28 septembre 2014

Le bulldozer libéral fonce sur l'éducation

Il est intéressant de constater qu'en élisant un gouvernement libéral, le Québec obtient un gouvernement de la CAQ! En effet, les libéraux de Couillard se comportent exactement comme des Caquistes et coupent, coupent, coupent! Sauf que, contrairement à la CAQ qui a élaboré un plan depuis quelques années déjà, les libéraux sont fidèles à eux-mêmes et coupent n'importe comment. L'improvisation est de mise.

L'éducation ne sera certainement pas épargnée par la tronçonneuse et si certaines de leurs intentions sont intéressantes, d'autres sont complètement ridicules et ressemblent à un jeu de roulette russe.

Évidemment, le problème principal avec l'approche libérale, c'est qu'il ne s'agit pas d'une réforme qui est faite dans le but d'améliorer le système. Le but unique et avoué sans détour d'ailleurs, est de sauver de l'argent. Ils ont même chiffré leur objectif:

Les mesures envisagées et révélées par La Presse hier, qui constitueraient une partie de la réforme, représentent des coupes majeures. Le gouvernement Couillard évalue que des économies se situant entre 900 et 950 millions seraient dégagées annuellement, au terme de l'exercice, si la réforme était mise en application dans son intégralité.

Alors, quels sont leur ébauche de projet pour l'instant?

(...) baisse d'au moins 50% du financement des écoles privées (...) Ces écoles sont financées à 60% par l'État, croyait-on, mais un comité de travail a plutôt conclu le printemps dernier qu'elles le sont à hauteur de 75%. Ce comité, présidé par Pauline Champoux-Lesage - ancienne sous-ministre à l'Éducation et ex-protectrice du citoyen - a recommandé au gouvernement de revoir les règles de financement.

J'ai déjà dit que j'étais en faveur de l'abolition des écoles privées (particulièrement celles à vocation religieuse), mais la demi-mesure que proposent les libéraux est problématique pour plusieurs raisons.

Premièrement, s'ils croient économiser de l'argent en agissant de la sorte, ils se crissent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. En effet, en coupant le financement de moitié, ce sont des dizaines de milliers de parents qui envoient leurs enfants au privé en se serrant la ceinture qui en seront désormais incapables. Ces enfants devront donc fréquenter le système public, ce qui soulève de nombreux problèmes. Le système n'est pas prêt à accueillir tous ces nouveaux élèves d'un seul coup. Il faudra agrandir ou construire de nouvelles écoles, engager de nouveaux enseignants, etc. Bref, l'économie risque de ne pas être au rendez-vous. Loin de moi l'intention de défendre les écoles privées, mais si le seul objectif est d'économiser de l'argent, alors on fait fausse route.

Deuxièmement, comme les écoles privées ne deviendront alors accessibles qu'aux très riches, on crée un système parallèle encore plus élitiste et répugnant que celui qui existe actuellement. En effet, les gens de la classe moyenne ne pourront plus envoyer leurs enfants au privé, même en se serrant la ceinture. Et notez que le gouvernement continuera quand même à injecter de l'argent dans ces écoles pour ultra-riches! Ce sera donc encore plus scandaleux que ça l'est déjà.

transfert de pouvoirs en éducation aux municipalités (...) Québec envisage (...) de transférer certains pouvoirs des commissions scolaires aux municipalités et aux MRC. Il s'agit du transport scolaire et de la gestion des infrastructures, par exemple.

Encore une fois, il ne s'agit pas là d'une véritable économie pour le contribuable. Le gouvernement du Québec se débarrasse de la facture, bien sûr, mais il la refile aux villes. En bout de ligne, c'est le contribuable qui continue de payer. Les libéraux nous prennent vraiment pour des cons.

création d'un ordre professionnel des enseignants, 

Là, vraiment, les bras me sont tombés. Je ne peux pas croire qu'ils reviennent encore à la charge avec ça. C'est incroyable. Comment s'imaginent-ils économiser de l'argent avec ça? Tout ce qu'ils vont accomplir, c'est de créer un instance supplémentaire que les enseignants devront payer de leur poche (une belle baisse de salaire) et qui viendra remplacer qui? Les directions? Ces dernières ne géreront plus les plaintes qui sont déposées contre les profs? Il faut être vraiment naïf pour le croire. Aucune économie réelle, donc, juste une charge de plus pour les enseignants. Et une instance de plus qui viendra leur rendre la vie encore plus pénible.

réduction du nombre d'épreuves ministérielles, 

Ah! là, aucune objection. Vraiment aucune. À part le fait que, encore une fois, si la seule motivation ici est l'économie, je ne vois pas comment la réduction de ces tests inutiles amènera des économies majeures.

(...) l'abolition pure et simple des commissions scolaires est dans les cartons. La seule autre option étudiée est de faire passer leur nombre de 72 à 46. Québec a déjà préparé des cartes délimitant les nouvelles frontières. Le gouvernement Marois, qui avait les mêmes intentions que les libéraux, calculait que la fusion de commissions scolaires pourrait générer des économies de 125 millions de dollars.

Abolir les commission scolaires? De la musique à mes oreilles. Mais cet autre scénario de fusion? Très, très mauvaise idée. Le système d'éducation a besoin d'être décentralisé. Les gens qui prennent les décisions importantes ont besoin d'être des gens sur le terrain. Plus on crée une gigantesque bureaucratie éloignée de la réalité des écoles, plus on encourage ce petit monde de bureaucrates qui vit en vase clos et pour qui les écoles ne sont au mieux qu'un vague concept ou de simples colonnes de chiffres. Ce n'est certainement pas de ça qu'a besoin notre système d'éducation.

Bref, si certains des projets du gouvernement sont intéressants et que d'autres sont stupides, le problème principal demeure que la seule et unique motivation des libéraux est d'économiser de l'argent.

Êtes-vous capables d'imaginer pire raison pour réformer un système d'éducation déjà chancelant? 

Pas moi...

Et le plus écoeurant dans tout ça? Le gouvernement libéral n'a plus d'argent pour le système d'éducation, mais on apprend quelques heures plus tard qu'il serait prêt à investir dans les Nordiques. 

Voilà mon déjeuner qui remonte... ulp...


Loyauté!

Vous vous souvenez de cette clause de loyauté qui a été adoptée par ma CS? Il est intéressant de voir qu'un autre syndicat, plus mordant que le mien, a décidé de contester une mesure semblable:

Le syndicat des fonctionnaires municipaux entame des recours juridiques pour faire annuler la Politique sur l'utilisation des réseaux sociaux par les employés de la Ville de Québec, a appris Le Soleil. Les cols blancs la jugent «intrusive» et estiment que cette politique qui demande «loyauté à l'employeur» contrevient à la liberté d'expression.

«On conteste cette politique-là, car elle contrevient à la Charte des droits et libertés», a confirmé au Soleil le président du syndicat des employés municipaux de Québec, Jean Gagnon.

«On conteste devant les tribunaux la validité. On va la faire changer ou invalider, mais il n'est pas question qu'on endosse ça», tranche le chef syndical. La première procédure sera un grief d'arbitrage dont le dépôt est imminent. «On va la contester jusqu'au bout», a assuré M. Gagnon.

(...) À l'heure des Twitter, Facebook et autres YouTube, la Politique oblige les employés de la Ville d'assurer «la loyauté à l'employeur». L'administration Labeaume demande à ses fonctionnaires de faire preuve de «jugement, de respect et de retenue» et de «respectez vos devoirs de réserve et de confidentialité dans la manifestation publique de vos opinions» dans les publications sur les réseaux sociaux. 

«Évitez les situations potentiellement conflictuelles susceptibles d'être en relation avec votre emploi à la Ville de Québec: débats politiques, propos discriminatoires ou diffamatoires [sur des clients, partenaires, fournisseurs, collègues ou supérieurs hiérarchiques], relations, notamment avec les fournisseurs», peut-on lire dans le document. 

Un employé délinquant «s'expose à des sanctions administratives ou disciplinaires».

Au départ, la politique devait aussi s'appliquer aux élus, mais le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Paul Shoiry, avait dénoncé la situation dans les pages du Soleil.

L'administration Labeaume avait alors fait volte-face et abrogé le règlement pour que la politique n'inclue plus les élus. «Quand j'ai vu dans Le Soleil les propos du chef de l'opposition, je me suis étonné qu'on ait voté ça», avait admis le maire Régis Labeaume le 6 mai.

Mais pour le syndicat des cols blancs, la Politique va trop loin. «Tu as toujours une vie privée, et on ne peut pas t'empêcher de dire ce que tu penses sous prétexte que tu travailles dans une Ville. T'as plus le droit de rien dire et de rien penser», a-t-il dénoncé.



Baiser saoul peut être tragique... si tu es un gars!

Deux individus complètement ivres décident de baiser. Pour les autorités de ce collège américain, la fille n'a rien fait de mal, elle a juste pris une mauvaise décision qui s'explique par son état d'ébriété. Mais pour le gars, l'état d'ébriété ne constitue pas une excuse valable! Non! Il s'est rendu coupable de VIOL en couchant avec cette fille! Parce qu'une fille ne peut être qu'une victime et un gars ne peut être qu'un agresseur, c'est bien connu!

Extrait de la nouvelle:

Does all drunken sex constitute rape? Obviously not, but that's the argument Occidental College administrators must make in their zeal to prosecute a male student for sexual assault—even after police acquitted him.

The student, identified only as "John Doe," had sex with his accuser on September 8th, 2013, according to details of the case obtained by the Foundation for Individual Rights in Education. Both Doe and his accuser had been drinking. By several accounts, the sex was consensual. The accuser sent Doe a text message beforehand asking him if he had a condom. She also texted a friend and clearly announced her intention to have sex with Doe.

After that night, the accuser spoke with several Occidental employees, including Danielle Dirks, an assistant professor of sociology. Dirks told the accuser that Doe "fit the profile of other rapists on campus in that he had a high GPA in high school, was his class valedictorian, was on [a sports team], and was 'from a good family.'"

A week later, the accuser filed a sexual assault report against Doe.

The Los Angeles Police Department determined that both parties had consented to sex and decided not to charge Doe:

 "Witnesses were interviewed and agreed that the victim and suspect were both drunk, however, that they were both willing participants exercising bad judgment …. It would be reasonable for [Doe] to conclude based on their communications and [the accuser’s] actions that, even though she was intoxicated, she could still exercise reasonable judgment."

Occidental College, however, is under pressure to be seen as doing something about sexual assault on campus given the federal investigation into its rape prevention practices, so the college hired attorney Marilou Mirkovich to investigate the matter. Mirkovich concluded that the female student did indeed consent to sex. However, since she was intoxicated, her consent was invalid, according to Mirkovich.

(...) Indeed, Mirkovich's interpretation makes no sense. If all drunken sex is rape, then Doe and his accuser are both guilty.

(...) Occidental is only holding Doe responsible, however. He was found guilty and expelled.




Quelle culture du viol?



Persécution


Excellent commentaire d'Antoine Robitaille à propos de la photo ci-dessus:

Un lecteur m'envoie cette photo prise à Sudbury. Probablement que des fonctionnaires pressés ont voulu traduire «prosecuted». Le résultat: une belle illustration involontaire du sort qu'on réserve à la langue française dans notre Dominion, non?

Trouvé ici.


Martin Amm

GardHelset

Peter Ortiz

Barreaux Cyril

27 septembre 2014

L'art de torpiller un apprentissage: les lettres attachées

Enfin une étude qui vient prouver ce que le bon sens et de simples observations quotidiennes auraient dû faire comprendre aux enseignantes de primaire depuis looooooongtemps: apprendre successivement deux formes d'écriture à de jeunes élèves est un obstacle à leur dextérité et une belle façon de démolir leur motivation.

Imaginez, vous commencez tout juste à maîtriser une technique et que fait votre prof? Elle vous annonce que cette méthode est maintenant interdite et qu'une nouvelle technique, plus compliquée et qui n'offre absolument aucun avantage sur la première, est dorénavant imposée.

Pourquoi? Sais pas. C'est comme ça. Un bel exemple de la débilité aléatoire de l'école.

Cliquez ici pour le vidéo.





La citation du siècle

Il faut absolument que j'affiche une version française de ceci dans ma classe:



Trouvé ici.

La paranoïa du viol mène à ceci...

J'ai déjà parlé de la vague de paranoïa du viol qui déferle sur les campus universitaires des USA et du Canada anglais. Voilà le type de dérapages débiles qui en résulte:

At Ohio State University, to avoid being guilty of “sexual assault” or “sexual violence,” you and your partner now apparently have to agree on the reason WHY you are making out or having sex. It’s not enough to agree to DO it, you have to agree on WHY: there has to be agreement “regarding the who, what, where, when, why, and how this sexual activity will take place.”

(...) It is possible that Ohio State will broaden its already overbroad “sexual assault” definition even further: Some officials at Ohio State, like its Student Wellness Center, advocate defining all sex or “kissing” without “verbal,” “enthusiastic” consent as “sexual assault.”

(...) If this definition of “sexual assault” were not already broad enough, Ohio State’s Student Wellness Center seeks to radically narrow the concept of consent further (and ban “kissing” without verbal consent as “sexual assault”). It says consent must be “verbal,” “enthusiastic,” and must be “asked for every step of the way”; “If consent is not obtained prior to each act of sexual behavior (from kissing to intercourse), it is not consensual sex,” it says. Consent also must also be a litany of other things, such as “sober,” “informed,” “honest,” “wanted,” and “creative.”

(...) As we noted earlier, when politically-correct Antioch College insisted on such agreements to consent in the early 1990s for things like kissing, touching, and sex, it was lampooned on Saturday Night Live, which noted that it would reduce making out and foreplay to awkward scenes like this:

Male Date Rape Player #1: . . . May I kiss you on the mouth.

Female Date Rape Player #1: Yes. I would like you to kiss me on the mouth.

[ they kiss on the mouth ]

Male Date Rape Player #1: May I elevate the level of sexual intimacy by feeling your buttocks?

Female Date Rape Player #1: Yes. You have my permission.

[ Male touches Female's buttocks ]




Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de ceci?

Je ne voulais plus m'attarder à publier des billets à propos des prêtres pédophiles, principalement parce qu'il y en a tellement que je ne ferais plus que ça, mais aussi parce que c'est une perte de mon précieux temps. En effet, aucune ignominie ne semble suffisante pour convaincre les croyants de la toxicité de leur religion et la plupart des autres n'ont pas besoin de ce genre d'exemples pour se convaincre davantage du mal que peut causer la foi aveugle.

Mais cette fois-ci, je vais faire une exception. Premièrement parce que ça s'est passé au Canada. Deuxièmement, parce que ce prêtre-là est sérieusement, mais sérieusement détraqué, même lorsqu'on le compare à certains de ses pires collègues. Et troisièmement, parce que je n'en ai pas entendu parler dans les médias dont la complaisance à l'égard des religions n'a de cesse de m'écoeurer au plus haut point.

Extrait de la nouvelle:

In Canada, a Roman Catholic priest has been convicted for a multitude of heinous sex crimes including the rape of at least 12 boys, 10 girls, and a sled dog.

(...) Dejaeger was found guilty of raping dozens of Inuit children and a sled dog in the Canadian Arctic, where he worked alongside other local priests for decades.
From 1978 to 1982, Dejaeger worked for the Catholic church in Igloolik in what was then the Northwest Territories.

Witness after witness told the court how Dejaeger had used his position with the church in Igloolik to coerce the local children into sexual activity, often threatening the children with hellfire or separation from their families if they told.

One witness described how he and his friend, about seven at the time, were raped one after the other by the priest. Another told how she was taped to Dejaeger’s bed and attacked from behind.

In all, Dejaeger was convicted of 24 counts of indecent assault, one of unlawful confinement, two of buggery, three of unlawful sexual intercourse, one of sexual assault and one of bestiality. The victims include 12 boys, 10 girls and a dog he abused in front of two children. Most were between the ages of eight and 12, although they could have been as young as four and as old as 18.

Dejaeger now faces a separate trial in Edmonton for similar crimes allegedly committed there. He will be sentenced on the Igloolik charges in January 2015.

Quelle extraordinaire pièce de merde...



Affiche londonienne

Le Groot dans la bouteille

Memed

Igor Vitkovskiy

Jeremy Pelletier

Nicholas Cloister

SSGlushakov

23 septembre 2014

Le féminisme selon Emma Watson

Je ne suis pas du genre à m'exciter le poil des pattes quand les soi-disant "stars" s'expriment sur leurs sujets de prédilection. Surtout quand il s'agit d'acteurs! Principalement parce que je ne vois pas en quoi le fait de savoir réciter des lignes pré-apprises et de simuler différentes émotions devant une caméra confère quelque légitimité que ce soit aux opinions d'un individu.

Mais je vais faire une exception cette fois-ci parce qu'il s'agit d'une allocution à propos du féminisme et qu'elle a été faite devant les représentants des Nations Unies. Pas banal.

Mme Watson a donc livré un vibrant plaidoyer en faveur du féminisme, appelant même les hommes à rejoindre les rangs de ce mouvement. À la première écoute, ses propos peuvent sembler inoffensifs ou même vertueux, mais décortiquons un peu ses propos ici afin de voir ce qu'ils signifient réellement.



"We want to end gender inequality."

Ah! Si seulement c'était vrai! Si seulement il s'agissait là de ses réelles intentions! Malheureusement, comme on le voit clairement dans tout le reste du discours, les inégalités qui intéressent vraiment Mme Watson, ce sont celles dont sont victimes les filles et les femmes. Lorsqu'elle aborde les discriminations dont sont victime les hommes, elle leur fait porter le blâme de leur propre malheur. Cette perception est au coeur du dogme féministe: seules les femmes peuvent êtres des victimes des hommes. Le phénomène contraire n'existe pas. On n'en parle pas. Elle est là, la faillite de l'idéologie féministe.

"The more I have spoken about feminism, the more I have realised that fighting for women's rights has too often become synonymous with man hating."

C'est vrai, je suis le premier à l'affirmer. Malheureusement, Mme Watson, vous ne semblez pas avoir poussé votre réflexion un peu plus loin afin de déterminer quelle est la cause de cette adéquation.

Regardez un peu les déclarations de vos consoeurs féministes! Comme ces nombreuses féministes qui affirment que toute relation sexuelle avec pénétration constitue un VIOL! Comme ces 88 000 féministes qui aiment la campagne "Girls are smart, boys are stupid"! Comme cette fameuse féministe, Jessica Valenti, qui affirme que les femmes doivent être "plus égales" que les hommes! Comme par exemple Anita Sarkeesian qui ment pour tenter désespérément de démontrer non seulement que les jeux vidéo sont sexistes, mais qu'ils rendent les joueurs misogynes, rien de moins! Comme la première dame des États-Unis qui affirment que les femmes sont plus intelligentes que les hommes? Comme ces détraquées qui souhaitent soumettre la science elle-même à leur idéologie tordue avec des cours débiles comme la "biologie féministe"! Comme le Conseil du statut de la femme au Québec qui voudrait forcer l'élection de femmes en politique même si elles ne sont pas élues au suffrage populaire! Comme cette véritable paranoïa féministe qui s'est emparée de plusieurs campus nord-américains à propos de cette imaginaire "culture du viol" qui fait de tous les hommes de potentiels agresseurs! Traitez tous les hommes comme s'ils étaient venimeux! Comme ces féministes qui affirment que tous les étudiants qui sont l'objet d'allégations de viol devraient être expulsés sans même attendre le verdict d'innocence ou de culpabilité. Comme ces féministes déjantées qui affirment que tout ce qui est doté d'un pénis est "pro-viol". Comme ces féministes qui considèrent que seules les femmes peuvent être considérés comme étant des victimes innocentes dans une guerre! Comme ces féministes qui voudraient voir la Fête des pères devenir la "Fête de la Castration". Comme ces féministes hystériques qui hurlent comme des folles afin d'empêcher les gens de débattre et de s'exprimer librement! Comme cette chroniqueuse féministe qui affirme dans un quotidien à grand tirage que le monde serait bien meilleur si les hommes n'existaient pas! Comme cette féministe monstrueuse qui affirme qu'il ne faut pas allaiter les bébés garçons afin d'avantager les petites filles et qu'il faut les circoncire pour limiter leur plaisir sexuel! Comme la Femitheist génocidaire qui affirme que la paix sur Terre ne sera atteinte qu'en éliminant 90% de la population masculine! Comme ces féministes qui appellent au meurtre de tous les hommes!

Et après tout ça, Mme Watson, vous vous étonnez que des gens considèrent le féminisme comme l'expression d'une haine des hommes? Vraiment?

"Feminism, by definition, is the belief that men and women should have equal rights and opportunity."

Faux. Le féminisme est basé sur la théorie du patriarcat qui fait de tous les hommes des êtres au mieux privilégiés, au pire de dangereux prédateurs / exploiteurs / violeurs. Si le rôle de la victime n'est pas occupé par une femme et que celui de l'agresseur n'est pas occupé par un homme, le féminisme ne voit absolument pas de problème. Il niera même que le problème existe!

"When I was 8, I was confused at being called 'bossy' because I wanted to direct the plays that we would put on for our parents."

Évidemment, en bonne féministe, Mme Watson prend immédiatement pour acquis que, si elle a été qualifiée de "bossy", c'est parce qu'elle était une petite fille. La possibilité que son comportement ait véritablement été "bossy" et qu'elle méritait bien le qualificatif ne lui effleure même pas l'esprit. Pour une féministe, une petite fille ne peut être qu'une victime en tout temps et en tout lieu. Pourtant, il est tout à fait possible qu'elle ait vraiment été "bossy". Beaucoup d'enfants de 8 ans s'y prennent bien maladroitement pour tenter d'imposer leurs désirs aux autres enfants et c'est ce type de comportement que décrit le qualificatif "bossy". Les garçons peuvent être appelés "bossy" eux aussi, mais dans ces cas-là, bien sûr, ce n'est pas grave!

De plus, Mme Watson, lorsque je regarde le brillant succès qu'a connu votre carrière, je ne vois pas très bien en quoi ce mot ait pu vous causer un sérieux préjudice. Et même si vous l'avez trouvé vaguement déplaisant, je doute qu'il ait été la cause de souffrances psychologiques suffisamment graves qui valideraient sa mention devant les représentants des pays de la planète. Croyez-moi, Mme Watson, ces gens doivent faire face à des problèmes infiniment plus sérieux et périlleux que l'utilisation du mot "bossy". Si vous n'aviez pas eu une vie aussi privilégiée, vous le réaliseriez vous aussi.

"I decided that I was a feminist and this seems uncomplicated to me."

Exactement, Mme Watson. Le fait que vous ne perceviez pas toute la complexité que comporte la question de l'égalité entre les sexes démontre bien pourquoi vous êtes féministe. D'ailleurs, il s'agit d'une idéologie parfaite pour vous: simpliste, manichéenne et naïve.

"Women are choosing not to identify as feminists."

Elle dit ça avec le trémolo dans la voix, comme s'il s'agissait d'une ignominie innommable. Ça, c'est la pilule qui est impossible à avaler pour une féministe. Que ces salopards d'hommes ne soient pas féministes s'explique bien, mais que des FEMMES rejettent leur sacro-sainte idéologie? C'est incompréhensible. Elles doivent avoir mal compris. Elles doivent avoir été brainwashées par le patriarcat... il est tout simplement impensable que des femmes décident de tourner le dos à ce mouvement insipide qui diabolise les hommes, qui les blâme pour tous les maux de la terre et qui milite pour la supériorité féminine.

À votre défense, Mme Watson, j'ai été heureux de vous entendre nommer quelques-unes (pas assez) des situations discriminatoires dont sont victimes les hommes. Vous avez affirmé que l'importance d'un père est aussi grande que celle d'une mère et que le rôle des papas n'est pas valorisé dans notre société. Vous avez raison et je vous en remercie.

"I've seen young men suffering from mental illness, unable to ask for help, for fear it would make them less of a man. In fact, in the UK, suicide is the biggest killer of men."

Vous parlez des taux de suicide plus élevés et de l'hésitation masculine de demander de l'aide. Vous expliquez ces phénomènes en disant qu'il s'agit d'une perception tordue que les hommes ont à propos du succès. Mme Watson, seriez-vous en train de blâmer les victimes? Les femmes n'ont-elles pas une part de responsabilité dans cette situation? Après tout, la majorité des hommes ne sont-ils pas élevés par des femmes? Les femmes ne font-elles pas la promotion de cette "perception tordue" dans leur choix de partenaires? Dites-moi, Mme Watson, fréquentez-vous beaucoup de jeunes hommes qui n'ont ni voiture sport, ni fortune personnelle, ni notoriété et ni carrière prestigieuse? Vous sortez avec beaucoup de livreurs de pizza et de soudeurs? Peut-être devriez-vous vous regarder dans le miroir avant de venir faire la leçon au monde entier, Mme Watson.

Si vous souhaitez vraiment vous intéresser au sort des hommes, Mme Watson, je vous suggère fortement de retirer vos lunettes de féministe. Elles ne vous aideront pas à mieux comprendre ce qui se passe, bien au contraire.



La chute de l'empire?

Le site SALON dresse la liste de 8 similitudes inquiétantes entre l'empire romain et les USA. En voici un aperçu:

1 — Staggering Increase in the Cost of Elections, with Dubious Campaign Funding Sources

2 — Politics as the Road to Personal Wealth

3 — Continuous War: A national state of security arises, distracting attention from domestic challenges with foreign wars

4 — Foreign Powers Lavish Money/Attention on the Republic’s Leaders

5 — Profits Made Overseas Shape the Republic’s Internal Policies

6 — Collapse of the Middle Class

7 — Gerrymandering

8 — Loss of the Spirit of Compromise



Expo 67 comme si vous y étiez!

Je suis trop jeune pour avoir connu l'Expo, mais je me souviens des nombreux bâtiments qui ont survécu dans la décennie suivante et qui étaient utilisés pour diverses expositions. Je me souviens également des Floralies. Mais voici ce qu'était le site au sommet de sa gloire:






L'autopsie de Richard III

Laniakea: notre place dans l'univers

CouchyCreature