23 janvier 2013

THE AQUATIC APE HYPOTHESIS de Elaine Morgan


Il a déjà été question de cette hypothèse sur ce blogue. En effet, le Sidekick avait attiré mon attention sur un court vidéo dans lequel Mme Morgan exposait les grandes lignes de cette hypothèse. Bien que je dois avouer l’avoir d’abord reçue avec beaucoup de scepticisme, ma curiosité a été piquée et j’étais bien déterminé à me taper le livre. En voici donc un aperçu.

Chapitre Un

Dès le départ, Morgan s’attaque à ce qu’elle appelle le «savannah-based model», cette théorie selon laquelle la bipédie et la nudité de nos ancêtres seraient des adaptations à un nouveau mode de vie dans la savane africaine. Elle rappelle que cette théorie a été anéantie par des découvertes d’ossements qui démontrent que nos lointains ancêtres étaient déjà bipèdes bien avant les changements climatiques qui causèrent l’expansion des savanes. Lucy, la célèbre australopithèque, a vécu il y a 3,5 millions d’années, bien avant l’expansion des savanes. Elle est morte dans une zone de forêts humides. Pourtant, dénonce-t-elle, beaucoup de gens continuent d’y croire et de le répéter dans les livres et les documentaires.

Chapitre Deux

Morgan souligne le fait que la vaste majorité des fossiles d’hominidés découverts l’ont été aux abords de points d’eau. Or, dit-elle, ce fait est généralement considéré insignifiant par les paléontologues. Ceux affirment généralement que nous trouvons des fossiles à ces endroits simplement parce que ce sont les conditions idéales de préservation : une créature meurt, son cadavre s’enfonce dans la vase et est préservé.

Mais Lucy a été découverte dans une couche sédimentaire qui contenait également des pinces de crabes et des œufs de tortues et de crocodiles. Selon Morgan, ce détail ne devrait pas être simplement ignoré car il fournit peut-être de précieux indices sur le mode de vie des premiers hominidés.

Les sites où ont été découverts certains des fossiles les plus célèbres sont aujourd’hui des zones de savanes arides adjacentes au lac Turkana, mais il y a 4 millions d’années, ce lac était beaucoup plus grand et on s’aperçoit que les sites en question étaient alors situés… sous l’eau! L’emplacement des fossiles est donc parfaitement compatible avec l’hypothèse du singe aquatique.

Les principales objections qui ont été formulées concernent, d’abord et avant tout, les crocodiles. En effet, quel avantage un singe pourrait-il avoir à se plonger dans un environnement aussi dangereux? Or, il s’avère que les crocodiles qui habitaient et qui habitent toujours ces régions ne s’intéressent pas du tout aux humains, leur préférant les abondants poissons-chats qui y vivent. Les gens de l’endroit traversent les rivières remplies de crocodiles sans être inquiétés et se baignent dans le lac sans problème. Une autre objection qui a été soulevée prétend que, si les premiers hominidés s’étaient réellement adaptés à un milieu aquatique, leurs bras et leurs jambes auraient commencé à se transformer en nageoire. Évidemment, cet argument est idiot puisque une telle évolution nécessiterait une période de temps extrêmement longue. Selon Morgan, la phase aquatique des premiers humains aurait été de courtes durée, juste assez longue pour permettre à nos ancêtres d’entamer une évolution différente de celle de leurs cousins simiesques.

Chapitre 3

Dans ce chapitre, Morgan s’attaque à la question de la bipédie. Pourquoi nos ancêtres se sont-ils mis à marcher sur deux jambes? Plusieurs scientifiques se tournent vers les gibbons, nos plus proches cousins bipèdes, et affirment que nos ancêtres ont développé la bipédie de façon similaire. Or, les gibbons ne sont pas réellement bipèdes. Ils de déplacent sur deux jambes de manière assez maladroite seulement lors de leurs rares excursions au sol. Ils passent le plus clair de leur temps dans les arbres à se balancer de branche en branche à l’aide de leurs bras.

Or, deux autres espèces de singes qui nous sont apparentés de beaucoup plus près que les gibbons ont choisi, eux, de quitter les arbres et de venir vivre au sol. Il s’agit des gorilles et des chimpanzés. Or, ni l’un, ni l’autre de ces espèces n’a développé un mode de locomotion bipède, se déplaçant plutôt à quatre pattes à l’aide de leurs pieds et du dos de leurs phalanges. Si le simple fait de quitter les arbres est sensé expliquer l’apparition de la bipédie chez notre espèce, alors pourquoi le même phénomène ne se serait pas produit chez nos cousins? L’étude des fossiles démontre par ailleurs que nos ancêtres n’ont jamais traversé de phase semblable et que leurs phalanges ne leur ont jamais servi à se déplacer.

Chapitre 4

La communauté scientifique a essentiellement deux façons de regarder l’énigme de l’émergence de notre bipédie. Pour les uns, il s’agit d’un changement drastique et dangereux qui nous a privé de notre vitesse et de notre agilité à la course, qui nous place à tout moment dans une position précaire propice aux chutes, qui nous empêche de grimper efficacement aux arbres où se trouvent quantité de fruits et de noix et qui nous cause des douleurs au dos. Selon eux, il faut vraiment des circonstances extraordinaires pour justifier un changement de posture aussi drastique et coûteux.

Pour les autres, la bipédie est tout simplement une adaptation logique qui offre plus de bénéfices que de problèmes. Or, les arguments de ce groupe ont été sérieusement affaiblis par des études qui ont démontré que la bipédie confère une moins grande vitesse à la course (il est plus efficace de se propulser avec quatre membres que seulement deux) et amène un coût énergétique beaucoup plus élevé lors des déplacements. En effet, un bipède dépense en moyenne deux fois plus d’énergie qu’un quadrupède de taille comparable lorsqu’il court. Il est donc tout à fait étonnant de constater que nos ancêtres aient opté pour la bipédie, un mode de locomotion plus lent et moins efficace! Quelles conditions auraient donc contribué à rendre cette adaptation avantageuse?

Chapitre 5

Dans ce chapitre, Morgan s’emploie à passer en revue certaines explications qui ont été proposées pour expliquer notre bipédie.

L’une d’elle, appelée «sentinel behaviour», très populaire, postule qu’il est avantageux de pouvoir être debout pour voir au loin dans la savane. Or, selon Morgan, cette hypothèse aurait pu expliquer une posture verticale occasionnelle (comme pour les suricates) mais pas une locomotion bipède.

Une autre vieille hypothèse, la «carrying behaviour», stipule que la bipédie aurait évolué pour permettre à nos ancêtres de transporter des objets tout en se déplaçant. Or, il n’a jamais été très clair de déterminer quel serait au juste l’objet qui nécessiterait une telle adaptation. La nourriture? Pourquoi des singes nomades auraient-ils besoin de transporter de la nourriture? De l’eau? Elle était abondante dans leur environnement. Des outils? Rien n’indique que les australopithèques aient fabriqué des outils. Leurs petits? La nécessité de transporter les petits dans les bras est davantage une conséquence de la bipédie qu’une cause. Les autres primates transportent leurs petits sur leur dos sans le moindre problème.

Une troisième hypothèse traite de la température corporelle et avance que la bipédie aurait permis à nos ancêtres de rester plus frais dans la savane en exposant une moins grande surface de leur corps aux rayons du soleil. La faiblesse de cette théorie est dans son origine. Pourquoi un animal aussi sensible à la chaleur irait-il s’aventurer dans la savane? Pourquoi ne pas rester sous le couvert des arbres ou aller se reposer lorsque le soleil est à son zénith? Par-dessus le marché, on sait maintenant que la savane est apparue longtemps après que nos ancêtres soient devenus bipèdes.

Chapitre 6

L’étude des sédiments dans lesquels les fossiles d’hominidés ont été retrouvés n’est pas sans intérêt. Ainsi, on sait que ces sédiments étaient principalement lacustres et étaient jadis les rives de lacs ou de fleuves. Il semblerait qu’au cours des millénaires, la zone ait été périodiquement inondée et les terres environnantes submergées. On peut donc imaginer un scénario dans lequel nos ancêtres se sont vus obligés de traverser des zones inondées pour atteindre la nourriture d’arbres plus éloignés. L’avantage de se déplacer sur deux pieds, en position verticale, semble alors évident et immédiat. Il est intéressant de noter qu’il existe une espèce de singe qui vit dans des conditions, le nasalis narvatus. Cet animal est régulièrement forcé de traverser des zones aquatiques sur deux pieds, en maintenant ses mains dans les airs pour maintenir son équilibre.

Il est également intéressant de noter que les bonobos, la race simiesque qui nous ressemble le plus, adorent l’eau et n’hésitent pas à s’y aventurer et même à y plonger. On remarque également une absence totale de phalanges dans les traces qu’ils laissent sur les berges, ce qui indique qu’ils marchent sur deux pieds pour éviter de se mouiller les mains. Le bonobo a d’ailleurs des jambes plus longues et plus fortes que celles du chimpanzé et est capable d’emprunter une posture plus droite. Cette méthode de locomotion ne serait pas si .tonnante puisqu’on a également observé des gorilles utiliser une locomotion bipède afin de se déplacer dans l’eau


Chapitre 7

Morgan parle ici de la question de notre «nudité», c’est-à-dire de la disparition de la fourrure. Elle déplore le fait que cette question a traditionnellement été jugée triviale, alors qu’il s’agit clairement d’une caractéristique importante de notre espèce.

Russell Newman avance que la perte de la fourrure cause un grave préjudice à notre espèce en exposant notre peau fragile directement au soleil et en nous privant d’une couche isolante qui nous garderais frais le jour et chaud la nuit. Il en déduit que la perte de la fourrure a donc dû survenir avant que nos ancêtres quittent la forêt, mais il est incapable d’expliquer la raison précise qui aurait pu mener à cette adaptation.

Une autre explication qui semble intuitivement logique c’est que la perte de la fourrure est avantageuse pour un animal qui vit dans la savane. Après tout, qui voudrait se promener dans ce climat avec un manteau de fourrure? Mais des études ont démontré que les animaux que l’on rasait souffrait plus de la chaleur que ceux à qui on laissait leur fourrure.

Chapitre 8

Morgan ouvre ce chapitre avec une citation de Darwin : «Another most conspicuous difference between man and the lower mammals is the nakedness of his skin. Whales and porpoises (Cetacea), dugongs (Sirenia) and the hippopotamus are naked.»

Morgan dénonce le fait que les scientifiques ne s’intéressent pas à établir des parallèles entre l’absence de fourrure chez les humains et la même nudité chez d’autres espèces animales. Elle croit, au contraire, qu’il pourrait y avoir des indices intéressants. Elle donne l’exemple de plusieurs familles animales qui ne sont pas cousines et qui compte toutes des espèces à la fourrure blanche, comme les ours, les renards, les lièvres, etc. Dans chaque cas, bien que ces animaux ne soient pas directement apparentés, il s’agit de la même adaptation à un environnement enneigé. Cette observation, explique-t-elle, n’est rejetée par personne sous prétexte que certains animaux blancs vivent sous les tropiques (comme certains cacatoès) ou que d’autres animaux que d’autres animaux qui vivent dans les mêmes conditions ne sont pas blancs (comme les manchots). Morgan considère donc qu’une analogie entre les humains et les autres animaux dépourvus de fourrure pourrait être aussi valide.

Elle souligne ensuite que tous les mammifères nus sont aquatiques, à l’exception des pachydermes et du rat-taupe nu de Somalie. Elle explique qu’il s’agit d’une adaptation avantageuse, puisque la fourrure est un isolant beaucoup moins efficace dans l’eau que dans l’air. Ces animaux optent plutôt pour une couche de graisse.

Dans le cas des pachydermes (une ancienne classification qui incluait les éléphants, les hippos, les porcs, les rhinos, les morses, les tapirs, etc.), Morgan nous fait remarquer que ces animaux sont tous aquatiques ou ont des ancêtres qui l’ont été, d’où leur nudité. Ils sont tous d’excellents nageurs, y compris les cochons, à ma grande surprise. Elle remarque également d’autres ressemblances entre la peau de ces animaux et la nôtre: 1) Notre peau est substantiellement plus épaisse que celle des autres primates, 2) Il y a une couche de graisse sous-cutanée plus épaisse que chez les autres primates et 3) Contrairement à celle des autres primates, notre peau est sillonnée de petites lignes qui s’entrecroisent, une caractéristique qui est également observable chez les pachydermes, les morses et les porcs.

Chapitre 9

Morgan attire notre attention sur la quantité de gras qui caractérise les humains, en particulier nos bébés. Contrairement aux autres bébés primates qui ressemblent à des petits vieillards plissés et maigres, les bébés humains naissent avec une importante couche de gras. Les humains possèdent beaucoup plus de gras que les autres mammifères de taille comparable.

Il est généralement affirmé que cette accumulation de gras chez les humains serait une espèce d’aberration causée par un changement drastique de mode de vie suite à la découverte de l’agriculture et la sédentarisation. Or, la fameuse petite statuette préhistorique qu’on a baptisée la Vénus de Willendorf indique clairement que la vue d’une femme bien ronde n’était pas étrangère à l’artiste qui l’a sculptée!

Alors quel peut-être le bénéfice de tout ce gras? L’une des principales théories stipulait qu’il s’agissait d’une adaptation à la vie dans la savane, permettant de conserver la chaleur pendant la nuit et de l’évacuer plus facilement pendant le jour grâce à l’absence de fourrure. Or, cette explication ne tient pas compte des sérieux désavantages qu’entraînent une couche telle couche de graisse dans la savane. En effet, cette dernière a l’effet désastreux de ralentir l’individu, ce qui le rend moins efficace pour chasser et pour s’enfuir en cas de danger, sans parler de toute l’énergie nécessaire pour trimbaler sa propre carcasse au soleil à longueur de journée.

Lorsqu’on regarde les autres mammifères, on constate que deux catégories d’entre eux emmagasine du gras: ceux qui hibernent et ceux qui vivent dans l’eau. Comme il serait loufoque de croire que nos ancêtres se seraient mis à hiberner en Afrique, il reste donc les mammifères aquatiques. Dans l’eau, une couche de graisse est nécessaire pour compenser la rapide perte de chaleur. Des études ont démontré qu’une couche de gras est plus efficace que la fourrure pour conserver sa chaleur dans l’eau. C’est d’ailleurs cette adaptation qui caractérise la plupart des mammifères aquatiques, sauf les plus petits, comme les castors, par exemple. Dans ce cas, bien qu’il y ait plus de gras que dans un animal terrestre, la petite taille de l’animal l’empêche de posséder une couche de gras suffisamment épaisse pour rendre la fourrure inutile. Les deux isolants doivent donc coexister.

Deux autres caractéristiques du gras chez les mammifères aquatiques semblent également soutenir l’hypothèse du AAT. Tout d’abord, il y a la distribution du gras. Chez les animaux terrestres, le gras se retrouve à l’intérieur des cavités du corps, autour des organes internes comme les reins, le cœur et les intestins. Chez les animaux aquatiques, le gras migre en surface pour former une couche juste sous la peau, comme c’est le cas chez les humains. La seconde caractéristique du gras des animaux aquatiques, c’est qu’il adhère à la peau, il s’y soude. C’est le cas chez les humains. Les animaux terrestres, eux, possèdent une peau qui semble plus «flottante».

Morgan soulève la question de la différence marquée entre les deux sexes. En effet, les femmes possèdent une plus importante masse adipeuse que les hommes, on parle de 15% pour un jeune homme et de 27% pour une jeune femme. Chez les occidentaux plus vieux, ces nombres sont de 28% pour les hommes et de 40% pour les femmes. Pourquoi?

Morgan parle ensuite de l’autre différence majeure: les seins. Elle cite une étude selon laquelle il est faux de croire que les femmes ont besoin d’emmagasiner de la graisse dans leurs seins pour être capables d’allaiter. La vaste majorité des autres mammifères allaitent sans qu’il y ait de gonflement notoire des glandes mammaires. Les femelles arrivent à répondre à la demande supplémentaire en augmentant la quantité d’aliments qu’elles consomment, sans puiser dans leurs réserves de graisse.

L’auteure avance alors une théorie qui me semble complètement ridicule et qui démontre bien qu’elle est une femme qui ne comprend rien à la libido masculine. Selon elle, les seins ne jouent aucun rôle intrinsèque dans l’attirance sexuelle. À son avis, l’intérêt porté aux seins est culturel et les seins se seraient développés pour faciliter l’allaitement d’êtres bipèdes à posture verticale. À mon humble avis, c’est n’importe quoi. Mais j’ai déjà écrit là-dessus sur ce blogue, alors je ne vais pas m’y remettre ici.

Morgan avance finalement l’hypothèse selon laquelle les femelles de notre espèce auraient investi le milieu aquatique longtemps avant les mâles, ce qui expliquerait leur masse adipeuse plus importante et leur pilosité moindre. Elle note également que les femmes survivent plus longtemps lorsqu’elles sont immergées dans l’eau froide et qu’elles battent les hommes dans les épreuves de natation sur des longues distances.

Une théorie qui pourrait expliquer cela, selon elle, est (dans un contexte de forêt inondée) la monopolisation des ressources traditionnelles situées dans les arbres par les mâles dominants, forçant les femelles à s’immerger dans le milieu aquatique pour trouver de nouvelles sources de nourriture.

Chapitre 10

Dans ce chapitre, il est question des larmes et de la sueur, deux liquides qui, semble-t-il, sont sécrétés par d’autres mammifères marins et dont l’un des rôles est d’éliminer des surplus de sel dans l’organisme.

Chapitre 11

Ce chapitre, l’un des plus intéressants, s’intéresse au larynx. Il y est question de la «descente» du larynx humain, c’est-à-dire à sa position très basse dans la gorge comparativement à celle qu’il occupe chez les autres primates.


Première question: chez quelles autres espèces retrouve-t-on un larynx qui s’est déplacé vers le bas? Réponse: le morse, le dugong et les lions de mer. Trois mammifères marins. Les autres mammifères marins ne possèdent pas cette caractéristique, mais elle ne se retrouve chez aucun mammifère terrestre à part nous.

Morgan explique ensuite ce que signifie exactement ce déplacement du larynx. Chez la plupart des animaux, la gorge contient deux tubes distincts: celui qui permet de respirer et celui qui permet d’avaler. Il est donc parfaitement possible pour un animal de respirer et d’avaler en même temps, ce qui rend l’étouffement presque impossible. Nous, humains, ne possédons qu’un seul passage et cela est principalement dû à la descente du larynx dans la gorge.

Quelle aurait bien pu être l’utilité de cette adaptation? À première vue, elle ne comporte que des inconvénients. Il y a d’abord le danger d’étouffement, parfois en inhalant ses propres vomissures. Il y a également l’apnée du sommeil, un problème qui peut avoir des effets dévastateurs sur un individu. De plus, la respiration par la bouche fait en sorte que l’air que nous inspirons n’est pas filtrée par les narines et les sinus, ce qui entraîne des infections pulmonaires parfois mortelles. Finalement, il semble y avoir une corrélation entre la position du larynx chez les humains et le syndrome de la mort subite du nourrisson, d’où la nécessité de coucher les bébés sur le dos et de soulever légèrement la tête afin que la gravité ramène le larynx vers le bas et empêche la suffocation.

Deuxième question: qu’est-ce qui a pu entraîner ce déplacement du larynx vers le bas? Certains ont postulé que l’aplatissement du visage aurait entraîné un recul de la langue et une descente du larynx. Mais plusieurs espèces de chats et de chiens créées par l’homme possèdent des visages aplatis et leur larynx ne s’est pas déplacé.

Si le larynx s’est déplacé ainsi, c’est que cela a été avantageux pour nos ancêtres.

Troisième question: quel en est l’avantage? Réponse: le fait de pouvoir inspirer par la bouche permet d’emplir ses poumons plus rapidement lorsqu’on revient à la surface de l’eau, après une immersion prolongée.

Cette hypothèse est renforcée lorsqu’on observe les oiseaux: les oiseaux terrestres respirent par les narines et les oiseaux marins respirent par le bec.

Chapitre 12

Ce chapitre s’intéresse à la question du langage. Pourquoi les singes sont-ils complètement incapables de parler? Leurs capacités cognitives sont pourtant suffisamment évoluées pour qu’ils puissent s’exprimer avec le langage des signes et pour qu’ils comprennent des phrases relativement complexes. Alors pourquoi est-il impossible de leur faire prononcer ne serait-ce que le plus simple des mots?

La réponse n’est pas dans la bouche ou la gorge, elle est beaucoup plus bas, avec le diaphragme. Les animaux terrestres sont incapables de contrôler leur respiration, pas plus que nous sommes capables de contrôler les battements de notre cœur. Il s’agit chez eux d’un processus automatique et inconscient qui leur échappe complètement. Or, il est impossible de parler si one ne peut pas contrôler la quantité d’air qu’on inspire et le débit d’expiration. Encore une fois, cette habileté se retrouve chez les mammifères et les oiseaux aquatiques qui peuvent retenir leur souffle après un plongeon. Morgan avance donc l’hypothèse que cette habileté de contrôle du diaphragme serait d’abord apparue pour permettre des immersions prolongées et aurait, par la suite, en conjonction avec la descente du larynx, permis l’apparition et le développement du langage.

Pourquoi nos ancêtres n’auraient-ils pas opté pour l’élaboration d’un langage par signes plutôt qu’un langage vocal? Difficile de communiquer par signes lorsque l’on est immergés et que nos membres sont utilisés pour se maintenir à flots.

Chapitre 13

Ce dernier chapitre, intitulé «Infrequently asked questions» s’intéresse à ces questions que la communauté scientifique devrait se poser plus souvent, selon Morgan.

SEXUALITÉ

La première de cette question concerne la sexualité, plus précisément, l'habitude humaine de s'accoupler face à face. Lorsque l'on observe le règne animal, on retrouve cette pratique chez les animaux marins. Les baleines, les dauphins, les castors se reproduisent de cette façon, tandis que du côté terrestre, elle semble être unique à homo sapiens, à part pour deux exceptions: les orangs-outans et les bonobos. Dans le cas des orangs-outans, il s'agirait d'une nécessité compte tenu de sa vie presque exclusivement arboricole. Se reproduire de manière traditionnelle en équilibre sur des branches d'arbres représenterait un risque très élevé de chute. Le cas des bonobos est plus proche du nôtre. L'angle du vagin s'est d'ailleurs déplacé vers l'avant et la longueur du pénis s'est accentué, comme c'est le cas pour les humains. Mais comme personne n'ode prétendre que les bonobos ont déjà été aquatiques, je ne sais pas trop où elle veut en venir avec ça.

Il est ensuite question de l'hymen, qui serait très commun chez les espèces de mammifères aquatiques, mais pas du tout chez les primates. L'appareil reproducteur des femmes est également plus interne que celui des guenons et il est davantage protégé par les lèvres extérieures. On remarque habituellement un phénomène d'internalisation des organes génitaux chez les mammifères marins. Mais comme ce n'est pas du tout le cas des hommes et que la forme externe du vagin n'ajoute rien, à mon sens, de très significatif à l'aérodynamisme du corps dans l'eau, je trouve l'analogie avec les baleines plutôt boiteuse.

GLANDES SÉBACÉES

Le deuxième phénomène qu'elle relève est la présence des glandes sébacées qui sont très nombreuses et chez l'humain et qui sécrètent le sébum, cette substance huileuse responsable de l'acné. La seule fonction connue de cette huile serait d'imperméabiliser la peau et la fourrure. Ces glandes prolifèrent sur le visage, le torse et le dos des humains, sont plutôt rares chez les primates. Un autre indice de notre ancien séjour aquatique?

POILS

Troisièmement, Morgan attire notre attention sur l'orientation des poils qu'il nous reste. Contrairement aux poils simiesques qui sont tous invariablement orientés vers le bas, les poils humains sont orientés à différents angles et semblent parfaitement compatibles avec les chemins qu'emprunte l'eau en glissant sur notre corps.


NEZ

En quatrième lieu, Morgan soulève la question du nez humain. Contrairement aux nez de nos cousins les singes qui est essentiellement composé de deux narines directement dans le visage, le nez humain possède une enveloppe cartilagineuse qui jaillit du visage et qui oriente les narines vers le bas. Une fois de plus, il n'est pas difficile de voir qu'il s'agit d'un avantage majeur lorsqu'on est immergé, évitant ainsi que les cavités nasales s'emplissent d'eau. Seule parallèle possible dans le monde des singes: le nasalis larvatus qui est doté d'un nez proéminent. Mais dans ce cas-là, il semble plutôt avoir un rôle dans l'attirance sexuelle, comme la queue du paon ou les bois du cerf.

L’avantage que confère notre nez est toutefois conditionnel à la nage sur le ventre. Lorsque l’on se retourne sur le dos, ça ne tient plus. Or, Morgan avance ici une hypothèse intéressante inspirée de plusieurs commentaires et lettres qu’elle a reçu au cour des ans. Il semblerait que plusieurs personnes soient capable de bloquer leurs narines avec leur lèvre supérieure, le philtrum (qui serait, semble-t-il, une caractéristique unique à nous parmi les primates) vient d’emboîter parfaitement entre les deux narines et la lèvre bloquant complètement celle-ci. Je n’en suis pas capable personnellement, mais il semblerait que plusieurs personnes le sont. Il pourrait s’agir d’une ancienne adaptation à un mode de vie aquatique, tombée en désuétude depuis notre retour à la terre ferme mais subsistant toujours chez certains individus.

LE SANG

Observation intéressante, les mammifères marins possèdent un moins grand nombre de globules rouges que leurs couins terrestres. Les chimpanzés possèdent 7,3 millions de globules rouges par millimètre cube de sang. Pour le gorille, le compte est de 6,3. Chez l’humain? Seulement 5,1 millions.

On remarque également que les mammifères marins ont un taux plus élevé d’hémoglobine. Or, le pourcentage d’hémoglobine par cellule est de 12,2 pour le chimpanzé, de 13,2 pour le gorille et de 18,6 pour les humains.

ALIMENTATION

Plusieurs détails semblent indiquer que nos ancêtres ont déjà été des grands mangeurs de fruits de mer.

Tout d’abord, il y a le développement du cerveau lui-même, qui aurait nécessité un approvisionnement constant et abondant de nourriture pendant toute l’année. Dans la savane, la nourriture est soumise aux caprices des saisons et elle n’est pas toujours abondante. Sur les côtes, par contre, la nourriture peut être trouvée en tout temps. De plus, les effets bénéfiques des Oméga 3, rares sur terre mais abondants dans la mer, semblent corroborer la place importante occupée par les fruits de mer dans notre diète.

LE MARQUEUR DES BABOUINS

Dans les années 70, G. J. Todaro a publié une série d’études qui nous offrent de précieux indices quant à notre passé. En effet, il a prouvé hors de tout doute raisonnable, que nos ancêtres étaient isolés du continent africain à une certaine époque de son histoire. À cette époque, une maladie qui a eu son origine chez les babouins a infecté toutes les populations de singes du continent. Encore aujourd’hui, tous les primates africains possèdent le rétrovirus qu’ils ont hérité de cette époque. Tous, sauf nous. Il faut donc en conclure que nos ancêtres se sont retrouvés physiquement isolés des autres singes d’Afrique à une certaine époque, ce qui expliquerait que nous ayons connu une évolution aussi différente des autres. Cela semble donner de la crédibilité à la thèse de L. P. LaLumière qui propose que nos ancêtres se soient retrouvés sur une île, ou du moins isolés par un important bras d’eau suite à une inondation.

AFAR

Pour Morgan, de tous les endroits en Afrique de l’ouest où les premiers hominidés auraient pu se retrouver isolés des autres primates, la dépression de l’Afar semble être le lieu le plus probable. Situé sur la faille qui a séparé l’Afrique de la péninsule arabique, l’activité tectonique et volcanique y est encore très intense. La mer s’est introduite à plusieurs reprises dans cette dépression et il est possible que cela ait été un événement soudain et catastrophique. Tout comme Gibraltar qui a déjà été une barrière entre l’Atlantique et ce qui est devenu la mer Méditerranée, le détroit de Bab el Mandeb a pu être un étroit passage qui permis à l’océan de pénétrer à l’intérieur des terres. La dépression de l’Afar est d’ailleurs toujours située au dessous du niveau de la mer, une future inondation est donc tout à fait envisageable.

File:EAfrica.gif

C’est ici que ce termine ce bouquin, laissant plus de questions que de réponses, mais traçant les grandes lignes d’une hypothèse qui, somme toute, me semble tout à fait vraisemblable et même plausible. Évidemment, je n'ai pas la prétention d'être un spécialiste de la question. La tiédeur de la communauté scientifique à propos de cette hypothèse n'est pas très encourageante. Il suffit de visiter la page Wikipédia consacrée à ce sujet pour lire quelques-unes des critiques les plus fréquemment entendues à cet égard. Mais tout cela n'enlève en rien mon intérêt pour les questions que tout cela soulève. Comment ne pas être profondément fasciné par toute démarche qui tente de percer le mystère de nos origines, des conditions qui nous placèrent sur la route qui mène à ce que nous sommes?



Écoeurement

Message reçu de la bibliothécaire de la CS après le récent refus de ma directrice:


Bonsoir,

La situation que tu vis à l'école est déplorable mais malheureusement je vois ça souvent. Et ce qui me désole c'est qu'en principe, puisqu'on travaille dans une CS, on devrait avoir le bien de l'élève comme priorité mais ce n'est pas toujours le cas.

Je travaille à la CS que depuis trois ans et une chose est sûre, je n'y terminerai pas ma carrière. À chaque jour je suis confrontée à du n'importe quoi et je perds beaucoup de temps et d'énergie à gérer du niaisage...

Bon, trêve de dépression... si tu crois avoir une chance de participer quand même à l'événement si tu peux partager les frais d'autobus, il y a de fortes chances que l'école XXXX y participe aussi. Et eux n'ont pas soulevé de problème de budget... du moins pas pour l'instant. Alors dès que j'ai une confirmation de leur participation je t'en ferai part.




20 janvier 2013

Professionnalisme

Bon, alors... la fameuse rencontre... que dire? Ça a été très long, DEUX heures après l'école, de 15h à 17h. La directrice était méconnaissable. Le ton était vraiment différent des rencontres précédentes, beaucoup moins agressif, presque respectueux. Pas de tentatives de me piéger, pas de reproches, elle m'a même trouvé quelques qualités. Essentiellement, le contenu de la réunion se résume à ceci: 1) Où en es-tu avec ta gestion de classe? et 2) Comment pourrais-tu améliorer ton cours de maths pour être aussi performant en maths qu'en français?

On a donc philosophé sur l'enseignement des maths pendant une bonne partie de cette interminable réunion. Comme l'a dit mon représentant syndical: "C'est une question très large à laquelle on ne trouvera pas de réponse précise ce soir."

Anyways... en résumé, long et bizarre.

Mais évidemment, il ne fallait pas croire que cela signifiait la fin des hostilités.

À la fin de la réunion, je l'ai questionné à propos d'un courriel que je lui avais fait parvenir une semaine auparavant et auquel elle n'avait toujours pas répondu.Il s'agit d'une invitation pour moi et ma classe, de la part d'une des bibliothécaires de la commission scolaire, à visiter le festival de BD de Montréal, au mois de mai. Le seul coût est celui des autobus. J'ai été invité parce que ma passion pour la BD est bien connue. Une offre en or.

Elle m'a dit qu'elle y réfléchirait et me répondrait le lendemain.

Une semaine après, toujours pas de réponse, je lui envoie un courriel très poli pour lui demander ce qu'elle a décidé.

Elle me répond qu'on n'y va pas pour des raison budgétaires.

La vieille tabarnak...

Comme si son budget d'école ne pouvait pas assumer un p'tit voyage en autobus scolaire. Comme si, au mois de janvier, elle n'avait déjà plus de marge de manoeuvre.

De toute évidence, elle refuse parce qu'elle ne m'aime pas la face. Mes élèves sont privés d'une sortie motivante et enrichissante qui m'aurait grandement aidé à cultiver leur soif de lecture et mes efforts de francisation parce qu'elle me méprise.

Et après ça, c'est ELLE qui viendra me dire à MOI que je manque de professionnalisme?

La vieille câlisse...

J'ai écrit à la bibliothécaire. Elle a dit qu'elle tenterait de me jumeler à une autre école de mon secteur afin de partager les coûts de transport. On verra bien si la vieille conne aura le culot de refuser à nouveau...


9 janvier 2013

Accueil chaleureux

C'est reparti...

Lundi, première journée (pédago), je suis dans ma classe en train de jaser avec une ortho quand la directrice entre et s'adresse à elle sans me saluer, sans même me regarder. Dans MA classe. Puis, elle sort.

Mardi, première journée avec les élèves, Madame ne perd pas de temps et elle m'envoie un courriel pour me convoquer pour une réunion "pédagogique" à propos des maths. Elle voulait que ce soit demain ou vendredi. Je lui ai répondu que mon représentant syndical n'était pas disponible avant le 22 janvier et qu'elle devrait me donner ses disponibilités après cette date.

Aujourd'hui, pas de réponse. Elle doit être en beau tabarnak.

Mais c'est bien de valeur pour elle... en ce qui me concerne, pas question que je m'assois avec cette femme sans mon syndicat.

À suivre...


7 janvier 2013

Que fait le blogueur qui ne blogue plus?



Ouais, bloguer me manque un peu… mais pas autant que je l’aurais imaginé. Il faut dire qu’un de mes bons amis m’a initié à un jeu en ligne et que j’y consacre le temps libre que je passais habituellement à bloguer, alors ça comble le trou.

Le jeu en question s’intitule «Star Wars: the Old Republic». Il s’agit d’un MMORPG (un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) qui se déroule, vous l’aurez deviné, dans l’univers de la célèbre saga de Lucas.

Dès le départ, la possibilité de créer un personnage complètement unique et original m’a emballé. On choisit absolument tout: son sexe, son espèce, son alignement (république ou empire), ses traits faciaux, la couleur de sa peau, de ses yeux et de ses cheveux, ses cicatrices, son nom et, surtout, son occupation. Du côté républicain, on a le choix entre deux types de Jedi, le soldat trooper ou le contrebandier. Il y a également quatre occupations possibles du côté obscur, mais je n’ai pas encore exploré ces options. Je crois qu’il y a deux types de Siths, le chasseur de prime et l’assassin.


Mon premier personnage est un chevalier Jedi de type Gardien. C’est un Zabrak, cette race d’alien à laquelle appartiennent Darth Maul et Bao-Dur. Il est de stature moyenne, plus élancé que musclé. Sa peau est relativement pâle et son visage arbore fièrement les tatouages traditionnels typiques à sa race. Il suit fidèlement le code Jedi, n’hésitant jamais à venir en aide aux gens dans le besoin sans attendre la moindre récompense en retour. Il ne manque aucune occasion de chercher une solution pacifique aux conflits, n’ayant recours à la violence qu’en tout dernier recours. Seule entorse au code de l'Ordre, il a un faible pour les belles femmes. Après tout, c’est bien beau secourir la République, mais il faut bien vivre un peu, merde! Ainsi, il a eu une petite idylle avec une chef tribale Twi’lek sur la planète Tython. Plus récemment, une attirance de plus en plus intenses se développe entre lui et sa Padawan, une femme humaine du nom de Kira Carsen.

L’histoire, en gros, se déroule quelques millénaires avant les films. Suite à une violente guerre qui a opposé la République à l’empire des Siths pendant laquelle le temple Jedi de Coruscant a été détruit, une paix fragile a été signée entre les deux puissances. Évidemment, les impériaux ne manquent pas une occasion de violer les différents traités et se préparent secrètement à une nouvelle attaque. Mon Jedi se retrouve directement mêlé au conflit lorsqu’il se voit obligé d’éliminer un agent impérial infiltré qui s’avère être nul autre que le fils du puissant seigneur Darth Angral. Dès lors, ce dernier déploie tous les moyens à sa disposition pour m’éliminer. L’aventure m’a amené sur plusieurs planètes, en commençant par celle qui abrite le nouveau temple Jedi, Tython. Ensuite, je suis allé combattre des bandits et des Siths dans différents quartiers de Coruscant, des hordes de rakghouls infectieux sur Taris, des impériaux infiltrés sur Ord Mantell, des gangsters sur la lune-casino de Nar Shaddaa et je suis présentement sur Tatooine, à la recherche d’une Jedi disparue, incidemment l’ancien maître de ma Padawan. Est-il nécessaire de préciser que je dois y affronter hommes des sables et guerriers gamorréens? Ensuite, je me plongerai dans la guerre civile qui fait rage sur Alderaan.


Le deuxième personnage que je me suis créé est un soldat trooper. Il s’agit d’un colosse humain au cœur d’or. En fait, je dis humain, mais il possède quelques modifications cybernétiques. Membre de l’escouade du Chaos, la plus réputée force de frappe de la République, il est rapidement confronté à la trahison et la désertion de tous les autres membres de son escouade. En effet, ces derniers se sentent exploités et abandonnés de la République et décident de se faire mercenaires. La tâche de rebâtir cette unité commando me revient donc, tout en venant en aide aux différents personnages que je rencontre en chemin. Mon partenaire est Aric Jordan, un Cathar (race d’alien aux traits félins). La relation entre les deux est assez tendue au départ puisque Jordan était mon supérieur, mais il se retrouve à un rang inférieur après une démotion. Il n’est donc pas très enthousiaste, mais je commence à mériter son respect. Il est toutefois très carriériste et n’approuve pas de ma petite amourette avec une jolie officier du service d’intelligence de la République. Mais je suis sûr qu’il est juste jaloux, le con! ;-)

Bien que la quête soit différente, elle m’a tout de même conduit sur les mêmes planètes que celle du Jedi, ce que je trouve un peu répétitif. Je n’ai donc pas joué avec le trooper autant qu’avec le Jedi, mais je trouve intéressant d’y retourner de temps en temps. L’utilisation des armes à longue portée fait changement du combat au corps à corps Jedi.

J’ai beaucoup de plaisir avec ce jeu, malgré quelques irritants. Le temps perdu en déplacements est un peu chiant sur certaines planètes. Sur d’autres, ça dérange moins parce que la beauté des décors est à couper le souffle. Je pense particulièrement à Taris, une planète qui était jadis recouverte d’une gigantesque cité, mais qui a été réduite en ruines par des bombardements siths quelques siècles auparavant. C’est donc une Taris en pleine déchéance qui s’offre à nos yeux, avec ses tours éventrées, ses épaves d’anciens vaisseaux écrasés, le tout recouvert d’une végétation qui jaillit des décombres. Vraiment magnifique. Je ne me suis jamais fatigué de me balader là-dedans, mais ce n’est pas le cas de toutes les planètes.


Autre irritant, certaines des quêtes secondaires sont relativement peu intéressantes. Et un autre truc qui me déçoit, surtout quand je pense aux jeux KOTOR (Knights of the Old Republic) auxquels j’ai tellement aimé jouer, c’est le manque de crédibilité et de profondeur des relations entre les différents personnages. Les dialogues sont souvent un peu «cartons», ce n’est pas très engageant. Mais il y a des exceptions.

La trame sonore du jeu est à se câlisser sur les murs. Certaines pièces proviennent des films, d’autres des jeux KOTOR et d’autres encore sont de nouvelles pièces, mais toutes sont dignes d’une saga Star Wars. Les graphiques sont très bons, bien que je ne joue pas avec la meilleure définition parce que mon ordi n’est pas assez fort. Les cinématiques d’intro sont tout simplement incroyables. Je ne me lasse pas de les regarder. Tout simplement génial.

Et le mieux dans tout ça, c’est que le jeu est tout à fait gratuit (avec certaines limitations) pour les 50 premiers niveaux du personnage, ce qui est, semble-t-il, suffisant pour se rendre au bout de l’histoire. Je pense que mon Jedi est au niveau 27 ou 28 présentement. Le trooper est au niveau 17, je crois.

Bref, une évasion salvatrice pour moi ces temps-ci. Ça me permet de penser à autre chose qu’à la prochaine attaque de ma directrice ou à la prochaine plainte de parent.

Pis charcuter des Siths à coups se sabre laser, c’est extrêmement thérapeutique! ;-)


Légende: "Cesse de résister, pitoyable petit Jedi solitaire! Rends les armes et plie-toi de bonne grâce à la tyrannie déshumanisante et bureaucratique de la Commission Sith! Reconnais enfin que tu n'es qu'un engrenage comme les autres et que si tu refuses de tourner exactement comme on t'ordonne de le faire, tu seras détruit à coup d'allégations cruelles et mensongères! Cesse de te battre pour tes naïves convictions! Ta lutte est perdue d'avance! Ta soumission au côté sombre est inéluctable! Hahahaha!"




2 janvier 2013

Les fanas du mois XI



PAKISTAN: Des talibans ont abattu 21 soldats pakistanais enlevés trois jours plus tôt dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé un responsable du gouvernement local à l'AFP. «Nous avons trouvé les corps criblés de balles de 21 membres des services de sécurité il y a peu de temps dans une zone inhabitée», a déclaré ce responsable, Naveed Akbar, à l'AFP.

AFGHANISTAN: Au moins trois Afghans ont été tués dans un attentat suicide à la voiture piégée contre une importante base militaire américaine dans l'est de l'Afghanistan, ont indiqué des responsables.

TANZANIE: Des albinos sont mutilés, torturés et tués par des hommes qui souhaitent se servir de parties de leur corps pour confectionner des potions magiques.

QUÉBEC: Un deuxième frère de Sainte-Croix sera bientôt arrêté par la police de Montréal pour des agressions sexuelles qu'il pourrait avoir commises au Collège Notre-Dame il y a des décennies.

QUÉBEC: Un diacre de l'ouest de l'île de Montréal arrêté juste avant Noël pour possession, distribution et production de pornographie juvénile pourra retrouver sa liberté à condition de ne pas toucher à un ordinateur. Selon son avocat, la possibilité de suivre une thérapie sera étudiée par l'accusé «à cause de la nature des accusations». William Kokesch, très engagé dans plusieurs organisations catholiques canadiennes, a passé Noël derrière les barreaux.

PAKISTAN: Au moins dix-sept personnes ont été tuées et plus de 70 autres blessées par l'explosion d'un véhicule bourré d'explosif à un arrêt d'autobus près d'un marché local de la petite ville de Jamrud dans le district tribal de Khyber. Des flaques de sang, des lambeaux de chair, des souliers d'enfants, des livres d'écoliers, des burqas déchirées et une vingtaine de véhicules calcinés tapissaient le sol sur la scène de l'explosion, selon un journaliste de l'AFP sur place.

IRAK: Au moins 48 personnes ont été tuées dans une série d'attentats visant à la fois les forces de l'ordre et des civils en Irak, qui ont fait aussi 110 blessés, selon un nouveau bilan de source médicale et de sécurité.

ISRAËL: L'offensive israélienne lancée le 14 novembre sur Gaza s'est fait connaître à l'international sous le nom de code Pilier de défense. L'opération qui, en huit jours, a coûté la vie à 169 personnes (163 Palestiniens et six Israéliens), visait selon le porte-parole de Tsahal à protéger les populations civiles israéliennes, notamment des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. Mais pour les Israéliens, la plus récente mission guerrière à Gaza était plutôt connue sous le nom d'Amoud Anan. Expression biblique qui signifie en hébreu «Colonne de nuée». Cette colonne de nuée est une référence directe à l'exode vécu par les Juifs d'Égypte, il y a 3000 ans.

Une opération militaire au nom religieux qui amène le journaliste du site américain d'information Gawker, John Cook, à poser la question suivante: «Israël a-t-il lancé cette offensive pour assurer la sécurité de ses citoyens ou était-il en train de poursuivre un agenda plus large enraciné dans le mysticisme antique?»

ÉTATS-UNIS: Des Juifs hassidiques tentent d'intimider une femme qui témoigne contre son ancien thérapeute qui l'a agressée sexuellement.

CANADA: Devant les tribunaux, une femme pourra témoigner en conservant son niqab, mais seulement dans certaines situations, a tranché la Cour suprême du Canada. La juge en chef Beverley McLachlin, écrivant pour la majorité, a énuméré une liste de facteurs à soupeser pour chaque situation du genre: la force de la conviction religieuse du témoin, le préjudice que forcer quelqu'un à enlever son niqab pourrait entraîner à la société, le droit de l'accusé à un procès équitable, la nature du témoignage et s'il se fait devant un juge ou un jury.

AUSTRALIE: Dans son message de Noël diffusé à la télévision, l'archevêque de Sydney, Mgr George Pell, se dit choqué et honteux, à la suite d'une série d'accusations de pédophilie lancées contre des prêtres et des efforts de la hiérarchie pour étouffer les affaires.

QUÉBEC: L'Association des victimes de prêtres (AVP) lance un appel au boycottage de la quête lors de la messe de minuit. Par ce geste, l'association souhaite dénoncer les «trop nombreuses» agressions sexuelles commises par des prêtres de l'Église catholique. «Au lieu d'être récolté pour aider les gens démunis et indemniser les victimes, l'argent s'en va directement aux cabinets d'avocats endossés par les communautés religieuses et sert à enrichir une institution déjà richissime», a déploré Carlo Tarini, porte-parole de l'AVP.

MALI: Un Français a été enlevé par des islamistes dans l'ouest du Mali. Ce nouvel enlèvement porte à sept le nombre d'otages français aux mains des islamistes armés au Mali. Six d'entre eux avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI): quatre dans le nord au Niger en septembre 2010 et deux dans le nord du Mali en novembre 2011. «Les moujahidine, avec la bénédiction de Dieu, ont dans leurs mains un Français venant d'un pays qui veut diriger les armées contre les musulmans», a déclaré mercredi à l'AFP Abdoul Hicham, membre de la direction du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO).

CANADA: Justin Trudeau a été critiqué pour sa participation à la conférence Reviving the Islamic Spirit - Faire revivre l’esprit islamique - à cause d’allégations d’un lien entre l’un des commanditaires de l’événement et le groupe islamique militant Hamas.

VATICAN: Le refus de Dieu par le monde contemporain conduit au refus de l'autre, et d'abord des plus vulnérables, a dénoncé Noël Benoît XVI. Entre autres énormités, il a affirmé que: «Nous sommes totalement remplis de nous-mêmes, si bien qu'il ne reste aucun espace pour Dieu. Et c'est pourquoi il n'y a pas d'espace non plus pour les autres, pour les enfants, les pauvres, les étrangers», «Là où Dieu est oublié ou même renié, il n'y pas non plus de paix» et «Il n'est (...) pas vrai que le 'non' à Dieu rétablirait la paix. Si la lumière de Dieu s'éteint, la dignité divine de l'homme s'éteint.»

Le plus drôle, c'est son commentaire à propos de l'Évangile de Noël qui «me touche toujours, à chaque fois. Inévitablement surgit la question de savoir comment se passeraient les choses si Marie et Joseph frappaient à ma porte? Y aurait-il de la place pour eux?» Imaginez ça deux secondes, deux démunis habillés en guenilles qui pourraient passer les barrières de sécurité pour se rendre jusqu'à la porte principale du palais de Ben, et à qui en plus, on offrirait le gîte pour la nuit? Et un lit pour que la femme accouche? Hahahaha! ;-D

PAKISTAN: Au moins 28 personnes ont perdu la vie au Pakistan dans une série d'attentats ayant visé les forces de l'ordre et la minorité chiite à la veille d'un sommet à Islamabad réunissant huit pays musulmans émergents. L'attentat le plus sanglant de la journée a fait 16 morts et 32 blessés, dont neuf enfants, dans la ville de Rawalpindi proche d'Islamabad, selon la police et les sauveteurs. Un kamikaze s'est fait exploser au passage d'une procession de musulmans chiites qui se rendaient dans une mosquée.

FRANCE: La manifestation organisée dimanche 18 novembre par l’institut d’extrême-droite Civitas contre le mariage pour tous et plus largement l’«homofolie» a été marquée par des incidents violents. Des femmes du mouvement Femen, venues contre-manifester, ont été attaquées par des membres du service d’ordre et des jeunes catholiques intégristes. L’essayiste Caroline Fourest a également été agressée.

ÉTATS-UNIS: Une femme qui a dit à la police avoir tué un homme en le poussant devant un métro de New York parce qu'elle déteste les musulmans depuis les attentats du 11 septembre 2001, et pensait qu'il en était un, a été accusée d'avoir commis un meurtre motivé par la haine, ont indiqué des procureurs. Erika Menendez a été accusée d'avoir tué Sunando Sen, un immigrant indien qui a été happé par un train dans l'arrondissement Queens.

PAKISTAN: L'adolescente chrétienne pakistanaise accusée de blasphème contre l'islam pour avoir prétendument brûlé des pages du Coran, Rimsha Masih, a été acquittée, a annoncé son avocat. Le tribunal d'Islamabad a déclaré que l'accusation relevait de l'hérésie et que les soi-disant preuves avaient été mises en possession de l'accusée à son insu. Cliquez ici pour lire un article intéressant à propos de Paul Bhatti.

CHINE: Près de 1000 membres de la secte chrétienne Dieu tout-puissant ont été arrêtés et détenus parce qu'ils propageaient des rumeurs sur l'apocalypse.

SERBIE: Une montagne en forme de pyramide qui, grâce à des ondes électromagnétiques, serait à l'abri de la fin du monde, attire les foules. Le seul hôtel de la montagne affiche complet depuis des mois.

FRANCE: Des tenants de l'apocalypse croient que Bugarach, dans l'Aude, sera épargné. Le pic rocheux qui surplombe le village à 1230 m serait en fait un garage d'extraterrestres. Certains sont persuadés qu'il faut y planter sa tente pour survivre. Afin de ne «pas être embêtées par des illuminés et les sectes apocalyptiques», les autorités ont décidé d'interdire l'accès au pic.

QUÉBEC: Le principal service québécois d'aide aux proches de personnes prises entre les griffes de sectes est débordé d'appels liés à la fin du monde, que les Mayas ont prétendument annoncée pour le 21 décembre. «Depuis les 32 dernières années à Info-Secte, j'entends parler de prédictions sur l'imminence de la fin du monde», affirme Mike Kropveld, président de l'organisme, dans son dernier bulletin d'information. «Cette fois-ci, c'est encore plus effrayant.» M. Kropveld assure que «c'est la première fois» que les appels sont aussi nombreux, notamment de la part de parents qui s'inquiètent pour des membres de leur famille.

«Il n'y aura pas de fin du monde. Et ce qui est intéressant, c'est de voir comment vont réagir les gens qui y ont cru, affirme le professeur. Le cerveau a besoin de cohérence pour fonctionner.» Il prévoit que ces individus trouveront mille et une raisons pour expliquer que rien ne s'est produit. «On a prié très fort et Dieu nous a sauvés» ou encore «ce n'était pas la fin du monde matériel et on est maintenant dans une nouvelle ère plus spirituelle» risquent de se retrouver parmi les excuses les plus populaires, selon lui.

ARABIE SAOUDITE: Privées du droit de conduire et de voyager sans autorisation, les Saoudiennes sont désormais soumises à une nouvelle mesure de contrôle avec un système électronique mis en place par les autorités avertissant leur famille dès qu'elles quittent le royaume. Le «gardien» de la femme saoudienne --père, époux, frère ou tuteur-- reçoit sur son téléphone un message SMS l'informant que la femme placée sous sa garde légale a franchi les frontières du royaume, même si elle voyage en sa compagnie.

IRLANDE: Le décès d'une jeune femme enceinte à qui les médecins ont refusé une interruption volontaire de grossesse (IVG) a réenflammé le débat sur l'avortement en Irlande. La République d'Irlande est l'un des derniers pays européen à appliquer une législation draconienne en matière d'IVG (merci à Fylouz).

ÉGYPTE: Egypt's ruling party is paying gangs of thugs to sexually assault women protesting in Cairo's Tahrir Square against President Mohamed Morsi, activists said. They also said the Muslim Brotherhood is paying gangs to beat up men who are taking part in the latest round of protests, which followed a decree by President Morsi to give himself sweeping new powers.

ÉTATS-UNIS: David Pakman sat down with the American Family Association’s Bryan Fischer to discuss the recent marriage equality wins and other LGBT issues. Fischer claimed he is “for homosexuals, but against homosexuality,” wanting to help them “leave that lifestyle.” He compared homosexuality to drug use — an addiction that people can escape — and he agreed that exorcism could assist in that process.

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE: Magician Wayne Houchin was set on fire during a live TV appearance in the Dominican Republic earlier this week. But this wasn’t a stunt gone wrong. According to The Stir, Houchin was the victim of an improvised exorcism.

CANADA: Toronto police have charged a Mississauga man with pretending to practice witchcraft and several other offences after a woman paid $14,000 for various services.

ÉTATS-UNIS: A two-year corruption and international money-laundering investigation stretching from the Jersey Shore to Brooklyn to Israel and Switzerland culminated in charges against 44 people on Thursday, including three New Jersey mayors, two state assemblymen and five rabbis. The case began with bank fraud charges against a member of an insular Syrian Jewish enclave. But when that man became a federal informant and posed as a crooked real estate developer offering cash bribes to obtain government approvals, it mushroomed into a political scandal, replete with tales of the illegal sales of body parts; of furtive negotiations in diners, parking lots and boiler rooms; of nervous jokes about “patting down” a man who turned out to indeed be an informant; and, again and again, of the passing of cash — once in a box of Apple Jacks cereal stuffed with $97,000.

AUSTRALIE: A victims group will present to the Victorian government inquiry into sex abuse by priests a list of 18 convicted paedophile priests who were moved from parish to parish or further away, where they continued offending.

ÉTATS-UNIS: Televangelist Pat Robertson complains that the “miserable” atheists are stealing Christmas. Appearing on his widely syndicated television program, the geriatric evangelical leader slandered atheists, claiming atheists are “miserable” people and they want Christians to be miserable too: “Atheists don’t like our happiness, they don’t want you to be happy, they want you to be miserable. They’re miserable so they want you to be miserable.”

GRÈCE: Actors and the producer and director of an American play in Greece that depicted Jesus Christ and his apostles as gay have been charged with blasphemy, court officials said. A production of "Corpus Christi" in Athens was cancelled this month after weeks of almost daily protests outside the theatre by priests and right-wing groups, including deputies from the ultra-nationalist Golden Dawn party.

ÉTATS-UNIS: Christian evangelists warn of the dangers of being raped by sexual demons, claiming that sometimes these demons lure people into homosexual behavior. Eddie Smith, the president of U.S. Prayer Track and a leader in what is called “deliverance ministry,” believes that experiences of demonic rape are common. He claims that he and his wife, Alice, have ministered to "at least hundreds" of people suffering from demonic sexual attacks.

ÉTATS-UNIS: Fox News labels Westboro Baptist Church as a ‘left-wing cult’.

INDE: When the right-wing Hindu political leader Bal K. Thackeray died, the city of Mumbai responded with efficiency. Merchants hurriedly closed their shops. Traffic thickened as people tried to rush home. India’s most populous city was effectively shut down. Shaheen Dhada, 21, a medical student who lives on the outskirts of Mumbai, was a bit annoyed. Like most people, she understood what was happening: Mr. Thackeray’s hard-line Shiv Sena party has dominated Mumbai for decades, often using intimidation, violence or vandalism to enforce citywide strikes or bans against certain movies. This time, Shiv Sena wanted a citywide signal of deference and respect for Mr. Thackeray.

Ms. Dhada decided to post a mild message of protest on her Facebook page. Why, she asked, should an entire city be involuntarily shuttered to mark the death of a politician? Her friend, Renu Srinivasan, 20, read the post and hit “like.” Within hours, a Shiv Sena official had complained to the police. By Monday, Ms. Dhada and Ms. Srinivasan had been arrested and charged with engaging in speech that was offensive and hateful — for a post that many experts say was neither.

ÉTATS-UNIS: Kate Kane is the pseudonym of a bisexual woman in her 20s who this year helped found QueerPHC, a blog for gay, lesbian and otherwise unstraight students and alumni of a conservative Christian college. The chancellor of that campus, Patrick Henry College, which he founded in 2000 to educate home-schooled evangelicals, threatened this month to sue the founders of QueerPHC for copyright infringement. He quickly withdrew that threat. But his public pique directed attention to a growing movement: alumni from evangelical Christian colleges who are lesbian, gay, bisexual, transgender or who otherwise identify as queer, and their straight allies, speaking up on behalf of gay students still on campus.

ÉTATS-UNIS: Pryor Creek Community Church is also one of a few dozen churches around the country that are offering concealed carry certification classes as a way to reach out to non-Christians and attract new members. Melton sees no conflict between being a Christian and possessing weapons. “The disciples carried weapons,” Melton said. “Peter cut a man’s ear off. I believe if more honest citizens were armed, the safer our communities would be.”

ROYAUME-UNI: A trial opened this week to allegations of rape inside the strictly Orthodox Jewish community. The woman suffered a “course of sexual abuse” between the ages of 14 and 21. The abuse had escalated over years as he “forced himself on her for sexual intercourse”. Explaining why she taken time to go to police, she said that “in the religious Jewish world, you don’t call the police for anything unless someone is murdering someone or stealing”. When she had consulted rabbis, “they basically told me there was nothing they could do; they didn’t know what to do. They all started coming up with their bull**** excuses.”

ÉTATS-UNIS: A federal court in Texas on Monday will take up the case of a high-school student who refuses to wear her location-tracking school ID. The 15-year-old sophomore says the ID badge, which has an embedded radio frequency identification tag, is a violation of her rights. The student, Andrea Hernandez, believes the ID is "the mark of the beast" from the Book of Revelation.

ÉTATS-UNIS: A Tennessee pastor's Sunday sermon posited that mass shootings are on the increase because schools are teaching young Americans "junk about evolution" and "how to be a homo."

INDIA: Catholic groups in India have brought blasphemy charges against Sanal Edamarauku, the country’s most prominent rationalist. Sanal Edamaruku is facing up to three years in an Indian jail for telling the truth. For the past two decades Edamaruku, president of the Indian Rationalist Association, has been spearheading a campaign of de-mystification and public education aimed at undermining the power of the fake gurus and God-men who still wield considerable power in India.

ÉTATS-UNIS: ‘Ex-Gay’ Christian Sex Cult Leader Accused of Arranging Wife’s Murder.

ÉTATS-UNIS: Attending church on Sunday for 10 years was one of the conditions a Muskogee County judge placed on a teenager whose sentence in a manslaughter case was deferred this week for 10 years.

ÉTATS-UNIS: Former Saturday Night Live star and current Tea Party member Victoria Jackson posted a message on her Facebook page: "My friend Jim Riley posted: 'Wasn't the Connecticut killer just doing what abortionists do every day? It's a wonder we don't have more 20 year old "dads" doing what women and doctors have been an accomplice to for years in America. When you forget the TEN COMMANDMENTS, people, THIS is what you get.'"

ÉTATS-UNIS: In Kentucky, a law requires the state’s Office of Homeland Security to post a plaque recognizing the power of the Almighty God--and violating this law could result in 12 months in prison.

Terminons, en ce début de nouvelle année, avec un peu d'espoir et d'humour:

PAKISTAN: Dans un pays miné par l’intolérance, des musiciens dénoncent les fondamentalistes, les terroristes ou l’armée. Un succès parmi les libéraux et la jeunesse (merci à Fylouz).

Merci également à Fylouz pour ces hilarantes vidéos: