26 juin 2011

Les monarchistes québécois existent...

...et ils sont aussi cons que ce qu'on pourrait penser, à en juger par cet article:

Mais la royauté compte aussi d'ardents partisans, rassemblés au sein de la Ligue monarchiste. L'organisation revendique quelque 10 000 membres, dont 500 au Québec, a indiqué à l'AFP son porte-parole provincial Étienne Boisvert. L'étudiant en sciences politiques est un Québécois de souche, descendant de Français arrivés entre le XVIe et le XVIIe siècle.


Certes, le début des relations entre Britanniques et Français avait été difficile, reconnaît-il. «Mais ce sont les premiers qui ont apporté à l'Amérique du Nord le parlementarisme, la démocratie et la doctrine des libertés individuelles». La monarchie est pour lui «une institution féodale qui a su se réinventer».


Le fait que la reine réside à 4000 km du Canada ne le gêne-t-il pas? Non, le gouverneur général est là pour la représenter. «Mais, il y a des idées qui circulent dans les milieux monarchistes: on pourrait installer un membre de la famille royale dans chacun des seize royaumes du Commonwealth», ajoute-t-il. «Le prince Harry, qui a peu de chances de devenir roi, pourrait s'établir ici et fonder une branche canadienne. Ou le futur jeune souverain pourrait assurer des rotations: six mois au Canada, six en Australie, six à Londres...»

Pincez-moé quelqu'un. Non mais, sans joke, là... il prend ses informations où, ce guignol?
 
Les Britanniques nous ont amené la démocratie? Et Wolfe, ce grand héros britannique, qui a ravagé la vallée du Saint-Laurent et anéanti Québec, c'est un grand démocrate, ça? L'arrivée de la démocratie en Amérique du nord, c'est aux Haïtiens et aux Américains que revient cet honneur-là, mon grand. Les Britanniques ont d'ailleurs tout fait pour les en empêcher. Et le massacre des Patriotes, c'était quoi, ça? Tout ce que Papineau voulait, c'était la démocratie! Ils ont aimé mieux massacrer, pendre, brûler et exiler tous les éléments progressistes de la société, piller et brûler des villages entiers, violer et déposséder des femmes sans défense, tes grands démocrates! Pis le rapport Durham et l'union des deux Canadas dans le but avoué d'assimiler les francophones, encore un beau geste démocrate, je suppose? La crisse de démocratie, on l'a seulement eue quand nos ancêtres ont finalement été réduits à l'état de minorité et que les Anglos pouvaient alors s'en servir à leur guise! Mais c'est pas suffisant de se faire enculer, faudrait être reconnaissant en plus?
 
Mais il sort d'où ce con-là?
 
Et sa proposition d'installer des membres de la famille royale pour régner dans tout le Commonwealth... c'est du pur délire! Qui est assez débile pour reconnaître à des gens une espèce d'autorité suprême (et même divine) tout simplement parce qu'ils sont nés d'une famille plutôt que d'une autre? Sans aucun mérite personnel! Crisse, mon père a travaillé toute sa vie dans la SQ, est-ce que ça me donne le droit de distribuer des tickets et de faire des arrestations? C'est-y possible d'être aussi moyen-âgeux encore en 2011?
 
Et est-ce qu'il la connaît seulement sa belle et noble famille royale? Le prince Andrew, une espèce de crétin vulgaire et alcolo qui entretenait des liens étroits avec le fils Kadhafi! Et le prince Phillip, un esti de cave pédant et méprisant qui dit des conneries à chaque fois qu'il ouvre la gueule (sans parler des liens historiques entre sa famille et les Nazis). Le prince Charles, est-il nécessaire de revenir sur le traitement qu'il a réservé à sa femme? Et le prince Harry qui se déguise en Nazi à l'Halloween? Quel petit moron, même moi, je n'aurais jamais fait ça et je ne suis prince de rien!
 
Ce sont des cons, ces gens-là. C'est généralement ce qui arrive quand tout t'est servi sur un plateau d'argent dès ta naissance, sans avoir à fournir le moindre effort et sans avoir à prouver ce que tu vaux à qui que ce soit. Mais c'est pas grave, déménageons un de ces crétins ici, payons pour sa vie princière à même nos taxes et couronnons-le roi du Canada, sacramant!
 
OK, j'arrête là, je capote... c'est pas bon pour ma pression.
 
Pourquoi j'ai la toune "Le Blue de la bêtise humaine" qui me tourne dans la tête tout d'un coup?

Avengers Prime


OK, si vous cherchez quelque chose avec un minimum de sophistication et de profondeur, oubliez celle-là. C'est malheureux, Bendis nous avait habitué à mieux.

L'histoire, à la prémisse pourtant prometteuse, se déroule peu après la chute d'Asgard. Thor, Iron Man et Steve Rogers (l'ex-Captain America) sont réunis pour la première fois depuis Civil War. Les blessures sont profondes et il subsiste beaucoup d'animosité entre Stark et Rogers. Thor, lui, est en deuil de son royaume natal. C'est dans ce contexte que les trois personnages se retrouvent plongés dans une aventure qui promet de crever l'abcès, de panser les plaies et de resouder les liens entre ces trois Avengers.

Comme je disais, ça semble prometteur. Et avec l'excellent Davis aux dessins, ça l'est encore plus. En fait, sur ce dernier point, rien à redire, les dessins sont très beaux. Davis est un vétéran qui déçoit très rarement.

Mais l'histoire est, à mon sens, une gigantesque opportunité ratée et ce, pour un paquet de raisons. Premièrement, la prise de bec tant attendue entre Rogers et Stark a lieu au tout début et ne dure que quelques cases. Après tous les événements qui sont survenus entre ces deux-là depuis des années, c'est tout un anti-climax. Ils ne s'engueulent même pas sur le fond des choses, c'est juste une chicane sur un détail relativement insignifiant. Un malentendu, même.

Quelques pages plus tard, les trois personnages sont projetés dans des mondes mythologiques et ils demeurent séparés l'un de l'autre pendant environ la moitié de l'histoire. T'sais, tu achètes cette série pour voir de l'interaction et du character development entre ces trois personnages et en fin de compte, ils passent la moitié du temps chacun de leur côté. Pour un bon bout de temps, c'est comme trois histoires qui se déroulent en même temps, sans aucune intersection. Puis vers la fin, tout le monde se retrouve un peu trop facilement... et subitement (après quelques échanges de souvenirs autour du feu), tout est pardonné et les trois camarades sont réunis et plus proches que jamais.

Ça manque de naturel. T'sais, je me suis déjà pogné avec des potes et il me semble que, lorsque la blessure est profonde, la réconciliation est un peu plus longue et émotive que ça. Bendis aurait pu nous pondre un truc vachement plus intéressant que ça. Crisse, je pense que même moi, j'y serais arrivé.

Pour ce qui est des aventures, elles impliquent des monstres et créatures de la mythologie viking qui habitent les différents mondes de l'univers de Thor, des trucs plutôt bizarres et fuckés qui ne m'ont jamais vraiment intéressé et cette série ne fait pas exception.

Alors, comme je disais, passez votre tour. Vous ne manquez rien.

Les 5 meilleurs profs du cinéma


Après les pires, voici les meilleurs profs du cinéma selon Screenrant:

1. Dr. Henry Jones, Jr. (Indiana Jones)

2. Charles Xavier (X-Men)

3. Albus Dumbledore (Harry Potter)

4. Detective John Kimble (Kindergarten Cop)

5. Dewey Finn (School of Rock)

Bonus: Yoda (Star Wars)


Mon opinion à propos de cette liste? C'est n'im-por-te quoi. Vraiment. De la merde. Les types qui ont dressé cette liste doivent avoir 16 ans, max.
 
Voici ma liste:
 
1. John Keating (Dead poet society)

2. Hypatie d'Alexandrie (Agora)

3. Erin Gruwell (Freedom Writers)

4. Gandhi (Gandhi)

5. David Gale (The life of David Gale)

Bonus: Yoda (Star Wars)
 
Je sais, Gandhi n'était pas techniquement un prof, mais c'est tout comme, à mon sens. Surtout dans ce film. David Gale m'a fait hésiter un peu. Le film s'intéresse plus à sa vie privée qu'à ses talents de prof, mais s'il fait preuve d'autant de génie dans ses cours, quel prof ça doit être!
 
J'anticipe les suggestions: "Et pourquoi pas Goodwill Hunting?" Je ne l'ai jamais vu. Matt Damon me fait trop chier. Et le film de Michelle Pfeiffer dont le nom m'échappe avec les élèves du gettho? Irréaliste. Et l'autre film, là, avec Sean Connery en écrivain cloîtré dans son appart qui aide un jeune qui veut écrire? Je l'ai vu et je ne me souviens de rien... mauvais signe. J'en oublie?

De la bonne vieille propagande catho


Je vous laisse deviner la myriade de raisons pour lesquelles ceci me donne la nausée.

Trouvé ici.

Le pare-brise le plus cool de la galaxie


Trouvé ici.

La tête dans le sable...


Extrait de l'hilarante nouvelle:

L'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan ont annoncé samedi qu'ils allaient coopérer pour lutter contre le terrorisme, qui a fait des dizaines de milliers de victimes au cours des dernières années dans ces trois pays frontaliers. Les trois pays «s'engagent à mener des efforts pour éliminer l'extrémisme, le militarisme, le terrorisme et rejeter les interventions étrangères» dans la région, ont affirmé les présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad, pakistanais Assef Ali Zardari et afghan Hamid Karzaï dans une déclaration commune à l'issue d'un sommet à Téhéran.

Messieurs, vous êtes ridicules. Si vous voulez éliminer le terrorisme, oubliez les "interventions étrangères" et attaquez-vous plutôt au fanatisme religieux qui infeste vos pays et qui constitue le fumier dans lequel s'épanouit le terrorisme.

Ah! Mais non, j'oubliais... vous tirez votre pouvoir et votre légitimité de la religion, vous êtes donc incapables de vous y attaquer. Ce serait comme combattre le feu avec de l'essence et des allumettes.
 
Circulez, circulez... y'a rien à voir...

Dorian Cleavenger II


D'autres oeuvres de cet artiste ici. Trouvé ici.

MEZOLITH livre 1


La préhistoire m'a toujours intrigué au plus haut point. P'tit gars, j'adorais les BD de Rahan, même si j'y voyais déjà de nombreux anachronismes et impossibilités et ce, malgré mon jeune âge. Rahan, c'est super bon, mais on est dans le heroic fantasy.

MEZOLITH nous offre autre chose complètement. Bienvenue dans un âge de pierre complètement crédible, complexe et fascinant. Le personnage principal, Poika, est un garçon qui rêve de devenir chasseur et d'accompagner les autres hommes dans leurs expéditions. Il vit dans une Europe méconnaissable, sauvage et dangereuse. Loin d'être primitive et de tomber dans les stéréotypes de "l'homme des cavernes ignare et brutal", la tribu de Poika est complexe et ses membres sont très attachants et profondément humains. En plus de l'aspect esthétique (vêtements, abris, techniques de chasse, premiers soins) qui sont en plein dans le mille, l'auteur a construit une vie spirituelle pour ses personnages, avec ses rites et un système sophistiqué de croyances dans lequel les animaux sont porteurs de messages et des créatures mythologiques fabuleuses peuplent les légendes et les histoires tribales. L'inspiration des Amérindiens est évidente, mais l'auteur nous offre ici quelque chose d'original et qui se tient.

Et les dessins... wow... tout simplement magnifiques... grandioses.

J'adore les BD qui ne se contentent pas de nous raconter une histoire et qui nous plongent dans un monde multidimensionnel et complexe. Haggarty et Brockbank ont réussi à créer un monde envoûtant auquel on croit totalement. Cette BD m'a hypnotisé. Une belle réussite qui mérite d'être lue.

24 juin 2011

Bonne fête nationale!


Que vous soyez Québécois de nouvelle ou de longue date, que vous soyez chez vous ou en exil, que vous soyez un québéphile ou un ami, je vous souhaite sincèrement une très belle fête nationale. Dans les billets ci-dessous, vous trouverez quelques-unes de mes chansons québécoises préférées qui n'ont pas déjà été publiées sur ce blogue. J'espère que quelques-unes d'entre elles agrémenteront votre journée.

Je chiâle souvent à propos de l'état actuel du Québec et je m'inquiète pour l'avenir... mais aujourd'hui, juste pour aujourd'hui, j'ai le goût de célébrer, de sourire pis de m'amuser.

Bonne Saint-Jean!

Entre partout et nulle part (2010)



Maudit que j'aime Vincent Vallières!

Ostie qu'y s'lève tard (2003)



Une autre bonne ici, pour les fans de Déry.

La Maudite Machine (1973)



L'année de ma naissance! Dans quelle maudite machine suis-je donc né! ;-)

Le plus beau voyage (1972)

Le Début d'un temps nouveau (1970)

Vivre en ce pays (1974)

22 juin 2011

Parizeau = Ceausescu

Le Bloc s'écroule, le PQ se déchire et les Anglos jubilent.

Dans le National Post, on insulte Duceppe et on compare même Jacques Parizeau à Nicolae Ceausescu. Bon, on pourrait argumenter qu'ils ont mis de l'eau dans leur vin, puisqu'avant ils le comparaient à Hitler... c'est peut-être une amélioration! Dans 100 ans, ils feront le coup de Louis Riel et en feront un grand héros canadien!

Extrait du méprisant article:

It was a kick seeing the Bloc Quebecois disintegrate in the federal election, a real treat enjoying Gilles Duceppe’s struggle to come to grips with the devastation around him. Old bug-eyes seems to have fallen off the face of the earth since then: not a peep about how horrific Canada makes life for loyal members of Quebec Nation; maybe he’s been busy filling out forms for the fat pension we’re going to pay him the rest of his life.



(...) The pressure got so great that Ms. Marois took a day off this week to dig in her garden, and returned Wednesday to suggest everyone cool down. Fat chance of that: If we know anything about separatism after 35 years of PQ complaining, it’s that they don’t shut up and go away just because you ask them to.


It would probably be unfair to suggest the party itself has turned against Ms. Marois. It’s more like a disgruntled bunch of rivals have decided it’s more fun pursuing their personal grievances than it is working for the greater good of the party. Jacques Parizeau seems never to have absorbed the fact he lost the 1995 referendum, that he no longer leads the party, and that he’s not helping anyone by letting his bitterness flower. His wife, Lisette Lapointe, is one of four members who quit the party caucus last week over claims Marois was too authoritarian. (Seriously, that’s what they said. As if Parizeau didn’t like to strut around like a latter-day Ceausescu.)

Extraordinaire, n'est-ce pas? Au Canada, tu peux vraiment écrire n'importe quoi quand il est question du Québec ou encore mieux, des maudits séparatisses. N'im-por-te quoi! Seule bonne nouvelle dans tout ça, la LQCFC (Ligue québécoise contre la francophobie canadienne) vient de déposer une plainte auprès du Conseil de presse du Québec. C'est bien de savoir qu'il reste encore des gens pour s'indigner...

Alien vs. Predator

The glory of love (1986)



J'ai tellement aimé cette toune quand elle est sortie! J'avais 13 ans, en secondaire un, amoureux d'une petite rousse dans ma classe... ah, les souvenirs juvéniles que cette chanson éveillent en moi...

Par contre, je crois voir le vidéo pour la première fois et il est vraiment cucu...

19 juin 2011

Un 3000e billet pour la fête des pères


Ben oui, 3000 billets. Je sais, je sais, la plupart ne comptent que quelques mots alors je n'ai pas le mérite d'un blogueur qui aurait pondu 3000 textes réfléchis et profonds, mais quand même. C'est pas rien.

Je me disais qu'il faudrait que je ponde un truc original pour mon 3000e billet, mais je n'arrivais pas à me décider. Comme ça tombe aujourd'hui, le jour de la fête des pères, j'ai décidé d'écrire sur ce thème. C'est ma sixième fête des pères en tant que papa. Un bon moment pour m'arrêter quelques instants et réfléchir à cette expérience incroyable qu'est ma paternité.

Tout d'abord, quelques mots sur ces p'tits lutins qui ont fait de moi un papa. Niko aura deux ans dans quelques jours. C'est un adorable petit lutin blond qui sème le bonheur et la magie partout où il passe. Il a toujours le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Il adore dessiner et est tout simplement fana de l'eau. Tu donnes de l'eau et des pots à cet enfant et il va être occupé pendant des heures à immerger ses mains, transvider, remplir et vider les contenants (de préférence sur sa tête). C'est un vrai petit amour. Il est très affectueux et adore se coller sur papa pour lire une histoire, jouer aux blocs ou tout simplement se coller. Il est complètement fasciné par les chats, lorsqu'il en aperçoit un, c'est comme s'il venait de voir quelque chose d'extraordinaire. Il parle de plus en plus et réunit de plus en plus de mots dans des petites mini-phrases. Bien qu'il reconnaisse les noms des animaux lorsque nous les disons, il nomme les animaux par leurs bruits. Ainsi, les chats sont des "Maow-maow", les chiens des "Wif-wif", les oiseaux des "Hin-hin-hin" et les souris des "Hi-hi-hi". Bien que les autos n'appartiennent pas au règne animal, ce sont des "Broum-broum". C'est vraiment mignon.Son extraordinaire petit rire qui résonne lorsque je le chatouille, que j'essaie de l'attraper ou que nous jouons ensemble est un son magique qui me fait oublier tous mes tracas et mes soucis.

Guillaume a 5 ans et commencera l'école à la fin de l'été. J'ai du mal à y croire. Il me semble qu'avant-hier, il était encore ce petit paquet que je berçais tendrement, en pleurant de bonheur, dans la chambre d'hôpital. Il me semble qu'hier, il se promenait encore partout dans la maison, à quatre pattes, avec son beau petit sourire taquin. Aujourd'hui, je regarde toujours ce grand garçon de 5 ans, vraiment grand pour son âge, avec le même émerveillement. Je suis très fier de ce que nous avons accompli avec lui. Guillaume est un petit garçon souriant, confiant, heureux et épanoui. C'est un enfant doté d'une curiosité sans bornes. Il veut tout savoir et est particulìèrement fasciné par tout ce qui est mécanique ou électronique. Vous auriez dû le voir lorsqu'on a ouvert une vieille radio et un vieil ordinateur pour voir à l'intérieur. C'était comme si un nouveau monde secret s'ouvrait à lui. Il est à cet âge où il me bombarde sans cesse de pourquois (et de théories de réponses souvent loufoques): "Papa, pourquoi on a acheté la maison ici? Est-ce que c'est parce qu'elle a un toit vert?" "Papa, pourquoi il n'y a pas de fenêtre dans cette pièce? Parce que l'autre côté du mur, c'est pas dehors?" "Papa, pourquoi, papa, pourquoi, papa, pourquoi..."

Et j'adore ça. Moi qui suis un prof dans l'âme, qui possède une quantité considérable de connaissances généralement inutiles et qui n'a jamais personne avec qui les partager, je suis servi! Hier, on a suspendu les planètes du système solaire au plafond de sa chambre et on jasait des particularités de chacune. Il est bon, il peut déjà en nommer la moitié. Et j'étais là, assis avec lui dans sa chambre, à répondre à ses questions, et en même temps, j'avais du mal à croire que tout ceci n'est pas un rêve. Ça m'arrive souvent. C'est comme si c'est juste trop beau, comme si le bonheur est trop grand pour être réel.

Je suis papa. J'ai deux fils. C'est tellement fabuleux que je suis incapable de prononcer ces mots sans sourire. À chaque jour, c'est un émerveillement renouvelé.

La paternité m'a profondément transformé comme aucune autre expérience avant elle. Elle m'a rendu plus patient, plus présent, plus affectueux et compréhensif. Je pleure plus souvent, mais ce sont des larmes de bonheur à l'état pur. Je suis plus heureux. Plus inquiet, aussi.

J'ai découvert un amour qui m'était inconnu. L'amour que j'avais pu éprouver pour des femmes m'était connu, mais bien qu'il porte le même nom, c'est un phénomène complètement différent. L'amour pour tes enfants, ça n'a pas d'égal. Cet amour s'est réveillé en moi dès que j'ai aperçu Guillaume sortir à l'air libre pour la première fois. C'était un amour qui m'a immédiatement et complètement pris par surprise. Il était d'une force absolument inouïe. C'était quelque chose de primordial, d'ancestral qui se réveillait en moi, une soudaine conviction que ce nouveau rôle primerait sur tous les autres, une pulsion incontrôlable de veiller sur cet enfant, de le chérir de tout mon coeur, de subvenir à tous ses besoins, de le protéger à tout prix, de faire passer ses besoins avant les miens. C'est une expérience absolument indescriptible. Je soupçonne que les papas qui lisent ceci savent exactement de quoi je parle.

Je ne savais pas trop ce que je faisais, j'avais peut-être tenu un bébé dans mes bras une fois dans ma vie! Je n'avais jamais changé de couche, je n'avais pas de modèle. Alors j'ai écouté mes tripes et j'ai lu. Je regarde mes fils ce matin et je me dis que je m'en sors plutôt bien jusqu'à maintenant. Évidemment, la majeure partie du mérite revient à ma douce et tendre épouse avec qui mes gars passent la majeure partie de leur temps. Mais je suis très impliqué avec mes gars et je leur consacre la très vaste majorité du temps qu'il me reste après le travail et la fin de semaine.

Pas par obligation. Par pur plaisir.

Et j'ai hâte aux vacances pour avoir plus de temps avec eux. J'ai déjà des réservations de camping pour le début juillet. Ça va être le top du top des tops.

Bonne fête des pères à tous les papas qui lisent ceci et je vous souhaite une journée aussi merveilleuse que la mienne!

Un peu de cynisme vert...


'Green Lantern' To Fulfill America's Wish To See Lantern-Based Characters On Big Screen

18 juin 2011

Ô KÉBÈK!



Vous avez entendu l'hymne de Raôul Duguay et Alain Sauvageau? Moi, pas dès sa sortie. Je suis très occupé avec la fin d'étape et je n'avais pas le temps. Et franchement, ça ne m'intéressait pas plus qu'il faut. J'aime bien Duguay, mais je n'adore pas. Et je trouvais un peu présomptueux de l'affubler du titre d'hymne nationale, juste de même.

Ce qui m'a surpris, ce sont les réactions dans les médias. Que ce soit Arcand à la radio ou Lagacé sur Cyberpresse (pour ne nommer que ceux-là), les commentaires étaient terribles, dévastateurs. Ils n'ont pas juste critiqué la chanson, ils l'ont complètement anéantie. J'ai rarement vu un tel fiel être déversé si ouvertement dans les médias. Même Ben Laden a eu droit à plus de considération à sa mort.

Alors je suis finalement allé l'écouter et franchement, je ne tripe pas trop. Mais de là à vomir dessus et à le ridiculiser, il y a toujours bien des crisse de limites. C'est pas excellent, mais ce n'est quand même pas de la merde non plus. J'ai entendu crissement pire.

On ne peut alors venir qu'à une seule conclusion: le mépris n'était pas dirigé contre la chanson elle-même, mais sur l'initiative en général. Comme si l'idée même pour le Québec de posséder un hymne était ridicule. Comme si toute tentative d'affirmation nationale était, en partant, risible. Comme si tout ce qui touche de près ou de loin à un processus d'émancipation du Québec était une grosse joke bien grasse.

On en est rendus là. Si c'est pas pathétique pour un peuple de s'auto-ridiculiser de la sorte, alors je ne sais pas ce que c'est. T'sais, quand tu te regardes dans le miroir et que tu te dégoûtes toi-même à ce point, c'est parce que t'as besoin de thérapie.

En terminant, sur une note historique, si la graphie du nom de notre patrie vous étonne, cliquez ici.

17 juin 2011

LES PIRES HISTOIRES D’IRON MAN

En presque 50 ans de comic-books publiés mensuellement, on comprendra que les histoires d’Iron Man ne sont pas toutes des chefs-d’œuvre. Les hauts et les bas ont été très nombreux. Mais cela n’excuse pas, à mon humble avis, les véritables navets. Voici donc ma liste des pires histoires de Iron Man depuis 1963. Du moins, celles qui me viennent à l'esprit ce soir! ;-)


1- «THE CROSSING»

Publication : Iron Man 319-315, Avengers 390-395 (1996)

Les responsables du désastre : Bob Harras, Terry Kavanagh

Ça raconte quoi : Après une série de meurtres, les Avengers se rendent compte que leurs rangs ont été infiltrés par un traître. Ils découvrent finalement que celui-ci est nul autre que Iron Man et que ce dernier est en fait une taupe pour l’un des pires ennemis des Avengers : Kang le conquérant. Les Vengeurs décident de reculer dans le temps et d’aller recruter un jeune Tony Stark qui n’a pas encore été corrompu pour planter sa version plus âgée. Le jeune remplace finalement le vieux qui meurt de façon héroïque (et c'est supposé nous aider à avaler l'anguille). Iron Man est maintenant piloté par un ado.

Pourquoi c’est mauvais : Ce n’est pas seulement une mauvaise idée, c’est la pire idée concevable. Imaginez si Hergé avait révélé, dans son dernier album, que Tintin était un traître à la solde de Rastapopoulos et qu’il tuait Nestor. Ou qu’Uderzo (qui n’est pas étranger aux mauvaises idées) faisait d’Astérix une taupe romaine qui descend trois ou quatre habitants du village avant de mourir à son tour. C’est à donner des frissons d’horreur, n’est-ce pas ? Ben, c’est exactement ce qu’a fait Marvel dans cette abominable histoire. Imaginez la gifle pour les lecteurs de longue date comme moi qui se faisaient carrément dire que le personnage qu’ils affectionnent et dont ils lisent les aventures depuis des années était pendant tout ce temps un traître, un menteur et un tueur.

Les répercussions : Dans les numéros qui suivirent, le Tony Stark ado prit la relève de sa version adulte. Il se construisit une armure et devint un Iron Man inexpérimenté et gaffeur. Je ne peux pas vous en parler en détails parce que j’ai laissé tomber la série avec dégoût. Plus tard, Marvel a dû utiliser toutes sortes de moyens pour réparer les dégâts. Après avoir plongé Iron Ado dans une réalité parallèle, il fut présumé mort et Iron Man fut réintroduit comme un adulte, comme si tout ce gâchis ne s'était jamais produit. À part un numéro des Avengers dans lequel Kurt Busiek a tenté de mettre le couvercle sur cette histoire ridicule, Marvel n'en a jamais reparlé. Et les fans font de même, espérant que cette horreur tombe dans l'oubli.

2- «TONY STARK IS IRON MAN»

Publication : Iron Man 55-56 (2002)

Le responsable du désastre : Mike Grell

Ça raconte quoi : Tony Stark, devant les caméras de télévision, enfile son armure pour empêcher une voiture d’écraser un chiot.

Pourquoi c’est mauvais : Premièrement, au cour des années, Stark a toujours multiplié les efforts pour protéger son identité secrète. À peu près un an avant ceci, dans une histoire assez invraisemblable, il était même allé jusqu’à «effacer» la connaissance de son identité secrète directement dans les esprits des gens qui la connaissaient à travers le monde, ce qui l’avait mis dans l’eau chaude avec Captain America et les Avengers. Deuxièmement, dans les numéros qui précèdent ceci, le même auteur nous avait servi une histoire dans laquelle Pepper, la secrétaire et la meilleure amie de Tony Stark, subissait une attaque violente de la part d’une personne qui connaissait l’identité secrète de Stark. Pepper s’est même retrouvée à l’hôpital et a perdu l’enfant qu’elle portait. Bref, non seulement il aurait été invraisemblable et stupide pour Stark de révéler son identité au grand public à n’importe quel moment, mais ça l’est encore plus à ce moment précis puisque le même auteur lui donne lui-même une raison en or de ne pas le faire. Troisièmement, supposons que le fait de rendre publique l’identité secrète de Stark ait été une bonne idée. Est-ce que le fait de sauver un chiot constitue vraiment la situation la plus appropriée ? Il me semble que le dilemme aurait au moins pu être plus intense, plus déchirant ! Les vies de centaines d’innocents auraient pu dépendre de sa décision ! Mais non… il revêt tout simplement son armure, sans hésiter, devant des dizaines de caméras de télévision, pour sauver… un chien. Pathétique.

Les répercussions : Immédiatement après ce geste irréfléchi (ce qui constitue en soi une réaction complètement atypique pour un gars cérébral comme Tony Stark), lui et ses amis deviennent des cibles ambulantes. Un de ses meilleurs amis, Happy Hogan, est atteint par balles à la poitrine lors d’une tentative d’assassinat. Stark est blessé pendant le même événement et est hospitalisé. On ne peut pas dire qu’il s’agit là de grosses surprises, c’est plutôt l’évidence même : le personnage lui-même le répétait depuis des décennies dans les pages de ce même comic-book !

Les répercussions à long terme ne sont guère plus reluisantes. Finies les situations dramatiques qui étaient causées par les tentatives de Stark de protéger son identité secrète. À mon avis, cela enlève beaucoup d’intérêt au personnage. Et lorsque quelque chose enlève de l’intérêt au lieu d’en ajouter, il s’agit alors clairement d’une très mauvaise décision.

3- «HOGAN POTTS»

Publication : Iron Man 42-45 (2001)

Le responsable du désastre : Frank Tieri

Ça raconte quoi : Les événements qui menèrent à cette histoire médiocre sont eux-mêmes mauvais. L’auteur introduit dans la série un nouveau personnage, un ami d’enfance de Stark nommé Tyler Stone. On veut nous faire croire que ces deux personnages ont grandi ensemble et qu’ils sont pratiquement des frères, malgré le fait qu’on n’a absolument jamais entendu parler de lui en 40 ans de continuité. Déjà là, ça passe un peu de travers. Mais toute cette affaire laisse un goût encore plus amer lorsqu’on nous révèle que ce Stone est en fait un richissime déséquilibré qui est complètement obsédé par une seule et unique chose : prouver sa supériorité à Tony Stark. Il commence par se taper sa p’tite amie, puis il déchaîne une tempête médiatique autour de Stark, l’accusant même de meurtre, afin de complètement détruire sa réputation. Ce qui nous amène à l’histoire qui nous intéresse.

Quelle est donc la réaction de Stark (qui en a vu d’autres et des meilleures) face à ces attaques en règle contre sa personne? Entreprend-il de rétablir sa réputation et de prouver son innocence ? Embarque-t-il dans une croisade contre ce dangereux et puissant débile de Tyler Stone? Met-il son considérable intellect à profit pour venir à bout de cette situation épineuse? Pas du tout : il choisit plutôt (à ma grande consternation) de donner sa fortune à l’œuvre de charité qui porte le nom de sa mère, de modifier son apparence afin de ne pas être reconnu, de changer son nom pour «Hogan Potts» et de devenir simple employé d’une firme informatique.

Pourquoi c’est mauvais : C'est comme si Bill Gates changeait d'identité, se teignait les cheveux en noir et devenait caissier dans une pharmacie. Ou si Albert Einstein se rasait la moustache, changeait de nom et se trouvait une job de fleuriste. Ridicule. Tu n'enlèves pas tous les éléments qui font qu'un personnage est exceptionnel pour le rendre banal et inintéressant, baptême!

Les répercussions : Marvel semble s'être rendue compte de la bourde car seulement quelques numéros plus tard, Stark reprend son identité normale et toute cette histoire stupide est oubliée. Quant à Tyler Stone, on n'en a plus jamais entendu parler.

Y'en a d'autres, des histoires pourries, mais celles-là m'avaient particulièrement horripilé. C'est à suivre...

Alon Chou



Ces visages proviennent de ce tableau.

II




Le portfolio de l'artiste est ici. J'ai déjà publié une oeuvre de cet artiste ici.

Les 9 pires profs du cinéma



Le site Screen Junkies nous offre cette liste des 9 pires profs de l'histoire du cinéma:

9- “Le prof d'économie” joué par Ben Stein – Ferris Bueller’s Day Off (1986)

8- “Sam Lombardo” joué par Matt Dillon – Wild Things (1998)

7- “Dan Dunne” joué par Ryan Gosling – Half Nelson (2006)

6- “Phil” joué par Bradley Cooper – The Hangover (2009)

5- “Mr. Lawson” joué par Eric Stoltz – Rules of Attraction (2002)

4- “Le détective John Kimble” joué par Arnold Schwarzenegger – Kindergarten Cop (1990)

3- “Jim McAllister” joué par Matthew Broderick – Election (1999)

2- “Professor Snape” joué par Alan Rickman – Harry Potter and the Order of the Phoenix (2007)

1- Tout le corps professoral  – The Faculty (1998)

Le français dégringole!

Vive le hockey!




Quel beau sport qui inspire l'esprit d'équipe, le courage, la persévérance, le sportsmanship, la discipline et le respect. Quelle belle institution nationale. Quelle grande source de fierté.

Continuons de rêver à la coupe à Montréal dans un avenir aussi rapproché que possible!

Les photos proviennent d'ici.

16 juin 2011

Une p'tite bière, madame?


Disons qu'on serait plutôt surpris de l'apercevoir sur un panneau publicitaire moderne, celle-là!

Marx et Engels bédéistes?

Si on m'avait demandé une liste d'écrits qui mériteraient d'être adaptés en BD, je n'aurais probablement pas pensé au Manifest der Kommunistischen Partei de Karl Marx et Friedrich Engels.

Et pourtant... quelqu'un y a pensé et le résultat n'est pas mauvais du tout.

Le premier chapitre, intitulé Matérialisme historique, est plutôt réussi. On y retrouve deux récits. Dans la première histoire, complètement muette, on aperçoit un vieil homme, qu'on devine être un militant communiste de longue date, se présenter devant la tombe de Marx. Mais il n'y est pas pour se recueillir. Il s'empare plutôt de son béret orné d'une étoile rouge et le lance en direction du buste de Marx. Puis, en larmes, il s'empare de plusieurs bouquins qu'il lance à leur tour en direction de la pierre tombale. L'un traite de Staline, un autre de Pol Pot, un autres des goulags. On devine la profonde désillusion du vieil homme qui s'écroule sur le sol. La suite est pour le moins surprenante. Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher le punch.


La deuxième histoire est en fait une série d'illustrations accompagnées d'extraits du manifeste de Marx et Engels. Les cases ne racontent pas un récit linéaire, mais constituent plutôt une série de tableaux contemporains qui illustrent les propos des auteurs: une scène d'affrontement entre policiers et manifestants, des scènes de travail dans les manufactures d'Asie du sud-est, une autre scène où des gens se prosternent dans une église où la croix a été remplacée par les symboles du dollar américain, de l'euro et du yen, des grévistes qui manifestent pendant que leurs patrons se la coulent douce et se bidonnent dans un boardroom, etc.
 
Malgré mon scepticisme initial, je dois dire que c'est plutôt réussi et pas du tout ennuyeux. Je dirais même que cette BD réussit à démontrer la pertinence du texte dans notre contexte moderne. Bon, évidemment, c'est plus simplifié et léger à lire que les textes originaux, mais on y retrouve l'essentiel. Les dessins sont très beaux et efficaces, bien qu'ils dépeignent parfois des versions un peu caricaturales de la réalité.
 
Bref, j'ai bien aimé et je suis très curieux de voir la suite!

12 juin 2011

Just after sunset

Comme vous l'avez remarqué, j'écris moins ces temps-ci. Je suis dans le jus jusqu'au cou, c'est la fin de l'année scolaire, les corrections à n'en plus finir, les bulletins, etc.

L'enfer. Le temps libre n'existe presque plus.

Ce qui me manque le plus, c'est la lecture. Oh, j'essaie de lire un peu avant de me coucher, mais je lis trois lignes et les yeux me ferment tout seuls. Alors dans ce temps-là, je me tape des audio-livres dans mon char en allant travailler.

Mon plus récent était Just after sunset, un recueil de nouvelles de Stephen King... et j'ai vraiment adoré. Tellement, en fait, que je serais mal pris de vous dire quelle nouvelle j'ai préférée. Je vais y aller avec mon Top 3:

"N.": Avant de se suicider, un psychologue laisse des notes à propos d'un patient simplement identifié par l'initiale "N." et de l'obsession de celui-ci pour un champs en friche dans lequel on pourrait entrevoir un portail vers une sombre et terrifiante réalité toute proche de la nôtre et qui menace de nous envahir. Extraordinaire. Les histoires de personnages qui sombrent progressivement dans la folie m'ont toujours fasciné et celle-là est vraiment bien réussie.

"A very tight place": Un homme se retrouve enfermé dans une bécosse en plastique qui est ensuite renversée, bloquant ainsi la porte. Isolé sur un chantier de construction abandonné et sans espoir d'être retrouvé, le gars patauge dans la merde et le vieux papier de toilette à combattre la panique, le dégoût et le désespoir. J'en grimaçait d'écoeurement par moment, mais quelle intensité! On se croirait vraiment dans la bécosse avec le type!

"The gingerbread girl": Une femme qui a perdu sa petite fille se fait enlever par un fou homicide... et celle qui n'avait plus de raison d'exister se découvre une soudaine rage de vivre insoupçonnée. J'ai été sur les dents du début à la fin. La tension est indescriptible. Formidable.

L'immigration sous Charest

Extrait de la scandaleuse nouvelle:

Le Québec a accueilli un nombre record d'immigrants en 2010, atteignant presque la limite qu'il s'est lui-même fixée. Et la croissance est rapide, puisque la province a reçu l'année dernière 21 % plus de nouveaux arrivants qu'il y a cinq ans à peine, soit une des plus fortes croissances parmi les grandes provinces du Canada.



(...) Ce nombre record d'immigrants pourrait ranimer le débat sur l'intégration des nouveaux arrivants. Dans son rapport déposé en mai dernier, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, affirmait que le gouvernement «n'utilise pas d'indicateurs socioéconomiques pour bien cerner la capacité réelle du Québec» à intégrer ses immigrants. «Sans évaluation, le ministère ne peut s'assurer que la province est capable de supporter les hausses progressives des volumes d'immigration», écrivait-il.



(...) De plus, en avril dernier, le gouvernement Charest a supprimé 30 classes de francisation des immigrants afin d'économiser cinq millions de dollars par année. Emploi-Québec a également aboli des classes de français en raison de réductions budgétaires. Ces compressions visaient 35 classes à temps partiel dans la région de Montréal, une économie de 600 000$.

Faire taire Parizeau...

Il y a des fois où le PQ m'écoeure. Comme quand il essaie de faire taire un ex-premier ministre dont les commentaires et les opinions ont le mérite d'être justicieux, mesurés et très, très valables.

Extrait de la nouvelle:

Jacques Parizeau s'explique mal la lettre de 12 relativement jeunes députés péquistes, qui lui demandent à mots couverts de prendre moins de place dans le débat public.



(...) «Nous sommes la nouvelle génération de députés souverainistes. Malheureusement, bien des Québécois ne nous connaissent pas ou ne le savent pas, car les médias se tournent régulièrement vers d'anciens porte-étendards souverainistes pour commenter l'actualité politique», se désolent-ils.



L'ancien premier ministre se dit «un peu surpris». «Je ne commente pas les dossiers depuis longtemps. Ça fait longtemps que je ne donne plus d'interviews, que je ne fais plus de points de presse», a-t-il expliqué. Pense-t-il qu'on lui demande de se taire? «Sur ce plan, c'est clair qu'il y a une intention, mais elle est tellement gentiment formulée», a-t-il affirmé en riant.


Pour le reste, il préfère répondre avec sa plume. «Je vais publier lundi une réponse aussi respectueuse que la leur.»

J'ai hâte de lire ça!

Moi, je regarde les nouveaux souverainistes patineux, pissous et frileux et je dis: donnez-moi un Parizeau n'importe quand!

4 juin 2011

Le cerveau aux micro-ondes

Chers lecteurs, j'ai besoin de votre aide et je fais, par la présente, appel à vos connaissances supérieures aux miennes dans le domaine des sciences et de la technologie.

La directrice de mon école a l'intention d'installer des bornes Internet sans fil à la grandeur de l'école l'an prochain. Je connais peu de choses à propos de cette technologie, mais il me semble avoir lu quelque part qu'il s'agissait essentiellement du même type d'ondes qu'émettent les téléphones portables. Or, il semble de plus en plus probable que celles-ci soient nocives pour la santé et peut-être même cancérigènes.

Il me semble également avoir lu que des bornes semblables avaient été enlevées à Paris pour des raisons de santé et de prévention, mais je ne trouve rien sur le net à ce sujet. Est-ce que je me trompe? J'ai rêvé? S'agissait-il d'une technologie différente? Je sais que les Français sont beaucoup plus sensibilisés que nous aux dangers des ondes électromagnétiques... parle-t-on de la même chose?

Bref, comme vous le constatez, je ne sais pas trop de quoi je parle et je mélange tout, alors si vous pouviez me donner un coup de main à remttre de l'ordre là-dedans, ce serait très apprécié. Tout lien vers des sites pertinents serait également bienvenu. Parce que s'il y a effectivement un potentiel dangereux à cette technologie, j'ai bien l'intention de m'y opposer, mais je ne veux pas passer pour un con.

Je vous remercie à l'avance!

L'image provient d'ici.

Des films-cultes?

Le site Forevergeek considère que ces 5 films des années 80 mériteraient le statut de films-cultes:

1. Scanners (1981)

2. Heavy Metal (1981)

3. The Thing (1982)

4. The Last Dragon (1985)

5. Young Sherlock Holmes (1985)


Je n'ai jamais vu le premier, mais je me souviens avoir vu l'affiche. Elle me terrorisait complètement. Bon, j'avais 8 ans, bordel! J'ai vu le deuxième, mais plusieurs années après sa sortie, et c'est effectivement un de mes films-cultes personnels. J'ai également vu le troisième et je me souviens que j'avais beaucoup aimé à l'époque, mais ça fait longtemps en maudit. C'est là-dedans la tête humaine qui se promène avec des pattes d'araignée?

Pour les deux autres, aucune maudite idée où ils sont allés chercher ça...

"J'ai été violée, mais je ne porte pas plainte."

Voilà un des textes les plus émouvants que j'ai lus récemment. Extrait:

Comme la plupart des gens dans ce cas-là, je n'ai pas porté plainte. Pourquoi ? D'abord, parce que j'étais détruite. Les conséquences d'un viol sur la personnalité sont douloureuses et tenaces.


À lire intégralement ici.

Quand le bilinguisme ne s'applique qu'au Québec...

Merci à Yves d'avoir attiré mon attention sur cette nouvelle:

Une amatrice de champagne de Montréal a eu toute une surprise récemment lorsqu’elle s’est rendu compte qu’il est interdit d’importer, même privément, du vin au Québec si l’étiquette n’est pas... bilingue.



(...) Après moult démarches auprès de la société d’État (SAQ), on lui a dit que le producteur devait se conformer au règlement et ajouter de l’anglais à ses étiquettes (vin-wine, produit de France-product of France, contient des sulfites-contains sulfites, etc.) pour envoyer quelques caisses ici, même s’il s’agit d’une commande privée.


(...) Le producteur champenois en question, qui n’exporte pas au Québec et qui vend pratiquement toute sa production localement (comme la grande majorité des petites maisons de cette région), n’a ni les moyens, ni besoin et encore moins envie de traduire ses étiquettes.


(...) La directrice des affaires publiques de la SAQ, Isabelle Merizzi, confirme qu’il est interdit d’importer du vin arborant une étiquette unilingue francophone, même pour une commande privée faite par un individu, mais elle ajoute qu’il s’agit d’exigences de la réglementation fédérale. «C’est le fédéral qui produit les règles, nous, on essaie de se conformer le plus possible», dit Mme Merizzi. (...) Chose certaine, assure Mme Merizzi, aucune bouteille ne peut atterrir sur une tablette de la SAQ ou dans un restaurant sans satisfaire aux exigences de bilinguisme du gouvernement fédéral.


Une vérification faite hier dans la plus grande succursale de la LCBO (pendant ontarien de la SAQ), à Ottawa, démontre que ce règlement fédéral ne s’applique pas, de toute évidence, à l’Ontario, où la société d’État vend du vin aux étiquettes unilingues anglophones à pleine tablette. Y compris des vins canadiens.

Le côté sombre des Schtroumpfs...


Bon, OK, je l'avoue: en relisant les albums une fois adulte avec mon fils, j'ai été un peu indisposé par certains aspects des BD des Schtroumpfs, comme par exemple la Schtroumpfette qui est un stéréotype de bimbo ambulant. Et je sais que c'est con, mais j'étais un peu mal à l'aise d'expliquer à mon fils que lorsque les Schtroumpfs deviennent noirs, ils deviennent méchants. T'sais, c'est le genre de truc que tu ne vois même pas quand tu es flo, mais quand tu es le parent soucieux de l'éducation de son descendant, c'est une autre paire de manche.

Cela étant dit, je trouve que ce type pousse l'analyse critique plutôt loin:

Gargamel est laid, sale, il a le nez crochu. Le méchant sorcier est fasciné par l'or. Tout au long des albums, Gargamel est obsédé par une pierre philosophale qui lui permettrait de changer le métal en or : «Comme les capitalistes occidentaux dans la propagande communiste, Gargamel est mû par la cupidité, l'intérêt égoïste et aveugle. […] Il a tout du juif tel que la propagande stalinienne le représente. […] Son chat s'appelle Azraël. D'Azraël à Israël, le chemin n'est pas long.»


(...) Dans l'album « Les Schtroumpfs noirs », le village est frappé par une épidémie dont une mouche est à l'origine. Les Schtroumpfs contaminés deviennent noirs de peau, ne savent plus parler et mordent leurs congénères. Antoine Buéno écrit : «Cela ne rappelle-t-il rien ? C'est à peu près la manière dont pouvaient être perçus les Africains par les blancs du XIXe siècle.»

Les Schtroumpfs, des antisémites? Hum...

3 juin 2011

Jedi A-Holes Strike Back



Trouvé ici.

William, dégage!



Superbe pub, j'adore!

Tranche de vie des australopithèques

Quelle fascinante découverte: les mâles australopithèques étaient sédentaires alors que les femelles quittaient probablement leur groupe d'origine lorsqu'elles étaient en âge de procréer.

Hormis quelques fossiles et de rares outils de pierre très rudimentaires, il ne subsiste que très peu de traces des australopithèques, lointains cousins des humains modernes qui vivaient voici 2,4 à 1,7 millions d'années, ce qui rend d'autant plus difficile toute théorie sur leur mode de vie. Alors comment l'équipe internationale emmenée par Sandi Copeland, du département d'évolution humaine de l'Institut Max Planck (Allemagne), a-t-elle pu arriver à cette hypothèse audacieuse publiée dans la revue britannique Nature ?


C'est qu'entre autres vestiges, les deux espèces d'hominidés bipèdes (Australopithecus africanus et Paranthropus robustus) qui ont vécu dans des cavernes de l'actuel Transvaal, en Afrique du Sud, ont laissé derrière eux des dents.


Or grâce au laser et à la spectrométrie de masse, l'analyse des dents d'un mammifère permet désormais avec précision de dire si un individu a grandi à l'endroit où il a vécu et où il est mort. Chaque type de sol peut en effet être caractérisé par des variations dans les formes atomiques d'un métal rare, le strontium (strontium 87 et strontium 86). Ce cocktail particulier d'isotopes de strontium se reflète dans la nourriture absorbée par les mammifères, qui se retrouve à son tour dans les traces de strontium contenues dans l'émail des dents. Et comme le strontium se fixe dans l'émail avant l'âge adulte, sans être ensuite modifié par des processus biologiques, il constitue un indicateur précieux pour suivre la piste des australopithèques sud-africains.


Après avoir analysé 19 dents de ces hominidés, l'équipe de Sandi Copeland en conclut que les individus les plus grands, et donc probablement les mâles, s'étaient nourris essentiellement près des cavernes où ils vivaient. A l'inverse, les plus petits, vraisemblablement des femelles, s'étaient nourris hors de cette zone géologique avant l'âge de huit ans.


L'étude suggère que les mâles australopithèques auraient donc eu un comportement sédentaire, restant au sein de leur groupe natal («philopatrie») dans une zone géologique de seulement 30 km2.


Les femelles quant à elles seraient venues de zones plus éloignées, et donc d'autres groupes familiaux, pour se joindre à la famille des mâles lorsqu'elles auraient atteint l'âge de se reproduire («exogamie»).


Une différence de comportements entre les sexes qui se retrouve chez les chimpanzés, les bonobos et dans de nombreuses sociétés humaines, relèvent les auteurs de l'étude.

Bravo Amir!

La nouvelle qui m'a le plus fait sourire cette semaine:

Les salves d'Amir Khadir attirent l'attention de l'autre côté de la flaque. Le Daily News, tabloïd anglais, a consacré un article hier à ses attaques contre la famille royale.



Le quotidien à sensation qualifie «d'outrage» les propos du seul député de Québec solidaire. La veille, M. Khadir avait qualifié la monarchie de «système parasitaire». Il dénonçait le fait que les contribuables québécois aient à payer tous les coûts de la visite officielle du prince William et de sa femme Kate Middleton, les 2 et 3 juillet. Il les comparait à des nanocéphales ou à d'autres curiosités humaines d'un cirque qu'on utilise pour attirer l'attention de la planète et de ses touristes potentiels. Il annonçait aussi son intention de manifester avec le Réseau de résistance québécois, un groupe indépendantiste radical.


Dans le titre, le quotidien souligne que M. Khadir est né en Iran. En sous-titre, on rappelle qu'il a déjà lancé un soulier sur une affiche du président américain George W. Bush.


On avance aussi qu'aux yeux du reste des Canadiens qui aiment la famille royale, le Québec serait «la sangsue» du pays. En fait, cette affirmation est seulement fondée sur un commentaire de lecteur laissé sur le site du National Post.

Évidemment, le parti libéral et l'ADQ n'ont pas manqué l'occasion de se mettre à genoux et de demander pardon:

En qualifiant le couple princier de «parasite», M. Khadir aurait provoqué la «furie», dit le Daily News. Le quotidien cite la vice-première ministre Nathalie Normandeau, qui assure que plusieurs Québécois respectent beaucoup les représentants de la monarchie britannique. On rapporte aussi que le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, juge que M. Khadir a «déshonoré» le Québec.

Mais tu sais, Amir, quand ce qu'on dit fait chier CTV News (allez voir les commentaires de tous ces Anglos racistes qui veulent le retourner en Iran!), c'est qu'on est sur la bonne voie! Bravo! Lâche pas!

Tarkin


Croyez-le ou non, ceci est un buste fait de silicone! Incroyable, n'est-ce pas? Les détails et les textures sont d'un réalisme ahurissant...

Trouvé ici.

L'art de se débarrasser d'un chat

J'adore les chats... bien élevés! Pas ceux qui traînent dehors à longueur de journée, qui se montrent agressifs avec les enfants et qui brûlent mes plantes en pissant dessus. Si j'attrape le tabarnak qui pisse juste à côté de ma porte d'entrée, je lui botte le cul. Non mais... peux plus sortir de chez nous sans que ça sente la pisse, bordel!

Si cette fascinante expérience s'était soldée par un succès, je crois que je l'aurais essayée... malheureusement, il me faudra trouver une autre solution.



Trouvé ici.