31 mai 2009

À VOIR ABSOLUMENT!


HOME - Docu-Film de YANN ARTHUS-BERTRAND
par yannaki



Parlez-en à vos parents, vos amis, vos voisins, vos collègues, vos connaissances, votre caissière au supermarché, votre voisin de banc dans l'autobus... tout le monde doit voir ça!

Le film sera diffusé sur les ondes de RDI le 5 juin prochain à 19h30 ainsi que sur Youtube.

Le site officiel est ici.

Gaza, quatre mois plus tard


Extrait du billet de Hétu qui blogue cet article du New York Times:


Quatre mois après l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza, le territoire palestinien et ses quelque 1,5 million d’habitants continuent à s’enfoncer dans la misère (...) L’importation de matériaux de construction étant interdite (comme l’importation de tous les autres produits, sauf la nourriture et les médicaments), les Gazaouis vivent encore parmi les ruines laissées par les frappes israéliennes. Pour plusieurs d’entre eux, la religion ou la drogue deviennent un refuge qui ne fait qu’accentuer leur isolement.


Je n'ai pas de commentaire, juste une citation trouvée ici:


«Bibi (Benjamin Nétanyahou) ne peut pas se comporter avec Washington comme le garçon qui a tué ses parents et qui demande grâce parce qu’il est orphelin.»


- Martin Indyk, ex-ambassadeur américain en Israël, lors d’une entrevue avec le quotidien israélien Yediot Achronoth.


Appel à l’assassinat d’Obama dans le journal!!!



Trouvé ici.


Les 100 meilleures répliques du cinéma...

... en 200 secondes!



Trouvé ici.

30 mai 2009

Donner le cancer à nos enfants...


Impossible de ne pas tomber sur le cul en lisant ça:


L'association «Campaign for Safe Cosmetics» avait commandé à un laboratoire indépendant l'analyse de plusieurs dizaines de produits de bain et de shampoings afin de voir s'ils contenaient du Formaldéhyde, un dérivé du formol et du Dioxane, un éther. Or 23 des produits testés contiennent du Formaldéhyde et 17 les deux substances, selon ce rapport.


Le Formaldéhyde (méthanal) est un désinfectant, un composant intermédiaire utilisé dans l'industrie chimique (plastiques, résines, colles) et dans l'embaumement. Le Dioxane est un éther parfois utilisé pour faire mousser.


Selon l'Institut national américain sur le cancer, des études ont montré que des cancers des sinus, de la gorge, du pharynx et parfois des leucémies pouvaient être liées à l'exposition au Formaldéhyde chez des travailleurs.


La Commission de sécurité des produits de consommation a estimé que même quelques traces de Dioxane pouvaient «donner des inquiétudes», le ministère américain de la Santé et l'Agence de l'environnement (EPA) ayant identifié cet éther comme étant la cause de cancers chez les animaux et «probablement chez les humains».


Parmi les marques concernées, figurent le très populaire Johnson's Baby Shampoo, mais aussi L'Oréal Kids Extra Gentle 2-in-1 et le savon moussant pour les mains Pampers Kandoo qui, selon les tests, contient suffisamment de Formaldéhyde pour provoquer une réaction allergique cutanée.


«Si ces produits chimiques peuvent provoquer des cancers chez les animaux, nous ne devrions vraiment pas les mettre sur la tête des bébés», a affirmé Stacy Malkan, responsable de «Campaign for Safe Cosmetics».


«Même si les niveaux trouvés dans ces produits sont bas, des éléments cancérigènes s'additionnent dans tous ces produits», a-t-elle poursuivi ajoutant que «les enfants étaient particulièrement vulnérables aux effets toxiques de tels produits chimiques».


Exit


En faisant le grand ménage de ma classe, je suis tombé sur mes vieux agendas qui contiennent quelques p'tits croquis amusants. J'ai dû dessiné celui-ci pendant une de ces merveilleuses réunions de staff qui m'exaspèrent tant! Il s'agit d'une parfaite réflexion de mon état d'âme lors de ces monumentales pertes de temps.


200 petits Québécois à chaque année...


Quelle statistique crève-coeur: chaque année au Québec, 200 enfants meurent de traumatismes qui auraient pu être évités. Qui auraient dû être évités. Épouvantable.


Extraits de la nouvelle:


Au Québec, plus de 200 enfants et adolescents meurent chaque année à la suite d'un traumatisme. Les bébés de moins de 1 an meurent plus souvent d'une affection périnatale ou une malformation congénitale. Mais pour ceux qui ont soufflé leur première bougie, les traumatismes sont la première cause de mortalité. Ils représentent aussi la première cause d'hospitalisation chez les jeunes de plus de 10 ans.


(...) Du bébé tombé du lit de ses parents à celui brûlé par le café de la tasse qui s'est renversée, la plupart des blessures auraient pu être évitées. «Si vous avez une tasse de thé et que vous prenez votre enfant dans vos bras, vous auriez pu prévenir la brûlure en posant la tasse avant. C'est la même chose avec les jeux qui ont des petits morceaux, il faut lire la notice pour ne pas que l'enfant avale un morceau.»


(...) Chaque été, les noyades dans les piscines résidentielles font les manchettes. Environ 14 enfants et adolescents meurent noyés chaque année et 33 autres sont hospitalisés à la suite d'une quasi-noyade. La grande majorité des quasi-noyades (23 sur 33) surviennent chez les moins de 4 ans.


(...) Une douzaine de jeunes piétons québécois perdent la vie chaque année et 180 autres sont hospitalisés. Pendant la même année, huit cyclistes sont tués, presque tous des garçons. Plus aventureux et moins prudents, les garçons sont d'ailleurs plus souvent victimes de traumatismes. Ils représentent les deux tiers des noyades, sont plus souvent victimes de chutes entre l'âge de 10 et 14 ans, ainsi que de suicides (qualifiés ici de traumatismes intentionnels). Dans un rapport mondial sur les traumatismes chez les enfants, l'Organisation mondiale de la santé note également la surreprésentation des garçons victimes des traumatismes. Entre 15 et 17 ans, 86% des victimes par traumatisme dans le monde sont des garçons.


Trouvé ici.


Green Lantern par un fan

Absolument extraordinaire ce que les mordus sont capables d'accomplir avec leurs ordis... vraiment incroyable.

Trouvé ici.

27 mai 2009

Les clowns libéraux


Complètement surréaliste, cet article:


Des clowns proches des libéraux

Michel Corbeil, Le Soleil


Dr Clown, la compagnie à qui Québec a accordé un contrat de divertissement thérapeutique pour les personnes âgées, est connue des cercles politiques, en particulier libéraux. Des membres du conseil d'administration sont donateurs à la caisse libérale. Le président du conseil a rencontré la ministre des Aînés, Marguerite Blais, il y a quelques mois.


(...) Selon le registre des contributeurs politiques que tient le Directeur général des élections, trois des membres du C. A. ont versé régulièrement des fonds au Parti libéral du Québec. En quelques années, Réal Brunet, JacquesValotaire et Germaine Gibara ont respectivement donné 7600 $, 2750 $ et 3000 $. La ministre des Aînés devait rendre publique, cette semaine, la signature d'un contrat de quatre ans avec Dr Clown, d'une valeur de 293 000 $.


Libéraux... clowns... je le dis depuis des années! ;-)



La caricature vient d'ici.


Aéroports unilingues


Quelqu'un est-il encore surpris en lisant ceci?


Des cinq plus importants aéroports du pays, seul celui de Montréal offre des services adéquats dans les deux langues officielles, constate le commissaire dans son rapport annuel 2008-2009, rendu public hier, et qui marque le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles.


(...) Tant Air Canada que l'administration aéroportuaire et l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) ont échoué aux contrôles du Commissariat aux langues officielles à Vancouver, Toronto, Ottawa et Halifax.


24 mai 2009

The future is now


J'ai déjà blogué par le passé (ici, ici et ici) sur les progrès scientifiques dans le domaine des exo-squelettes, qui font qu'Iron Man ressemble de moins en moins à de la fiction et de plus en plus à une réalité en devenir.


Exemple additionnel: le système Hybrid Assistive Limb (HAL) développé par Cyberdyne. Oui, oui, je sais, les noms de l'invention et de la compagnie sont tous les deux sortis tout droit de deux films cultes de science-fiction. J'ai d'abord cru à une joke moi aussi. Mais c'est sérieux, le site de la compagnie est ici, voici l'extrait qui décrit le fonctionnement de HAL:


When a person attempts to move, nerve signals are sent from the brain to the muscles via motoneuron, moving the musculoskeletal system as a consequence. At this moment, very weak biosignals can be detected on the surface of the skin. "HAL" catches these signals through a sensor attached on the skin of the wearer. Based on the signals obtained, the power unit is controlled to move the joint unitedly with the wearer's muscle movement, enabling to support the wearer's daily activities. This is what we call a 'voluntary control system' that provides movement interpreting the wearer's intention from the biosignals in advance of the actual movement.


Trouvé ici.


22 mai 2009

Mot impur!


Extraits de la nouvelle:


Ultra-Orthodox Deputy Health Minister Yakov Litzman on Monday declared that Israel would call the new potentially deadly disease that has already struck two continents 'Mexico Flu,' rather than 'Swine Flu', as pigs are not kosher. "We will call it Mexico flu. We won't call it swine flu," Litzman told a news conference on Monday, assuring the Israeli public that authorities were prepared to handle any cases.


Franchement... t'sais, mange pas de porc si tu n'en veux pas, aucun problème avec ça, mais quand tu es rendu que tu ne veux même pas utiliser le MOT lui-même, c'est que t'as besoin de thérapie.


C'est comme si je disais: "Un meurtre c'est mal, alors je ne prononce plus ce mot."


Complètement imbécile...



La photo provient d'ici.



21 mai 2009

Facal au sujet du nouveau cours d'éthique et culture religieuse


J'ai adoré la dernière chronique de Joseph Facal dans laquelle il exprime son opinion au sujet du nouveau cours d'éthique et culture religieuse. Ses propos rejoignent les miens lorsqu'il y voit une façon de faire avaler le multiculturalisme canadien à nos jeunes. En voici quelques extraits:


Autrement dit, si on enlève du cours d'ECR tout ce qui normalement devrait trouver sa place dans des cours déjà prévus au programme, que reste-t-il? Il reste la véritable intention des promoteurs du cours: non pas ouvrir les enfants à la différence, comme s'ils étaient présentement fermés, mais plutôt les convertir à leurs vues.

Et quelles sont ces vues? Mais tout simplement, le nouveau catéchisme du Québec moderne: le multiculturalisme à la canadienne, les droits individuels, les Chartes. Nous sommes simplement en train de remplacer une religion par une autre. Nouvelles soutanes, nouveau discours, même mentalité.


(...) Pour qu'un immigrant s'intègre, qui doit faire le plus gros du chemin, lui ou la société qui l'accueille? Est-ce que la majorité a le droit de poser ses valeurs forgées par 400 ans d'histoire comme culture de convergence?


(...) Comme le notait une collègue, après dix ans d'un tel matraquage idéologique, nos enfants ne sauront pas grand-chose de l'histoire des religions, mais il n'y a pas une seule demande d'«accommodement», aussi exagérée soit-elle, qui ne leur semblera pas «raisonnable». C'est le vrai but de ce cours.


Iggy et l'amour du Québec


J'ai déjà attiré votre attention sur certaines déclarations de Michael Ignatieff au sujet du Québec ici. Le parti conservateur a fait ses devoirs et a relevé plusieurs autres perles sur son site. En voici quelques-unes:


"Les Québécois fantasment sur le fait qu'ils sont différents, mais ils ne sont que des Nord-Américains qui parlent français... Ils prennent les différences mineures et ils les amplifient."


"Souvent, l'affichage est la seule indication que nous sommes au Québec, et non pas au Minnesota ou au Vermont."


"En rétrospective, je crois que j'aimais savoir qu'il y avait quelqu'un (Trudeau) qui saurait dire au Québec quand arrêter."


"Nous devons utiliser le pouvoir du fédéral afin d'investir dans l'éducation (...) et d'établir des normes nationales (...) Ne nous empêtrons pas dans des batailles entre le fédéral et le provincial en ce qui concerne les compétences. Faisons-le."


"Voilà pourquoi mon côté rationnel réclame le divorce, parce que ça réglera le problème. Les Canadiens anglais devront trouver un principe de différence autre que leur minorité francophone et les Québécois devront trouver qulqu'un d'autre à blâmer pour leurs problèmes."


"Il serait peut-être temps de mettre un terme au bluff du Québec. Je les aime bien, mais il ne faut pas déconner. Peut-être qu'il serait temps de dire: "OK, devenez indépendants. Mais ne comptez pas sur nous pour vous subventionner. C'est ça l'indépendance."


"Des délégations internationales distinctes pour le Québec signifient que le Québec devient la risée internationale et que le Canada devient une source d'embarras..."


19 mai 2009

Steampunk Cylons




De quoi aurait l'air les Cylons de l'émission Battlestar Galactica dans l'univers Steampunk? C'est le défi que le DVice a lancé à plusieurs artistes. Les résultats sont ici.


Trouvé ici.




Dave Stevens




Le site officiel du regretté artiste de comics est ici. Il mérite d'être connu.


Un nouveau livre sera bientôt publié sur cet artiste remarquable.


Girls and Corpses??????


Des filles et des cadavres? Si ceci n'est pas le magazine de plus mauvais goût au monde... je ne suis pas certain de vouloir connaître le pire!!! :-P

Non mais, sans joke, là... who the fuck buys this shit?

Les prédictions de Back to the Future II


Les auteurs de ce site ont fait la liste de 11 prédictions présentes dans le film Back to the Future II et qui se sont vraiment réalisées.


Quand j'y repense... lorsque le film est sorti dans les années 80, l'an 2015 semblait si lointain. On s'en approche dangereusement. Et de voir toutes ses technologies imaginaires devenues réalité... c'est à se demander quels films actuels voient juste en dépeignant le futur!


Trouvé ici.


La quête pour Gollum


Le nouveau fan film The Hunt for Gollum (dont j'ai déjà parlé ici) connaît des débuts spectaculaires:


A Lord of the Rings-themed fan-produced film called The Hunt for Gollum premiered online on Sunday, and within 24 hours it had had about 250,000 views, with nearly all fan comments on the Web site giving the film a thumbs-up.


The premiere was so successful that it brought down the film's Web servers for a few hours. Director and executive producer Chris Bouchard, speaking exclusively to SCI FI Wire by telephone from England, explains, "The Web server got completely overwhelmed by all the traffic. We got it back online quite late that night. I think everybody saw the release and went on at the same time. It was the number of requests it couldn't handle. It's quite cool! We had no idea how many people would watch it."


Bouchard adapted the script from an incident mentioned in J.R.R. Tolkien's original Rings trilogy. "All the story is in the appendices, and it's referred to by Gandalf during the first book," he said. "That's a very basic structure of the story, which says Aragorn went to look for Gollum, and he found him, so we filled in the detail."


Trouvé ici.


La vie, résumée en quatre bouteilles


L'école québécoise au service du multiculturalisme canadien


Extraits de la nouvelle:


Le nouveau cours d'histoire et éducation à la citoyenneté, de 3e et 4e secondaire, occulte tout récit national, dénonce une étude de Charles-Philippe Courtois, de l'Institut de recherche sur le Québec.


On n'y fait nulle part mention de René Lévesque ou de l'affirmation nationale qui a caractérisé la Révolution tranquille, rapporte l'historien. Dans le module sur la Nouvelle-France, seule une note de bas de page mentionne qu'une «importante proportion des francophones québécois actuels sont des descendants des premiers colons», précise-t-il. «Jusqu'où va ce cours-là dans la volonté de dénationaliser l'histoire du Québec, ça m'a étonné, a dit hier à La Presse M. Courtois.


(...) «On en arrive à un paradoxe: on cite le fait qu'il y a eu des référendums en 1980 et en 1995, mais il est absolument impossible de savoir pourquoi, a-t-il illustré. Ou de comprendre pourquoi des gens étaient dans le camp du OUI, d'autres dans celui du NON.»


L'axe central du nouveau programme est... le multiculturalisme canadien, selon M. Courtois. «Ce ne sont plus les enfants issus de l'immigration qu'il faut intégrer à la nation, dans la logique du programme, mais l'inverse», écrit-il dans Le nouveau cours d'histoire du Québec au secondaire: l'école québécoise au service du multiculturalisme canadien?


(...) M. Courtois «a notre appui», a indiqué Félix Bouvier, vice-président de la Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ) et professeur à l'UQTR. La Société a voté unanimement une résolution demandant «que la question de la place du Québec dans le Canada et ses différents points de vue» soit rendue «beaucoup plus visible dans ce programme».



Trouvé ici.


Quand Dieu est de ton bord...


L'ancien secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, ornait de citations bibliques les pages couvertures de rapports du Pentagone sur la guerre en Irak.


Le mensuel GQ en donne quelques exemples sur son site internet.


“Their arrows are sharp, all their bows are strung; their horses’ hoofs seem like flint, their chariot wheels are like a whirlwind.”


“Therefore put on the full armor of God, so that when the day of evil comes, you may be able to stand your ground, and after you have done everything, to stand.”


Pas possible... complètement timbrés ces types-là...


Trouvé ici.


18 mai 2009

Le Paradis libertarien



Trouvé ici.

Le mystérieux pénis humain

Très intéressant cet article qui tente d'expliquer la taille et la forme du pénis humain qui est. selon l'auteur, très différent de celui des autres primates. On s'interroge entre autres choses, sur la forme du gland et sur les raisons évolutives qui expliquent celle-ci. La réponse risque de vous surprendre!



Extraits:



Gallup’s approach to studying the design of the human penis is a perfect example of of “reverse-engineering” as it’s used in the field of evolutionary psychology. This is a logico-deductive investigative technique for uncovering the adaptive purpose or function of existing (or “extant”) physical traits, psychological processes, or cognitive biases.



(...) In addition, only our species has such a distinctive mushroom-capped glans, which is connected to the shaft by a thin tissue of frenulum (the delicate tab of skin just beneath the urethra). Chimpanzees, gorillas and orangutans have a much less extravagant phallic design, more or less all shaft. It turns out that one of the most significant features of the human penis isn’t so much the glans per se, but rather the coronal ridge it forms underneath. The diameter of the glans where it meets the shaft is wider than the shaft itself. This results in the coronal ridge that runs around the circumference of the shaft—something Gallup, by using the logic of reverse-engineering, believed might be an important evolutionary clue to the origins of the strange sight of the human penis.



(...) Thus, in a theoretical paper published in the journal Evolutionary Psychology in 2004, Gallup and coauthor, Rebecca Burch, conjecture that, “A longer penis would not only have been an advantage for leaving semen in a less accessible part of the vagina, but by filling and expanding the vagina it also would aid and abet the displacement of semen left by other males as a means of maximizing the likelihood of paternity.”



(...) So how did natural selection equip men to solve the adaptive problem of other men impregnating their sexual partners? The answer, according to Gallup, is their penises were sculpted in such a way that the organ would effectively displace the semen of competitors from their partner’s vagina, a well-synchronized effect facilitated by the “upsuck” of thrusting during intercourse. Specifically, the coronal ridge offers a special removal service by expunging foreign sperm. According to this analysis, the effect of thrusting would be to draw other men’s sperm away from the cervix and back around the glans, thus “scooping out” the semen deposited by a sexual rival.



(...) As predicted, the two phalluses with the coronal ridges displaced significantly more semen from the vagina (each removed 91 percent) than the “headless” control (35.3 percent). Additionally, the further that the phalluses were inserted—that is to say, the deeper the thrust—the more semen was displaced. When the phallus with the more impressive coronal ridge was inserted three fourths of the way into the vagina, it removed only a third of the semen, whereas it removed nearly all of the semen when inserted completely.



(...) In the second part of their study published in Evolution & Human Behavior, Gallup administered a series of survey questions to college-age students about their sexual history. These questions were meant to determine whether penile behavior (my term, not theirs) could be predicted based on the men’s suspicion of infidelity in their partners. In the first of these anonymous questionnaires, both men and women reported that, in the wake of allegations of female cheating, men thrust deeper and faster. Results from a second questionnaire revealed that, upon first being sexually reunited after time apart, couples engaged in more vigorous sex—namely, compared to baseline sexual activity where couples see other more regularly, vaginal intercourse following periods of separation involve deeper and quicker thrusting. Hopefully you’re thinking as an evolutionary psychologist at this point and can infer what these survey data mean: by using their penises proficiently as a semen displacement device, men are subconsciously (in some cases consciously) combating the possibility that their partners have had sex with another man in their absence.



(...) For example, one obvious criticism of the semen displacement theory is that men would essentially disadvantage their own reproductive success by removing their own sperm cells from their sexual partner. However, in your own sex life, you’ve probably noticed the “refractory period” immediately following ejaculation, during which males almost instantly lose their tumescence (the erection deflates to half its full size within 1 min of ejaculating), their penises become rather hypersensitive and further thrusting even turns somewhat unpleasant. In fact, for anywhere between 30 minutes to 24 hours, men are rendered temporarily impotent following ejaculation. According to Gallup and Burch, these post-ejaculatory features, in addition to the common “sedation” effect of orgasm, may be adaptations to the problem of “self-semen displacement.”



Fascinante théorie... je n'y aurais jamais pensé. Il faut croire que nos ancêtres étaient vraiment moins monogames que nous. Quoi que... le sommes-nous vraiment? Voilà une autre question...



L'article répond également à la question: “Is it possible (short of artificial insemination) for a woman to become pregnant by a man she never had sex with?"



Croyez-le ou non, la réponse est oui. Mais il faut lire l'article pour savoir comment...



Trouvé ici.

Airplane II: un film prophétique?




Suis-je le seul à penser à cette scène surréaliste du film Airplane II dans laquelle les agents de sécurité voient les passagères apparaître nues à l'écran?

Extrait de la nouvelle:

Tout porte à croire que des fouilles à nu virtuelles auront bientôt lieu dans les aéroports canadiens. Malgré la controverse mondiale qu'ils génèrent, des scanners capables de voir à travers les vêtements seront installés dans sept aéroports du pays d'ici 2010, confirme l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA).

(...) «C'est très inquiétant de voir que le gouvernement fonce tête baissée vers cette technologie sans même permettre à quiconque d'examiner les résultats de l'étude qu'il a menée, affirme Micheal Vonn, directrice des politiques de l'Association pour les libertés civiles de Colombie-Britannique, qui a vu l'appareil à l'oeuvre à l'aéroport de Kelowna et qui a également tenté de mettre la main sur les rapports. «Lors de ma visite à l'aéroport, j'ai parlé à certaines personnes qui ont participé aux tests, et ce qui sort de ces conversations, c'est que les gens n'étaient vraiment pas au courant de ce que fait l'appareil. Ils comprenaient que le fait de passer à travers le scanner leur permettrait de traverser la sécurité plus vite, mais ils ne comprenaient pas qu'un agent les verrait nus sur un écran», soutient-elle.

«Les autorités aéroportuaires canadiennes font tout pour minimiser auprès du public le niveau d'intrusion que représente cette technologie, ajoute Mme Vonn. Elles disent qu'on ne voit pas vraiment le corps nu avec ces appareils, mais pourtant, lorsque des journalistes (de CNN) les ont testés aux États-Unis devant la caméra, les agents leur ont suggéré de mettre une plaque métallique devant leurs parties génitales pour ne pas qu'elles soient révélées à la télé», illustre-t-elle.

Star Wars versus Star Trek: round II



Le premier round est ici.

Trouvé ici.

Pennington IV





D'autres oeuvres de Bruce Pennington ici, ici et ici.


Lettre ouverte de Djemila Benhabib


Je suis d'avis que cette lettre ouverte de Djemila Benhabib (auteure de «Ma vie à contre-Coran», aux Éditions Voix Parallèles) mérite d'être lue:


Fortement épaulée par des représentantes du Conseil islamique canadien et de Présence musulmane, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) vient d'adopter une résolution banalisant le port du voile islamique dans les institutions publiques québécoises lors d'une assemblée générale spéciale qui s'est déroulée à l'Université Laval, vendredi dernier, et à laquelle j'ai assisté en qualité d'observatrice. Il y a des alliances et des prises de position qui minent les principes. Avec cette dernière, la crédibilité de la FFQ est sérieusement entachée. Pour une poignée de militantes islamistes, la FFQ a sacrifié des millions de femmes musulmanes qui se battent au péril de leur vie. Aujourd'hui, il n'y a qu'un verbe qui tourne en boucle dans ma tête: j'accuse!


J'accuse la FFQ de trahir la lutte historique des femmes d'ici pour se débarrasser de l'hégémonie de l'Église catholique.


J'accuse la FFQ de mettre un bâillon (encore un!) sur la bouche de toutes celles qui, dans le monde, subissent dans leur chair la barbarie des régimes oppressifs musulmans qui les obligent à porter ce linceul de la mort.

J'accuse la FFQ de compromission avec des mouvements politiques des plus rétrogrades tels que le Conseil islamique canadien qui a mené une campagne acharnée pour l'instauration des tribunaux islamiques en Ontario, ou encore, Présence musulmane qui fait la promotion des thèses de Tarik Ramadan qui prône un «moratoire» sur la lapidation des femmes adultères, un châtiment préconisé par la charia islamique. Un moratoire!


Le 28 février 1994, Katia Bengana, une jeune lycéenne de 17 ans, fut sauvagement assassinée par le Groupe islamique armé (GIA) qui avait imposé aux femmes de mon pays, l'Algérie, l'obligation de porter le voile islamique. Katia était de cette trempe de femmes qui ne courbent pas l'échine et c'était en connaissance de cause qu'elle sortit de chez elle la tête nue. Ce jour-là, j'ai compris qu'être femme avait un prix. J'avais 21 ans. Alors qu'à cet âge en général, on rêve de mille et une fantaisies, moi, je ne rêvais que de sauver ma peau. Ce jour-là, j'ai compris aussi que le combat pour la liberté et l'émancipation des femmes était l'un des plus périlleux. Cependant, j'étais loin de m'imaginer que cet engagement, aussi ardu soit-il, allait être aussi solitaire.


Vendredi dernier, lorsque j'ai rappelé l'assassinat de Katia et celui de Aqsa Parvez à Toronto, cette jeune fille de 16 ans assassinée par son père le 11 décembre 2007 parce qu'elle refusait le port du voile islamique, on me signifia que mon combat était émotif. Certaines participantes m'ont même accusé de venir me faire du capital politique. C'est bien étrange, mais personne ne fit la même remarque à des participantes du NPD et de Québec solidaire, candidates aux dernières élections. Personne ne trouva rien à dire quant à la participation de Présence musulmane ni à celle du Congrès islamique canadien. Bref, personne n'était là pour des raisons politiques... sauf moi.


Combien de Aqsa Parvez faudra-t-il encore pour qu'enfin la FFQ comprenne que la bataille pour la liberté se déroule aussi, ici même, dans notre pays au sein de nombreuses familles musulmanes? Que vaut le sang de ces jeunes filles et de ces femmes? Pour la FFQ, certainement pas grand-chose.


Benhabib, Djemila


17 mai 2009

Reach



Trouvé ici.

Astrologie, urinologie et autre bullshiteries...


Pas toujours d'accord avec les propos de Lagacé. Mais cette fois-ci, il est en plein dans le mille!


Extraits de sa chronique:


Oui, le Québec a rejeté le p'tit Jésus, les grenouilles de bénitier et les curés-disant-aux-femmes-de-faire-15-enfants.


Mais cela a ouvert la voie à une autre forme de religiosité, celle du buffet ouvert du nouvel âge surnaturel. Avec des dames comme Mme Robillard comme Grande Cuisinière, juste au bout du buffet, louche à la main, au-dessus de chaudrons fumants.

On se ferme les yeux, on tend l'assiette et hop, un peu de chakras, un peu de numérologie, un peu de Mayas, quelques passages de la Bible et nous voila spiritualisés...

Pourfendre l'Église qui s'oppose aux condoms en Afrique et excommunie des médecins avorteurs au Brésil? C'est bien vu. Dénoncer le hijab comme symbole universel d'oppression des musulmanes, toujours et partout? L'affaire est à peu près entendue. Mais abordez ces singeries débiles du nouvel âge et là, soudainement, on est moins tranchants. On devient accommodants.


(...) Il y a quelques semaines, le journaliste Claude Marcil a souligné sur son site (kiosquemedia.com) que dans toutes les bibliothèques publiques, on trouve de ces livres ésotériques idiots. Exemple: comment se soigner en buvant son urine (bienvenue dans le monde de l'urinologie). Même la Bibliothèque nationale du Québec achète de ces livres débiles. «Moins de 5% de nos acquisitions», a indiqué une porte-parole à Valérie Dufour, de RueFrontenac.com, la semaine passée.

Moins de 5%. Hum. Question: pourquoi ne pas abaisser le pourcentage à zéro?

Si on sort la malbouffe des écoles et des arénas, on ne peut pas sortir la «mallittérature» des bibliothèques publiques? Et laisser aux crédules le soin d'acheter leurs livres sur l'urinologie?Mais on ne le fera pas. Il faut respecter ces croyances.



Trouvé ici.


Cheney et la torture


Dick Cheney était vraiment un misérable vieux salopard. Extraits d'un article de Lawrence Wilkerson, ex-directeur de cabinet de Colin Powell:


Likewise, what I have learned is that as the administration authorized harsh interrogation in April and May of 2002--well before the Justice Department had rendered any legal opinion--its principal priority for intelligence was not aimed at pre-empting another terrorist attack on the U.S. but discovering a smoking gun linking Iraq and al-Qa'ida.


So furious was this effort that on one particular detainee, even when the interrogation team had reported to Cheney's office that their detainee "was compliant" (meaning the team recommended no more torture), the VP's office ordered them to continue the enhanced methods. The detainee had not revealed any al-Qa'ida-Baghdad contacts yet. This ceased only after Ibn al-Shaykh al-Libi, under waterboarding in Egypt, "revealed" such contacts. Of course later we learned that al-Libi revealed these contacts only to get the torture to stop.


There in fact were no such contacts. (Incidentally, al-Libi just "committed suicide" in Libya. Interestingly, several U.S. lawyers working with tortured detainees were attempting to get the Libyan government to allow them to interview al-Libi....)


Trouvé ici.


Les 25 films qui ont suscité le plus la controverse

La liste de EW est remplie de surprises, en voici quelques-unes:


25. ALADDIN (1992)

The American-Arab Anti-Discrimination Committee balked at a lyric describing the film's Arabian setting as a land ''where they cut off your ear if they don't like your face.'' Result? The studio dubbed out the lyric for subsequent releases.


20. CANNIBAL HOLOCAUST (1985)

After its 1980 Milan premiere, the film's print was confiscated by the city's magistrate. Later, Deodato faced life in prison when Italian authorities believed the stars of his film were really killed. The actors finally appeared on TV to prove otherwise.


11. THE MESSAGE (1977)

The movie rankled Muslims and sparked riots, and that was just during production. Post-release, in March 1977, Hanafi terrorists took more than 100 people hostage in Washington, D.C. — killing a reporter and shooting the city's future mayor Marion Barry in the two-day siege — demanding in part that The Message be banned. (It wasn't.) In a cruelly ironic coda, the Syrian-born Akkad died in 2005 amid Al Qaeda-coordinated hotel bombings in Amman, Jordan.


8. NATURAL BORN KILLERS (1994)

Though intended as a satire on the media, the film actually inspired several copycat killers to seek their own 15 minutes of fame, some even using imagery and dialogue from the film. More than a dozen murders in the U.S. and abroad have been linked to Killers. One victim's family tried to sue Stone and Warner Bros.


7. THE BIRTH OF A NATION (1915)

The film's depiction of African Americans as childlike, conniving, or rabid sex fiends, and the Ku Klux Klan as heroic saviors, sparked nationwide protests by the nascent NAACP. (It also became a KKK recruiting tool.) Censorship debates and protests have dogged the film in subsequent re-releases and when it was added to the National Film Registry in 1993.


Gâteau AT-AT


Ceci n'est pas un jouet... c'est un gâteau!


Incroyable. Trouvé ici, via ici.


Québec et Inde: même philosophie idiote


Le gouvernement du Québec met fin aux cours d'éducation sexuelle au secondaire et nous enfonce un cours d'éthique et culture religieuse dans la gorge. Belle démonstration de leur vision et de leurs priorités: il serait plus important de connaître les détails de la vie du gourou Nanak que de savoir comment se protéger pour éviter de tomber enceinte à 14 ans!


Il faut se tourner vers l'Inde lointaine pour retrouver une décision aussi stupide! Extrait de l'éditorial du Courrier International:


Une commission parlementaire s'est prononcée contre le programme d'éducation sexuelle du ministère de l'Education, lui préférant un enseignement sur les saints hindous. Une position absurde, imbécile et dangereuse, estime cet éditorial.


Rien n'est plus effrayant que de voir qu'un aspect aussi essentiel à la santé et au bien-être humains que la sexualité est encore réglementé par une poignée de dirigeants dont les connaissances en la matière se bornent à un dangereux mélange d'ignorance et de bigoterie. Une commission parlementaire a en effet recommandé la suppression des cours d'éducation sexuelle à l'école sous prétexte que cet enseignement serait indécent et incompatible avec "les traditions sociales et culturelles de l'Inde".


(...) La commission parlementaire ne s'est pas seulement dite "profondément embarrassée" par la présentation PowerPoint de ce programme ; elle a également recommandé son remplacement par des cours sur la vie et les enseignements des saints hindous, des leaders religieux, des vétérans de la lutte pour l'indépendence et des héros nationaux. Selon cette commission, cette solution permettrait de transmettre "des idées et des valeurs nationales" et de "neutraliser l'impact négatif de diverses invasions culturelles" avec, en outre, l'utilisation de pratiques de naturopathie, des médecines traditionnelles ayurvédique et unani, du yoga et, bien entendu, des cours d'éducation morale.


(...) Premièrement, comme cette décision émane des plus hautes sphères de la politique et réunit une diversité de points de vue politiques, elle démontre à quel point la santé morale et physique de certains des membres les plus vulnérables de la société est soumise à la compréhension limitée et aux pouvoirs illimités de quelques-uns. (...) Les enfants, tout comme les adultes qui sont responsables de leur bien-être, sont ainsi complètement privés de libre-arbitre dans leurs décisions et leurs projets.


Charest et Courchesne se sentiraient tout à fait à l'aise là-bas! Si l'Inde manifeste de l'intérêt à les avoir, on pourrait les leur envoyer sans frais, je suis convaincu que la majorité des contribuables québécois seront heureux de payer le billet d'avion!



L'image provient d'ici.

16 mai 2009

La grippe porcine à l'école


Une semaine a passé depuis l'annonce qu'un des élèves de l'école était atteint de la grippe A H1N1.

Bilan?

Le virus progresse rapidement. Il est maintenant question d'au moins trois cas confirmés et de 13 cas douteux.

La commission scolaire avait promis d'envoyer des gens pour désinfecter l'école de fond en comble la fin de semaine dernière? Mensonge, ils n'ont désinfecté que les classes de maternelle, les toilettes et le service de garde. Ils ont menti aux médias qui ont publié le mensonge sans vérifier. Il a fallu attendre le jeudi pour que quelqu'un vienne nettoyer les poignées de portes et de casiers de ma classe.

Aucune autre mesure spéciale n'a été prise et la commission scolaire a refusé de fournir des bouteilles de gel antibactérien aux classes de l'école. Il a fallu que j'aille en acheter moi-même. Après une semaine de refus, ils sont finalement revenus sur cette décision ridicule hier, on a reçu une bouteille juste avant le dîner. On connaît la musique: protéger les aéroports, les palais de justice et les bureaucrates, c'est bien plus important que protéger des maîtresses d'école et leurs morveux...

Ma classe a été décimée toute la semaine. Sept absents le lundi, cinq le mardi, huit le mercredi, six le jeudi et quatre le vendredi. En pleine semaine des examens de maths du MEQ. Plusieurs ont reçu l'ordre de médecins de rester à la maison à cause de symptômes apparentés à la grippe porcine. La rumeur veut qu'un de mes élèves en soit atteint, mais la famille ne répond pas à nos appels.


Mercredi, ma classe participait à une compétition contre des élèves d'autres écoles. Il a d'abord été question de nous empêcher d'y aller. J'ai protesté. Il a ensuite été question de nous faire porter des masques ou de nous fournir de petites bouteilles de Purel. Finalement, ils nous ont juste permis d'y aller sans nous donner quoi que ce soit.

Alors voilà, en d'autres termes, nous sommes complètement abandonnés à nous-mêmes. Oh, ils nous ont envoyé deux personnes du CLSC jeudi midi pour nous dire de... nous laver les mains.

Ah ouais? Merci beaucoup! J'savais pas ça...

Moi, je ne me contente pas de les laver, je les enduis généreusement de gel antibactérien. Mes mains sont si sèches que la peau commence à craquer. C'est dégueulasse, mais avec une femme enceinte et un p'tit coco de 3 ans à la maison, je ne prends aucune chance. Quand je reviens de l'école, je garoche mon linge dans la laveuse et je saute dans la douche.

Une longue fin de semaine me fera le plus grand bien, à moi et à mes mains meurtries.

De plus, quatre jours sans école devraient accomplir ce que la commission scolaire a été trop imbécile pour faire elle-même en début de semaine en refusant d'annuler un ou deux jours d'école. En quatre jours, tous ceux qui sont atteints verront leurs symptômes apparaître à la maison, ce qui devrait logiquement freiner la contagion.

Du moins, je l'espère.

Vivement un vaccin contre cette saloperie...



L'image provient d'ici.

10 mai 2009

Faire comme l'Europe...


Ça me fait toujours rire quand un fédéraliste me lance un truc du genre: "Pourquoi on se séparerait alors que l'Europe, elle, s'unit?"


Ce genre d'arguments fallacieux sort habituellement de la bouche d'un ignorant qui croit vraiment qu'on puisse comparer la situation des pays souverains d'Europe à celle de la simple province de Québec... ou encore d'experts manipulateurs qui qui exploitent allègrement l'ignorance de la population pour vendre leur salade. Mon exemple préféré est ici.


La réalité est que l'Europe est composée d'états souverains qui acceptent de partager certaines choses, mais bien moins que ce que le Québec est forcé de partager avec le gouvernement fédéral canadien.


Et la réalité, c'est aussi que les pays d'Europe n'ont aucune intention d'abandonner leurs souverainetés à un gouvernement central européen.




À quatre semaines des élections européennes, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tenu dimanche un meeting commun à Berlin, l'une pour rappeler son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union, l'autre pour dénoncer l'idée d'une «Europe sans frontières».


(...) Le président français, qui est un opposant de longue date à une adhésion d'Ankara, a lui aussi dénoncé l'idée d'un élargissement indéfini de l'UE, sans toutefois citer la Turquie. «Quand Angela Merkel dit: l'Europe doit avoir des frontières, elle a raison, parce qu'une Europe sans frontières sera une Europe sans volonté, sans identité, sans valeurs. Et, si l'Europe ne défend pas ses valeurs, qui le fera a la place de l'Europe?», a lancé Nicolas Sarkozy aux jeunes de la CDU.


En plus d'illustrer mon propos, le petit Sarko démontre une fois de plus que dans le dossier du Québec, c'est deux poids, deux mesures.


Comment est-il possible de ne pas aimer ce gars-là?




La suite de son allocution au dîner de l'association des correspondants de la Maison Blanche est ici et ici.

Trouvé ici et ici.

Je l'savais, câlisse...


Avant de partir de l'école vendredi après-midi, les profs ont été convoqués à la salle du personnel. Un cycle à la fois, pendant que les spécialistes et orthopédagogues venaient nous remplacer dans nos classes.


Je me suis dit: "Ça y est, tabarnak, cette merde est entrée à l'école..."


J'avais raison.


On a un cas confirmé de grippe porcine.


Je capote.


Une école, c'est une usine à microbes. Les enfants passent toute la semaine à me tousser dans la face. Les parents sont trop cons pour garder leurs enfants malades chez eux, ils nous envoient leurs zombies fiévreux et refusent de venir les chercher quand on les appelle! Juste vendredi, j'ai une élève qui était livide et qui a vomi dans la poubelle. Ça a pris trois heures avant que ses parents viennent la chercher. Une autre était brûlante de fièvre, elle a passé l'après-midi couchée dans mon divan de lecture, au fond de la classe. Ses parents ne sont jamais venus. J'ai vu une petite fille de 2e année passer l'après-midi à dormir sur un lit de camp dans la salle de photocopie. Elle est repartie en autobus. Et je vous épargne la dizaine d'autres qui ont passé la journée à tousser comme des vieux tracteurs diesel, à renifler, à avaler goulûment leur morve, toute la journée.


Et maintenant, la grippe porcine est dans l'école.


En temps normal, je n'en ferais pas un plat. Je ne suis pas très germophobe, je suis plus du genre à rire du monde qui s'enduisent de Purel aux deux minutes.


Mais là, avec une femme enceinte et p'tit bonhomme de trois ans à la maison, je capote.


Évidemment, les connards de commissaires n'ont aucune intention de fermer l'école. Ils sont en sécurité, les salauds, dans leurs bureaux ultra-modernes, à l'air climatisé, avec tapis mur à mur et avec des concierges qui font autre chose que passer le balai rapidement, sans même déplacer les chaises, à la fin de la journée. La sécurité des enfants et des profs? Bof... Alors l'école reprend demain, comme si de rien était. Ils sont supposés envoyer une équipe pour nettoyer l'école en fin de semaine. "Les toilettes et les poignées de porte" a dit la directrice.


Ah ouais? Et les claviers d'ordinateur? Et les bureaux? Et les casiers? Et tout le reste?


Les parents ont été avisés par lettre. J'ai bien hâte de voir quel effet ça aura demain. L'école va-t-elle être à moitié vide à cause des parents paniqués? Ou ils vont s'en foutre et nous retourner leurs flos verdâtres et toussotants? En tout cas, moi, si j'en vois un qui est malade, je le fiche dehors de ma classe.


Maudit calvaire...




L'image provient d'ici.

La saison de la casse?


Est-ce que c'est moi qui hallucine ou est-ce que tout le monde casse ces temps-ci?


Un ami enseignant à mon école vient de laisser sa blonde qui l'a trompé avec un collègue de travail. Ça fait un an que ça dure et madame s'envoie joyeusement en l'air pendant que mon chum s'occupe des deux enfants à la maison.


Le frère d'un de mes meilleurs amis vient de se faire foutre à la porte par sa blonde. À ce que mon ami m'explique, les deux avaient décidé d'être un couple "ouvert". Madame a donc eu des relations avec au moins un autre homme, mais quand ce fut à son tour à lui de croquer dans le fruit interdit, là, ça ne marchait plus et elle l'a foutu dehors en déclarant à qui veut l'entendre qu'il l'a trompée, le salaud.


Et hier, mon pote Frank m'appelle pour me dire qu'il songe à laisser sa blonde de 8 mois. La fille est dépressive et il n'est plus capable de ses mélodrames, de ses sautes d'humeur, de ses demandes déraisonnables, de ses crises existencielles hebdomadaires et du fait qu'elle ne s'aide pas et qu'elle ne fait rien pour se sortir de son marasme.


Ils tombent tous l'un après l'autre comme des dominos, ma parole!


Qui a dit que le printemps était la saison de l'amour? C'est la saison de la casse!




Image trouvée ici, chez Noisette.


3 mai 2009

SIIIIIIILEEEEENCE!

Il y a quelques mois, certaines enseignantes de mon école étaient revenues à la charge pour essayer d'exiger le silence complet des élèves lors de leur entrée dans l'école, le matin et à la fin des récréations. Je me suis opposé à cette idée et j'ai écrit le texte suivant pour préparer mes arguments.


* * * * * * * *


De façon cyclique, la question du silence dans les rangs revient sur la table. Depuis que je travaille ici, des gens ont tenté de s’attaquer à ce «problème» à répétition. Cette année n’a pas fait exception.


À l’origine, il était question d’éviter les bousculades et les cris perçants dans les escaliers, ce qui est un objectif parfaitement compréhensible. Mais en cours de route, je ne sais plus trop comment, cette exigence de calme s’est transformée en exigence de silence complet. Je suis en total désaccord avec cela. Ce genre d’exigence va profondément à l’encontre de mes convictions les plus fondamentales au sujet de l’enseignement et même de la nature humaine. Je vais essayer de vous expliquer mon point de vue.


Pour moi, l’école n’est pas simplement un endroit où l’on apprend à ajouter des «s» aux mots pluriels ou à réduire des fractions. C’est d’abord et avant tout un endroit où l’on apprend à vivre parmi les autres, à socialiser, à communiquer, à se faire des amis, à vivre en société. C’est là le rôle le plus fondamental de l’école. Un être humain peut atteindre le bonheur dans sa vie sans jamais ajouter un seul «s» à ses mots pluriels, mais il ne pourra jamais y arriver s’il est incapable de socialiser, de communiquer ou de se faire des amis.


Les êtres humains parlent. C’est probablement la caractéristique la plus fondamentale de notre espèce, celle qui nous différencie des autres êtres vivants sur la planète. Nous parlons, nous avons besoin de parler, de nous exprimer. Il n’y a absolument rien de mal là-dedans. Avoir envie de parler avec un ami ou un camarade de classe alors qu’on est planté debout dans un rang et qu’on n’a rien de mieux à faire n’est pas un comportement déviant, au contraire. Lorsque j’observe mes élèves, ce ne sont pas ceux qui parlent qui m’inquiètent, ce sont ceux qui sont isolés, repliés sur eux-mêmes, qui se taisent, qui ne disent rien.


Empêcher des enfants de parler avec leurs camarades dans un rang est une entreprise qui va tellement à l’encontre de la nature même de l’être humain que pour espérer y arriver, on doit mettre en place un cadre extrêmement rigide et sévère de surveillance. C’est exactement ce qui se passe cette année à l’école. Cette année, les enseignants sortent de l’école pour aller se poster devant leur groupe. Les enfants sont sous observation intense. Malheur à celui ou à celle qui ouvre la bouche! Il sera alors sévèrement averti. Une fois le groupe en mouvement, dans les escaliers, les enseignants doivent parfois même s’arrêter sur chaque palier pour réprimander les petits bavards démoniaques. J’aimerais bien voir le résultat si les rôles étaient inversés.


Et le plus drôle, c’est que même ces mesures extrêmes ne donnent aucun résultat. Les enfants recommencent à parler dès que l’enseignant leur tourne à nouveau le dos, évidemment! Pourquoi pas? Et dès que les enseignants cesseront d’aller se planter dehors devant leur groupe à la fin des récrés, les bouches vont se délier. Nos mesures ne sont-elles pas encore assez strictes? Faudra-t-il aller encore plus loin?


Lorsqu’on tente d’implanter un règlement et que la seule façon d’y parvenir efficacement est un système aussi sévère et aussi répressif que celui que nous avons mis en place cette année, et que malgré cela le comportement persiste, il faut se poser de sérieuses questions. Est-ce que le comportement qu’on essaie d’éradiquer est si terrible? Mérite-t-il qu’on y consacre tant d’énergie et de temps? Est-ce un crime si grave que de vouloir discuter avec la personne qui est à côté de nous dans le rang? Ce sont des enfants d’une école primaire dont il est question ici, pas des criminels endurcis dans un pénitencier! De quoi voulez-vous qu’ils parlent? De choses parfaitement innocentes, des choses d’enfants. Ils ne sont pas en train de comploter un vol de banque ou un coup d’état, ils parlent probablement d’un jeu, d’un jouet, de quelque chose qui les a fait rire. Où est le mal là-dedans?


Certains diront que les enfants sont trop excités lorsqu’ils reviennent de la récréation. Ils parlent fort, ils bougent trop, c’est-y effrayant? Moi, je travaille dans la même école que vous, j’enseigne aux mêmes élèves que vous et pourtant, je ne vois pas du tout où est le problème. Des enfants, ça parle, ça bouge et parfois, c’est même excité. C’est ça un enfant. C’est un être humain rempli de fougue, d’énergie, d’idées folles et parfois incongrues. Moi, c’est pour ça que je les aime. Je considère que ma job n’est pas de combattre cette fougue ou d’éteindre cette flamme, mais de trouver des façons d’utiliser cette énergie à des fins éducatives et constructives. La chienne de vie va se charger de leur faire perdre tout le bonheur insouciant de l’enfance éventuellement, inévitablement, ils n’ont pas besoin de notre aide pour ça.


Ma philosophie de l’enseignement en est une de collaboration avec les enfants, pas de confrontation ou de répression. Je n’ai aucune envie d’aller faire des gros yeux méchants à mes élèves dans les rangs parce qu’ils parlent. Je n’en vois pas la pertinence, je n’en vois pas l’intérêt et cela va à l’encontre de tout ce qui me tient le plus à cœur dans ce métier.


Un autre argument que j’ai entendu en faveur de l’imposition de cette mesure est qu’il fallait «harmoniser» les règlements dans l’école. Je suis tout à fait en désaccord avec ce principe. Est-il nécessaire de rappeler qu’un enfant de première année est une toute autre réalité qu’un jeune pré-ado de sixième? Les règlements efficaces et pertinents pour les uns ne sont pas nécessairement bons pour les autres. Dans certains pays, on s’est bien rendu compte de cette réalité. En Nouvelle-Zélande, par exemple, les jeunes pré-ados ne fréquentent ni l’école primaire, ni l’école secondaire, mais une institution intermédiaire appelée «middle school». Aux États-Unis, on s’est enfin réveillé à la réalité de ces jeunes qui ne sont ni des enfants, ni des ados ou des «teens» comme on dit là-bas. On a baptisé ces jeunes qui flottent entre deux âges les «tweens» de l’anglais «between», et on leur reconnaît enfin des caractéristiques et des besoins très spécifiques à cette période de leur développement.


Si la mesure du silence dans les rangs est jugée nécessaire par les enseignantes et enseignants des premier et deuxième cycles, je ne considère pas posséder l’expérience ou les connaissances pour leur dire le contraire. Je n’ai jamais enseigné à des enfants plus jeunes que la cinquième année, je n’ai donc aucune crédibilité pour venir dire aux gens de deuxième ou de quatrième comment ils devraient procéder pour faire prendre des rangs à leurs élèves. Mais le troisième cycle par exemple, ça je connais. Et je peux vous affirmer sans détour que faire prendre des rangs en silence à des élèves de cinquième et surtout de sixième année, c’est la meilleure façon de créer un climat de confrontation entre les élèves et les profs. Les jeunes de cet âge doivent comprendre la pertinence d’un règlement avant de vouloir s’y plier. Allez donc me trouver une seule bonne raison pour garder le silence complet dans le rang à cet âge. Venez expliquer à mes élèves que c’est très mal de parler de sa fin de semaine à son camarade de classe alors qu’il est planté dehors comme un piquet et qu’il n’a rien de mieux à faire. Ils vous diront qu’ils ne sont pas d’accord. Ils vous diront que c’est injuste. Et ils auront parfaitement raison.


Pour toutes ces raisons, je demande donc que ce nouveau règlement du silence dans les rangs lors de la rentrée dans l’école soit immédiatement aboli, à tout le moins pour les élèves du troisième cycle qui entrent par la porte à l’autre extrémité de l’école.


Merci.




Image trouvée ici.


Northstar dans Uncanny X-Men #509



Le super-héros québécois, Northstar, est de retour (brièvement) avec les X-Men, comme le divulguent ces pages tirées de Uncanny X-Men #509 . Les magnifiques dessins sont de Greg Land.


Trouvé ici.

Éthique libérale


Les libéraux de Jean Charest sont vraiment des gens prévoyants. Ils créent des règles d'éthique non pas pour prévenir les conflits d'intérêts, mais pour valider ceux qui existent déjà. C'est comme écrire les règles d'un jeu en planifiant à l'avance une façon de les contourner pour tricher.


Extrait de la nouvelle:


L'histoire d'éthique de la semaine? Celle de Pierre Arcand, ministre des Relations internationales de Jean Charest.


M. Charest a discrètement autorisé une modification aux règles de transparence des membres de son gouvernement pour permettre à une entreprise dans laquelle M. Arcand a des intérêts minoritaires de faire affaire avec l'État. L'entreprise, qui fait du placement publicitaire, pourrait, indirectement, faire affaire avec des organes du gouvernement. Ce qui contreviendrait aux (anciennes) règles imposées aux ministres.


La modification a eu lieu début mars, bien avant les crises de ce printemps de l'éthique. Mais quand même. Le premier ministre a changé les règles pour satisfaire un de ses soldats.


Le billet de Lagacé vaut la peine d'être lu jusqu'au bout, ne serait-ce que pour apprendre à mieux connaître l'insupportable Liza Frulla.


La grippe espagnole


Voilà qui est d'actualité ces jours-ci, article de Judith Lachapelle:


Il y a 91 ans sévissait l'une des pires pandémies de l'histoire humaine: une souche de l'influenza de type A (H1N1, le même virus que la grippe porcine), appelée communément la «grippe espagnole». Sa carrière d'environ un an aura tué, selon les estimations, 40 millions de personnes. Certaines avancent même 100 millions de victimes du Pôle Nord aux Îles du Pacifique.

Mais qu'en a gardé la mémoire collective? Peu de chose. De novembre 1918, au plus fort de l'épidémie, ce sont des images de célébration de la fin de la Première Guerre mondiale qui restent en tête. Pourtant, la «grande tueuse» a fait plus de victimes que la Grande Guerre. C'est justement la raison pour laquelle les journaux européens ont mis du temps à parler de tous ces jeunes gens qui crevaient dans les tranchées ou dans les villes. Pas question de montrer un signe de faiblesse face à l'ennemi. La censure s'est imposée partout... sauf en Espagne, pays neutre durant la guerre. À croire que la grippe ne sévissait qu'au sud des Pyrénées. D'où, suggèrent plusieurs hypothèses, l'appellation «grippe espagnole».


(...) Plusieurs hypothèses ont été émises pour situer son origine, mais il semble que des soldats américains basés au Kansas auraient transporté le virus jusqu'en France au printemps 1918. D'autres hypothèses révèlent que des grippes semblables ont été signalées dès l'année 1916 (notamment chez des travailleurs arrivés d'Asie) en France.


Tant la propagation du virus que la rapidité avec laquelle mouraient les malades étaient fulgurantes. Les descriptions de l'époque parlent de malades relativement bien portants le matin, à l'article de la mort le soir. Les médecins ont décrit des malades au teint bleuté, se noyant littéralement dans leurs sécrétions pulmonaires. L'affaiblissement général de la population, après quatre années de guerre, a probablement joué un rôle, mais il reste que le virus a été particulièrement fatal chez les jeunes.


Pourquoi? Les vieux possédaient peut-être une certaine immunité acquise de précédentes infections. Selon d'autres hypothèses, le virus aurait été stimulé par une réponse agressive des sujets en bonne santé. «Nous avons des antigènes qui nous protègent, qui neutralisent le virus, dit le microbiologiste Eric Frost, de l'Université de Sherbrooke. Mais d'autres antigènes stimulent la réponse du corps contre les tissus infectés, sans neutraliser le virus.»


(...) Et puis, au printemps de 1919, l'épidémie s'est arrêtée, presque aussi rapidement qu'elle était apparue. Peut-être qu'après avoir terrassé ceux qui pouvaient l'être, le virus s'est fait moins arrogant? Mais H1N1 n'a jamais totalement disparu; des souches plus ou moins agressives continuent d'affliger des victimes chaque année. Celle qui vient d'apparaître au Mexique, en tout cas, est déjà en train de faire l'histoire.


Montréal, ville fermée


Une victime toutes les 15 minutes. Et ça, ce ne sont que les catholiques. Si on ajoute les protestants, au plus fort de l'épidémie, la grippe espagnole fauchait environ une victime montréalaise toutes les neuf minutes!


Ainsi écrivait La Presse, le 12 novembre 1918. En six mois, la grippe espagnole a emporté 50 000 Canadiens, dont 14 000 Québécois et plus de 3500 Montréalais. Dans la seule journée du 21 octobre 1918, 201 Montréalais sont morts de la grippe.


(...) En octobre 1918, après les premiers décès confirmés de la grippe espagnole, les autorités municipales et médicales ont ordonné la fermeture des écoles, universités, cinémas, théâtres, salles de danse et salles de quilles, pendant un mois. Même les églises ont annulé la plupart des offices religieux, y compris ceux de la Toussaint et de la fête des Morts, début novembre.


Les tramways étaient considérés comme «le pire foyer de l'épidémie». Pour limiter la circulation des citoyens, la Ville a réduit les heures d'ouverture des grands magasins, au grand dam des marchands du centre-ville et de l'avenue du Mont-Royal. Les publicités de l'époque reflètent les préoccupations du moment, depuis les conditions d'hygiène «inégalées» chez Dupuis Frères, jusqu'à la «grande vente spéciale d'articles de deuil» chez Au Bon Marché.


Je ne suis pas du genre à m'énerver le poil des jambes avec les microbes, mais je dois vous avouer qu'avec un jeune enfant et une femme enceinte à la maison, cette histoire de grippe porcine m'inquiète beaucoup. Je ne me suis jamais autant lavé les mains de ma vie...