29 avril 2012

Ce ne sont pas tous les couples qui survivent à IKÉA!

Ignorance abyssale



Ça marche, essayez ça! Vous allez tomber en bas de votre chaise!

Voici ce que j'ai obtenu comme résultat:



Trouvé ici.

Ça me rassure de ne pas être le seul qui y a pensé...

Les merveilles de la technologie moderne

Iron Man: Extremis



Le "motion comic" est maintenant disponible gratuitement et dans son intégralité sur Youtube. J'ignore si Marvel laissera faire ou si le vidéo sera retiré bientôt, alors profitez-en pendant que ça passe!

Trouvé ici, sur le Marvel Blog de JP.

L'importance de la science

Scientifiques sous étroite surveillance

Au Canadâ, cette terre de démocratie et de liberté, les scientifiques qui étudient l'environnement et le climat ne peuvent s'adresser aux médias sans la présence d'un chaperon du gouvernement qui les surveille et les enregistre!

Je ne vous niaise même pas.

Extrait de l'aberrante nouvelle:


Government media minders are being dispatched to an international polar conference in Montreal to monitor and record what Environment Canada scientists say to reporters.


The scientists will present the latest findings on everything from seabirds to Arctic ice and Environment Canada’s media office plans to intervene when the media approaches the researchers, Postmedia News has learned.


Media instructions, which are being described as a heavy-handed attempt to muzzle and intimidate the scientists, have been sent to the Environment Canada researchers attending the International Polar Year conference that started on Sunday and runs all week.


“If you are approached by the media, ask them for their business card and tell them that you will get back to them with a time for (an) interview,” the Environment Canada scientists were told by email late last week.


“Send a message to your media relations contact and they will organize the interview. They will most probably be with you during the interview to assist and record,” says the email obtained by Postmedia News.


The memo, signed by Kristina Fickes, an Environment Canada senior communications adviser, goes on to say that recordings of interviews are to be forwarded to the department’s media relations headquarters in Ottawa. 


(...) Others see it as the latest evidence of the warped culture of obsessive information control inside the Harper government. 


"Until now such a crude heavy-handed approach to muzzle Canadian scientists, prior to a significant international Arctic science conference hosted by Canada, would have been unthinkable,” says a senior scientist, who has worked for Environment Canada for decades. He asked not to be identified due to the possibility of repercussions from Ottawa.


The memo is clearly designed to intimidate government scientists from Environment Canada,” he says. “Why they would do such an unethical thing, I can’t even begin to imagine, but it is enormously embarrassing to us in the international world of science." 


Climatologist Andrew Weaver, at the University of Victoria, agrees.


“It’s going from bad to worse,” says Weaver, a vocal critic of the way the federal government has been silencing and muzzling scientists in recent years. He describes the email instructions to the polar scientists as “unbelievable.” 
He also says the instructions are also “absurd” since anyone — including a journalist — is allowed to ask questions after presentations at scientific conferences. It is also common for the media to conduct impromptu interviews with speakers immediately following sessions to clarify details before filing stories on tight deadlines.


Having media minders take charge of arranging interviews and sending recordings to Ottawa is reminiscent of the way the Soviets used to send KGB agents to conferences with scientists during the Cold War, says Weaver. “It’s an affront to democracy.”


There is growing concern in many quarters about what is being viewed as the government’s excessive information control.


Last week, the Ottawa Citizen reported how a reporter’s simple question about a Canada-U.S. study on snow generated a blizzard of paper at the National Research Council. 


While a NASA scientist was free to pick up the phone and answer questions in a simple 15-minute interview, the NRC declined to let anyone speak with the reporter about the snow study. Instead 11 people in the Canadian agency eventually produced a list of equipment used in the study — information of little use in the story.


Environment Canada’s media office also often takes hours if not days to answer reporters’ questions, and to decide whether interviews will be granted.


Johnson took more than four hours Sunday to respond to a question about why Environment Canada wants to record interviews with its scientists, saying by email that the department maintains "a record of interviews in case of discrepancies."


Several organizations say they are concerned with the silencing of Canada’s federal scientists. Most recently PEN Canada called on the government to ensure that any restraints on the free flow of scientific information are lifted immediately. 

Les études qu'on nous cache

Oui, vous avez payez pour, mais vous ne pouvez pas les lire!

S'il fallait que vous découvriez la vérité! Ce serait terrible!

Extrait de la scandaleuse nouvelle:


Québec cache une dizaine d'études sur le fonctionnement du fédéralisme canadien. Les 10 études, commandées entre 2006 et 2009, ont coûté au total 153 000$ aux contribuables, a révélé mercredi le député péquiste de Marie-Victorin, Bernard Drainville, en réclamant au gouvernement de les rendre publiques.


En Chambre, M. Drainville a dit s'interroger sur les motifs du gouvernement derrière son choix de ne pas rendre publiques ces études. On ignore de plus pour quelle raison et à quelles fins elles avaient été commandées par Québec. Les contrats ont été accordés à six personnes ou firmes différentes à un coût variant entre 5000$ et 50 000$.


La rédaction de ces études avait été planifiée par le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC), qui relevait alors du ministre Benoît Pelletier.


Les études portent sur divers sujets, allant du droit constitutionnel à l'avenir du Québec au sein de la fédération canadienne.


Au nom du gouvernement, c'est le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, qui a tenté de justifier la situation, en invoquant la loi d'accès à l'information. Paradoxalement, cette loi donne le pouvoir au gouvernement de ne pas donner accès à certains documents gouvernementaux.

CONVENTUM de Pascal Girard


On est tous passés par là, à un moment où à un autre. Personne n'y échappe. C'est un moment terrible à passer, mais c'est inéluctable... comme les impôts et la mort.

Le personnage principal de cette BD n'est pas épargné, à son grand désarroi. L'invitation arrive par la poste, une matin, et vient complètement perturber sa vie.

"Mais de quoi parles-tu à la fin?" me demanderez-vous?

Ben... de la très redoutée invitation pour les retrouvailles de secondaire, quelle question!

On réagit tous différemment à cette invitation effroyable. Pascal, lui, se comporte comme tout bon névrosé obsessionnel qui se respecte: il hante les couloirs sombres de Facebook pour voir de quoi ont l'air les filles de sa promotion, il se met à courir pour perdre du poids, il se retrouve plongé dans la tourmente de son adolescence, il ne dort plus.

Et quand vient enfin le jour fatidique, tout tourne au désastre, évidemment. Il est si nerveux, si inconfortable et si socialement inepte qu'il réussit à se mettre à dos à peu près tout le monde.

J'ai lu cette BD d'un seul trait avec un mélange d'amusement et de consternation. Amusement, parce que les gags sont nombreux et souvent très réussis. Consternation, parce que je me reconnaissais parfois un peu trop dans ce personnage maladroit et inconfortable. Mais bon, un peu d'introspection ne fait pas de mal, pas vrai? ;-)

Ça demeure une belle lecture que je recommande.

Et si vous êtes comme moi, en refermant cette BD, vous vous direz: "Esti que j'ai bien fait de ne pas me présenter à mes propres réunions de secondaire!" ;-)




kayceeus

Maciej Perkowski

Banu Andaru Adhimuka

Rob Rey

28 avril 2012

IRON MAN vol.7: My Monsters


Comme ce recueil contient plusieurs histoires distinctes, je vais donc les traiter séparément.

MANDARIN: THE STORY OF MY LIFE (Iron Man Annual 2011)

Jun Shan est un cinéaste chinois au sommet de sa gloire. Il est adulé des foules, ses films sont célébrés comme des chefs-d'oeuvre et il rafle tous les prix, tous les trophées. Ajoutez à ceci la belle Chuntao, sa femme qu'il adore, et vous avez un véritable conte de fée.

Malheureusement, le rêve se transforme subitement en cauchemar lorsque les hommes du Mandarin s'emparent de Shan et de sa femme. Cette dernière est maintenue en vie, prisonnière dans le harem du Mandarin, à condition que Jun Shao accepte de réaliser son film le plus ambitieux en carrière: l'histoire de la vie de son geôlier et tortionnaire, le Mandarin.

Shao réalise rapidement que la version des faits du Mandarin, qui se dépeint comme un véritable héros de la Chine, ne sont qu'un tissu de mensonges. Il décide donc de tourner secrètement des scènes qui racontent la véritable histoire du Mandarin, le récit beaucoup moins glorieux d'une brute cruelle et sanguinaire. Shao remportera-t-il son pari? Arrivera-t-il à terminer son film comme il l'entend, sans que le Mandarin s'en aperçoive? Réussira-t-il à sauver sa femme des griffes du monstre?

Wow! Quel récit captivant! Quelle tension absolument insoutenable! Moi qui n'aime pourtant pas particulièrement le Mandarin, j'ai été soufflé par cette histoire extraordinaire. Mon problème avec ce personnage, c'est que je l'ai toujours trouvé mal défini. Ses ambitions ont toujours été obscures et changeantes, ses initiatives confuses et aléatoires, les ressources à sa disposition improvisées au gré des scénaristes qui l'utilisaient. Mais ce scénario de Fraction a le mérite de mettre enfin de la viande sur l'os. On sait désormais d'où sort le Mandarin, quelles sont ses origines, quelle est la source de sa haine et quelles sont ses ambitions. Il était temps! Pour ce qui est des dessins de Carmine Di Giandomenico, ils sont tout simplement à se péter la tête sur les murs. Magistral!



WHAT IT WAS LIKE, WHAT HAPPENED, AND WHAT IT'S LIKE NOW (Iron Man #500.1)

Tony Stark est dans un sous-sol d'église. Il participe à une rencontre des A.A. Il passe sa vie en revue, parle de son enfance, de ses parents. Il parle de son problème d'alcool, bien sûr, mais aussi de son autre grande faiblesse: les femmes. Puis, de façon moins précise et plus parabolique, il parle de ses tribulations en tant qu'Iron Man, sans jamais le dire clairement.

Tout au long du récit, on suit le petit discours de Stark tout en étant privilégiés de plonger dans ses souvenirs afin de voir ce que ses mots anodins et ses descriptions floues cachent vraiment. C'est réussi, bien qu'il ne s'agisse pas d'une idée originale. En effet, Sholly Fisch avait pondu une histoire très semblable dans les pages de MCP #8 en 1988. L'histoire de Fraction est toutefois plus longue et demeure malgré tout divertissante... à part pour quelques petites inexactitudes à propos de la continuité que seuls les vieux freaks comme moi décèleront. Autre petite déception: à la fin de cette histoire, Stark découvre que lui et Pepper ont fait l'amour avant que ses souvenirs soient effacés. La conversation se passe au téléphone. Disons que ça aurait pu être plus intense comme moment.

HOW I MET YOUR MOTHER (Iron Man #500.1)

Dans un riche casino européen, une jolie femme tente par tous les moyens de perdre de grosses sommes d'argent à une table de baccarat. La scène ne manque pas d'attirer l'attention d'un bel homme moustachu, habillé d'un tuxedo. On croit immédiatement avoir à faire à Tony Stark. À tort d'ailleurs. Lorsque le type en question tente d'approcher la jeune femme pour s'assurer qu'elle va bien, il est rudoyé par deux gorilles. Mais la jeune femme perd une boucle d'oreille, ce qui donne un prétexte à son chevalier pour la suivre. Il découvre que la jeune femme escorte (dans le sens non-sexuel du terme) un type sans scrupules nommé Obadiah Stane. Notre gentleman à moustache a tôt fait de séduire la délicieuse demoiselle en détresse, de maîtriser les gorilles et de la subtiliser à un Obadiah Stane, fou de rage.  On apprend alors que le nom ce mystérieux homme en tuxedo est Stark... HOWARD Stark. La jeune femme se nomme Maria. Il s'agit donc de la première rencontre de ceux qui deviendront les parents de Tony Stark.

Voilà une belle petite histoire fort divertissante qui ajoute des détails anecdotiques mais très intéressants à propos des origines insondées d'Iron Man. Elle permet également de mieux comprendre cette haine que Stane a voué, plusieurs années plus tard, à Tony Stark. Les dessins de Howard Chaykin sont dynamiques, amusants et parfaits pour cette histoire.

THE NEW IRON AGE (Iron Man #500, voir ici, ici et ici).

C'est le 500e numéro de la série Iron Man et pour marquer cette occasion historique, Fraction nous en met vraiment plein la gueule. Cette histoire, qui nous plonge successivement dans le présent et dans un lointain avenir, est tout simplement épique.

Dans le présent, Tony Stark fait appel à Peter Parker pour l'aider à percer un mystère. Avant que les souvenirs de Stark soient effacés, les deux hommes travaillaient sur un projet ultra-secret. Stark tente de découvrir de quoi il s'agissait. Avec l'aide de Parker, il comprend enfin qu'il s'agit d'une arme extrêmement dangereuse et que celle-ci s'est retrouvée dans les mains d'un groupe terroriste. Iron Man et Spider-Man s'empressent de passer à l'offensive afin de neutraliser cette technologie avant qu'elle soit utilisée à mauvais escient.

Parallèlement à tout cela, en l'an 2052, on entrevoit une dystopie cauchemardesque dans laquelle le Mandarin domine le monde grâce à la technologie de Tony Stark. Ce dernier est un vieillard, mais il est toujours vivant. Complètement brisé par le cruel Mandarin, il sert de batterie humaine à ce dernier. Mais deux autres membres de la famille Stark vivent également dans ce monde abominable et tentent par tous les moyens de renverser le tyran. Il s'agit de Howard Anthony Stark II, le fils de Tony, et de Ginny Stark, sa petite-fille.

Or, leur seule chance de remporter la victoire face aux forces invincibles du Mandarin réside dans le présent. Tony Stark pensera-t-il à cacher une commande d'auto-destruction au coeur de sa technologie volée, afin de la neutraliser si elle refait surface? Et s'il le fait, la pitoyable épave servile qu'est le vieux Stark aura-t-il la présence d'esprit de l'activer à temps?



C'était du bonbon, cette BD. Que dire de plus? Du vrai bonbon magnifiquement rendu par plusieurs artistes tous plus talentueux les uns que les autres. Si talentueux, en fait, que les dessins de Salvador Larroca, l'artiste régulier de la série, semblent parfois un peu monotones et ennuyeux en comparaison.

Divers futurs possibles de Tony Stark ont déjà été imaginés par le passé, mais je crois que c'est la première fois qu'il soit question d'une descendance. J'en suis ravi!

Les lecteurs de ce blogue savent que les derniers numéros de la série Iron Man m'ont souvent laissé un peu froid, mais ce recueil-ci vient mettre du baume sur mes plaies!

Espérons que Fraction saura continuer à nous pondre des scénarios aussi captivants que ceux-ci dans les mois à venir!!

Complot électoraliste?


La crise provoquée par l'augmentation annoncée des frais de scolarité perdure et s'enfonce.

Le gouvernement, après des semaines d'inaction et de mépris, après avoir tenté sans succès de diviser le mouvement étudiant pour mieux l'affaiblir, a finalement décidé de s'asseoir et de parler. Mais dès le processus entamé, il l'a saboté lui-même en foutant à la porte la plus importante des associations étudiantes.

Je regarde ça et je ne vois que deux explications possibles à ce fiasco:
1- On est en présence du gouvernement le plus inefficace, le plus incompétent, le plus idéologue, le plus intransigeant, le plus arrogant et le plus déconnecté de l'histoire du Québec.
2- Le parti libéral croit qu'il fera des gains électoraux en laissant ainsi pourrir la situation.

N'étant pas très friand des théorie de complot, je croyais davantage à la première explication.

Mais ces derniers jours, la seconde thèse semble gagner en crédibilité:


Bernard Descôteaux: "Le gouvernement Charest ne peut persister pour sa part à ne faire aucun compromis. Il a fait oublier la bourde commise par le premier ministre vendredi en invitant les étudiants à discuter pour aussitôt mettre des obstacles nouveaux sur la route d’une reprise de pourparlers. À tort ou à raison, il nous laisse croire que ce qu’il veut est réunir les conditions gagnantes d’une prochaine élection dont le thème sera «Qui mène au Québec? Les élus ou la rue?»


Marie-Andrée Chouinard: "On parle des étudiants comme s’ils était tous des casseurs, mais comment recevoir la volte-face policière d’hier soir après cette manifestation menée dans le centre-ville montréalais dans un appréciable calme? Une autre couche de provocation, rien de moins. On parlera seulement des excès des jeunes, mais la marche d’hier a été perturbée par la police sans qu’on n’y comprenne rien. Jusqu’à l’assaut des troupes policières, tout se passait bien. Cette confusion entretenue de manière volontaire, où l’on tronque une portion de la réalité au gré des humeurs officielles, ne peut plus durer. La vraie ambiguïté est du côté du gouvernement, dont on peine à comprendre la stratégie. Tout cela mènera-t-il à des élections? Si oui, qu’on le dise clairement!


(...) Les libéraux auraient-ils à gagner à déclencher des élections sur un tel grabuge? Certains semblent penser que oui, même si cela a des allures très nauséabondes de machiavélisme, dans le sens où ce serait gouverner sans morale. L’odieux porté hier par la ministre Beauchamp se retournera contre les étudiants, si d’aventure les choses dérapaient encore au-dehors. Est-ce là le souhait d’un gouvernement sans scrupule?"



Jean Lapierre: "J'ai l'impression qu'on est en train de jouer dans le scénario d'un film pour une crise fabriquée de toute pièce. Au fond, là, de plus en plus, on a l'impression que le gouvernement est en train de tenter de s'ouvrir une fenêtre pré-électorale sur le dos des étudiants (...) hier, on étais dans une opération, j'appellerais (...) diabolisation, mais c'est clair que là, on se cherche une face à claques. Mais là, de penser qu'il (Gabriel Nadeau-Dubois) est l'ennemi public numéro un, un genre de mini-ben Laden, n'exagérons pas! (...) Les vieilles mains libérales m'appellent, me disent: "Jean, ça rapporte énormément dans les comtés en dehors de Montréal."


Michèle Ouimet: "Depuis deux semaines, le gouvernement fait du détournement de débat. Il a posé des conditions avant d'accepter de négocier, d'abord en exigeant que toutes les associations dénoncent la violence, puis en ordonnant une trêve. Le gouvernement tient un double discours: intraitable avec la CLASSE, plus souple avec la FECQ et la FEUQ, dans le but évident de diviser le mouvement étudiant. La trêve, par exemple. Une association membre de la FEUQ a manifesté à Rimouski en pleine trêve. La ministre n'a rien dit. Par contre, une manifestation qui n'avait pas été organisée par la CLASSE, mais qui était annoncée sur son site web, a aussitôt fait réagir Line Beauchamp. Elle a rompu les négociations et expulsé la CLASSE. Deux poids, deux mesures. (...) Les étudiants et les négociateurs mandatés par Line Beauchamp ont discuté pendant 40 heures au début de la semaine. La ministre n'a passé qu'une heure à la table des négociations. Une toute petite heure, pourtant, le Québec vit la grève la plus importante de son histoire et 170 000 étudiants risquent de perdre leur trimestre. Qu'avait-elle de plus urgent à faire?"


Patrick Lagacé: "Robert Dutil — ou plutôt devrais-je dire Robert «Laissez les policiers faire leur travail» Dutil, tant il se refuse d’ordinaire à commenter tout travail policier susceptible de venir gratter dans la cour de sa famille politique — qui a carrément accusé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, d’inciter à la violence : «La CLASSE, manifestement, encourage la violence. [...] C’est un mode opératoire qu’ils ont adopté et c’est malheureux.» Passons sur le fait que l’incitation à la violence est une infraction criminelle, passons sur le fait que le SPVM a déjà dit publiquement que les manifs qui dégénèrent sont le fruit de casseurs qui ne sont pas forcément reliés à la CLASSE et qu’on a donc ici un ministre de la Sécurité publique qui accuse publiquement un individu sans avancer de preuve, se substituant aux flics, passons sur le fait que le ministre de la Sécurité publique traite — selon les mots de Jean Lapierre, ce matin, chez Paul Arcand — comme l’«ennemi public numéro un».


Ce qui apparaît de plus en plus clair, c’est que s’il y a des élections prochainement au Québec, le Parti libéral ne va pas se battre contre le PQ et la CAQ. Le PLQ va faire campagne contre la CLASSE, incarnée par Gabriel Nadeau-Dubois. Comment je disais ça, hier, dans ma chronique ? Ah, oui, «faire oublier l’essentiel», l’essentiel étant l’insatisfaction des Québécois face à ce gouvernement, usé par neuf ans de pouvoir et un tas de scandales où les amis du pouvoir avaient, curieusement, des rôles."


André Pratte (oui, même lui!): "Cependant, l'expulsion des représentants de la CLASSE de la table de négociation - même s'ils y étaient, le gouvernement pourrait fort bien ignorer leurs demandes - suscite un doute: si les libéraux voyaient un intérêt partisan dans la prolongation de la crise?"


Vincent Marissal: "C’est à croire que c’est le gouvernement du Québec contre Gabriel Dubois-Nadeau! C’est à croire que les libéraux veulent en faire l’enjeu de la prochaine élection! C’est à croire que le gouvernement se cherche un vilain et tente d’y associer tous ceux qui le soutiennent, le Parti québécois au premier chef. Jeudi matin, à l’Assemblée nationale, le premier ministre a dit que son gouvernement refuse de négocier avec des gens (la CLASSE de GND) qui ne partagent pas ses valeurs. Du coup, il a lié Pauline Marois aux radicaux parce que celle-ci porte le carré rouge. Je devrais peut-être me méfier des très nombreux parents, dans la cour d’école de mes enfants, qui portent le carré rouge en signe de solidarité au mouvement étudiant. Sont-ce de dangereux radicaux qui véhiculent des valeurs antidémocratiques jusqu’aux portes de la maternelle?


Cette personnalisation est grotesque, puérile et, surtout, ça ne sert rien ni personne, sinon, peut-être les intérêts électoralistes de Jean Charest. Gabriel Nadeau-Dubois prend de la place, vrai, mais ce n’est tout de même pas Ben Laden! Les membres du gouvernement libéral acceptent régulièrement de s’asseoir avec des gens aux valeurs passablement plus toxiques, mais il est vrai que ceux-ci laissent parfois un chèque…


On irait vraiment en élections au Québec sur le dos des associations étudiantes? Jean Charest contre Gabriel Nadeau-Dubois? Soyons sérieux! Ce gouvernement usé irait vraiment en élection pour défendre une hausse de droits de scolarité? Méchant projet de société!


Remarquez, Jean Charest ne peut tout de même pas affronter l’électorat en défendant son bilan. La confrontation avec les leaders étudiants lui permettrait d’avoir l’air «tough» contre le PQ sympathiques aux associations étudiantes et, en prime, cela ferait écran de fumée devant les problèmes de corruption qui plombent le PLQ. Jean Charest ne peut pas, non plus, refaire une campagne sur la crise économique. Et il a tout intérêt à y aller avant que certains n’aillent déballer leur sac devant la Commission Charbonneau. Au point où il en est, il n’a pas grand chose à perdre. Le Québec, par contre…"







Vie martienne


“To paraphrase an old saying, if it looks like a microbe and acts like a microbe, then it probably is a microbe,” says Joseph Miller. “The presence of circadian rhythmicity and a high degree of mathematical complexity most likely means Viking discovered microbial life on Mars over 35 years ago.”



Trouvé ici.

La vie secrète du plancton

Deux chocs

Ça fait p'tit un bout que je n'ai pas donné de mes nouvelles... alors, en voici.

Je vais généralement très bien. Le retour au travail à plein temps s'est effectué sans trop de heurts, à part une certaine fatigue. Vraiment exigeant comme job. Le choc post-traumatique semble être derrière moi. À tous les matins, je passe à l'endroit exact où s'était déroulé tout le drame, sans même y penser la plupart du temps. J'ai seulement eu deux petits moments désagréables en rapport avec celui-ci.

Un matin, je suis arrivé tôt, je suis monté dans ma classe, j'ai enlevé mon manteau, j'ai démarré mon ordi, j'ai rempli un formulaire et je suis descendu pour le porter à la secrétaire... et là, j'ai été soudainement frappé d'un intense sentiment de déjà vu. J'étais effectivement en train de reproduire exactement tout ce qui s'était passé ce matin-là. J'ai senti une poussée de stress... mais je suis tout de même aller porter la feuille et, comme tout était normal, ça a rapidement retombé.

Puis, cette semaine, un deuxième choc plus grand. J'avais la photo du personnel dans les mains, prise au début de l'année. Je l'ai sortie d'un fond de tiroir parce que j'essaie de "matcher" une ortho de l'école avec un de mes chums et je voulais qu'il la voie. Puis, en la parcourant des yeux (la photo, pas l'ortho), je suis tombé sur son visage. C'était la première fois que je le voyais depuis sa mort. J'ai gelé. J'avais comme l'impression qu'il me regardait, vivant, avec sa couleur normale... tout le contraire de ce qu'il était la dernière fois que je l'ai vu. Ça a été un solide choc. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé, là, debout derrière mon bureau,  à fixer cette crisse de photo. Ça m'a vraiment ébranlé.

À part ces évènements plutôt anecdotiques, tout baigne. Ma motivation et mon enthousiasme sont généralement à des sommets que je n'ai pas atteints ces dernières années. J'sais pas si c'est parce que je suis plus reposé, plus recentré ou si c'est juste les médicaments. J'essaie de me faire croire que c'est moi! ;-)

Je suis inquiet pour les résultats des élèves aux examens du ministère. J'ai été absent quatre mois et ça paraît en esti. Mais bon, on met les bouchées doubles.

Hier a été une journée géniale. J'ai fait comme je fais toujours après la visite de l'infirmière, j'ai consacré du temps pour répondre aux questions des élèves. Le problème, c'est que l'infirmière arrive avec ses p'tits cours préparés d'avance pour leur parler de puberté (uniquement du point de vue anatomique) et d'ITS (pour les terroriser), mais elle ne prend jamais le temps de vraiment les écouter. Et de toute façon, ils la connaissent à peine, alors ils ne posent aucune question. C'est dramatique, parce que ces jeunes débordent de questions et ils n'ont personne à qui les poser (j'étais moi-même dans cette situation à cet âge). Alors je me fais un devoir d'y consacrer du temps de qualité. Je leur fais écrire leurs questions de façon anonyme, afin qu'ils se sentent complètement libres d'écrire ce qui les préoccupe vraiment, et je prends le temps nécessaire pour répondre à tout.

J'avais prévu consacrer deux périodes à l'exercice, hier. Finalement, j'ai passé trois périodes là-dessus (et il me reste encore des questions). C'était tout simplement génial. Au début, ils étaient congelés, évidemment. Mais quand ils ont vu que je ne ressentais absolument aucun malaise à parler de sexualité, ils sont devenus progressivement de plus en plus à l'aise. Après un moment, ils levaient la main pour poser des questions ou demander des précisions. Je ne les avais jamais vus aussi attentifs, aussi fascinés, aussi captivés par ce que je disais. C'était formidable. Trois belles périodes d'apprentissage intense. J'ai nommé des réalités, j'ai apaisé des inquiétudes, j'ai démystifié des tabous... le tout dans une atmosphère décontractée et amicale. On a beaucoup ri aussi. C'était vraiment extraordinaire. J'étais en feu. Je suis sorti de l'école hier le menton bien haut avec un immense sentiment de fierté et la conviction d'avoir réellement eu un impact et d'avoir accompli quelque chose de merveilleux dans ma journée.

C'est pour des moments comme ceux-là que je continue dans ce foutu métier.

Alors en gros, c'est pas ma ça. Ah, je m'entraîne trois fois par semaine dans ma classe, sur l'heure du dîner. C'est une résolution que je suis très fier de maintenir. Et je me suis un peu pogné avec mon boss, mais ça, c'est une autre (longue) histoire...

Je vous raconterai peut-être ça une autre fois, même Prof-Heure, même Prof-Poste! ;-)


Les 50 répliques les plus cruelles


Quelques-unes de mes préférées (toutes plus charmantes les unes que les autres):

THE MATRIX
"HUMAN BEINGS ARE A DISEASE, A CANCER OF THIS PLANET. YOU'RE A PLAGUE AND WE ARE THE CURE."
Agent Smith (Hugo Weaving)

GLADIATOR
"THEY TELL ME YOUR SON SQUEALED LIKE A GIRL WHEN THEY NAILED HIM TO THE CROSS."
Commodus (Joaquin Phoenix)

REVOLUTIONARY ROAD
"YOU'RE NOT WORTH THE TROUBLE IT WOULD TAKE TO HIT YOU! YOU'RE NOT WORTH THE POWDER IT WOULD TAKE TO BLOW YOU UP. YOU ARE AN EMPTY, EMPTY, HOLLOW SHELL OF A WOMAN."
Frank Wheeler (Leonardo DiCaprio)

SWIMMING WITH SHARKS
"YOU ARE NOTHING! IF YOU WERE IN MY TOILET I WOULDN'T BOTHER FLUSHING IT. MY BATHMAT MEANS MORE TO ME THAN YOU!"
Buddy (Kevin Spacey)



Trouvé ici.

Survivrais-tu longtemps dans un film d'horreur?

Quand Batgirl parlait d'égalité...

Anthony Hopkins en Alfred Hitchcock

Feminity Crisis!



Un peu fucké... mais drôle en même temps.

Trouvé ici.

Pedro Moretto

Dmitry Prosvirnin

Aphrodite-NS II

Evolluisionist

25 avril 2012

AÂMA tome 1



Tu ouvres des yeux larmoyants. Tu vois ta main droite. Tu es couché sur le ventre, sur un sol aride et dépourvu de végétation. En fait, tu es étendu au sommet d'une espèce d'étrange volcan, dépourvu de cratère, d'où s'échappe une fumée très dense qui n'arrive pas à s'élever dans les airs. Tu t'assois, sous un ciel jaune. Tu n'as aucune idée où tu es. Mais il y a pire. Tu ne sais même QUI tu es. Ton seul souvenir est le visage d'une petite fille. Lilja. Ta fille.

Puis, tu aperçois du coin de l'oeil, à ta droite, que quelqu'un gravit le volcan et se dirige vers toi. C'est un gorille. Il porte une sacoche en bandoulière. Ses jambes sont complètement dépourvues de poils. Il sourit, semble être heureux de te voir. Il connaît ton nom. Il dit s'appeler Churchill. Il t'explique qu'il est, en fait, un robot. Tu le bombardes de question. Il t'explique qu'il n'a pas le temps de répondre, qu'il faut partir d'ici au plus vite. Mais pour assouvir ta curiosité, il te tend ton journal intime, afin que tu puisses le consulter en route.

Ainsi début l'aventure de Verloc Nim. Difficile d'imaginer plus intriguant que ça, n'est-ce pas?

La suite du récit nous plonge dans un univers futuriste à la fois glauque, très original et profondément intriguant. On n'est pas du tout dans le cliché ici. Pas de technologie calquée sur Star War ou Star Trek, pas de grande guerre intergalactique entre le bien et le mal. On est dans un tout autre registre. Une vraie bouffée d'air frais pour un genre qui nous sert trop souvent du réchauffé.

Frederik Peeters est un bédéiste au sommet de son art. Ses dessins sont magnifiques sans être trop exubérants de détails superflus. Il sait utiliser les prises de vue avec une main de maître, valsant avec les plans et les angles tel un véritable maestro. Les décors et les technologies sont surprenants et uniques. Son scénario est formidable. Les relations complexes entre les personnages et les dialogues sont captivants. Les personnages sont vibrants de complexité, d'humanité et de vie.

J'ai absolument adoré. Et j'ai vraiment hâte de lire la suite!



Vers une indépendance éventuelle

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est nul autre que Michael Ignatieff, ex-chef du parti libéral du Canada, en entrevue à la BBC (cliquez ici pour le vidéo):


Ignatieff pointed to Canada's experience with the Quebec sovereignty movement; he said Canada reacted by transferring power to Quebec to satisfy its growing aspirations for autonomy — but he suggested that solution is only temporary. (Des nouveaux pouvoir pour apaiser le Québec? Ben voyons donc, où va-t-il chercher ça???)

"It’s a kind of way station — you stop there for a while," Ignatieff said.


"But I think the logic, eventually, is independence. Full independence."


Asked by his Scottish interviewer whether he was talking about independence for both Quebec and Scotland, Ignatieff replied: "I think, eventually, that's where it goes."


(...) "The problem here is we don’t have anything to say to each other anymore," he said. "There’s a kind of contract of mutual indifference, which is very striking for someone of my generation."


It wasn't always this way, he told his British audience.


When he was younger, Ignatieff suggested, Quebec played a central role in the Canadian identity.


"I can't think of this country without Quebec. Je parle français. And when I think about being a Canadian, speaking French is part of it," Ignatieff said.


"But that's not the way most English Canadians now think of their country. They might have done 30 or 40 years ago, when we thought we could live together in this strange hybrid country called Canada.


"Now effectively, we’re almost two separate countries."





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