27 février 2013

Nouvelle plainte...


Je suis un peu assommé présentement, alors je vais simplement relater les faits de ce qui vient de se passer.

La directrice m'a demandé de passer la voir "5 minutes après l'école", comme s'il s'agissait d'un petit truc sans importance. Je me suis donc présenté seul à son bureau. J'ai vu que la nouvelle directrice adjointe était là. Elle m'a alors informé qu'il y avait eu une nouvelle plainte dont elle voulait me faire part et qu'elle s'attendait à la même transparence que la dernière fois.

1- Ai-je frotté les bras d'une élève pour la réchauffer? Réponse: Oui, c'est arrivé deux fois je crois, la petite était gelée et je lui ai frotté les bras. Elle m'a demandé si je lui ai donné un câlin, je lui ai dit que je ne me souvenais pas l'avoir fait.

2- Des enfants s'accrochent-ils à mes pieds pour que je les traîne en marchant. Réponse: C'est possiblement arrivé avant les fêtes et avant les précédentes plaintes, mais pas depuis.

3- Ai-je gardé une élève dans ma classe après l'école et après que tous les autres aient quitté? Réponse: Oui, à deux reprises, pour environ 5 minutes. La petite avait demandé à me parler et je n'avais pas eu le temps de le faire pendant la journée. La porte de la classe était ouverte et nous étions assis chacun d'un côté opposé de mon bureau. Il n'y a eu absolument aucun contact physique.

La directrice m'a dit qu'elle "avait été très claire" à propos des "contacts physiques". Elle a dit qu'elle devait réagir. Je lui ai demandé de quelle façon. Elle a été évasive.

Here we fucking go again...



11 février 2013

Nos origines


Extrait de la fascinante nouvelle:


L'ancêtre commun des mammifères placentaires est apparu après la fin des dinosaures il y a 65 millions d'années, montre une étude jeudi qui apporte l'éclairage le plus complet à ce jour sur l'évolution de cette grande famille qui compte l'homme, le singe ou la baleine.

De précédents travaux situaient l'émergence de ces mammifères avant l'extinction des dinosaures et de 70% des espèces de la planète due, selon la théorie la plus communément admise, à l'impact d'un astéroïde qui a bouleversé le climat.

Ces chercheurs se sont appuyés sur la plus grande banque de données au monde combinant les traits génétiques et morphologiques des différentes espèces pour reconstruire l'arbre généalogique des mammifères placentaires, la plus importante branche de cette famille avec plus de 5100 espèces vivantes.

Des analyses génétiques avaient laissé penser que les mammifères étaient déjà un groupe diversifié à la fin du Crétacé. Désormais leur essor serait survenu entre 200 000 et 400 000 ans après la fin des dinosaures.

(...) Pour remonter jusqu'à l'ancêtre commun des mammifères --un animal qui devait être de la taille d'un petit rat, avoir un utérus bicorne comme nombre de mammifères, un cortex cérébral avec des circonvolutions et un placenta ressemblant à celui des humains--, ces scientifiques ont collecté et analysé les caractéristiques physiques et génétiques de 86 espèces, dont 40 sont éteintes, mais connues grâce aux fossiles.

Ils ont rassemblé 4500 traits comme la présence ou l'absence d'ailes, de dents et certains types de squelette ainsi que d'autres caractéristiques morphologiques qu'ils ont combinées avec les traits génétiques. Cette banque de données contient dix fois plus d'informations que celles utilisées jusqu'alors pour étudier l'histoire des mammifères, soulignent ces chercheurs, précisant qu'elle est accessible au public en ligne et compte plus de 12 000 illustrations (www.morphobank.org).

(...) Cette étude a également révélé qu'une des branches de ces mammifères appelée Afrotheria, qui englobe les éléphants jusqu'aux oryctéropes, et vivant aujourd'hui en Afrique, est en fait originaire du continent américain.

L'image provient d'ici.

10 février 2013

Quand les profs fuient...

À lire ab-so-lu-ment, cet article de Janet Bagnall:


False allegations of misconduct are one element in a toxic brew of problems driving an extraordinary number of teachers out of the education field, say educational experts.

“Across North America, nearly half of all new teachers leave the field within five years,” said Jon G. Bradley, associate professor of education at McGill University. In Alberta, one of the few provinces to collect data, the figure is 40 per cent within five years. Figures for Quebec were not available, but believed to be similar to the North American average.

The education field is in crisis, said Bradley. “It’s almost as though we’re doing everything in our power to discourage these fully trained, committed people from making teaching a career,” he said. But if the growing incidence of false allegations is the “elephant in the room” that no one wants to talk about, it’s not the only problem. Other frustrations for teachers include low social status, relatively low salary levels, the lack of merit pay and a sense of failure, he said.

Any other profession that had that kind of turnover would look at working conditions, would look at salaries and other things surrounding the teaching environment,” said Joel Westheimer, university research chair and professor at the University of Ottawa’s faculty of education. “Instead, in education, we bring up talk about testing teachers and linking their pay to the students’ performance. I mean, can you imagine Microsoft suffering a crisis because there were not enough programmers going into the profession and leaving after the first five years? Would (the company’s) response be to increase salaries, recruit better people, change working conditions so that they could work in different places, have free soda and free lunches? Or would it test them?”

Bradley said teachers have been left defenceless in the face of unfair pressures and accusations. “We’re all worried about bullying in schools, but what about parents bullying teachers? What about principals bullying teachers? It’s not a collaborative workplace. We live these lies (in schools), that everybody loves children and therefore we all have to be nice people.” But schools are not nice places, said Bradley. “Learning is hard work,” he said. Students are pushed and challenged and they don’t always want to be.

Parents, teachers and school administrators ideally should all be working together with a clear understanding that “when we turn our children over to a school, we do so on the understanding that they’re doing the best job they can with the resources they have,” said Bradley. Instead, teachers, especially male teachers, are left alone to confront sometimes fantastic allegations.

It is now standard practice to warn teachers to never touch students. British music teachers were told in 2010 by their union not even to reposition pupils’ hands on an instrument. When the British education secretary complained that this directive played to a “culture of fear among adults and children,” the union refused to change it, saying careers had been ruined by false allegations.

The tragedy, said Westheimer, is that at the same time as the first false allegations came out, in the 1980s, so did research showing that children learn better when they feel cared for by their teachers. A U.S. study from 1986 found that in classes where a teacher touched students when congratulating them on results or behaviour, students’ disruptive behaviour dropped by 60 per cent.

Bradley, who has been in education for nearly 45 years, worries that with no “exit interviews” for departing teachers, no one is gathering information on why the field is hemorrhaging its newest recruits.

“It’s not just one thing you can fix,” he said. “It’s a whole series. It’s an attitudinal view of the place of school and the role of teachers in our society. And I don’t think we’re prepared to engage that. That’s what scares me.”



Pour les geeks...


freeny

ilona-veresk

Simon Palmér