une partie du vidéo laissée par le terroriste d'Ottawa juste avant de passer à l'action. On voulait nous cacher les motivations religieuses de l'assassin. C'est pour cette même raison que certains médias français pensent à ne plus donner l’identité des terroristes qui font l’actualité. Il ne faudrait surtout pas attiser la haine de ce peuple ignare et stupide! Mieux vaut lui mentir et le gaver de propagande multiculturaliste pour le garder passif et soumis!

De plus, les Québécois multiculturalistes ont honte. Ce sentiment malsain teinte tous leurs écrits et tous leurs propos. Cette honte explose périodiquement au grand jour, comme par exemple dans cet article pitoyable de la journaliste Michèle Ouimet.

Le multiculturaliste rejette tout débat qu'il qualifie d'identitaire, c'est-à-dire tous les enjeux qui touchent de près ou de loin à la défense de l'identité, de la culture, des traditions ou de la langue de la population majoritaire locale. Il y voit quelque chose de monstrueux, de raciste et considère que ces enjeux ne devraient jamais être évoqués. Il ne faut pas parler de ces choses-là.

Michèle Ouimet parle du "baril de poudre identitaire". L’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM décrit le débat identitaire comme un exercice de haine, de colonialisme, de racisme et de xénophobie.

Les politiciens multiculturalistes sont extrêmement dangereux car ils refusent de constater l'inéluctable déclin des francophones d'Amérique et ne font absolument rien pour l'endiguer ou le prévenir, ni même pour le dénoncer:
L'inéluctable déclin se poursuit...
Le déclin du français

Comme l'a si bien écrit Djemila Benhabib: Le multiculturalisme est "un suicide collectif". Rien de moins.


6- MÉPRIS DE L'OCCIDENT

Le multiculturaliste n'éprouve pas que du mépris pour la population locale, il étend son mépris à tout l'Occident et le tient responsable de tous les maux de la planète, passés et présents, réels ou imaginaires.

Ainsi, la violence des islamistes ne serait pas la faute des islamistes. Non! C'est plutôt la faute du colonialisme et de l'impérialisme de l'Occident. Et si nous sommes victimes d'attentats terroristes, ben c'est qu'au fond, nous l'avons bien cherché: Santé mentale et colonialisme

Pour des gens comme la journaliste Michèle Ouimet, l'Occident est condamné à être perpétuellement le Gros Méchant. Si l'Occident n'intervient pas au Moyen-Orient, il croise lâchement les bras. Si l'Occident intervient au Moyen-Orient, il est violent et impérialiste. En bout de ligne, pour les zigotos multiculturalistes, l'Occident est le mal incarné. L'Occident mérite les attentats islamistes qui le prennent comme cible. Il mérite ces tueries. Il mérite cette haine. Il mérite que ses citoyens soient massacrés sous les balles ou sous les roues de camions.

Après les attentats de Paris en juillet 2016, il s'en est trouvé pour affirmer que la France était à blâmer! Si la France n'était pas laïque "pure et dure", si elle n'était pas impliquée dans le combat contre Daech, si elle n'avait pas interdit le voile dans ses écoles, si elle ne discriminait pas ses minorités, si elle n'avait pas ratifié le traité de Sèvres en 1920, alors elle ne serait pas une cible! Tout est de sa faute!

Après le massacre des dessinateurs de Charlie Hebdo, on est allé jusqu'à blâmer les victimes: Une leader musulmane montréalaise accuse la rédaction de Charlie Hebdo d’avoir alimenté la violence qui a conduit à l’attentat contre elle. «L’islam n’est pas une menace. Ce qui est une menace, c’est que des organisations comme Charlie Hebdo fomentent elles-mêmes la division et l’intolérance», lance Geneviève Lepage, porte-parole de l’Association musulmane québécoise.

La couardise des médias multiculturalistes canadiens-anglais suite à l'attentat de Charlie Hebdo est aveuglante. En effet, une bonne partie de la presse canadienne-anglaise a snobé les images du prophète tel qu’imaginé par les plumes de Charlie Hebdo. Pas essentiel à l’histoire, a dit l’un, pas respectueux des musulmans, a dit l’autre. Problème technique, assure un troisième. 

Comme l'écrivait Élisabeth Badinter suite au massacre de Charlie Hebdo: «À l’époque, j’avais été terriblement frappée d’entendre autant d’hommes politiques condamner Charlie Hebdo, dit-elle. À gauche comme à droite, on traitait les caricaturistes d’irresponsables. Moi, en toute naïveté, vivant dans ma bulle du XVIIIe siècle avec Voltaire, je me suis dit que les politiques étaient devenus fous. C’est là que j’ai compris qu’on était vraiment seuls.» Sitôt terminée la gigantesque manifestation du 11 janvier, en France comme au Québec, les mêmes murmures se sont remis à monter. La liberté d’expression n’avait-elle pas des limites? Et Charlie n’avait-il pas exagéré? «C’est là que je me suis dit qu’on n’avait vraiment rien compris, dit la philosophe. Car, dans une société démocratique et républicaine, on a le droit de blasphémer.»

Pour le multiculturaliste, les péchés de l'Occident sont héréditaires. Les gens à peau blanche qui vivent actuellement sont responsables des toutes les atrocités, réelles ou imaginaires, perpétrés par des gens à peau blanche au cour des derniers siècles.

L'exemple le plus aberrant que j'ai vu récemment est celui de Valérie Plante, la nouvelle cheffe de Projet Montréal, qui a avoué ressentir du "white guilt" (la culpabilité d'être Blanc) et qui a participé au "Jeu des privilèges", une espèce de rituel déjanté pendant lequel une personne blanche est appelée à s'auto-flageller et à demander pardon pour les crime perpétrés pendant des siècles par l'oppressante et cruelle race blanche... du délire total.

Les gens qui n'ont pas la peau blanche ou qui ne proviennent pas d'Occident, eux, sont nobles et admirables. Leur histoire est dépourvue d'atrocités et leur culture est en tout point supérieure à la nôtre. Ils sont vertueux et merveilleux. Nous avons tant à apprendre d'eux, mais ils n'ont rien à apprendre de nous. Leur simple présence rend notre société meilleure! Lorsqu'ils viennent vivre ici, il faut tout faire pour les accommoder. Refuser de le faire tiendrait du racisme et de la xénophobie!

Mathieu Bock-Côté l'exprime mieux que tout autre: "(...) le multiculturalisme (est) une pensée qui postule, en gros, que l’Occident serait coupable d’avoir écrasé les groupes minoritaires (ethniques, sexuels, sociaux, etc.) et que la justice nous impose, désormais, de déconstruire cette domination pour contribuer à l’avènement d’un monde enfin libre. (...) ce multiculturalisme se présente comme l’incarnation du progrès et s’impose comme la trame des sociétés occidentales. L’histoire, au lieu d’être une école de patriotisme, de mémoire ou de gratitude, est mise en procès. On criminalise le passé en accusant nos ancêtres d’avoir péché contre la diversité. (...) Toute une sociologie, dans la même logique, s’emploie à rejeter la pertinence «d’une culture commune nouée dans une histoire» et prône «l’inversion du devoir d’intégration», en faisant de la société majoritaire la responsable de toutes les exclusions."


7- CONFUSION ENTRE CULTURE ET RELIGION

Le multiculturaliste n'hésitera jamais à critiquer la religion locale, mais considère que celles des groupes minoritaires sont intouchables. Aucune observation critique n'est permise, aucune remise en question de ses affirmations n'est acceptable.

En fait, le multiculturaliste confond culture et religion.

Il est vrai que les gens qui viennent d'ailleurs apportent avec eux une culture qui est très exotique aux yeux des locaux. Leur nourriture est différente de la nôtre, leur musique l'est aussi, tout comme certaines de leurs traditions. Et il est vrai que ces expressions culturelles viennent parfois enrichir la culture locale.

Mais la religion n'est pas qu'une simple expression culturelle comme les autres.

La religion fait des affirmations à propos de la réalité qui peuvent être factuellement contredites. Non, les miracles n'existent pas et ne se produisent jamais. Non, des éléments surnaturels ne sont pas nécessaires pour expliquer le monde qui nous entoure. Non, absolument aucune preuve objective ne vient appuyer la thèse de l'existence de divinités invisibles qui dictent leur conduite aux humains, qui leur disent comment s'habiller, quoi bouffer ou encore qui baiser. Non, les textes sacrés ne sont pas d'origine divine et de nombreux passages contradictoires, imparfaits ou immoraux en attestent.

On a le droit de dire cela et il est primordial de le faire.

Ce n'est pas une forme d'intolérance ou de xénophobie de critiquer des idées! De plus, si on veut être raisonnable et objectif, elles doivent être jugées selon leur valeur intrinsèque, sans la moindre considération pour la région géographique d'où elles originent!

Comme l'écrit si bien Christian Rioux dans cet article: "Dans nos pays, le seul fait d’évoquer un «problème musulman» et la montée de l’intégrisme vaut aujourd’hui des procès en sorcellerie à des intellectuels comme Michel Houellebecq, Georges Bensoussan, Jeannette Bougrab, Djemila Benhabib et Pascal Bruckner lui-même. Sans oublier les dessinateurs de Charlie Hebdo. (...) «L’intégrisme a parfaitement compris la culpabilisation occidentale dont il use et abuse», écrit l’auteur du Sanglot de l’homme blanc (Seuil), qui souligne aussi l’étrange alliance qui unit aujourd’hui une partie de la gauche à certains islamistes."

Bien sûr, il faut respecter la liberté de conscience de chacun. Le citoyen d'un état libre a le droit de croire ce qu'il veut, de prier à qui il veut et de célébrer une foi comme il le veut.

Mais les multiculturalistes vont trop loin. Car dans une société libre, le citoyen a également le droit de critiquer, de démentir ou de ridiculiser les croyances de l'autre. Rien ne devrait l'en empêcher et il ne devrait certainement pas être la cible de menaces parce qu'il le fait. Le blasphème ne doit jamais être criminalisé.

Les idées n'ont pas à être protégées. Le fait qu'une idée provienne de la religion d'une quelconque minorité ne la rend pas intouchable. Et le fait de critiquer une idée n'a rien d'intrinsèquement xénophobe, de raciste ou d'intolérant.

Le problème avec la tolérance religieuse des multiculturalistes, c'est qu'au nom du respect et de l'ouverture, elle impose ultimement la censure. Et, malheureusement, dans ce combat, les multiculturalistes deviennent les ennemis du progrès et de la rigueur scientifique et intellectuelle. En voici un parfait exemple.

En bout de ligne, les gens qu'on punit le plus en interdisant toute critique des religions, ce sont les croyants eux-mêmes et plus précisément, les gens qui sont endoctrinés et prisonniers de ces idéologies qui régissent tous le aspects de leur existence:

Ayaan Hirsi Ali dénonce le multiculturalisme: «Le multiculturalisme trahit les femmes et les enfants (...) Un multiculturalisme descriptif dans lequel chacun mange ce qu'il veut, se marie avec qui il veut, décore sa maison comme il veut est bénin. Là où il y a un problème, c'est avec le multiculturalisme dans lequel des minorités sont exemptées des obligations que tous les autres ont. Quand ils ont des droits spéciaux que personne d'autre n'a.»

Les musulmans les plus vulnérables ne sont pas les intégristes, ce sont ceux qui souhaitent critiquer leur coreligionnaire et réformer leur religion. Ce sont eux qui ont besoin de notre soutien!

La gauche est l'ennemie de la réforme de l'Islam: Les réformateurs et les musulmans modérés qui ont le courage de jeter un regard critique sur leur propre religion sont le meilleur espoir de voir un jour cesser la montée du fanatisme et de la violence terroriste. Malheureusement, au lieu de les soutenir et de les applaudir, les multiculturalistes préfèrent les insulter et les traiter d'islamophobes.



8- LA MAJORITÉ DOIT S'ADAPTER À LA MINORITÉ

Le multiculturaliste ne souhaite pas que le nouvel arrivant s'adapte aux moeurs du pays d'accueil. Au contraire, il considère que c'est à la majorité de modifier ses pratiques, ses traditions et ses lois pour accommoder les nouveaux arrivants.

Un institut pour "ouvrir l’Islam aux Montréalais"? On a ici la "logique" multiculturelle poussée à son ultime limite. Ce n'est plus la population d'accueil qui offre des formations à ses nouveaux arrivants afin de les éduquer à propos du pays où ils viennent vivre et leur permettre de s'intégrer! Non! Ce sont les minorités qui ouvrent des "instituts" pour endoctriner, recruter et embrigader le peuple d'accueil.

Lors de la visite d'un calife à Ottawa, une séance de prière musulmane est organisée au beau milieu du Parlement canadien et des députées fédérales non musulmanes se sont voilées.

Lors de la visite du président de l'Iran en Italie, les statues antiques dénudées du musée du Capitole de Rome ont été masquées pour éviter de "froisser la sensibilité de l'Iran".

Justin Trudeau et Thomas Mulcair se rangent derrière un jugement de la Cour fédérale autorisant le port du niqab pendant la prestation du serment de citoyenneté canadienne.

En mars 2006, la Cour suprême du Canada a forcé une commission scolaire montréalaise à renverser sa précédente décision et à permettre le port du kirpan, le couteau sikh, dans les établissements scolaires du Québec. D'autres détails ici

La totalité des poulets Olymel provenant de Saint-Damase sont abattus selon les rites musulmans. L’Association des viandes halal, qui octroie les certificats d’authenticité, exige que des employés de religion musulmane participent tous les jours aux opérations d’abattage. Trois inspecteurs musulmans s'affairent même à visiter les installations à l'improviste pour surveiller que tout le processus soit respecté, des conditions acceptées par les abattoirs qui signent le contrat.


9- RELATIVISME À OUTRANCE

Derrière l'apparente tolérance du multiculturaliste se cache un relativisme total des valeurs les plus fondamentales. Pour le multiculturaliste, c'est un péché impardonnable d'affirmer que les valeurs de l'Occident sont supérieures, même lorsque cela est clairement le cas.

Pour lui, tout s'équivaut. La burqa est un choix personnel, comme le bikini. Pour Philippe Couillard, l’intégrisme «fait partie des choix personnels de chacun».

Après tout, qui sommes-nous pour juger?

La démocratie est-elle vraiment mieux que la théocratie? La liberté est-elle vraiment meilleures que l'oppression? La science est-elle vraiment meilleure que la religion? Les régimes de l'Arabie saoudite et d'Iran sont-ils si terribles? Qui sommes-nous pour juger?

Comme l'écrivait Yves Boisvert: "Il faut vraiment que ce pays soit malade pour se demander sérieusement si l'on peut voter le visage voilé, témoigner avec un masque, prêter serment le visage couvert ou épouser cinq femmes. Le Canada souffre du complexe de l'ouverture multiculturelle. Les symptômes sont nombreux. (...) Est-on à ce point égaré dans le labyrinthe des droits? N'est-on pas capable de différencier un accommodement et une perversion des principes?"

Réponse: Pas quand on est un multiculturaliste.


10- REGARDEZ COMME JE SUIS VERTUEUX!

Ce qui intéresse surtout le multiculturaliste, au fond, c'est de polir son image. Décrire ou comprendre la réalité n'a pas d'importance à ses yeux, c'est essentiellement son image qui le préoccupe. Il veut être admiré et paraître vertueux. Cela est particulièrement vrai des politiciens et des personnalités publiques.

Ce qu'il veut dire, c'est: "Regardez comme je suis vertueux! Regardez comme je suis une bonne personne! Regardez comme je ne suis pas raciste comme les autres Blancs!" C'est essentiellement aussi bête que ça.

Et ça marche. C'est suite à sa profession de foi multiculturaliste que l'humoriste Louis T a vu sa carrière décoller et son vidéo faire le tour des médias sociaux.

Il y a d'ailleurs une profonde dichotomie entre les exclamations vertueuses du multiculturaliste et les gestes concrets qu'il pose dans la vie. Il est facile de faire la promotion de sa propre vertu sur tous les toits et de faire la morale à tout le monde, ce ne sont que des mots après tout. Mais lorsque vient le temps de passer aux actes, c'est là qu'apparaît la superficialité de l'exercice. Plusieurs n'ont pas manqué de le souligner dans le cas de l'auteure milliardaire J.K. Rowling. Cette dernière dénonçait les politiciens britanniques qui hésitaient à ouvrir les frontières toutes grandes aux soi-disant réfugiés. Toutefois, lorsque des gens l'ont invitée à mettre l'un de ses nombreux manoirs à la disposition de ces mêmes réfugiés, offrant même de payer pour leur déplacement, elle est demeurée étrangement silencieuse.

Il faut arrêter de récompenser ces gens avec notre respect et notre admiration. Ils ne la méritent pas.

Les multiculturalistes doivent être démasqués et vus pour ce qu'ils sont: des vaniteux obsédés par leur image.

Des idéologues fanatiques qui sont incapables de défendre leurs idées sans avoir recours à des insultes gratuites ou à la censure.

Des racistes qui n'éprouvent que du mépris pour les populations occidentales.

Des gens dangereux qui font passer leurs fantasmes puériles devant des impératifs tels que la défense des valeurs occidentales ou la protection des populations locales.

Évidemment que l'ouverture, le respect et la diversité sont des valeurs positives, mais le multiculturaliste les élève au niveau de dogme absolutiste et va beaucoup trop loin. Sa pensée manichéenne manque cruellement de nuance et de sophistication, ce qui mène aux pires dérapages et les conséquences en sont potentiellement désastreuses. 

La raison doit toujours primer sur l'émotion.






Citations de Bertrand Russell

20 février 2017

44 ans!

Oui, je voyais le jour le 20 février 1973.

Pour souligner cette date importante, je vous offre en grande exclusivité un portrait de moi-même dessiné par mon fils cadet, maintenant âgé de 7 ans.

À l'école, on lui a demandé d'inventer un super-héros et il a choisi de faire "Super-Papa".

Je prends un gros risque en partageant ceci avec vous. En effet, la ressemblance est telle que certains pourront facilement m'identifier ou me reconnaître sur la rue.

Mais tant pis! ;-)




18 février 2017

Le totalitarisme idéologique de la gauche

Le totalitarisme idéologique universitaire est plus qu'inquiétant. Il s'agit d'une véritable ignominie. Le milieu universitaire, qui se devrait d'être le théâtre par excellence des plus grands débats, est devenu le royaume de la pensée unique gauchiste. Quiconque ose tenir des propos qui contredisent l'évangile de la gauche est immédiatement honni.

On ne débat plus, on bannit.

L'exemple le plus ahurissant s'est produit tout récemment à l'université de Berkeley, en Californie. Lorsque le conférencier Milo Yiannopoulos a été invité à prendre la parole, ses opposants se sont transformés en émeutiers. Des gens ont été agressés et certains ont été sérieusement blessés. Des feux ont été allumés. Des édifices et des voitures ont été vandalisés.

Loin de regretter la tournure des événements, l'organisatrice de l'émeute, Yvette Felarca, en est fière! Et plutôt que d'offrir des contre-arguments et de débattre, elle préfère balancer des insultes et des accusation diffamatoires infondées pour tenter d'assassiner la réputation de Yiannopoulos, comme on peut le voir dans ce vidéo de AIU:



Oui, une femme qui refuse de débattre et qui veut empêcher quelqu'un de parler a le culot d'accuser un conférencier de fascisme. Quelle extraordinaire ironie!

Et n'allez pas croire que ce phénomène est exclusif aux campus américains. La situation est aussi toxique chez nous.

Extrait de la honteuse nouvelle:


Cette affiche, qui a fait grand bruit voilà deux semaines, faisait en fait partie d’un coup d’éclat médiatique réalisé par Radio-Canada.

Publiée ce matin, la vidéo de la série Corde Sensible, explique la démarche de la journaliste Marie-Ève Tremblay. Elle a déjà été partagée plus de 900 fois en 3 heures.



Pour tester la tolérance des étudiants universitaires par rapport à des discours plus tranchés, la journaliste et une professeure de l'UQAM ont installé deux affiches aux propos peu nuancés à l’UQAM: l’une portant sur le sentiment idenditaire de droite, l’autre, se positionnant pour les actes de vandalisme anti-gentrification. Ces deux affiches ne font donc pas référence à des groupes organisés et spécifiques de l’UQAM.

Alors que la deuxième affiche n’a pas fait réagir, la première a beaucoup fait parler, à l’UQAM comme dans les réseaux sociaux. D’autres affiches ont été posées par-dessus et des affiches «répondant» au message identitaire ont également été posées juste à côté. L’Association facultaire étudiante des sciences humaines des l’UQAM (l’AFESH) a ouvertement dénoncé l’affiche à teneur identitaire.


Or, tout ça n’était que pour tester jusqu’à quel point un discours controversé était toléré dans une université.

Au visionnement de la vidéo, il semble que les étudiants de l’UQAM ne passent pas le test.

On est rendus là.

Si tu n'es pas un multiculturaliste féministe communiste anti-gentrification anticapitaliste, tu n'as pas ta place à l'université. Tu n'as même pas le droit de prendre la parole!

La liberté de parole est réservée aux gens qui pensent comme eux. Autrement, ton point de vue ne sera pas "toléré".

La gauche totalitaire intolérante et intransigeante a parlé.

Tout simplement dégoûtant...



Comment surmonter le biais des idéologues?

Est-il possible d'amener un idéologue à surmonter son biais de confirmation et de lui faire voir la réalité?

Oui, mais ce n'est pas une tâche facile.

Extrait de cet article de la BBC:

One of the tricks our mind plays is to highlight evidence which confirms what we already believe.

(...) Once you learn about this mental habit – called confirmation bias – you start seeing it everywhere.

This matters when we want to make better decisions. Confirmation bias is OK as long as we're right, but all too often we’re wrong, and we only pay attention to the deciding evidence when it’s too late.

How we should to protect our decisions from confirmation bias depends on why, psychologically, confirmation bias happens. There are, broadly, two possible accounts and a classic experiment from researchers at Princeton University pits the two against each other, revealing in the process a method for overcoming bias.

The first theory of confirmation bias is the most common. It's the one you can detect in expressions like "You just believe what you want to believe", or "He would say that, wouldn't he?" or when the someone is accused of seeing things a particular way because of who they are, what their job is or which friends they have. Let's call this the motivational theory of confirmation bias. It has a clear prescription for correcting the bias: change people's motivations and they'll stop being biased.

The alternative theory of confirmation bias is more subtle. The bias doesn't exist because we only believe what we want to believe, but instead because we fail to ask the correct questions about new information and our own beliefs. This is a less neat theory, because there could be one hundred reasons why we reason incorrectly – everything from limitations of memory to inherent faults of logic. One possibility is that we simply have a blindspot in our imagination for the ways the world could be different from how we first assume it is. Under this account the way to correct confirmation bias is to give people a strategy to adjust their thinking. We assume people are already motivated to find out the truth, they just need a better method. Let's call this the cognition theory of confirmation bias.

Thirty years ago, Charles Lord and colleagues published a classic experiment which pitted these two methods against each other. Their study used a persuasion experiment which previously had shown a kind of confirmation bias they called 'biased assimilation'. Here, participants were recruited who had strong pro- or anti-death penalty views and were presented with evidence that seemed to support the continuation or abolition of the death penalty. Obviously, depending on what you already believe, this evidence is either confirmatory or disconfirmatory. Their original finding showed that the nature of the evidence didn't matter as much as what people started out believing. Confirmatory evidence strengthened people's views, as you'd expect, but so did disconfirmatory evidence. That's right, anti-death penalty people became more anti-death penalty when shown pro-death penalty evidence (and vice versa). A clear example of biased reasoning.

For their follow-up study, Lord and colleagues re-ran the biased assimilation experiment, but testing two types of instructions for assimilating evidence about the effectiveness of the death penalty as a deterrent for murder. The motivational instructions told participants to be "as objective and unbiased as possible", to consider themselves "as a judge or juror asked to weigh all of the evidence in a fair and impartial manner". The alternative, cognition-focused, instructions were silent on the desired outcome of the participants’ consideration, instead focusing only on the strategy to employ: "Ask yourself at each step whether you would have made the same high or low evaluations had exactly the same study produced results on the other side of the issue." So, for example, if presented with a piece of research that suggested the death penalty lowered murder rates, the participants were asked to analyse the study's methodology and imagine the results pointed the opposite way.

They called this the "consider the opposite" strategy, and the results were striking. Instructed to be fair and impartial, participants showed the exact same biases when weighing the evidence as in the original experiment. Pro-death penalty participants thought the evidence supported the death penalty. Anti-death penalty participants thought it supported abolition. Wanting to make unbiased decisions wasn't enough. The "consider the opposite" participants, on the other hand, completely overcame the biased assimilation effect – they weren't driven to rate the studies which agreed with their preconceptions as better than the ones that disagreed, and didn't become more extreme in their views regardless of which evidence they read.

The finding is good news for our faith in human nature. It isn't that we don't want to discover the truth, at least in the microcosm of reasoning tested in the experiment. All people needed was a strategy which helped them overcome the natural human short-sightedness to alternatives.

The moral for making better decisions is clear: wanting to be fair and objective alone isn't enough. What's needed are practical methods for correcting our limited reasoning – and a major limitation is our imagination for how else things might be. If we're lucky, someone else will point out these alternatives, but if we're on our own we can still take advantage of crutches for the mind like the "consider the opposite" strategy.



Les OGM ne représentent aucun danger

Les organismes génétiquement modifiés ne représentent aucun danger pour la santé. C'est ce que révèle le consensus scientifique.

Extrait de l'article:

I have been writing about the GMO scientific consensus for quite some time, because this scientific consensus for the safety of GMO crops is so overwhelming that it’s almost impossible to ignore. Let me put it this way – if you accept the enormous evidence that supports the scientific theory of climate change, then you should know that there is almost the same volume of evidence that supports the safety of genetically modified foods.

If you accept the science of climate change, but deny the science of GMOs, then you are a science denier. It’s pretty simple. In fact, many of us think that GMO deniers are the left’s version of climate change deniers.

The scientific consensus is based only on evidence. Not politics. Not your snowflake opinion. And certainly not on your cherry picked junk science.  The scientific consensus is the collective opinion and judgement of scientists in a particular field of study. This consensus implies general agreement, and if there is disagreement, it is limited and generally insignificant.

Moreover, a consensus is not permanent, because, as I’ve said a number of times, science is not a dogma. If contradictory evidence arises, of the same quality that formed the original consensus, then the established concord could fall apart, or move to a different one. Remember, all science is provisional – if the evidence changes, the consensus changes.

So, the GMO scientific consensus is based on mountains and mountains of evidence, reviewed by the best scientific bodies in the world. These are the world’s leading scientists, individuals with expertise in agriculture, genetics, biotechnology, and other related fields, who have come together to review that data, and, eventually come to a consensus that appeals to the broadest swath of scientists.



L'humour noir est un signe d'intelligence

Cessez de vous sentir coupable si les blagues qui font grimacer la plupart des gens vous font plutôt rigoler. Vous n'êtes pas un monstre. Une étude démontre que le fait d'apprécier l'humour noir est un signe d'intelligence. Extraits de l'article:

According to a new study in the journal Cognitive Processing, there is a strong correlation between intelligence and dark humor.

Led by the Medical University of Vienna, 156 people (...) were then asked to take a look at and react to 12 cartoons by German cartoonist Uli Stein, all of which had a rather bleak component to them.

One particular example features a couple being spoken to by a medical professional, with the woman in this case being pregnant. The GP then tells them “To begin with, here is the good news: your child will always find a parking space.”

(...) Those that appreciated and understood the jokes the most not only had the highest IQ test results, but they also scored lower for general aggression, negative moods, and were better educated.

(...) The point here is that dark humor is a complex form of humor. Grim subjects like death or disability put many people off, but by being able to quickly see through the darkness to instinctively laugh at the clever construction of language – assisted by a generally good frame of mind – takes a higher level of cognitive processing.



Le fiasco de Muskrat Falls


Cet excellent article de Gabriel Ste-Marie résume bien le scandale ahurissant du barrage de Muskrat Falls:

Il y a six ans, la province de Terrre-Neuve s’est lancée dans un projet démesuré de centrale hydroélectrique et de câble sous-marin. Le projet Muskrat Falls est aujourd’hui devenu le plus grand fiasco économique de son histoire.

Sans la complicité et le soutien d’Ottawa, ce projet n’aurait jamais vu le jour et tout ce fiasco aurait été évité. À Ottawa, les libéraux, les conservateurs, mais aussi les néodémocrates, avaient apporté leur soutien au projet. Seul le Bloc Québécois et le Parti Vert s’y étaient opposés.

Muskrat Falls a été lancé par le gouvernement du premier ministre conservateur terre-neuvien Danny Williams, qui l’avait décrit comme une déclaration d’indépendance face à la domination du Québec. Rien de moins !

Le projet était de construire un barrage et un câble sous-marin vers la Nouvelle-Écosse, afin de contourner le Québec et d’exporter de l’électricité dans les Maritimes et en Nouvelle-Angleterre.

On se trouve devant une situation d’injustice totale. Terre-Neuve vient concurrencer Hydro-Québec, grâce au soutien d’Ottawa, alors qu’Hydro-Québec ne reçoit aucune aide fédérale.

Pire encore, via leurs impôts versés à Ottawa, les Québécois se trouvent à assumer financièrement une part importante d’un projet qui leur nuit directement. Et pas un seul élu québécois des partis fédéralistes pour s’opposer ou décrier le projet !

D’entrée de jeu, le projet Muskrat Falls était démesuré pour la petite nation d’un demi-million d’habitants qui, de surcroit, n’a pas d’expertise en la matière.

On parle d’une centrale hydroélectrique de 824 MW, située à Muskrat Falls sur le fleuve Churchill au Labrador; d’une ligne à haute tension de 1 100 km reliant la centrale à St. John’s, à laquelle s’ajoute une autre ligne à haute tension de 400 km vers Churchill Falls, pour se brancher au réseau existant et ses interconnections vers le Québec; puis, enfin, d’un câble sous-marin de 425 km reliant l’île de Terre-Neuve à l’île du Cap-Breton, où il se branche au réseau électrique de la Nouvelle-Écosse d’où, par les interconnections existantes, il pourra concurrencer Hydro-Québec sur le marché de l’électricité du Nouveau-Brunswick et du nord-est des États-Unis.

Tout ça coûte très cher. Au départ, le barrage devait coûter 6,2 milliards $, soit 12 000 $ par habitant. Ayant connu des ratés majeurs, le coût du projet a presque doublé, atteignant 11,4 milliards $. On est encore loin de la facture finale, mais on parle déjà d’un coût dépassant les 21 000 $ par habitant !

L’ancien premier ministre de Terre-Neuve, Roger Grimes, vilipende son successeur Danny Williams et explique qu’avec cette explosion des coûts, l’électricité produite reviendra à 35¢ ou même 40 ¢/kWh. Muskrat Falls ne sera jamais rentable.

Jamais une si petite économie n’aurait réussi à financer un tel projet sans l’aide d’Ottawa. Le fédéral lui a d’abord accordé une garantie de prêts de 6,3 milliards $, à laquelle se sont ajoutés un autre 2,9 milliards $ en novembre dernier.

Jusqu’à maintenant, Ottawa a donc annoncé une garantie de prêt de 9,2 milliards $. Comme il s’agit d’un projet non rentable, il ne fait aucun doute qu’Ottawa va payer, donc nous aussi, pour une bonne part.

Pour justifier son soutien, le gouvernement fédéral nous répond, dans une langue de bois, qu’il faut soutenir les projets d’énergie renouvelable, en même temps qu’il affirme qu’il faut aussi soutenir les oléoducs pour développer les sables bitumineux. Finalement, Ottawa soutient n’importe quoi, tant que ce n’est pas pour le Québec!

Dans le développement de Muskrat Falls, les erreurs ont été multiples. Tout d’abord, comme il s’agissait dès l’origine d’un projet portant une signature « anti-Québec », le gouvernement terre-neuvien a choisi de se passer de notre expertise. Pourtant, c’est nous qui détenons l’expertise mondiale en la matière.

Terre-Neuve a préféré engager une firme italienne pour construire le barrage. Une firme qui manquait d’expertise et qui avait mal pris en compte le phénomène du gel-dégel. Résultat : toute l’assise du barrage a dû être refaite.

L’emplacement a aussi été mal choisi, puisqu’une des pointes du site est en glaise plutôt qu’en roc, avec la très grande difficulté d’y asseoir l’imposant barrage, comme on peut l’imaginer. Avec les coûts supplémentaires que cela met en cause.

Les câbles commandés pour les lignes à haute tension de 1100 km de long n’avaient pas le niveau de solidité requis. On n’avait pas calculé les possibilités que la glace puisse s’y déposer. On n’a pas commandé le bon produit. Il a dû être retourné. 1100 km, c’est plus que la distance qui sépare Gatineau de Sept-Îles!

Et on ne parle pas du câble sous-marin qui sera construit, avec toutes les difficultés qui lui seront propres!

Sans compter non plus l’opposition qu’a suscitée le projet chez les Autochtones, qui voient leur milieu de vie perturbé. Non seulement les consultations préalables ont-elles été bâclées, mais on avait oublié de faire des analyses de sol. On découvre aujourd’hui, après avoir englouti des milliards, que le projet entraînera une forte contamination au mercure.

En avril dernier, Ed Martin, le pdg de Nalcor, l’Hydro-Québec de Terre-Neuve, a démissionné tout comme l’ensemble du conseil d’administration. Son successeur, Stan Marshall, parle ouvertement d’un fiasco. Mais il entend poursuivre le projet, trop de milliards ayant déjà été dépensés. Et, pour la même raison, Ottawa entend continuer à le soutenir.

Au départ, lorsqu’Ottawa a décidé d’appuyer le projet, il ne l’a pas sérieusement étudié. Les raisons de l’appui du fédéral au projet étaient politiques. Soutenir Terre-Neuve et les Maritimes, au détriment du Québec, cela a plu. D’où l’appui unanime de la Chambre des communes, à l’exception du Bloc Québécois et du Parti Vert.

Dès le départ, six milliards ont été engagés, sans étude sérieuse de l’aspect économique de Muskrat Falls, ni des risques qui y sont associés.

À l’heure actuelle, plutôt qu’arrêter net le projet, on préfère continuer à s’y embourber, en votant des milliards de dollars additionnels en soutien.

Une rumeur veut même qu’une ligne à haute tension reliant le Labrador à l’Ontario pourrait être imposée au Québec, toujours dans l’objectif de renflouer ce projet déficitaire.

Au cours des quinze dernières années, Terre-Neuve a connu un sérieux boom économique, à cause du pétrole. La province est depuis replongée dans la morosité, avec la chute des cours de l’or noir.

La population y vit de grandes difficultés et de la détresse. Nous ne sommes pas indifférents à la situation des Terre-Neuviens, bien au contraire.

Toutefois, en aucun cas, cela ne constitue une raison pour soutenir un projet qui ne sera jamais rentable et qui entre directement en conflit avec le Québec.

L’appui d’Ottawa au projet de Muskrat Falls nous permet de tirer deux leçons sur le Canada.

D’une part, le gouvernement central ne fait pas d’analyses rigoureuses avant de prendre ses décisions, affichant un laxisme certain quant à la gestion des fonds publics et faisant reposer sa décision sur des enjeux politiques d’abord.

D’autre part, l’influence du Québec à Ottawa est aujourd’hui terriblement marginale. Le fédéral peut prendre des décisions qui vont à l’encontre du Québec, sans véritables conséquences. Et les élus québécois des partis fédéralistes se contentent de jouer leur rôle de béni-oui-oui quant aux décisions du gouvernement et de leur parti.

À lire également:

Le culot de Terre-Neuve

Dépendance ou indépendance?



Divergences majeures entre le Québec et le Canada

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les fédéralistes, la différence entre le Québec et le Canada ne se résume pas à la langue. Il s'agit bien de deux peuples distincts, avec leur passé, leurs cultures et leurs visions du monde bien à eux, comme le démontre bien ces images trouvées ici: