31 juillet 2014

PRETI

Merci à Guillaume qui a attiré mon attention sur cette hilarante série de dessins animés:


Ken Robinson II

James Fallon

J'ai déjà entendu des gens parler de la psychopathie... mais ceci est la première fois que j'entends quelqu'un parler de SA PROPRE psychopathie. Ce type-là, un homme éduqué et brillant, a passé la quasi-totalité de sa vie sans se rendre compte de sa pathologie. Absolument fascinant.




L'art de la conversation III

Remplacez "première date" par "un jour dans la salle des profs" et ça vous donnera une idée de mon quotidien à l'école...



Trouvé ici.


Regard féministe sur Gaza

#endfathersday

Remplaçons la fête des pères par... le Jour de la Castration! Pourquoi? Très simple:


Les hommes sont tous des violeurs et ne devraient pas être autorisés à s'approcher d'enfants. Parfaitement sensé et logique.

Trouvé ici.


Jessica Oyhenart-Ball II

Inga Nielsen

Val Carpenter

nicolas bournay

28 juillet 2014

L'art de la conversation II

Je suis allé passé l'après-midi chez des amis de ma femmes qui nous recevaient ainsi que d'autres amis à eux. J'ai passé un bonne partie de l'après-midi à "jaser" (ou plutôt, à ESSAYER d'avoir une conversation) avec trois types. Il y avait le mari de l'amie de ma femme, un gars sympathique, mais aux intérêts plutôt limités, un type hyper-opiniâtre qui devait être fin cinquantaine (un boomer, évidemment, c'est pour ça qu'il sait TOUT) et un monsieur très âgé, je crois qu'il avait 81 ans, si ma mémoire est bonne. À un moment donné, le boomer me demande ce que je pense du système d'éducation. Question complexe, s'il en est une. J'ai entamé un début de réponse, mais comme ce que je disais passait 1000 pieds au-dessus de la tête de mon hôte et que ça n'allait pas dans le sens de ce que M. Opiniâtre voulait entendre, je n'ai jamais été capable de terminer ce que je disais.

Ce n'est pas la fin du monde, je n'étais pas là pour disserter à voix haute et je n'ai pas la prétention de croire que ce que j'ai à dire tient du génie, mais cette conversation est emblématique de toutes celles qui me font chier: un dialogue de sourds, rempli d'affirmations gratuites et d'opinions empruntées aux gueulards à la radio (du genre Paul Arcand), des propos profondément cyniques et une absence d'analyse et d'arguments qui viennent soutenir ce qui est affirmé avec conviction. Et moi, je suis l'éternel fatiguant qui contredit, qui nuance, qui essaie d'élever la conversation un tout petit peu et ça ne me vaut que le mépris de tout le monde parce que je ne déblatère pas ce qu'ils veulent entendre.

Je ne sais pas si c'est moi qui suis une espèce de mésadapté social ou si je suis entouré de gens qui sont tout simplement incapables d'avoir une conversation qui n'est pas qu'une inlassable répétition de phrases vides, toutes faites et superficielles.

Ceci est très problématique pour moi parce que, comme vous le savez, je commence à enseigner dans une nouvelle école en septembre et je suis déterminé à établir des liens harmonieux avec mes nouvelles collègues. Cette conversation de l'autre jour m'a rappelé à quel point ce défi sera majeur.

Car contrairement à cette bande de gars avec qui je discutais, mes nouvelles collègues sont des femmes et là, c'est encore plus difficile. Parce qu'avec elles, il y a un niveau de complexité supplémentaire. Quand tu parles avec une bande de gars, pardonnez l'anglais, mais: "what you see is what you get." Avec les femmes, il y a un autre niveau à la conversation, sous la surface. Elles parlent de toutes sortes de trucs, mais il se passe autre chose en dessous de cette apparente conversation anodine. À travers ces dialogues, des liens complexes sont tissés et les propos des autres sont analysés non pas pour ce qu'ils disent, mais également pour ce qu'ils sous-entendent. La façon de le dire a également beaucoup d'importance et le fait d'émettre une opinion trop forte ou une simple opinion contraire est vu comme une agression. Pour les femmes, c'est comme si chaque conversation vient les positionner au sein du groupe, comme s'il s'agissait d'une incessante lutte de pouvoir et par conséquent, ce qu'elles perçoivent comme une baisse de leur statut donne naissance à une animosité inouïe.

Et tout cela se déroule sous la surface. Le non-initié n'en voit absolument rien. En apparence, on est en train d'avoir une conversation tout à fait anodine et d'émettre des opinions, c'est tout. Mais les conséquences et les ramifications de chaque conversation sont multiples. Une femme puissante qu'on a contrarié nous le fera payer éventuellement. Le jeu des alliances est constamment en action. Des liens sont créés et brisés, des perceptions positives et négatives naissent dans chaque conversation.

En passant, je ne sais pas si j'ai l'air de savoir de quoi je parle, mais détrompez-vous. Je travaille dans des milieux de femmes depuis bientôt 20 ans et je ne fais que gratter la surface. Et je suis toujours aussi incompétent pour discuter avec elles.

J'ai besoin d'une stratégie si je ne veux pas redevenir le mouton noir en moins de deux. Il me faut jouer le jeu si je veux être accepté dans le groupe. Il me faudra essentiellement participer aux conversations dans l'unique but de les mettre en valeur, ELLES, sans les contredire ou les contrarier. Cela est profondément contraire à ma nature, pour être parfaitement honnête avec vous. Ça me semble être de la soumission servile, mais je n'ai pas le choix. Il faut que j'oublie cette idée ridicule d'acquérir l'acceptation et le respect en étant moi-même. C'est naïf et idiot. Il faut que j'apprenne à respecter les règles du jeu et à en tirer profit. Parce que c'est une game. Une game d'alliances et de pouvoir.

Ce qui est plus compatible avec ma nature, par contre, c'est l'analyse. Et je devrai observer de près les conversations afin de détecter cette activité sous-jacente, pour déchiffrer le non-dit et pour cesser de naviguer aveuglément comme je l'ai toujours fait. Il me faudra m'élever un petit peu au-dessus des autres fourmis pour voir ce qui se passe avec une meilleure perspective. Il faut que je fasse un Machiavel amateur de moi-même.

C'est d'ailleurs la seule perspective qui ne m'emplit pas d'un sentiment de terreur. Il faut que je vois ça comme un projet d'étude de sociologie.



THIS LAND IS MINE! de Nina Paley

Sam Harris à propos d'Israël

Voici quelques extraits du plus récent podcast de Sam Harris à propos d'Israël. Je ne suis pas entièrement d'accord avec lui sur toute la ligne, mais je trouve son point de vue fort intéressant.

I don’t think Israel should exist as a Jewish state. I think it is obscene, irrational and unjustifiable to have a state organized around a religion. So I don’t celebrate the idea that there’s a Jewish homeland in the Middle East. I certainly don’t support any Jewish claims to real estate based on the Bible.

(...) The truth is that there is an obvious, undeniable, and hugely consequential moral difference between Israel and her enemies. The Israelis are surrounded by people who have explicitly genocidal intentions towards them. The charter of Hamas is explicitly genocidal. It looks forward to a time, based on Koranic prophesy, when the earth itself will cry out for Jewish blood, where the trees and the stones will say “O Muslim, there’s a Jew hiding behind me. Come and kill him.” This is a political document. We are talking about a government that was voted into power by a majority of the Palestinians.

The discourse in the Muslim world about Jews is utterly shocking. Not only is there Holocaust denial—there’s Holocaust denial that then asserts that we will do it for real if given the chance. The only thing more obnoxious than denying the Holocaust is to say that it should have happened; it didn’t happen, but if we get the chance, we will accomplish it. There are children’s shows that teach five-year-olds about the glories of martyrdom and about the necessity of killing Jews.

And this gets to the heart of the moral difference between Israel and her enemies. And this is something I discussed in The End of Faith. To see this moral difference, you have to ask what each side would do if they had the power to do it.

What would the Jews do to the Palestinians if they could do anything they wanted? Well, we know the answer to that question, because they can do more or less anything they want. The Israeli army could kill everyone in Gaza tomorrow. So what does that mean? Well, it means that, when they drop a bomb on a beach and kill four Palestinian children, as happened last week, this is almost certainly an accident. They’re not targeting children. They could target as many children as they want. Every time a Palestinian child dies, Israel edges ever closer to becoming an international pariah. So the Israelis take great pains not to kill children and other noncombatants. 

(...) What do we know of the Palestinians? What would the Palestinians do to the Jews in Israel if the power imbalance were reversed? Well, they have told us what they would do. For some reason, Israel’s critics just don’t want to believe the worst about a group like Hamas, even when it declares the worst of itself. We’ve already had a Holocaust and several other genocides in the 20th century. People are capable of committing genocide. When they tell us they intend to commit genocide, we should listen. There is every reason to believe that the Palestinians would kill all the Jews in Israel if they could. Would every Palestinian support genocide? Of course not. But vast numbers of them—and of Muslims throughout the world—would. Needless to say, the Palestinians in general, not just Hamas, have a history of targeting innocent noncombatants in the most shocking ways possible. They’ve blown themselves up on buses and in restaurants. They’ve massacred teenagers. They’ve murdered Olympic athletes. They now shoot rockets indiscriminately into civilian areas. And again, the charter of their government in Gaza explicitly tells us that they want to annihilate the Jews—not just in Israel but everywhere.

The truth is that everything you need to know about the moral imbalance between Israel and her enemies can be understood on the topic of human shields. Who uses human shields? Well, Hamas certainly does. They shoot their rockets from residential neighborhoods, from beside schools, and hospitals, and mosques. Muslims in other recent conflicts, in Iraq and elsewhere, have also used human shields. They have laid their rifles on the shoulders of their own children and shot from behind their bodies.

Consider the moral difference between using human shields and being deterred by them. That is the difference we’re talking about. The Israelis and other Western powers are deterred, however imperfectly, by the Muslim use of human shields in these conflicts, as we should be. It is morally abhorrent to kill noncombatants if you can avoid it. It’s certainly abhorrent to shoot through the bodies of children to get at your adversary. But take a moment to reflect on how contemptible this behavior is. And understand how cynical it is. The Muslims are acting on the assumption—the knowledge, in fact—that the infidels with whom they fight, very people whom their religion does nothing but vilify, will be deterred by their use of Muslim human shields. They consider the Jews the spawn of apes and pigs—and yet they rely on the fact that they don’t want to kill Muslim noncombatants.

(...) And the truth is, this isn’t even the worst that jihadists do. Hamas is practically a moderate organization, compared to other jihadist groups. There are Muslims who have blown themselves up in crowds of children—again, Muslim children—just to get at the American soldiers who were handing out candy to them. They have committed suicide bombings, only to send another bomber to the hospital to await the causualities—where they then blow up all the injured along with the doctors and nurses trying to save their lives.

Every day that you could read about an Israeli rocket gone astray or Israeli soldiers beating up an innocent teenager, you could have read about ISIS in Iraq crucifying people on the side of the road, Christians and Muslims. Where is the outrage in the Muslim world and on the Left over these crimes? Where are the demonstrations, 10,000 or 100,000 deep, in the capitals of Europe against ISIS?  If Israel kills a dozen Palestinians by accident, the entire Muslim world is inflamed. God forbid you burn a Koran, or write a novel vaguely critical of the faith. And yet Muslims can destroy their own societies—and seek to destroy the West—and you don’t hear a peep.

(...) And again, you have to ask yourself, what do these groups want? What would they accomplish if they could accomplish anything? What would the Israelis do if they could do what they want? They would live in peace with their neighbors, if they had neighbors who would live in peace with them. They would simply continue to build out their high tech sector and thrive.

What do groups like ISIS and al-Qaeda and even Hamas want? They want to impose their religious views on the rest of humanity. They want stifle every freedom that decent, educated, secular people care about. This is not a trivial difference. And yet judging from the level of condemnation that Israel now receives, you would think the difference ran the other way.





Kevin Maxwell

Lee S. Shulman

Les vieux cartoons de Playboy

J'ai récemment appris que les magazines Playboy ne contenaient pas que des filles nues et ces fameux "articles" que personne ne lit... ils contenaient également des petites BD! Ça a piqué ma curiosité et je me suis mis à en chercher sur l'Internet. Plusieurs de ces cartoons des années 60 et 70 ont... disons... heurté mes sensibilités d'homme moderne (c'est parfois très sexiste et même raciste), mais j'ai trouvé que d'autres étaient vraiment drôles et, surtout, fichtrement bien dessinés! Voici quelques perles que j'ai trouvées:




















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K.L. Turner

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