30 juin 2013

L'univers a-t-il un but?



Dawkins est-il un fondamentaliste?

Merci au sidekick qui a attiré mon attention sur cette petite bisbille entre athées.

Tout commence lorsque le désormais célèbre physicien Peter Higgs fait la déclaration suivante dans une entrevue à un journal espagnol:

"What Dawkins does too often is to concentrate his attack on fundamentalists. But there are many believers who are just not fundamentalists. Fundamentalism is another problem. I mean, Dawkins in a way is almost a fundamentalist himself, of another kind."

La réaction suivante a été publiée sur le site de la fondation du principal intéressé:

And exactly what kind of “fundamentalism” is that? Can you really equate blind adherence to ancient, man-made texts with doubt that those texts prove anything about a divine being? Why is it “fundamentalist” to ask for evidence, and decry those who adhere to dogma in the face of evidence?  Why is it “fundamentalist” to have a scientific, evidence-based attitude toward the claims of religion, but not to the claims of ancient goatherds?

Alors, Richard Dawkins est-il "presque"un fondamentaliste, comme le prétend Higgs?

Voyons la définition du mot, telle que fournie par le dictionnaire en ligne:

Fondamentalisme:  tendance conservatrice et intégriste de certaines religions.

Conservatisme? Intégrisme? Si l'on se fie à cette dernière, alors il faudrait être fou pour prétendre que Dawkins est un fondamentaliste. Toutefois, Wikipédia définit le mot de cette façon:

Le fondamentalisme désigne l'attachement strict aux principes originels d'une doctrine, généralement religieuse. (...) Il peut se traduire par un comportement d'exclusivisme, d'isolation, voire d'antagonisme défensif ou conquérant avec qui ne partage pas totalement cette approche, c'est-à-dire aussi bien vis-à-vis des coreligionnaires non fondamentalistes que des membres des autres confessions, des agnostiques ou des athées. 

Cette définition s'approche probablement davantage du sens que voulait lui donner le professeur Higgs. En effet, il est possible de voir la démarche de Dawkins comme de l'antagonisme et de l'agression. Mais je crois que cette perception repose principalement sur cette réaction presque instinctive des Occidentaux d'associer la tolérance à un respect aveugle de tout ce qui touche de près ou de loin la religion, cette grande intouchable. Oser critiquer ces cultes, c'est donc faire preuve d'intolérance.

Imaginez si c'était pareil pour la politique. Ou les corporations. Imaginez le désastre.

Je suis donc du côté de Dawkins à cet égard. Les religions DOIVENT être critiquées et surveillées autant que toutes les autres entreprises humaines.

Dawkins n'est pas un fondamentaliste.


29 juin 2013

2001 NIGHTS de Hoshino: tomes 1 et 2


C'est grâce à ce cher Fylouz que j'ai enfin pu me mettre cette BD japonaise sous la dent et je l'en remercie du fond du coeur. Parce qu'on a ici à faire à de la très bonne SF.

Le premier tome contient quatre histoires.

EARTHGLOW se déroule dans ce qui était, à l'époque (1990), l'avenir pas si lointain. Dans ce monde où la guerre froide n'a jamais connu de fin, l'équipage de la navette spatiale Orion doit livrer un mystérieux passager sur une base spatiale soviétique. Les pilotes sont très nerveux car ils ignorent tout de la nature de leur cargaison et il est tr`s inhabituel de s'approcher des bases spatiales soviétiques. Le dénouement ne manquera pas de surprendre et sert de prémisse à toutes les histoires qui suivront et qui tournent toutes autour du même thème: la conquête de l'espace, chaqun des récites nous amenant un peu plus loin dans l'espace et le temps.

Dans SEA OF FERTILITY, une femme se rend sur la base lunaire Aries suite à la mort de son frère qui est tombé dans une crevasse pendant une expédition exploratoire. Hantée par les dernières paroles empreintes d'angoisse transmises par son frangin décédé, elle se rend sur les lieux de l'accident où l'attend une découverte absolument inouîe qui prouvera une bonne fois pour toute que nous ne sommes pas la seule forme de vie dans l'univers.

MAELSTROM III nous fait voyager à bord d'un vaisseau qui explore la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, à la recherche de minéraux précieux. Toutefois, une collision imprévue avec un petit astéroïde cause la mort d'un des deux astronautes. Le second envoie un signal de détresse et une navette l'informe qu'elle sera en mesure de le secourir dans dix heures. Or, il lui reste sept heures d'oxygène.

Finalement, dans POSTERITY, un couple accepte de fournir ovules et sperme afin que ces derniers soient congelés à bord de capsules spatiales qui seront amarrées à des comètes qui quittent le système solaire. Il s'agit de la seule façon de procéder puisque le voyage serait trop long et éprouvant pour des humains. Si l'ordinateur détecte une planète habitable, il est programmé pour s'y poser, faire naître des enfants qui la coloniseront. La femme, rongée par le doute et les regrets, craint soudain le sort qui pourrait attendre sa progéniture à des années-lumière de la Terre. Mais il est trop tard pour reculer.

Le deuxième tome nous offre également plusieurs histoires.

La première, intitulée RENDEZ-VOUS, nous plonge dans les rêves d'un cobaye lors d'expériences d'hibernation artificielle. Plongé dans un état similaire à la mort pendant 5 jours, l'homme est-il victime d'hallucinations ou est-il plutôt en train de découvrir ce qui nous attend après la mort?


Dans DISCOVERY, une jeune programmeuse nommée Maya apporte les dernières modifications à K.A.R.C. 9000, une intelligence artificielle destinée à accompagner les astronautes dans leurs voyages spatiaux. L'I.A. étudie l'histoire, les comportements et la psychologie humaine. Développe-t-elle vraiment des émotions pour Maya? Comment réagira-t-elle lorsque celle-ci devra inévitablement quitter à la fin de son contrat?

Finalement, dans LUCIFER RISING, un équipage se rend vers une nouvelle planète découverte aux confins du système solaire, baptisée Lucifer. Y voyant la réalisation possible des évangiles, le Vatican décide de contribuer financièrement à l'expédition à la condition que l'un des astronautes soit un prêtre. Le voyage se déroule sans histoire, mais les désastres commencent à s'accumuler lorsque le vaisseau approche de la gigantesque planète. Y a-t-il un assassin à bord? Et quelle est la nature de cette étrange planète qui recèle à la fois la solution au problème des voyages intersidéraux, mais également l'ultime menace à notre survie?

Vraiment, de la très, très bonne SF. C'est effarant de penser qu'une même personne a réalisé à la fois ces scénarios si élaborés et également des planches d'une rare beauté. Ce Yukinobu Hoshino est un véritable génie.

Les histoires sont à peu près toutes excellentes. En lisant DISCOVERY, j'ai d'abord cru à une espèce de plagiat de 2001: A space odyssey, mais la fin n'a pas manqué de me surprendre.

Vraiment, de très bonnes BD. Comme quelque chose se perd toujours lors de la traduction, j'ose à peine imaginer quelle doit être la qualité de la version originale.

Merci Fylouz, je poursuis ma lecture avec fascination!


28 juin 2013

ENFIN!


"But this is a challenge that does not pause for partisan gridlock.  It demands our attention now.  And this is my plan to meet it -- a plan to cut carbon pollution; a plan to protect our country from the impacts of climate change; and a plan to lead the world in a coordinated assault on a changing climate. 

(...) Nobody has a monopoly on what is a very hard problem, but I don’t have much patience for anyone who denies that this challenge is real. We don’t have time for a meeting of the Flat Earth Society. Sticking your head in the sand might make you feel safer, but it’s not going to protect you from the coming storm.  And ultimately, we will be judged as a people, and as a society, and as a country on where we go from here."

--Barrack Obama, lors d'un important discours à l'université Georgetwon, plus tôt cette semaine.

ENFIN!!!!!!

Trouvé ici.


Lake Hurwitz

Cal MacDonald

27 juin 2013

Ira? Ira pas?

J'ai envoyé ce message à mon représentant syndical très tôt ce matin:

Salut,

Oui, je sais, il est 3h du matin, cette nouvelle vacherie me cause de l'insomnie et des cauchemars...

S****, j'aimerais que tu m'expliques quelque chose. Quand je suis tombé en arrêt de travail, c'était quelques jours avant une convocation pour recevoir une de leurs saloperies de lettres de réprimandes. Personne ne m'a jamais dit que je devais me présenter là. Tu ne m'as pas conseillé de le faire. C'était l'évidence même que je n'y serais pas.

Qu'y a-t-il de différent cette fois-ci? Je suis toujours en arrêt de travail à cause d'une dépression CAUSÉE PAR ce conflit! Le conflit a été clairement identifié comme étant la cause, c'est écrit sur les billets du médecin et la CS a en sa possession les documents envoyés à la CSST qui allèguent le harcèlement de la directrice comme étant la cause de ma dépression. Tout le monde le sait.

Mais cette fois-ci, tu me conseilles fortement d'y aller. Je ne comprends pas.

Une autre question pour toi. Étant donné que la dernière lettre de convocation a été signée par Machin-Truc et pas la directrice, est-ce que ça veut dire que la vieille charogne ne sera pas là vendredi?

Anyways... plus j'y repense et plus je me dis que ça n'a pas d'esti d'allure de traiter un employé malade de cette façon. 

Et sa réponse:

Salut,

Je ne t'ai pas parlé de te présenter à la première remise car tu était en invalidité. Donc, la convocation tombait. La CS ne convoque pas quand la personne est en invalidité. 

Je t'ai conseillé de te présenter vendredi, présumant que si tu avais été convoqué c'est que tu n'étais plus en invalidité. C'est vrai, je n'ai pas validé cette information avec toi. Désolé vraiment. 

(...) Je te reviens dès que je le peux pour clarifier tout cela. Ne tente pas de me joindre je ne suis pas au bureau. 

À mon sens, si tu es toujours en invalidité, il n'y a pas plus de raison de te convoquer demain que la première fois. Si cela a été fait par la CS, il faut que je vois pourquoi. 

Je te reviens.

Je m'excuse pour ce suivi que je juge cahoteux, mais je ne fournis plus. On est deux pour prendre tous les appels au bureau au moment de la séance des précaires. À cause du congrès de la ****.

On va trouver une solution.

À plus tard.






25 juin 2013

J'dis pas...

COLLÉE sur la porte de ma maison!!!

Incroyable... absolument incroyable...

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon fils cadet qui a 4 ans. Il voulait aller bruncher au resto, alors nous nous sommes absentés quelques heures.

Au retour, qu'est-ce que ma femme trouve sur la porte?

Une enveloppe de la commission scolaire, sans timbre, collée avec du ruban adhésif sur la porte d'entrée.

Je ne peux pas scanner la lettre, mais en voici une retranscription:

OBJET: avis de convocation - mesures disciplinaires (réprimandes)

Monsieur,

Vous êtes, par la présente, convoqué à une rencontre en vue de vous remettre deux mesures disciplinaires (réprimandes), selon les coordonées suivantes

Date: vendredi 28 juin 2013
Heure: 8h45
Endroit: Siège social de la commission scolaire

Je vous rappelle que vous pouvez être accompagné d'une représentante ou d'un représentant syndical.

Je suis complètement sous le choc. Hey, c'est pas des esti de farces, je suis en arrêt de travail pour DÉPRESSION et elle me convoque pour me crisser deux mesures disciplinaires par la gueule!

Pas croyable...

C'est vraiment, mais vraiment une esti de vieille crisse de folle.

La première réprimande est sans doute celle qu'elle n'a jamais pu me remettre puisque je suis parti, celle à propos du test de maths aux questions "inappropriées", probablement. La deuxième doit être en lien avec ma visite impromptue à l'école pour aller chercher mes affaires, ou encore pour avoir communiqué par courriel avec les élèves après mon départ, essentiellement pour leur dire que je ne pouvais pas leur écrire.

Je viens d'appeler le gars du syndicat... il n'est pas au bureau.

Ma première réaction est de tout simplement ne pas y aller.

Mais au fond, je devrais peut-être. Ça pourrait me donner des munitions supplémentaires pour faire la démonstration du harcèlement dont je suis victime.

Vieille esti de charogne...


Le psychodrame du turban

Cette histoire de turban au soccer a été un vrai cirque sur lequel je m'en voudrais de ne pas bloguer.

L'histoire, en gros, c'est que la Fédération de soccer québécoise (quel nom étrange, il me semble que ça sonnerait mieux si l'adjectif était immédiatement après le nom) a décidé d'interdire le turban à ses jeunes joueurs sikhs. Lorsqu'elle a été questionné sur le sort de ces jeunes joueurs, l'une des membres de la FSQ aurait répondu qu'ils n'ont qu'à jouer dans leur cour, ou quelque stupidité du genre.

Rabroué par la Canadian association et contredit par la FIFA, la FSQ a finalement changé d'idée. Vaut mieux tard que jamais. En effet, c'était là une interdiction complètement stupide. Le problème avec la religion sikh, c'est le kirpan, ce couteau cérémonial qu'ils ont désormais le droit de porter à l'école! Le turban ne représente pas un danger, ça ne dérange absolument personne. Ben, c'est pas tout à fait vrai, ça cause problème dans certains métiers où il empêche de porter un casque protecteur. Mais au soccer, on s'en câlisse, ça ne dérange absolument personne.

Bref, tout ça est un fait divers tout à fait anodin, une décision conne rapidement renversée. On s'en fout complètement.

Sauf que l'histoire a plutôt pris des tournures de psychodrame national.

La première responsable de cela est Pauline Marois. Elle s'est lancée là-dedans comme s'il s'agissait d'une menace à la nation, affirmant que la FSQ n'était pas inféodée à la Canadian association. Premièrement, c'est faux, la FSQ est soumise à l'organisme canadien, comme toutes les fédérations provinciales. Affirmer le contraire est un déni de la réalité. Or, ce n'est pas en faisant semblant qu'on est déjà libres qu'on va convaincre les gens de la nécessité de la souveraineté! Deuxièmement, c'était une décision très mal avisée. Mme Marois aurait vraiment dû réfléchir un petit peu avant de faire une Mario Dumont d'elle-même. Tout ce qu'elle a réussi à faire, c'est de se couvrir de ridicule. On s'attend à plus que ça de notre première ministre.

Mais les vrais responsables du psychodrame, ce sont les médias qui ont fait de cette non-histoire un cirque hallucinant. Les médias canadiens anglais n'ont pas manqué cette opportunité en or pour se déchaîner sur le Québec raciste, xénophone, étroit d'esprit, etc. Peu importe qu'il s'agisse d'une poignée de gniochons dans une petit association sportive sans intérêt, on se permet les plus gigantesques généralisations à TOUTE la population québécoise!

Dans le Globe & Mail, on déclare que les Québécois sont des xénophobes qui ressentent un malaise face aux étrangers:

What Mme. Marois has done is reach for the nearest available controversy and graft it onto the narrative of Quebec independence, and it bothers her not a whit that the controversy is an especially petty case of xenophobia or that she has isolated herself and her province. (...) The consensus is that the ban is a symptom of Quebec’s unease with the accommodation of outsiders. The upshot is that hundreds of Sikh children and young adults can’t play recreational soccer in Quebec this summer. (...) And what did the premier of Quebec do? She ran right over and joined the Quebec Soccer Federation in its ever-tightening corner. Her other options would have been to say nothing, or to speak out on behalf of the children who are affected by this bickering and urge the participants to fix things as soon as possible. But that is not what Quebec nationalist leaders do. Instead, they seize all minor differences and harden them into major grievances, with no thought to the cost. It is as disconcerting to behold as it is tiresome.

Sur la CBC, on est des séculaires dogmatiques:

Finally, who ostensibly is being protected by this decision? And what exactly is being defended? The most charitable answer is secularism. (...) occasionally, and especially when identity issues come to the fore, the defense of secularism can feel as dogmatic as the Church once was.

Cet article, publié sur Canada.com, est particulièrement écoeurant puisqu'il clame la supériorité des valeurs anglo-saxones sur la fermeture française:

But perhaps the controversy the ban has aroused merely reflects differing notions of the place of religion in a secular state. Perhaps the rest of Canada is rooted in the traditions of English pluralism, which requires only that all religions be treated equally by the state, for example with regard to the wearing of religious symbols, while Quebec is in the more rigorous French tradition, in which all such outward signs of religion are banished from the public square. Perhaps we might then understand the QSF’s position, and the widespread support it has enjoyed in the province, not as the manifestation of intolerance it appears to be, and more as part of a broader secularist agenda that treats every faith with the same citizenly froideur.

Dans le National Post, on est sur le sentier de la guerre, rien de moins:

Quebec turban ban was the first skirmish in a larger war (...) Quebec’s problems, both real and imagined (...) We will point yet again to the Léger poll suggesting 80% or so of Quebecers might support such a ban. (...) Yeah, the thing is, out here in the real world, soccer organizations make soccer decisions. The Canadian Soccer Association shouldn’t be genuflecting to Quebec’s bizarre politics; it should enforce the rules, which is what it did. (...) the turban fracas “is nothing compared with what may come in the fall when the minority Parti Québécois government unveils its proposed Charter of Quebec Values” (...) the government could easily create a crisis out of whole cloth.

Pour Jonathan Kay, cette histoire illustre la NÉVROSE québécoise:

Quebec’s turban panic epitomized its two great collective neuroses: cultural insecurity and separatism (...) But this controversy is symbolic of a larger, disturbing trend in Québécois public life: the gratuitous antagonizing of minority communities under the pretext of Québécois “secularism.” (...) this intolerant tendency within Quebec nationalist circles is an embarrassment to the province.

(...) A more credible explanation is that some members of the QSF, like RCMP traditionalists a quarter century ago, find vestiges of Eastern religiosity to somehow be un-Canadian (or, if you prefer, un-Québécois). Whether or not the QSF decision fell under the category of “racism” is a question best left to readers

(...) It is understandable that Quebec generally would be more touchy on the issue of multiculturalism than the rest of Canada: Unlike all the other provinces, Quebec is home to many strong nationalists who see their province as culturally besieged by North America’s Anglo behemoth. Unfortunately, the obsession with their own minority status causes some Québécois nationalists to fear immigrants as a diluting agent within French culture. From such insecurities, other uglier sentiments often follow. (...) In this way, the turban controversy tapped into not one but two overlapping sociological pathologies in Quebec: cultural insecurity, and separatist agitation.

(...) When and if the next referendum comes, I expect the PQ-led forces will once again go down to defeat — in large part, no doubt, because of the tawdry race-baiting stigma they are attracting through episodes such as these. On voting day, Sikhs and other minority communities, in particular, will remember what Ms. Marois said and did regarding the right to wear a turban. As well they should.

Ce journal de Vancouver y voit poindre la xénophobie inhérente au mouvement souverainiste et tente de réhabiliter Jan Wong:

THERE'S ALWAYS BEEN an undercurrent of xenophobia within the Quebec separatist movement. (...) several people I respect who've lived in Quebec have told me that they've felt the vibe of racism on occasion.

Racism isn't exclusive to Quebec. It's on display in every part of Canada. But it's less frequently espoused by political leaders elsewhere, because they know there's a high political price to pay in an increasingly diverse country. But not apparently in Quebec, where premier Pauline Marois has stood by the Quebec Soccer Federation's ban on players wearing turbans. Can you imagine a more idiotic stance for a politician to take in the 21st century?

(...) Journalist Jan Wong felt the sting of racism from Quebec several years ago when she observed that three postsecondary school shootings were perpetrated by men who were not pure laine. That's a term used to describe people of exclusively French-Canadian origin. (...) Elsewhere, to talk of racial ‘purity’ is repugnant. Not in Quebec. Her father, a Montreal restaurateur, was harassed, the premier of Quebec wrote a letter attacking her, Parliament passed a motion demanding an apology, and Le Devoir ran a cartoon that mocked her racial features. Wong dismissed the political attacks as an attempt to win votes in Quebec.

And who over the age of 40 can forget former premier Lucien Bouchard's demogoguery during the Quebec separatist referendum in 1995? (...) Meanwhile, former Parti Québécois premier Jacques Parizeau blamed the referendum loss on money and the ethnic vote, which caused a hullabaloo. It was a true, albeit insensitive statement, which only magnified the divide between francophones and immigrants. Another PQ premier, Bernard Landry, also engaged in a bit of ethnic bashing after losing an election.

Marois likes framing the turban issue as an issue of sovereignty. By doing this, she's pandering to racists in her province.

*soupir*

Pas surprenant, mais décourageant.

Remarquez, si l'objectif de Marois était de déclencher cette tempête de vociférations et de propos blasphématoires, alors elle a réussi. Mais le problème, c'est que sa position initiale est stupide.

J'espère (mais je doute) que sa charte sur la laïcité va se souvenir de deux principes importants:

1- Une religion qui tente d'imposer une pratique à l'ensemble de la société, ce n'est pas acceptable. Mais un individu qui se plie à des règles religieuses et que cela ne cause préjudice à personne d'autre qu'à lui, c'est parfaitement correct.

2- Si on veut être honnêtes et justes, on ne peut pas bannir les symboles de toutes les religions SAUF de la catholique sous prétexte que c'est du patrimoine, Ça ne marche pas de même. Commençons donc par enlever l'esti de crucifix à l'Assemblée nationale et après ça, on donnera des leçons aux autres.

Et peu importe ce que contiendra cette charte, préparons-nous à un autre shit storm en provenance du reste du Canadâ...



24 juin 2013

Connaissez-vous votre Québec?


C'est le temps de le découvrir en cliquant ici.

J'ai réussi le questionnaire débutant sans problème, mais j'ai seulement eu 70% dans le niveau expert. Les questions sur Denys Arcand, Loco Locass et Broue ont démontré que ma connaissance approfondie de l'histoire coexiste avec une ignorance crasse de la modernité. C'est tout à fait moi! ;-)




Bonne fête nationale!



Je vous offre mes meilleurs souhaits patriotiques ainsi que ce drapeau fictif, qui est l'oeuvre de Nicolas Raymond et qui nous pose la question: et si l'Amérique du nord était restée française? On peut bien rêver...


Julien Gauthier

23 juin 2013

C'était Bourgault

Radio-Can nous offre une très, très intéressante série d'émissions pour raconter la vie de Pierre Bourgault, l'un des personnages les plus extraordinaires de l'histoire récente du Québec. C'est malheureusement animé par l'insupportable Nuovo, mais c'est bon malgré cela.

Voici les cinq épisodes:

Épisode 1 : L'homme de mots
Épisode 2 : Le militant
Épisode 3 : L'homme de médias
Épisode 4 : Le mentor
Épisode 5: Une existence parsemée d'excès et riche en amitié


Des perles cosmiques

Des perles de fer vieilles de 5000 ans trouvées dans une ancienne tombe égyptienne?

Comment cela est-il possible? Le travail du fer n'est apparu que des milliers d'années plus tard! C'est là un anachronisme extraordinaire que les scientifiques n'arrivaient pas à expliquer.

La solution à cette énigme est ici:

The 5,000-year-old iron bead might not look like much, but it hides a spectacular past: researchers have found that an ancient Egyptian trinket is made from a meteorite.

The result, published on 20 May in Meteoritics & Planetary Science1, explains how ancient Egyptians obtained iron millennia before the earliest evidence of iron smelting in the region, solving an enduring mystery. It also hints that they regarded meteorites highly as they began to develop their religion.

(...) The tube-shaped bead is one of nine found in 1911 in a cemetery at Gerzeh, around 70 kilometres south of Cairo. The cache dates from about 3,300 bc, making the beads the oldest known iron artefacts from Egypt.

(...) Microscopy showed that the nickel content of this original metal was high — as much as 30% — suggesting that it did indeed come from a meteorite. Backing up this result, the team observed that the metal had a distinctive crystalline structure called a Widmanstätten pattern. This structure is found only in iron meteorites that cooled extremely slowly inside their parent asteroids as the Solar System was forming.

Using tomography, the researchers built up a three-dimensional model of the bead's internal structure, revealing that the ancient Egyptians had made it by hammering a fragment of iron from the meteorite into a thin plate, then bending it into a tube.


Mabel Juillet Lamour

alasdair83

21 juin 2013

Ah oui, j'oubliais...

Adieu vieille charogne!

Après de longs mois d'enfer, maintenant que mon changement d'école est officialisé et qu'à moins que tu en décides autrement en remettant ça en septembre, je ne te verrai plus jamais ta vieille face de tortue aigrie, le temps est venu de te dire adieu.

Sache que pour moi, tu demeureras toujours la reine. Et crois-moi, ce n'était pas un titre difficile à obtenir. Des bourreaux, j'en ai connus plusieurs avant toi. Une véritable horde d'enfants de chiennes ont essayé de me détruire avant toi. Mais de tous ceux-là, tu es la reine. Pas l'impératrice, parce que ce titre est déjà pris par quelqu'un d'autre. Mais toi, je te couronne reine.

Tu as dû travailler très fort pour la mériter, ta couronne. Si tu es encore capable de ressentir quelque chose, alors tu devrais être très fière. Il aura fallu que tu te dédies pendant des mois à ton harcèlement acharné, sans relâche et avec une persévérance fanatique pour l'obtenir.

Il a également fallu que tu fasses preuve d'une grande imagination dans tes nombreuses accusations fausses et soupçons sans fondements: incompétence, insubordination, instabilité, incapacité de gérer une classe, pédophilie potentielle et plus récemment, vol! Ce n'est pas n'importe qui qui serait capable de formuler comme tu l'as fait de telles allégations dans la plus totale impunité. Ça prend un culot colossal et une absence totale de conscience! Et ces merveilleuses qualités, tu les possèdes et les maîtrise à la perfection.

Tu as également su faire preuve de beaucoup d'intelligence pour t'y prendre. Tu as toujours su te servir de la convention collective et des lois comme d'un bouclier afin de camoufler ton harcèlement en droit de gérance tout à fait légitime. Tu as su manipuler et interpréter les faits à ta façon et de manière dévastatrice à mon endroit, accolant ainsi ton odeur fétide à des faits tout à fait inoffensifs, t'assurant que seules les interprétations les plus tordues et les plus viles puissent être associées à mes actions. Encore une fois, c'est tout un accomplissement.

Et le résultat de ton oeuvre? Tu m'as eu, tu as réussi à me faire tomber, tu t'es débarrassée de moi et tu es victorieuse, bardée dans tes certitudes, avec tes lunettes colorées de misandrie, avec ta vision fanatique qui interprète tout en noir ou en blanc, convaincue jusque dans la moelle de tes vieux os pourris que tu as fait ce qu'il fallait, que tu as été juste, que tu as été droite et que tu n'avais pas le choix. Que tout est de ma faute et que je ne t'ai pas donné le choix. Pauvre victime que tu es...

Oh, c'est certain que tu es déçue que je sois parti avant que tu puisses véritablement terminer ton oeuvre. Tu travaillais fort pour obtenir une suspension et tu as investi tant d'effort dans cette seconde mesure disciplinaire que je t'ai enlevé l'opportunité de me remettre. Oui, la souris s'est échappée d'entre tes griffes de vieille chatte cruelle et tu n'as pu atteindre ton objectif ultime. Le plaisir a été écourté, mais au moins, l'essentiel a été accompli. Tu peux te rassurer en te disant que tu as vraiment tout fait ce que tu pouvais.

Tu ne le sauras jamais, vieille charogne, mais toutes tes accusations, de la première à la dernière, étaient infondées et diffamatoires.

Incompétent? Et seule toi l'aurait remarqué après 17 ans de carrière? Seule toi aurait réussi à dépister cette incompétence? Cela implique qu'en 17 ans, j'aurai réussi à passer inaperçu aux yeux de cinq ou six directions, de dizaines de collègues, de centaines de parents et d'élèves? Quel acteur formidable je suis. La réalité, vieille conne, c'est que je suis parfaitement compétent et que peu de gens arrivent à motiver et à captiver l'intérêt des élèves autant que moi. La réalité, c'est que des notes décevantes ne sont pas nécessairement indicatifs d'incompétence de la part du prof. Évidemment, tu es incapable de saisir cela et tu l'as clairement démontré à plusieurs reprises, le déclarant même carrément souvent ces dernières années.  Un bon prof a des élèves qui ont des bonnes notes. Si c'est le contraire, c'est que le prof est mauvais. C'est simple de même. 1 + 1 = 2. Aucun autre facteur n'est digne de considération. C'est noir ou c'est blanc. Tu es bon ou tu es mauvais. Point. C'est sans appel.

Insubordonné? Tu ne le sauras jamais, misérable vielle chienne, mais pendant trois des quatre dernières année, j'ai probablement été le meilleur ami que tu avais dans cette école. Oh, les autres te font des beaux sourires quand elles te croisent et savent maintenir les apparences, mais tu devrais entendre ce qu'elles ont à dire sur toi quand tu as le dos tourné. Elles te méprisent et te détestent. Parfois avec raison, parfois non. Elles racontent les pires écoeuranteries sur toi, elles disent que tu es bipolaire, elles disent que tu couchais avec l'ex-directeur adjoint, elles sont abominables à ton endroit. Loin de faire preuve d'insubordination, je me suis toujours plié à tes demandes et je n'ai jamais remis en question ton autorité. Lorsque les enseignantes ont décidé d'écrire leur lettre anonyme à ta patronne pour se plaindre de toi, j'ai été l'un des deux seuls à s'opposer (trop tard) à cette démarche, me mettant ainsi à dos une bonne partie du staff. Mais ça, vieille conne, tu n'en sauras jamais rien.

Instable? Pourquoi? Parce que je t'ai dit que je prenais des antidépresseurs? Il est intéressant de noter que plusieurs autres profs en prennent. Mais c'est vrai, elles sont des pauvres femmes fragiles et vulnérables, il faut prendre soin d'elles. Moi, je suis un gars, pas besoin de faire preuve d'empathie dans mon cas! Au contraire, il faut être très vigilante parce que dans ta p'tite tête de folle, ça veut dire que je suis inapte à faire mon travail! La réalité, vieille conne, c'est que j'allais beaucoup mieux avant la rentrée. Si ce n'était de toi, j'aurais terminé de prendre ces saletés d'antidépresseurs au mois de mars!

Pédophile potentiel? Encore une fois, tu ne le sauras jamais et tu entretiendras sûrement tes "doutes" dans ton esprit sombre afin de tenir à l'écart toute culpabilité face à tes actions, mais la réalité est qu'il est difficile d'imaginer accusation plus farfelue. La réalité que tu es incapable de comprendre, c'est qu'il est parfaitement possible pour un homme de s'intéresser aux jeunes, d'aimer tisser des liens avec eux, de leur venir en aide et d'accepter certaines marques d'affection sans être nécessairement une espèce de déviant sexuel qui a pour objectif d'abuser de leur confiance, de tirer avantage de sa position et même, pourquoi pas, de les agresser! Je sais, c'est révolutionnaire et c'est difficile à comprendre pour toi, mais c'est vrai. On n'est pas tous des Guy Cloutier, pauvre conne. La vérité, c'est bien qu'une grande variété de femmes attisent mon intérêt et alimente la flamme de ma libido, elles ont toutes en commun le fait d'être des adultes. Des enfants et des ados, ça m'allume à peu près autant que les bornes d'incendie et les shi tzus, c'est à dire, pas une crisse de seconde. Le temps que je leur consacre et l'attention que je leur donne est donc totalement désintéressé.  Incroyable mais vrai.

Incapable de gérer une classe? Et évidemment, tu portes ce jugement éclairé sans avoir jamais mis les pieds dans ma classe! Comme ça doit être pratique d'être omnisciente! Je t'envie! Malheureusement, et encore une fois, tu es complètement à côté de la plaque. Plutôt que de t'acharner sur moi, tu aurais dû regarder du côté de certaines de mes collègues, celles qui n'hésitent pas à humilier les enfants pour mieux les écraser, celles qui crissent des élèves à la porte à tour de bras, celles qui crient et qui punissent pour tout et pour rien. Mais pourquoi t'en prendre à elles quand tu es d'accord avec ces pratiques? Et tu sais bien qu'en t'en prenant à l'une d'entre elles, tu aurais toute la meute sur le dos. Mais le gars un peu marginal et isolé qui OSE faire les choses différemment est une proie facile et rien ne t'empêche de te payer la traite sous le regard complaisant des autres louves. La réalité, c'est que je sais très bien gérer une classe. La vie n'est pas toujours binaire, vieille sotte. Il n'y a pas qu'une bonne façon de faire. Si tu étais dotée de l'ombre de l'ouverture d'esprit dans ton p'tit cerveau dogmatique et fanatique, tu t'en serais rendue compte.

Voleur? Non seulement je n'ai jamais volé quoi que ce soit à l'école, mais le plus drôle, c'est que pendant que tu me faisais ton petit interrogatoire sur un ton accusateur et soupçonneux, tu n'as pas remarqué le sac jaune de Renaud-Bray que je venais de déposer sur le bureau d'une élève, celle qui est responsable de la bibliothèque de classe. Sais-tu ce qu'il y avait dedans? Des livres que j'avais commandé pour les élèves et que j'ai seulement reçu après le début de mon arrêt de travail. Malgré l'état lamentable dans lequel j'étais, j'ai parcouru 100 km aller-retour pour me rendre dans la succursale la plus proche de l'école pour aller chercher les livres. Et même si tout le monde en avait oublié l'existence, je me suis fait un devoir de les ramener à l'école. Sais-tu pourquoi j'ai fait ça, vieille chienne enragée? Parce qu'ils ne m'appartiennent pas. Ben oui. Quel grand voleur je fais.

Alors finalement, qu'as-tu accompli cette année? Tu as réussi à faire tomber un enseignant compétent, dévoué, altruiste, motivant, innovateur, honnête et original. C'est tout ce que tu as accompli. Mais c'est temporaire, je vais me relever.

Ah, et tu as aussi privé ma femme et mes enfants d'un mari et d'un papa heureux, joyeux, relaxe et enjoué pendant des mois et des mois. Tu as accompli ça aussi.

Tu m'as privé de 25% de mon salaire et comme je suis le seul revenu de ma famille, ça veut dire que quatre personnes ont dû se serrer la ceinture et que je n'ai pas pu payer la traite à mes trois amours autant que je l'aurais souhaité. Tu peux te féliciter de ça aussi.

Tu as enfoncé un dernier clou dans ma croyance naïve que les gens sont aussi fondamentalement gentils et inoffensifs que moi. Je ne ferai probablement plus jamais totalement confiance à des collègues et des directions comme avant, ça aussi c'est grâce à toi.

Tu m'as volé ma paix d'esprit, ça c'est probablement ton plus grand accomplissement. Parce que contrairement à toi, je n'ai jamais pensé une seule seconde tout savoir ou tout connaître et qu'il est dans ma nature de me remettre en question, alors tes cruautés vont probablement refaire surface régulièrement dans les prochaines années pour hanter mes moments les plus sombres et nourrir mes peurs et mon angoisse.

Finalement, tu m'as forcé à quitter l'école dans la disgrâce, le sujet de ragots et de potins malveillants, comme si j'avais fait quelque chose de terrible, sans saluer ses élèves pour qui j'ai tant travaillé et auxquels je m'étais attaché, tu nous as privés, eux et moi, de l'opportunité de s'adresser quelques derniers mots et de partager quelques derniers moments ensemble. Ils sont aussi déçus et tristes que moi de cela, et nous te le devons tous. Tu as accompli ça aussi.

Tu peux être très, très fière de toi.

Et surtout, n'oublie pas: tu n'avais pas le choix.

Alors adieu, vieille charogne. Je t'emmerde. Puisse ta méchanceté, ta haine et ton mépris te ronger les tripes comme un cancer. Je me console en me disant qu'il y a pire que d'être coincé à travailler avec toi: il y a ÊTRE toi. Ça, c'est vraiment le vrai cauchemar.

Bon, il faut que je te laisse, vieille conne, il faut que j'aille fendre les eaux sur mon kayak tout en souriant à l'idée de ne jamais revoir ta vieille face fétide.





19 juin 2013

Wilhelmine

Si Superman te frappait pour vrai...

Ça se passerait tout à fait différemment que dans les BD:



Merci au sidekick pour ce lien! :-)


Marvel Heroes en ligne



Évidemment, je n'ai pas pu résister à la tentation d'essayer le nouveau jeu en ligne massivement multijoueur intitulé Marvel Heroes. Je ne suis pas un grand gamer et mon expérience de ce type de jeux est très limité (à part SWOR et SHS, je n'en ai essayé aucun autre), mais je crois que celui-ci mérite un billet.

Pour commencer, le joueur doit choisir le super-héros qu'il souhaite incarner parmi Daredevil, Storm, Thing, Scarlet Witch et Hawkeye. J'ai choisi Thing, ce genre de personnage très physique et aux attaques très directes étant souvent plus simple à jouer que les autres. Pour avoir ensuite joué avec Storm, je dois dire que je m'inquiétais pour rien. Lorsque l'on reçoit des points d'expérience, on a le choix de les investir dans une multitude de pouvoirs divers (ce qui implique l'usage de plusieurs touches du clavier) ou simplement de les investir massivement dans les deux pouvoirs principaux, facilement accessibles grâce aux boutons de la souris. Ainsi, le clic gauche pour Thing sert à frapper directement l'adversaire et le droit est un coup au sol qui affecte tous les ennemis qui se trouvent devant lui. Pour Storm, on peut foudroyer à coups d'éclairs ou balancer une mini-tornade en direction d'un groupe belliqueux.

Comment se fait-il que j'aie deux personnages? En fait, j'ai également débloqué Scarlet Witch, Cyclops et Hawkeye. En jouant, on reçoit, comme ça, des personnages gratuitement. Le joueur qui paye a accès à une grande liste de personnages de Marvel, mais les prix sont franchement très élevés.

L'histoire est véhiculée par des petits comics animés qui jouent entre les missions.  En gros, il s'agit de Doctor Doom qui tente de prendre contrôle du monde grâce au cosmic cube. Pour arriver à ses fins, il se sert de Hydra et A.I.M. ainsi que de toute l'écurie de super-vilains bien connue. L'histoire est plutôt simpliste, surtout quand on compare aux scénarios élaborés et complexes de SWOR. L'emphase est vraiment mise sur la bataille ici, pas du tout sur le scénario.

Les comics animés qui passent entre les missions sont intéressants, mais très courts. J'ai reconnu avec plaisir les dessins de plusieurs artistes que j'ai beaucoup aimés et que je n'avais pas vu depuis longtemps, tels que Ron Lim et Sean Chen.

Au cour de ses missions, on visite une grande variété d'environnements tirés des comics, tels que Hell's Kitchen, le Savage Land, l'école de Charles Xavier, la tour des Avengers, etc. Mes environnements préférés sont probablement la basse ville de Madripoor, avec ses taudis, ses fils électriques qui sillonnent le ciel et cette indescriptible atmosphère glauque de bidonville asiatique surpeuplé. Le centre-ville de New York, envahi par les armées du Mole Man et des bandits de ma mafia, est également très réussi. L'interaction avec ces environnements est d'ailleurs très intéressante. Le personnage peut l'endommager à sa guise, lancer des voitures dans les rues et démolir le mobilier lorsqu'il est à l'intérieur d'un édifice.

Le niveau de difficulté est bien calibré. Si on prend le temps de bien explorer chaque niveau, alors on crève pas trop souvent. Toutefois, chaque nouveau héros est condamné à recommencer exactement la même histoire depuis le début. Et franchement, pour l'avoir fait avec deux personnages, disons qu'on s'en lasse vite. Je me demande bien comment ils prévoient maintenir l'intérêt des joueurs pour une longue période de temps!

J'ai beaucoup aimé les petits clins d'oeil aux fanas de comics comme moi, qu'on trouve tout au long du jeu. En effet, plusieurs lieux portent les noms de bédéistes qui ont marqué l'histoire de Marvel. Et vers la fin, on rencontre un agent du S.H.I.E.L.D. qui parle avec la voix de Stan Lee. J'avais le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Bref, ce jeu représente quelques bonnes heures de divertissement, mais je ne paierais pas pour y jouer.


Artur Rosa

nami64

17 juin 2013

BATMAN: The Court of Owls volume 1


La Cour des Hiboux est une espèce de vieille légende urbaine à Gotham City. Tous les enfants connaissent la comptine: la Cour des Hiboux voit tout ce que tu fais et si tu en parles en mal, ils vont te régler ton compte. Bruce Wayne l'a lui-même récitée dans sa tendre enfance. Bambin, il l'a même soupçonnée d'avoir joué un rôle dans la mort de ses parents. Maintenant, comme tout le monde à Gotham, il est convaincu qu'il ne s'agit que d'un mythe.

Or, il se trompe.

Le scénario de Snyder est très, très solide. L'atmosphère est formidable et le suspense à couper au couteau. L'atout premier de Batman a toujours été son intelligence. Il est le Détective, celui qui déduit tout, celui qui est toujours en avance sur tout le monde, celui qui découvre tout ce qu'il y a à découvrir. Dans cette histoire, on a droit à un Batman qui se fait totalement prendre les culottes baissées. Dans sa ville, sous son nez, oeuvre une société secrète vieille de deux siècles et qui contrôle les destinées de la ville depuis des générations. Et Batman n'en savait strictement rien.

Et il paie très cher cette révélation. Enfermé dans un labyrinthe souterrain, affamé, drogué, hypnotisé, manipulé, épuisé et traqué par The Talon (la Serre), l'implacable assassin de la Court of Owls, il mange l'une des battues les plus épiques de sa carrière. On grimace de douleur pour lui. J'ai rarement vu le héros être malmené à ce point.

Le mystère de la Court of Owls est très intéressant, en particulier parce qu'il implique les arrière-grands-pères de Bruce Wayne et de Dick Grayson.

Seule critique, certains passages m'ont un peu rappelé The Cult, qui racontait comment Batman était capturé, drogué et brainwashé par un groupe de fanatiques qui se cachaient dans les égouts de la ville. Mais ces similitudes passagères n'étaient pas suffisantes pour gâcher mon plaisir. Ah, et il y a aussi le retour quasi-miraculeux du héros alors qu'il semblait à deux doigts de la mort deux cases avant. C'est un peu difficile à digérer. Disons que je m'imagine mal planter un tueur professionnel après avoir été transpercé de bord en bord par une épée. Mais bon, c'est pas juste un type quelconque, c'est Batman.

Les dessins de Capullo sont absolument magnifiques. Ça me donne vraiment envie de me remettre à lire du Batman plus régulièrement...


Marcelo Bordignon