31 mai 2012

Les négos sont rompues!!



Extrait de la nouvelle:

Après quatre jours de négociations où les associations étudiantes et la partie gouvernementale ont proposé de nombreuses offres pour terminer le conflit étudiant, voilà que tout se termine de manière abrupte cet après-midi. Les négociations sont officiellement rompues.

Et regardez ça, les libéraux se sont foutus de la gueule des jeunes avec des offres pitoyables tandis que ces derniers arrivaient avec un compromis réfléchi, intéressant et honorable:

(...) Le gouvernement avait fait deux offres aux associations étudiantes. La première diminuait de 35$ la hausse des droits de scolarité, ce qui a été rejeté par les leaders étudiants. Par la suite, la ministre de l'Éducation aurait proposé une hausse de 100$ la première année et 254$ la deuxième année, pour ensuite augmenter les droits de scolarité de 254$ sur une période de six ans.


De son côté, les associations étudiantes - unies autour de la table - ont également proposé de nombreuses contre-offres au gouvernement. La première mise sur la table visait à annuler la hausse des droits de scolarité sur une période de deux ans, en annulant le crédit d'impôt offert aux étudiants, le temps de tenir une conférence globale sur la gestion des universités. Après cette période de deux ans, la hausse aurait été de 1270$ sur une période de cinq ans.


De cette manière, les étudiants obtenaient un genre de moratoire sur la hausse des droits de scolarité, à coût nul pour les contribuables - ce que réclamait le gouvernement - dans l'espoir que le Parti libéral du Québec soit défait aux prochaines élections générales qui devraient se tenir au cours de la prochaine année.


Peu après 16h30, les quatre leaders étudiants représentant la FEUQ, la FECQ, la CLASSE et la TACEQ ont rencontré la presse pour dénoncer l'attitude «idéologique et politique» du gouvernement dans l'achoppement des négociations.


«Le gouvernement fait de la petite politique sur le dos des jeunes et franchement, c'est déplorable», a dit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.



Les écoeuranteries libérales de la semaine...

Tout d'abord, un extrait de ce billet de Lagacé:


Ça suinte la revanche à plein nez: le ministre des Transports, Pierre Moreau, a publiquement espéré des sanctions contre l’avocat de la Société de l’assurance automobile du Québec qui a lancé l’idée d’une manifestation des juristes contre la loi 78.  


(...) Ironie: quand l’ex-collègue de M. Moreau, Tony Tomassi, a été expulsé du caucus libéral et du conseil des ministres, parce qu’on avait découvert qu’il utilisait à des fins personnelles la carte de crédit d’une compagnie qui faisait des dons au PLQ, Pierre Moreau s’est comporté en bon mouton, c’est à dire que comme tous les députés libéraux, il a fermé sa gueule. Je veux bien être contredit, mais je n’ai pas souvenir qu’il ait prononcé des propos aussi durs envers son collègue. C’était pourtant plus grave que ce qu’on peut «reprocher» à cet avocat de la SAAQ.

Poursuivons avec cette nouvelle:


Le gouvernement Charest utilise l'appareil gouvernemental à des fins partisanes, dénonce le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ). Le Directeur général des élections (DGE) se penche sur le dossier.


Des fonctionnaires du ministère de l'Éducation (MELS) ont dû effectuer des recherches pour le compte du bureau du Parti libéral du Québec (PLQ) dans la circonscription d’Argenteuil, s'insurge le président de la centrale syndicale, Gilles Dussault, qui a déposé lundi une plainte au DGE.

Et terminons ce tour du chapeau avec cette entrevue de Paul Arcand qui révèle une autre probable magouille libérale dans le dossier de l'abattoir Levinoff-Colbex. Semble-t-il que des tinamis libéraux se soient joyeusement rempli les poches dans cette histoire, grâce à des prêts du gouvernement.




Que faire avec un monstre?

Si j'ai bien compris, le type assassine un homme à coups de couteau. Puis, il le dépèce en filmant le tout. Finalement, il poste certains morceaux, jette le torse aux poubelles, poste le vidéo sur l'Internet et s'envole pour l'Europe ou l'Asie.

Je ne suis pas psychiatre, mais il me semble évident qu'on est en présence d'un dangereux psychopathe. Le type semble avoir planifié et commis ses actes de sang-froid. Il y a clairement pris plaisir. Loin de ressentir des remords, il semble plutôt en retirer une certaine fierté et une envie de partager son oeuvre avec le monde entier.

Ce ne sont pas les preuves qui manquent pour l'identifier comme étant l'assassin. Il n'a pas essayé de le cacher, au contraire, il a voulu que ça se sache. 

Il sera capturé éventuellement, avant de faire d'autres victimes si on est chanceux. Et après lui avoir passé les menottes, qu'est-ce qu'on fait avec un monstre pareil?

Prison à vie? Ce qui, au Canada, signifie une possible libération éventuelle dans 25 ans?

Je suis généralement contre la peine de mort. Mais dans certains cas extrêmes comme celui-là, je crois que ce n'est pas une si mauvaise idée. 

La seule utilité que je verrais à le garder en vie, ce serait d'offrir une opportunité à la psychiatrie et à la science de l'étudier.



Quand nos maîtres festoient...



Quel coup extraordinaire d'Anonymous. Je ne sais pas comment ils ont fait pour mettre la main là-dessus, mais... wow! Quel coup!

C'est difficile de regarder une chose pareille sans être complètement hébété. On se croirait à la cour du roi Louis XIV! Et aux pieds de ces richissimes monarques, Paul Ier et Dame Jackie, les grands de ce monde: George Bush papa, Jean Chrétien, Jean Charest, Brian Mulroney...

Les masques tombent. Dans un décor ridicule, les élus, bardés de leurs médailles et de leurs rubans, se prosternent devant les riches pédants, sous nos yeux. Ils viennent tour à tour embrasser et jurer allégeance au Parrain.

Les forces fédéralistes du dernier référendum sont toutes là. Et à la fin, dans un décor quétaine qui tente d'imiter Venise, les ex-souverainistes vire-capot qui ont décidé de faire passer leurs intérêts et leurs porte-feuilles avant tout l'reste: Robert Charlebois, Lucien Bouchard...

C'est d'un faste indécent, d'une grossièreté extraordinaire. Je n'en croyais pas mes yeux. Je suis encore assommé.

La démocratie? Le pouvoir du peuple? Une façade. Un grosse farce bien grasse. Ceux qui décident tout, ceux qui contrôlent tout et ceux qui exploitent et qui profitent sont tous là. Ils ont un accès direct à leurs polichinelles qui sont au pouvoir. Ils ont retiré une partie de leurs fortunes de leurs abris fiscaux pour se parer des atours les plus luxueux et se gaver de caviar.

Nous, les enculés du régime, nous servons le champagne, nous faisons la vaisselle   et nous faisons des petites chansons pour les divertir. Nous, pour se faire entendre du pouvoir et pour que le premier ministre daigne nous rencontrer, il faut qu'on envahisse les rues de Montréal pendant plus de 100 jours.

Ça nous prendrait un Pierre Falardeau pour en faire la narration, comme il l'avait fait pour Le Temps des Bouffons. "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."

Trouvé ici, dans le Journal de Montréal.

Sans surprise, La Presse n'y fait allusion que brièvement, au milieu de cet article.


29 mai 2012

Major Tom (1983)




Une p'tite toune pour me mettre de bonne humeur ce soir, ce serait pas une mauvaise idée...


Même les juristes manifestent!

Quelle extraordinaire et admirable initiative:


Des centaines de juristes ont manifesté leur opposition à loi 78 hier à Montréal, certains n’hésitant pas à épingler un carré rouge sur leur toge.


C’était hier soir au tour des avocats et des notaires d’ajouter leur voix au concert de protestations contre la loi spéciale limitant la liberté de manifester adoptée il y a plus d’une semaine par l’Assemblée nationale du Québec.


Près d’un demi-millier de juristes sans affiliation particulière se sont rassemblés à l’extérieur du palais de justice de Montréal en début de soirée avant de manifester dans le silence - interrompu par moments par des applaudissements de personnes attablées à des terrasses de la place Jacques-Cartier ou assises sur l’esplanade de la Place des Arts - dans les rues du Vieux-Montréal et du centre-ville.


(...) «C’est excessif. Le but d’une loi, ce n’est pas d’écraser les gens. Il y a un caractère haineux dans cette loi», a fait valoir Me François Gendron.


Quiétude familiale

Je suis en crisse aujourd'hui, alors mon père a vraiment choisi le mauvais moment pour m'envoyer ce courriel idiot et méprisant:


Il s’amuse à 'écœurer' tout le monde.... Gabriel Nadeau a reçu une bourse de 20 000$ DE QUOI IL SE PLAINT LE PETIT Il se plaint de quoi lui? Gabriel Nadeau-Dubois a reçu une bourse en 2008-2009 de 20 000$ pour ses études et il se plaint pour les frais de scolarité?!! Si j'avais eu une bourse pareille, je n'aurais même pas eu à contracter un prêt étudiant! Les étudiants du Québec sont en train de se faire avoir par un supposé leader.

Il envoie ça à la famille, à ses chums et à moi. J'ai répondu à tous afin que tout le monde sur sa liste puisse lire:


Ça peut paraître difficile à croire pour des vieux baby-boomers individualistes qui ne croient plus en rien, mais ce jeune fait preuve d'une solidarité admirable à l'égard de ses camarades et cette bourse (si elle existe vraiment) le démontre bien. On voit bien qu'il ne se bat pas pour ses propres intérêts, mais pour ses camarades moins fortunés. Sans parler de son intelligence évidente, de son idéalisme admirable (encore une fois difficile à comprendre pour des baby-boomers cyniques et blasés), de son engagement, de son extraordinaire dévouement à sa cause, et j'en passe. Grâce à ces jeunes, je retrouve un sentiment de fierté que je n'avais pas ressenti depuis un certain soir d'octobre, en 1995.

Peut-être que "le petit" mériterait davantage de votre admiration et beaucoup moins de votre mépris.

Mon père ne devrait pas m'envoyer d'autres courriels pour un p'tit bout de temps! ;-)



Le Prof en crisse



Je suis en crisse. Et comme je ne décolère tout simplement pas, je vais me servir de ce blogue comme d'un exutoire dans l'espoir d'exorciser une partie de ma hargne. Il me faudra toutefois demeurer relativement vague afin d'éviter d'être identifié.

Il y a environ une semaine, mes collègues de sixième année et moi avons été informés qu'hier, nos élèves allaient donner une prestation musicale dans un amphithéâtre bien connu. En effet, on nous a expliqué (sans jamais nous consulter, évidemment) que nos étudiants iraient y présenter le numéro qu'ils ont mis sur pied cette année pour le spectacle annuel de l'école.

Notre première réaction en fut une d'étonnement. Pas à cause de l'absence de consultation, on y est habitués, mais plutôt à cause du moment choisi. On est en plein dans les examens du ministère! Cette semaine, c'est l'examen final de français écrit et la semaine prochaine, ce sont les évaluations de maths qui débutent. Comme nos élèves sont très faibles, nous sommes dans la révision intensive jusqu'aux oreilles et chaque minute vaut son pesant d'or! Et on nous annonce que nous devons perdre une journée entière pour un spectacle? C'est pour le moins étonnant.

Mais comme à l'habitude, ils nous ont eu par les sentiments, avec une pincée de culpabilité, en nous disant que ce serait "une expérience inoubliable pour les enfants". La directrice nous a également dit qu'elle allait compenser notre temps et nous "libérer" à la fin de la journée, après le retour à l'école.

Devant qui les élèves devaient-ils donner leur spectacle? Réponse très vague, on nous a parlé d'un colloque ou d'une espèce d'évènement qui réunirait plusieurs "dignitaires" et que ce serait un grand honneur.

En fin de compte, on a décidé de ne pas s'y opposer.

Alors bref, hier on a quitté l'école à 10 heures pour se rendre à l'amphithéâtre en question. Arrivés là, croyez-le ou non, ils nous ont câlissés dans un CORRIDOR adjacent à la salle. Nous sommes restés là, dans ce corridor, pendant TROIS heures. À part pour quelques minutes dédiées à des tests de son. Trois heures. Il y avait bien des chaises le long des murs, mais pas assez pour tout le monde.

Êtes-vous capables de vous imaginer pendant TROIS heures, dans un corridor, avec 75 jeunes de 12 ans?

Essayez d'imaginer ça, juste un petit instant.

Par chance, il y avait une toilette et une poubelle: le gros luxe.

Après la prestation des élèves qui a duré tout au plus une quinzaine de minutes, nous sommes grimpés dans l'autobus et nous avons pris le chemin de l'école, pour finalement arriver 15 minutes avant la cloche de la fin de la journée.

J'étais, et je suis toujours, en beau sacramant. Pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, comme je le disais, j'ai un grand nombre d'élèves en grande difficulté et ils auraient grandement bénéficié d'une belle journée de révision et de travail, une toute petite semaine avant le début des examens de maths.

Secundo, j'ai appris que les supposés "dignitaires" étaient en fait majoritairement des bibittes de ma commission scolaire! Des directeurs, des adjoints, des superviseurs de directions, des bureaucrates avec des beaux titres, des pousseux de crayons professionnels et deux ou trois bozos du ministère! C'était ÇA, leurs "dignitaires"!!! Ce sont pour eux, pour leur amusement, qu'on a passé TROIS heures à se pogner le cul dans un CORRIDOR!

Pourquoi en ai-je contre ces gens? Ben j'vais vous l'dire!

Les bureaucrates inutiles et même néfastes contre lesquels je peste quand je saute ma coche? Ce sont eux! Ceux qui se pognent le cul dans leurs beaux bureaux climatisés et propres pendant qu'on cuit dans des locaux trop chauds, mal aérés, sales et vétustes. Ceux qui se font des p'tits colloques, des p'tites réunions et des p'tits cocktails pour "résauter" pendant qu'on travaille comme des débiles jusqu'à s'en rendre malades. Ce sont ces gens-là qui nous remplissent des classes surpeuplées de cas lourds sans aide adéquate et sans la moindre considération, qui détournent l'argent qui devrait se rendre à nos élèves, qui nous enfoncent des trucs débiles comme des groupes combinés dans la gorge pour économiser sur les salaires de profs et qui nous imposent des formations toutes plus stupides les unes que les autres. Ce sont ces gens-là qui veulent venir me dire comment faire ma job parce que moi, pauvre petit prof ignorant, je n'y connais rien et j'ai besoin de leur divine lumière pour me guider! Ce sont ces gens-là qui veulent sans cesse augmenter ma tâche sans jamais augmenter le salaire, qui alourdissent notre job avec des tonnes de paperasses inutiles qui nous font perdre un temps précieux. Ce sont ces gens-là qui nous "décrètent" des pourcentages de réussite à atteindre de manière purement aléatoire. Ce sont ces gens-là qui gaspillent les fonds publics pendant que nous, les profs, devons nous débrouiller pour réaliser des miracles avec presque rien.

C'est pour amuser ces gens-là que j'ai passé ma journée dans un corridor ou à me faire brasser dans un autobus scolaire hier, que j'ai fait du bénévolat en perdant toutes mes pauses ainsi que mon heure de dîner (plus de DEUX heures en tout) avec pour seule compensation une merveilleuse libération de QUINZE minutes à la fin de la journée!

C'est pour que ces parasites s'amusent et se pètent les bretelles en se disant: "Regarde comme NOUS faisons des belles choses dans NOTRE commission scolaire!"

Tabarnak, ces cons-là ne sont-ils pas supposés être là POUR les élèves? Depuis quand ces derniers sont-ils devenus de l'entertainment pour ces profiteurs de système? Quand est-ce que l'amusement des ces gens qui se bardent eux-mêmes du titre de "dignitaires" est devenu plus important que la réussite des élèves?

Ça démontre bien à quel point ces gens-là se prennent au sérieux dans leur petit univers clos. Ils vivent dans leur petite hiérarchie imaginaire, dans leur tour invisible, leur royaume fictif dont ils sont les princes, les duchesses et les barons, ils se couvrent entre eux de respect et de titres pour camoufler la vacuité de leur existence et l'inutilité de leur travail, ils se paradent les uns les autres en se qualifiant de "dignitaires", ils font poireauter des élèves dans un corridor pendant trois heures, jusqu'à ce que ces messieurs dames daignent trouver le temps dans leur horaire très chargée pour dédier quelques moments à regarder les petits singes savants.

Mais ils prétendent être là pour eux, vous voyez? Ils ont même toutes sortes de beaux petits slogans très marketing comme "Ils iront loin", "L'élève au coeur de nos actions" ou "Engagés vers la réussite"! Ça c'est ce qu'il vous disent! C'est beau en crisse, hein?

Mais en réalité, dans les faits, nous sommes leurs vassaux. NOUS sommes là pour EUX.

Et on peut bien sécher comme des crétins pendant trois heures dans un corridor pour avoir le grand honneur de les divertir.

C'est parfaitement normal.

Rien de choquant là-dedans.

Esti qu'ils me font chier...



Image trouvée ici.

28 mai 2012

Got To Give It Up (1976)




Disco is not dead, baby! ;-)

Incapable d'écouter ça sans me mettre à me tortiller!

Désolé pour ceux qui sont allergiques au disco, mais j'ai eu une journée de cul et j'avais besoin d'un p'tit remontant!


27 mai 2012

L'art de manipuler l'opinion publique

Cette leçon vous est offerte, pas gratuitement du tout, par le gouvernement Harper:


L'enquête réalisée par Harris-Decima pour La Presse Canadienne a observé que 51% des Canadiens tiennent à ce que leur pays garde ses liens avec la monarchie. Lors d'un sondage similaire mené en 2009, cet appui était inférieur de 9%.


(...) Selon l'analyste de Harris Decima, Robert Hughes, l'image de vedettariat qui entoure le Prince William et son épouse, Kate, de même que l'emphase mise par le gouvernement conservateur sur l'importance de la monarchie, ont stimulé l'appui du Canada anglais à l'égard de la royauté.

Seule bonne nouvelle dans tout ça:

Au Québec, cependant, à peine 24% des répondants estiment maintenant que la monarchie est une partie importante de l'histoire du Canada, comparativement à 30% en 2009. Au Canada, il n'y a qu'au Québec où la popularité de la monarchie ait été en baisse depuis trois ans.



Le français recule à Montréal

Quelqu'un est surpris?

Extrait de la nouvelle:


La situation du français comme langue d'affichage pour les commerces à Montréal s'est dégradée de façon significative depuis deux ans, montre une étude importante de l'Office québécois de la langue qui sera publiée dans les premiers jours de juin. Selon les renseignements obtenus par La Presse, l'étude constate un recul significatif, de plus de 10% semble-t-il, du recours au français dans l'affichage commercial extérieur de 2010 à 2012. En ce qui concerne la langue de service dans les commerces, c'est-à-dire la langue avec laquelle le client est accueilli ainsi que la capacité du commerçant à s'exprimer en français, l'utilisation du français reste stable. Elle est plus fréquente et naturelle que ne le laissaient croire bien des reportages.



Diviser les Québécois

Vous vous souvenez d'un des arguments préférés de Charest à chaque fois qu'il est question de souveraineté? Il accuse toujours le PQ de "diviser les Québécois".

Amuant de voir que c'est exactement ce qu'il fait présentement avec sa loi spéciale, comme le souligne Michèle Ouimet dans cette chronique:


Aussi divisé, aussi polarisé, aussi émotif. J'ai l'impression de revivre le référendum de 1995, où les opinions étaient tranchées au couteau.


Même les partys de famille sont contaminés. Comme en 1995. Les pro et anti-étudiants se crêpent le chignon. La loi d'exception (78) a attisé cet antagonisme: d'un côté, ceux qui crient au crime de lèse-droit-de-manifester-librement, de l'autre, ceux qui appuient la ligne dure adoptée par le gouvernement.


Dans le dernier sondage CROP, cette polarisation est claire: 51% des 1500 répondants sont en faveur de la loi, 49% contre. Comme au référendum de 1995. Ou presque. À couper au couteau.

Je serais curieux de savoir si les gens qui sont en faveur de cette loi sont majoritairement des feds, et ceux qui s'y opposent des séparatisses?


«Our Not-So-Friendly Northern Neighbor»

Je me permets de reproduire ici ce billet de Hétu, à propos de cette tribune du New York Times:


Deux politologues de l’Université de Montréal, Laurence Bherer et Pascale Dufour, signent aujourd’hui une tribune dans les pages du New York Times sur le conflit étudiant au Québec, invitant les Américains à s’intéresser pour une fois à ce qui se passe au Canada, où l’une des provinces «est devenue délinquante, piétinant les droits démocratiques dans un effort pour mettre fin aux protestations des étudiants contre le projet du gouvernement d’augmenter les frais de scolarité de 75%».


Dans l’amorce de leur texte, les politologues frappent fort en écrivant que le Québec goûte ces jours-ci «à la médecine de M. Poutine», une référence au président de la Russie. Elles décrivent plus loin la loi 78 comme «une attaque contre la liberté d’expression, d’association et de rassemblement». Et elles reprochent au premier ministre Jean Charest de ne pas avoir recouru «aux outils traditionnels de la médiation dans une démocratie représentative».


En conclusion, les auteures préviennent les Américains qui visiteront le Québec cet été qu’ils «entreront dans une province qui bafoue les libertés fondamentales de ses citoyens».


Le regard des anglos


Voici la couverture la plus récente du Maclean's.

Comme à son habitude et contrairement à la quasi-totalité de la couverture médiatique internationale, le magazine jette un regard méprisant sur le Québec.

La photo et le sous-titres donnent le ton: des jeunes révolutionnaires masqués qui se croient tout permis prennent le contrôle de la province et la paralysent pour protester contre un montant dérisoire.

Encore une fois, on voit bien que les Canadiens anglais sont totalement incapables de faire preuve de la moindre objectivité ou au plus élémentaire sens critique lorsqu'il est question du Québec.

C'est au-delà de leurs capacités, semble-t-il...


La Presse est-elle biaisée?

À mon humble avis, je crois qu'elle l'est. Surtout lorsqu'il est question du PQ ou pire, de souveraineté. C'est parfois subtil, dans le titre de l'article par exemple. Ou encore, dans le cas d'articles qui traitent de souveraineté, dans le dernier paragraphe. L'article traitera de la nouvelle, mais le dernier paragraphe donnera brièvement l'opportunité à un quelconque opposant de venir démentir tout ce qui a été écrit auparavant. Et quand tu as fini de lire, c'est évidemment le dernier paragraphe qui te reste le plus fraîchement en tête et qui vient colorer tout le reste.

Mais bon, je n'ai pas d'exemples concrets à vous donner, je ne relate que des impressions que j'ai souvent eues par le passé. J'ai probablement déjà archivé des articles de ce genre sur ce blogue.

Mais lorsqu'il est question de Charest? La Presse est-elle résolument biaisée?

Quand on pense au plus récent sondage qu'elle a publiée en page couverture ou encore aux éditoriaux de Pratte, on pourrait être tenté de dire oui.

Dans ce billet, Lagacé prend la défense de son journal. Je trouve qu'il avance un contre-argument intéressant, tout en nous dressant une belle liste des plus récentes écoeuranteries libérales:



C’est le cas de La Presse, où les journalistes sortent régulièrement des histoires embarrassantes pour la grande famille libérale. Où les chroniqueurs varlopent cette grande famille.
Des exemples ?
Qui a révélé que pendant que Québec disait donner une dernière chance à la négo avec les étudiants, on planchait sur ce projet de loi spéciale ?
Denis Lessard, de La Presse.
Qui a ajouté révélé la passion pour la politique d’un haut dirigeant d’une firme de génie, histoire qui illustre les liens entre les firmes de génie et le politique?
Fabrice de Pierrebourg, de La Presse.
Qui a récemment révélé que Line Beauchamp, alors ministre de l’Environnement, avait participé à un petit-déjeuner de financement où se trouvait un mafieux notoire ?
André Noël, de La Presse.
Qui a écrit que sur la question de la hausse des droits de scolarité, le gouvernement est tombé sur la tête ?
Michèle Ouimet, de La Presse.
Qui a écrit que la hausse des frais de scolarité est « brutale » et constitue une « injuste part » ?
Rima Elkouri, de La Presse.
Qui a écrit que Jean Charest exploite le chaos électoral ?
Moi, dans La Presse.
Qui a écrit qu’un ancien conseiller de Jean Charest recyclé dans les tableaux scolaires semble favorisé par un appel d’offres public ?
Vincent Marissal, de La Presse.
Qui a écrit qu’au sein même de l’UPAC, son indépendance politique fait l’objet de sérieux doutes ?
Fabrice de Pierrebourg, de La Presse.
Qui a révélé l’histoire des cadres unilingues anglophones dans ce fleuron du Québec économique qu’est la Caisse de dépôts et de placements ?
Francis Vailles, de La Presse.
Qui a dénoncé la « commission émasculée » qu’était la première mouture de la commission d’enquête sur les saloperies du monde de la construction, une première mouture semblant protéger les politiciens ?
Yves Boisvert, de La Presse.
Qui a révélé les liens étroits entre Tony Tomassi et Luigi Coretti, une saga qui a fini par mener à l’expulsion du député-ministre de la grande famille libérale ?
André Noël, de La Presse.
Qui a révélé qu’Hydro-Québec cache un milliard en dépassements de coûts dans la réfection de Gentilly-2 ?
Paul Journet, de La Presse.
Qui a révélé plusieurs des scoops du scandale de l’attribution des places subventionnées en garderie, par le ministère de la Famille à des amis du Parti libéral ?
Tommy Chouinard, de La Presse.
J’en passe, et des meilleures. Comme les caricatures de Serge Chapleau, tiens, sur la grande famille libérale. Serge est très flatteur, pour Charest et ses ministres, comme chacun le sait…
Donc, c’est ce que je voulais dire : s’il y a un grand plan de manipulation globale de La Presse pour influencer les masses en faveur du gouvernement de Jean Charest, la personne responsable devrait être congédiée pour incompétence crasse. Son influence, de toute évidence, est assez limitée et n’empêche pas la publication d’histoires compromettantes pour ce gouvernement, pas plus que la publication de chroniques qui fessent joyeusement sur ce gouvernement à bout de souffle. Si ce plan existait, je couvrirais probablement les courses de chevaux.


Virfir

Robert Hagan

R6655321

tombancroft

25 mai 2012

Le Québec à la une de Libération

1-900-HOT-GIRLS

APPRENDS

DISASSEMBLED par Junaid Chundrigar

Découverte prometteuse!

Un scientifique américain a découvert une réaction chimique qui élimine le dioxyde de carbone (un gaz à effet de serre), qui crée des composantes qui peuvent être fort utiles et, en plus, qui libère une quantité appréciable d'énergie! 

Ça semble presque trop beau pour être vrai! Et pourtant!


Dan Proud

zootnik


Vive l'Art Déco!

Trouvé ici.

Mark A. Nelson

Eirian-stock

AlexTooth

RagazzaDiPlastica

24 mai 2012

Les libéraux sont très, très généreux...

Mais seulement avec leurs p'tits copains:


L'ex-premier ministre Daniel Johnson touchera un million $ à titre de négociateur principal du gouvernement Charest dans les contentieux avec le Canadien National (CN) et le Canadien Pacifique (CP).


(...) Il touchera des honoraires de 400$ l'heure. Le contrat d'un million $ comprend aussi ses frais de déplacement pour cette période. Il est renouvelable pour une période de 12 mois à la demande du ministre.

Non mais ils sont-y assez écoeurants à votre goût ces câlisses-là?

Hey, c'est pas des crisse de jokes, là... un million de dollars... 400 piastres de l'heure... pour NÉGOCIER avec des compagnies ferroviaires.

Dans le contexte actuel. Sans la moindre gêne.

Les esti d'enfants d'chienne...