28 octobre 2014

UNCANNY AVENGERS tome 4: Avenge the Earth


Cette BD est la suite de celle-ci.

L'un des aspects les plus intéressants des comic-books américains est également une vraie malédiction.

Je parle de la continuité.

Ce qu'il y a de bien avec cette dernière, c'est qu'au fil des mois et des années, les auteurs tissent peu à peu un gargantuesque univers peuplé d'un très grand nombre de personnages fascinants et complexes. Les persos et les relations qui existent entre eux évoluent également, ce qui représente une richesse extraordinaire pour le lecteur curieux.

Le problème avec la continuité, c'est qu'aucun changement majeur ne peut être permanent. Tu peux faire crever un personnage par exemple, mais tôt ou tard, dans la plupart des cas, il doit revenir à la vie parce que ses fans en redemandent. Tu peux détruire New York, mais il faudra reconstruire la ville avant longtemps. Dans le cas qui nous intéresse, tu peux même faire sauter la Terre! Mais tu dois ensuite trouver un moyen de rétablir le statu quo parce qu'il faut bien continuer à publier les aventures de Spider-Man le mois suivant.

Cette histoire est un bon exemple de cette malédiction. Le comic précédent nous a servi une histoire épique, remplie de rebondissements ahurissants qui sont venus complètement éclater le statu quo. Les personnages ont été irrémédiablement changés. Certains sont morts héroïquement, d'autres ont subi des blessures terribles et la planète toute entière a été anéantie. Et maintenant, il faut reconstruire tout ça et retourner à la case départ.


L'histoire commence plusieurs années après la fin de la précédente. Les mutants sont maintenant établis sur leur propre planète qu'ils ont baptisée Planet X. Ils ont construit une civilisation idyllique et technologiquement très avancée. Pour bien protéger ce paradis, un barrage à tachyons a été mis en place pour empêcher à tout voyageur temporel de se pointer. Entrent alors en scène Havok et Wasp, deux des rares survivants de l'histoire précédente, qui sont maintenant un couple et les parents d'une adorable petite fille. Ils entreprennent d'attaquer le barrage à tachyons et réussissent à le neutraliser, malgré tous les efforts de Magneto et de son unité d'intervention d'élite, X-Force.

Une fois le barrage détruit, Kang fait son entrée accompagné des personnages à l'éthique douteuse qu'il a recruté à travers le temps, dont le Docteur Doom de l'an 2099, la Venom de Earth X, Stryfe, Ahab et le Iron Man de l'an 2020. Seul véritable héros qui s'est allié à Kang, Thor est là, rongé par la honte d'avoir été incapable de sauver la Terre et bien déterminé à corriger son échec. La cohabitation entre tout ce beau monde ne se fait pas sans heurts et Havok est particulièrement méfiant des véritables intentions de Kang. Pour lui forcer la main, ce dernier kidnappe sa fille et promet de la rendre à ses parents une fois la Terre restaurée.

Les forces de Kang affrontent donc les mutants et en sont victorieux. Pour des raisons qui m'apparaissent floues, il leur est impossible de reculer dans le temps avec leurs corps, c'est donc leur conscience qui est projetée à travers les années jusque dans leurs corps tels qu'ils étaient peu avant la destruction de la Terre. Thor, Havok, Sunfire, Wolverine et Wasp seront donc les seuls à conserver le souvenir de ce qui s'est passé. Une fois de retour dans notre présent, ils s'empressent de modifier le cour des événements afin de sauver la planète. Rogue absorbe les pouvoirs de tous les héros présents et se lance à l'assaut du Celestial.

Évidemment, le plan ne se déroule pas exactement comme prévu et ils découvrent rapidement qu'ils ont tous été manipulés par Kang qui souhaitait s'emparer des pouvoirs du Celestial et devenir le conquérant de l'univers. Les héros arriveront in extremis à mettre fin aux aspirations de Kang, mais le prix sera très élevé. En effet, Havok et Wasp ne retrouvent pas leur petite fille qu'ils croient morte. Il y a fort à parier qu'elle refera surface à un moment donné. Rogue, quant à elle, réussit à rendre leurs pouvoirs aux héros... sauf pour Wonder Man qui semble avoir été complètement absorbé et dont les pensées envahissent celles de Rogue.

Ce n'est pas une histoire désagréable, bien au contraire. Mais cela reste tout de même une source de frustration puisque tout ce qui s'y passe a pour objectif d'effacer ce qui s'est passé avant. C'est un peu un anti-climax. Les dessins sont toutefois très réussis et le récit n'est pas dénué de rebondissements intéressants.

Autre détail con, je sais, mais lorsque Iron Man rencontre le Iron Man de 2020, il l'appelle Arno. Or, comment peut-il savoir cela puisqu'ils ne se sont, à ma connaissance, jamais rencontrés auparavant? Quand on établit une continuité complexe, il faut faire attention pour ne pas se contredire, c'est la moindre des choses.


"School is a prison — and damaging our kids"

Extrait de l'article:

School is a place where children are compelled to be, and where their freedom is greatly restricted — far more restricted than most adults would tolerate in their workplaces. In recent decades, we have been compelling our children to spend ever more time in this kind of setting, and there is strong evidence (summarized in my recent book) that this is causing serious psychological damage to many of them. Moreover, the more scientists have learned about how children naturally learn, the more we have come to realize that children learn most deeply and fully, and with greatest enthusiasm, in conditions that are almost opposite to those of school.

(...) Schools as we know them today are a product of history, not of research into how children learn. The blueprint still used for today’s schools was developed during the Protestant Reformation, when schools were created to teach children to read the Bible, to believe scripture without questioning it, and to obey authority figures without questioning them. The early founders of schools were quite clear about this in their writings. The idea that schools might be places for nurturing critical thought, creativity, self-initiative or ability to learn on one’s own — the kinds of skills most needed for success in today’s economy — was the furthest thing from their minds. To them, willfulness was sinfulness, to be drilled or beaten out of children, not encouraged.

When schools were taken over by the state and made compulsory, and directed toward secular ends, the basic structure and methods of schooling remained unchanged. Subsequent attempts at reform have failed because, though they have tinkered some with the structure, they haven’t altered the basic blueprint. The top-down, teach-and-test method, in which learning is motivated by a system of rewards and punishments rather than by curiosity or by any real, felt desire to know, is well designed for indoctrination and obedience training but not much else. It’s no wonder that many of the world’s greatest entrepreneurs and innovators either left school early (like Thomas Edison), or said they hated school and learned despite it, not because of it (like Albert Einstein).



La plus ancienne relation sexuelle connue

Les sons du cosmos

Le remplaçant (Key & Peele)



"Comment castrer ton homme"

Voici un autre bouquin pour votre bibliothèque, chères féministes!

Extrait du commentaire de Marshall Rottman qui répond aux gens qui affirment que ceci n'est qu'une satire humoristique:

It's not talking about physical castration, just castrating behavior. And it's explicitly telling women what they have to do in order to break a guy's spirit and put him under your thumb. the exact same behavior you've seen manipulative women inflict on men in order to make sure they behave in a way which benefits them most.

Instead of posing the question to me, that this might be satire - you explain to me under what guiding pretense could it possible be presumed to -be- satire?

But oh what the hell - lets put it to the test. Gender reverse time. Imagine a book entitled "How to rape your woman in 7 simple steps and get away with it." And it describes -IN DETAL- all the worst and most manipulative behaviors used by men who inflict Stockholm system on women through constant intimidating, derision and isolation.

Would that be satire? I don't think it would be. I think it would be vile and revolting. So what do you think my opinion of this little number is?"


Non, l'acupuncture NE FONCTIONNE PAS

Extrait de l'article:

Clinical research can never prove that an intervention has an effect size of zero. Rather, clinical research assumes the null hypothesis, that the treatment does not work, and the burden of proof lies with demonstrating adequate evidence to reject the null hypothesis. So, when being technical, researchers will conclude that a negative study “fails to reject the null hypothesis.”

Further, negative studies do not demonstrate an effect size of zero, but rather that any possible effect is likely to be smaller than the power of existing research to detect. The greater the number and power of such studies, however, the closer this remaining possible effect size gets to zero. At some point the remaining possible effect becomes clinically insignificant.

In other words, clinical research may not be able to detect the difference between zero effect and a tiny effect, but at some point it becomes irrelevant.

What David and I have convincingly argued, in my opinion, is that after decades of research and more than 3000 trials, acupuncture researchers have failed to reject the null hypothesis, and any remaining possible specific effect from acupuncture is so tiny as to be clinically insignificant.

In layman’s terms, acupuncture does not work – for anything.



Les six filles...

Astrologie

Derek Riggs



L'artiste derrière les pochettes iconiques du groupe Iron Maiden nous raconte quelques anecdotes à propos de ses oeuvres.

Cliquez ici.


Chrisgiz12

Jerad S Marantz II

gritsfx II

Le porc québécois


Pourraient être polis avec notre premier ministre tout de même, non? ;-)

Trouvé ici.


26 octobre 2014

La réplique de Sam Harris




J'ai déjà parlé ici de la visite de Reza Aslan sur le plateau de TYT et de ses attaques agressives et franchement diffamatoires contre Sam Harris, c'est donc avec un grand bonheur que j'ai vu que Sam Harris avait choisi de visiter à son tour le même plateau afin de se défendre et de mettre certaines choses au clair. Et franchement, je n'ai pas été déçu. Il a été très bon tandis que Cenk Uygur a été franchement exaspérant.

Voici quelques-uns des passages les plus intéressants à mon humble avis.

(4:30) Dès le départ, Harris met de l'avant une excellente question que Uygur balaie malheureusement du revers de la main. Ce que Harris dit, c'est que TYT a interviewé un type qui l'a diffamé et qui, par la suite, s'est avéré être un plagiaire et un menteur. Or, TYT a choisi de laisser cette entrevue sur le web, ce qui fait que des gens peuvent continuer de la visionner sans connaître le contexte, sans savoir que le type a ensuite été démasqué, qu'il ne s'agit que d'un hurluberlu et ils accorderont donc de la crédibilité à des propos mensongers. Il accuse également le site Salon de s'adonner à ce genre de pratique qui s'apparente à de la diffamation. Or, affirme Harris, c'est du mauvais journalisme. À 10:30 il dit: "You have a responsibility for stewarding journalism into its digital future (...) that is where journalism is going to die, where you feel absolutely no burden to represent people accurately." Et il a parfaitement raison. Malheureusement, Uygur refuse d'entendre l'argument ou s'avère incapable d'en comprendre la sophistication. Ça nous donne malheureusement une bonne idée de ce qui va suivre.

(8:35) Ici, Harris apporte une distinction importante qui, une fois de plus, passe 10 pieds au-dessus de la tête de Uygur. Lorsque ce dernier accuse Harris de ne pas accepter la critique, il rétorque au contraire qu'il adore la critique et qu'il n'hésite pas lui-même à formuler des critiques virulentes à propos des affirmations d'autres intellectuels. Le problème n'est pas la critique honnête, dit-il, mais plutôt les tactiques utilisées par des individus comme Reza Aslan qui n'hésitent pas à déformer et à dénaturer les propos de leurs adversaires, ce qui est profondément malhonnête. "Je n'ai pas besoin de déformer les propos de Reza Aslan pour démontrer qu'ils sont faux." Aslan, ajoute-il, ne confronte jamais honnêtement ses affirmations. À mon avis, Harris est en plein dans le mille lorsqu'il affirme cela.

(25:20) Harris avance ici un point de vue fort intéressant à propos du concept "d'extrémiste" musulman. Il illustre, grâce à des sondages concrets, que les vues que l'on qualifie d'extrêmes sont en fait très répandues dans un très large pourcentage des populations musulmanes.

(27:00) Afin d'illustrer que les groupes comme ISIS et Al Qaeda ne sont pas des aberrations, mais plutôt des produits logiques du dogme islamique, Harris utilise ici l'image de la peuplade isolée sur une île déserte. Si on y introduisait le Coran, dit-il, serait-on ensuite étonné de voir émerger une société semblable à ce que souhaite ISIS? Pas du tout. Alors que si on y avait introduit les enseignements du Bouddha, il serait tout à fait étonnant de voir une société aussi fanatique s'y développer. Il illustre alors avec brio que les religions ne se valent pas toutes les unes les autres, comme le prétendent les ardents défenseurs du relativisme absolu et du multiculturalisme occidental.

(34:15) C'est ici que Harris met de l'avant son meilleur argument à mon avis, qui est subséquemment ignoré par Uygur parce que ça ne cadre pas avec sa propre opinion (ou encore parce qu'il est trop épais pour comprendre, à vous de décider). Afin d'illustrer l'hypocrisie des gens de gauche qui sont toujours prêts à s'insurger lorsque l'on formule des critiques à propos de l'Islam ou qu'on compare cette religion de manière défavorable avec la religion chrétienne, Harris fait alors exactement le contraire et Uygur tombe en plein dans le panneau. Parlant de la recherche sur des cellules souches, Harris affirme que sur ce point, ce sont les chrétiens qui sont le problème en s'opposant à ces études, tandis que l'Islam est irréprochable à cet égard puisque, selon le Coran, l'âme n'est pas introduite dans un fétus qu'après une centaine de jours. Bref, ce que Harris vient de faire, c'est d'affirmer que dans ce cas spécifique, le dogme islamique est moins dommageable que le dogme chrétien. Uygur s'en insurge-t-il? Pas une seule seconde. En d'autres termes, pour les Occidentaux, affirmer que l'Islam est pire que le christianisme est terriblement raciste, mais affirmer le contraire est inoffensif. Elle est exactement là l'hypocrisie des Occidentaux et cet exemple de Harris l'illustre parfaitement.

(45:20) Harris parle ici des exemples très différents que donnent Mahomet et Jésus de par les gestes qu'on leur assigne. L'éthique qui se dégage de leurs agissements et de leurs biographies respectives est fort différente. Cela est indéniable.

(56:25) Uygur avance ici un argument très souvent mis de l'avant par les gens de gauche. Les violences perpétrées par les Tamouls, les Bouddhistes et les Chrétiens d'Irlande ne sont-ils pas la preuve que ce type de violence n'est pas purement religieux, mais plutôt causé par une réalité géopolitique? Réponse de Harris: le dogme de l'Islam ne contient pas la doctrine du "rends à César ce qui est à César" qui fait la promotion de la séparation de la religion et de la politique. Là réside une grosse différence entre l'Islam et les autres religions.

(1:09:00) Uygur met de l'avant un de ses arguments préférés. Il dit que l'on juge différemment les actions des chrétiens et celles des musulmans, accusant ces derniers de fanatisme religieux et disculpant les premiers. Harris explique alors, avec beaucoup de justesse, que la religion de la personne qui pose le geste n'est pas le facteur déterminant, autant que le lien qui peut être établi entre le geste lui-même et la doctrine religieuse. Par exemple, on est en droit de pointer la religion du doigt quand un chrétien fana se rend en Afrique pour prêcher que l'usage du condom est un péché à une population plongée en pleine épidémie de sida. Mais d'autres mauvais agissements de chrétiens ne sont pas dus à la doctrine de leur religion. Ce qui s'applique également aux musulmans. Il donne alors un exemple d'Occidentaux qui se convertissent à l'Islam et qui se radicalisent et posent des gestes violents. Clairement, dit-il, le problème ici n'est pas géopolitique, mais purement religieux.

(1:15:00) Uygur postule qu'un Occidental qui se converti à l'Islam, qui se radicalise et qui pose des gestes violents est essentiellement identique à un détraqué qui entre dans une école et qui se met à tirer sur les gens. Non, rétorque Harris, le profil psychologique de ces gens est très distinct.

(1:16:50) Harris met de l'avant un argument extrêmement intéressant ici. Les apologistes libéraux cherchent toujours d'autres raisons pour expliquer les gestes d'un fanatique religieux, ils refusent de croire qu'une personne ait réellement pu commettre son geste pour des raisons religieuses. Même si la personne déclare ouvertement avoir agi pour des raisons religieuses, ils vont continuer de chercher d'autres raisons supposément cachées (psychologiques, économiques, nationalistes, etc.) sous des prétextes religieux. Or, ajoute Harris avec beaucoup de justesse à mon avis, ils ne font jamais le contraire, c'est-à-dire qu'ils ne se livrent jamais au même exercice en cherchant des causes religieuses à des gestes qui ne sont pas en apparence religieux et c'est cela qui révèle l'hypocrisie de leur raisonnement.

Uygur se contredit alors complètement. Avant que Harris prenne la parole, il avait dit que la thèse de Robert Pape était "solide" et après, il déclare que c'est "crazy". Exaspérant. Je ne peux qu'être admiratif de la patience extraordinaire de Harris.

(1:29:45) Un autre point intéressant de Harris pour les gens qui se plaisent à citer l'Irlande du nord comme s'il s'agissait d'un exemple parfaitement équivalent au fanatisme religieux du Moyen-Orient. Harris apporte une distinction très juste qui démontre bien qu'on est en présence de phénomènes très différents. Il considère que l'exemple de l'Irlande s'approche davantage d'un certain tribalisme que d'un conflit religieux. Ce qu'il entend par là, c'est que la religion joue un rôle très clair dans la définition de l'identité de chacun des deux groupes, mais que le conflit lui-même est avant tout politique. Les cathos et les protestants, argue-t-il, ne se battent pas à propos de la doctrine de la transsubstantiation. Il s'agit là d'une nuance qui échappe effectivement à beaucoup de monde.

(1:31:54) Harris aborde ici l'argument qu'on entend le plus souvent chez les gens de la gauche séculaire occidentale. Selon ces gens, un phénomène comme le Jihad islamique est essentiellement dû non pas à la religion, mais au colonialisme et aux malversations des USA et de l'Occident dans leur politique étrangère. Ce qu'il dit est tellement vrai, il appelle cela le "great blindspot of liberalism". Ces gens affirment que la religion n'est pas un facteur important, qu'avec ou sans elle, les gens violents seront violents et les gens pacifiques seront pacifiques... que tout le monde est pareil au fond. Or, dit Harris, cela est parfois vrai, mais pas toujours. Si la leçon à tirer de l'histoire récente du Moyen-Orient est qu'il ne faut pas renverser un dictateur comme Saddam Hussein parce que ce qui va suivre va être encore pire, alors cela en dit plus long sur la nature du monde musulman que sur l'Occident! Il m'a vraiment fait réfléchir avec ce point parce que j'aurais été moi-même tenté d'affirmer un truc semblable.

Le reste de la conversation est intéressant, à vous de le découvrir. Harris a également publié un billet à propos de cette entrevue ici.


L'ADN de Jack

Il semblerait que j'aie eu raison d'accueillir cette révélation avec scepticisme. Extrait de la nouvelle:

It was supposed to have been the definitive piece of scientific evidence that finally exposed the true identify of Jack the Ripper after he had brutally murdered at least five women on the streets of Whitechapel in the East End of London, 126 years ago.

(...) However, the scientist who carried out the DNA analysis has apparently made a fundamental error that fatally undermines his case against Kosminski – and once again throws open the debate over who the identity of the Ripper.

The scientist, Jari Louhelainen, is said to have made an "error of nomenclature" when using a DNA database to calculate the chances of a genetic match. If true, it would mean his calculations were wrong and that virtually anyone could have left the DNA that he insisted came from the Ripper's victim.



The Godmother of Rock & Roll



Sister Rosetta Tharpe!

Trouvé ici.


H.L. Mencken II

Pourquoi es-tu une féministe?

Welcome to teaching!

La morale de Breaking Bad?

Pourriez-vous "photoshopper" ma photo?

Comme ils disent en anglais: Be careful what you wish for! Ces gens qui ont fait appel à l'Internet pour modifier des photos n'ont pas reçu le résultat escompté!






Trouvé ici.

cvelarde

Jennifer Healy II

kendrick Lim II

25 octobre 2014

Mère Teresa : tout sauf une sainte...

Extrait de l'article:

Serge Larivée, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, et ses collègues Carole Sénéchal et Geneviève Chénard, dans le cadre d'un article scientifique qui sera publié dans l'édition de mars de la revue Studies in Religion/Sciences religieuses, présentent une analyse des écrits publiés sur mère Teresa qui déboulonne le mythe d'altruisme et de générosité accolé au personnage. À l'instar du journaliste et auteur Christopher Hitchens, abondamment cité dans leur analyse, ils concluent à la construction d'un personnage auréolé de sainteté - qui ne résiste toutefois pas à l'analyse des faits - et dont la béatification a été orchestrée par une efficace opération de relations médias.

(...) Dans leur article, Serge Larivée et ses collègues font aussi état d'un certain nombre de problèmes dont le Vatican n'a pas tenu compte dans le processus de la béatification de mère Térésa, soit  «sa manière pour le moins discutable de soigner les malades; ses contacts politiques douteux; sa curieuse gestion des faramineuses sommes d'argent qu'elle a reçues et un dogmatisme excessif notamment à l'égard de l'avortement, de la contraception et du divorce.»

Les malades doivent souffrir comme le Christ sur la croix

Au moment de son décès, mère Teresa avait ouvert  517 missions accueillant les pauvres et les malades dans plus de 100 pays. Ces missions ont été qualifiées de mouroirs par des médecins ayant visité plusieurs de ces installations à Calcutta. Les deux tiers des personnes fréquentant ces missions espèrent y trouver un médecin pour être soignées et l'autre tiers agonise sans recevoir les soins appropriés. Les médecins y observent un important manque d'hygiène dans les locaux, voire de l'insalubrité, une rareté de soins réels, un régime alimentaire insuffisant et l'absence d'antidouleurs. Ce n'est pas un manque  d'argent qui est en cause – la Fondation mise sur pied par mère Teresa a amassé des centaines de millions de dollars – mais une conception particulière de la souffrance et de la mort: «Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance», répond-t-elle aux reproches, rapporte le journaliste Christopher Hitchens.  Et pourtant, lorsque mère Teresa a eu besoin de soins palliatifs, c'est dans un hôpital américain ultramoderne qu'elle les a reçus.

Contact politique douteux et comptabilité obscure

Mère Teresa était très généreuse de ses prières, mais plutôt avare des millions de sa fondation au regard des souffrances de l'humanité. Lors des nombreuses inondations majeures en Inde ou lors de l'explosion d'une usine de pesticides à Bhopal, elle offre ses prières ou des médailles de la Sainte Vierge, mais aucune aide directe ou monétaire. Elle n'a pas non plus de scrupules à accepter la Légion d'honneur et une bourse de la part du régime dictatorial des Duvalier en Haïti. C'est par millions que l'argent transitait dans les divers comptes bancaires des MC, mais la plupart des comptes étaient tenus secrets, énumère Serge Larivée. Compte tenu du «caractère parcimonieux de la gestion des œuvres de mère Teresa, on peut se demander où sont passés les millions destinés aux plus pauvres parmi les pauvres?» se questionnent les chercheurs.

Un excellent plan média vers la sainteté

Malgré tous ces faits troublants, comment mère Teresa a-t-elle pu réussir à se construire une image de sainteté et de bonté infinie? Selon les trois universitaires, la rencontre à Londres en 1968 de Malcom Muggeridge de la BBC, un journaliste anti-avortement partageant les valeurs de l'aile droite catholique, est déterminante. Ce dernier décide de faire la promotion de la religieuse qui découvre alors l'efficacité des médias de masse. En 1969, il réalise un film dithyrambique sur la missionnaire et il en fait la promotion en affirmant qu'on peut y voir le «premier miracle photographique», qu'il attribue à mère Teresa alors qu'il aurait dû l'attribuer à la nouvelle pellicule mise en marché par Kodak. S'ensuit de nombreux voyages pour la religieuse sur les cinq continents, de nombreux prix, dont le plus prestigieux, le Prix Nobel de la paix. Dans son discours de remerciements, au sujet des Bosniaques violées par des Serbes et désirant avorter,  elle dira: «I feel the greatest destroyer of peace today is abortion, because it is a direct war, a direct killing – direct murder by the mother herself.»

À la suite de son décès, le Vatican décide ne pas attendre les habituels cinq ans avant d'ouvrir le procès en béatification. Le miracle qu'on lui attribue est la guérison d'une femme, Monica Besra, souffrant d'une intense douleur à l'abdomen. L'application sur son abdomen d'une médaille bénite par mère Teresa l'aurait guérie, prétend cette femme. Pourtant, ses médecins sont d'avis contraire: le kyste ovarien et la tuberculose dont elle souffrait ont été guéris par les médicaments qu'ils lui ont administrés. Le Vatican conclut malgré tout au miracle. La popularité de mère Teresa était telle qu'elle en était devenue une intouchable pour la population, qui l'avait elle-même déclarée sainte. Pour le Vatican, quoi de mieux que la béatification, puis la canonisation «de ce modèle pour revitaliser l'Église et inspirer les fidèles surtout à l'heure où les églises se vident et l'autorité romaine décline», suggèrent les chercheurs.

(...) «il aurait été souhaitable que les médias qui ont couvert l'œuvre de mère Teresa fassent preuve de plus de rigueur », conclut-il.



Une enseignante pédophile évite la prison

Il y a une justice pour les hommes et une autre pour les femmes.



Imaginez si cette personne avait été un homme. Vous croyez un seul instant que le type n'aurait pas fait de prison?

Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le comportement de cette femme est rendu moins grave par le fait qu'elle est une femme et que la victime est un petit garçon?

Mais voilà, aux yeux de la justice et de la société, un homme qui s'en prend à des enfants est un monstre qui doit être puni. Tandis qu'une femme qui fait exactement la même chose est prise en pitié parce qu'elle vit de la détresse psychologique, la pauvre.

Deux poids, deux mesures. Patriarcat mon cul, ouais!

Quelques liens pour plus de détails à propos de cette nouvelle:

Teacher who tried to have sex with 10-year-old got child's name tattooed on her chest, court hears



Le tutoriel de Felix Sputnik


Animation tutorial trailer from Felix Sputnik on Vimeo.


C'est la troisième fois que je crée un billet à propos de cet animateur exceptionnel. Je trouve son animation tout simplement envoûtante. Je ne me fatigue pas d'admirer les mouvements de ses personnages. À chaque fois que je le regarde, je me concentre sur une partie différente de l'anatomie de ses persos et je suis toujours aussi fasciné. Ce vidéo est un tutoriel, mais je dois vous avouer qu'il n'enlève rien à la magie du résultat final, au contraire. Je suis encore plus fasciné qu'avant!

Les deux autres billets sont ici et ici.


Forteresse de Dima Fedotof

Dora et le gros malaise...



Tellement vrai! Il faut être parent de jeunes enfants pour la pogner! ;-)



Erreur

NAO1203

Starglider Photography

Stefan Gesell

22 octobre 2014

Le fanatisme religieux chez nous

Martin Rouleau est ce Québécois converti à l'Islam qui a foncé sur deux militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu, avant-hier. L'un d'eux, âgé de 53 ans, est mort hier.

À la radio, hier matin, il était question de "terrorisme" et de "maladie mentale".

Personne ne nommait le vrai problème, par crainte d'être taxé de xénophobe ou d'intolérant.

Pourtant, la vérité saute aux yeux. Ce type-là était un fanatique religieux. C'était probablement un pauvre type déprimé et influençable qui cherchait un sens à sa vie. L'Islam lui a mis le grappin dessus. Il s'est mis à croire les élucubrations des imams et de ses nouveaux coreligionnaires.

Peut-être a-t-il assisté à une conférence de Hamza Chaoui, un illuminé qui se plaît à déclarer que l'Islam est «complètement» incompatible avec la démocratie parce que les Parlements peuvent être notamment composés «d'un mécréant ou bien d'un homosexuel ou d'un athée qui affirme l'inexistence d'Allah».

Comme tous les autres fanatiques ignares comme lui, il s'est mis à voir l'Occident comme l'ennemi de sa foi. Il s'est mis à croire que son dieu était bien réel et qu'il avait une mission pour lui: tuer des infidèles.

Voilà le sens que l'Islam aura donné à sa vie.

S'il avait décidé de se consacrer à autre chose, comme à la cuisine, à la mécanique automobile ou au scoutisme, il ne serait pas mort aujourd'hui et sa victime non plus. C'est sans doute aussi vrai des autres illuminés qui sont derrière cette nouvelle attaque, aujourd'hui, à Ottawa.

Le problème n'est pas que ce type-là était déprimé. Il y a des millions de gens qui sont déprimés et ils ne vont pas tenter d'écraser des soldats avec leur voiture. L'ingrédient clé ici, ce n'est pas la dépression, c'est le fanatisme religieux. C'est le message empoisonné que véhicule la religion et, ces dernières années, particulièrement l'Islam. Or, non seulement on ne dénonce pas les religions, mais en plus, on les encourage, on les subventionne, on les exempte de taxes, on leur accorde leurs propres écoles et centres de propagande et on leur confère une aura de respect qu'elles ne méritent pas.

C'est ça la réalité qu'on a peur de nommer par crainte de froisser les croyants, d'être taxé d'intolérant, de raciste et de xénophobe.

Mais ça ne la rend pas moins vraie.


21 octobre 2014

Des fleurs, des fleurs...

J'ai participé à une rencontre de parents aujourd'hui, en présence de la directrice et d'une orthopédagogue, et sincèrement, j'avais du mal à contenir ma joie.

Les commentaires des parents étaient tout simplement dithyrambiques. Je n'exagère même pas. La mère a dit qu'elle n,a jamais vu son fils aussi motivé, qu'il fait ses devoirs sans rechigner et qu'elle n'a jamais vu ça. Qu'il se découvre une passion pour la lecture et l'écriture, chose qui lui aurait semblé tout simplement impossible avant cette année. Qu'il quitte pour l'école avec le sourire et qu'il adore venir à l'école. C'est bien simple, les compliments fusaient de toute part à un point tel que c'en était presque embarrassant.

Presque! ;-)

Quel bonheur de voir son travail apprécié de la sorte. Quel plaisir d'entendre des parents dire que j'ai un impact aussi marqué sur leur enfant.

Seul bémol, à un moment donné, la directrice a regardé la mère et a dit: "Le fait d'avoir un homme enseignant fait toute une différence, n'est-ce pas?" Je l'ai entendue tellement souvent celle-là que je ne m'en surprends même plus. C'est à peu près toujours la même chose, lorsque j'accomplis quelque chose d'admirable et de hors du commun, ce n'est jamais parce que je suis bon, c'est juste parce que je suis un homme. En d'autres termes, je n'ai pas vraiment de mérite, n'importe quel homme en ferait autant.

Bref, je n'avais aucune intention de réagir lorsque la mère a alors rappelé à la directrice que le prof de 5e année de son fils était aussi un homme et que ça n'avait pas eu l'effet sur lui qu'elle observe cette année. J'en ai profité pour lancer à la blague: "Ce n'est pas parce que je suis un homme, c'est parce que je suis bon!" Tout le monde a ri.

De toute façon, même ce petit commentaire (qui n'était pas mesquin de toute façon) n'aurait pas pu gâcher le plaisir d'une telle réunion. Les commentaires comme ceux-là sont fréquents cette année et c'est encore plus agréable lorsqu'ils sont livrés devant la directrice. Je ne peux pas vous décrire le bien que cela me fait après le long calvaire des dernières années.

Ajoutez à cela une petite note que la directrice m'a rédigée après la première communication aux parents et qui va comme suit: "Merci de ces commentaires positifs pour tes élèves. J'apprécie beaucoup ton travail avec les élèves, tu es capable de créer un lien significatif qui est un super levier de réussite. Ton intégration à l'équipe semble facile et ton sens de l'humour amène une belle dynamique. Bravo!"

Quel bonheur de lire ces lignes. Je crois que je suis en train de redécouvrir le plaisir que je ressentais autrefois à faire ce métier. Ça fait si longtemps que ça ne me paraissait presque plus possible...