27 novembre 2014

Honnêteté



Début de tensions

Après maintenant trois mois, je vous mentirais si je vous disais que ça ne va pas plutôt bien à ma nouvelle école.

Généralement, je dois dire que ça va beaucoup mieux que ce j'ai connu ces dernières années. Bien que j'aie encore du mal à bien cerner la directrice, elle n'a que des bons mots à mon égard et semble être emballée par mon travail. Elle m'a également dit à plusieurs reprises qu'elle apprécie mon sens de l'humour.

Avec mes collègues de 6e année, ça va également très bien. Je crois même que ma présence semble avoir calmé un peu le conflit qui existait entre elles. Elles se parlent de manière beaucoup plus aimable qu'avant. Et les deux m'apprécient beaucoup et c'est réciproque.

Tout baigne également avec les élèves et les parents.

Pour ce qui est des autres enseignantes de l'école, ça se gâte un peu. Bon, ce n'est rien de bien grave pour l'instant, mais disons que des petites tensions semblent commencer à apparaître à mon égard. Évidemment, comme c'est toujours le cas, aucune d'entre elles n'est venue me voir directement pour m'en parler. Je le devine un peu en les voyant agir et l'une de mes collègues de 6e année est venue confirmer mes soupçons l'autre jour.

Le coeur du problème, semble-t-il, c'est encore une fois, une fondamentale différence de vision entre elles et moi.

J'ai toujours considéré que ce qui se passe dans ma classe est de mon ressort. La gestion de la classe, les règles de vie à l'intérieur de la classe et les conventions qui régissent les rapports entre le prof et les élèves, tout ça est, selon moi, la responsabilité du prof. Les règles qui régissent l'ensemble de la vie de l'école doivent être négociées, évidemment. Mais la salle de classe est le domaine exclusif du prof. Je n'ai jamais, jamais, jamais tenté d'imposer mes façons de faire à mes voisines. Ja-mais.

Or, comme c'est toujours le cas, la majorité de mes collègues ne le voient pas ainsi. Pour elles, cette frontière qui m'est si fondamentale n'existe tout simplement pas. Elles considèrent qu'elles peuvent allègrement imposer leurs façons de faire sur les autres et leur dire comment agir dans leur classe respective. Comme d'habitude, tout le monde se plie de bonne grâce à cela.

Sauf moi. Et les thèmes qui ressortent seront bine familiers aux lecteurs de longue date de ce blogue.

Par exemple, au début de l'année, on m'a informé qu'à cette école, il fallait que je me fasse vouvoyer et que je me fasse appeler "Monsieur". Si la directive était venue de la directrice, cela aurait été autre chose et je m'y serais plié temporairement, en attendant l'opportunité de faire valoir mon opinion là-dessus. Mais cette directive plutôt informelle provenait d'une collègue et que je ne l'ai vue nulle part dans les documents officiels, j'ai décidé de l'ignorer allègrement. Évidemment, certaines de mes collègues n'apprécient pas du tout.

Vient ensuite l'obsession du silence le matin. Comme les règlements de l'école exigent que les élèves soient "calmes" le matin, c'est ce que j'exige de mes élèves. Ils ne doivent pas crier ou courir dans la classe en arrivant dans la classe. Or, mes matrones de voisines exigent le silence absolu, évidemment. Et je m'en fiche, elles peuvent bien faire ce qu'elles veulent dans leur classe, ça ne me regarde pas. Mais voilà qu'elles viennent se mettre le nez dans MA classe pour dire aux élèves de se taire!

Je n'en revenais pas. Un matin, j'ai aperçu une collègue de 5e année debout dans ma porte de classe. Je lui ai demandé ce qu'elle faisait là. Elle m'a répondu qu'elle exigeait le silence le matin. Je lui ai répondu que dans ma classe, tout ce qui est exigé, c'est le calme. Façon polie, je crois, de lui dire de se mêler de ses affaires. Elle n'a pas eu l'air d'apprécier.

Évidemment, pour moi, ceci n'est nullement une source de frustration, mais ça l'est clairement pour elles. Ces femmes sont tout simplement incapables de supporter que quelqu'un refuse de se conformer aux règles non-écrites du troupeau, ça les rend complètement folles. Mais elles ne me le disent pas, elles ragent entre elles, en privé. C'est toujours la même chose.

Récemment, j'ai été réassigné à un autre poste de surveillance le matin. Je ne suis plus du tout à proximité de ma classe comme c'était le cas avant. C'est peut-être une coïncidence, mais je soupçonne que mes voisines de classe ont manigancé en coulisses pour s'assurer que je sois placé ailleurs. Depuis ce temps, j'arrive dans ma classe le dernier et à chaque fois, elles sont DEUX plantées dans la porte de la classe à exiger le silence des élèves et à engueuler les récalcitrants.

Le plus bizarre, c'est que dès qu'elles me voient arriver, elles retournent prestement dans leur classe respective sans me dire un mot. Les élèves me disent qu'elles leur crient après et qu'elles sont complètement intransigeantes.

J'étais d'abord plutôt agacé de ce que je considère être une violation de mon espace. Mais j'ai décidé de fermer ma gueule. Je n'ai pas envie de partir en guerre contre elles. De toute façon, le seul moyen de les affronter sur cette question serait d'opposer ma vision des choses à la leur et dans ma carrière, à chaque fois que j'ai fait ça, le résultat a été pire que le problème initial. Alors j'ai décidé de continuer ma stratégie de résistance passive. Je fais ce que je veux dans ma classe et si ça les amuse de jouer aux officiers nazi quand je suis occupé ailleurs, grand bien leur fasse.

Mais j'ai la conviction que pour elles, les frustrations ne font que s'amplifier. Il y en a déjà une, celle de la classe d'en face, qui ne me salue plus le matin. Et l'autre jour, l'une de mes deux collègues de 6e avec qui j'ai une excellente relation m'a dit que "certaines personnes étaient fâchées lorsque tu m'as appelée par mon surnom devant les élèves."

Parce que, oui, les ayatollahs voudraient que les adultes se vouvoient et s'appellent "Monsieur" et "Madame" lorsque les élèves sont présents. Complètement débile.

Alors voilà où j'en suis. Je peux me tromper et peut-être que tout ceci est sans importance, mais mon expérience me pousse à croire le contraire. Pour l'instant, je vais continuer ma résistance passive. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir l'estomac noué aujourd'hui et de craindre le pire. Je sens à nouveau l'animosité s'éveiller et je crains que tout cela ne se termine encore en campagne d'intimidation et de salissage...

On verra bien la suite des choses...



Le féminisme rabaisse et insulte les femmes...

Extrait de l'excellent article de Janet Bloomfield:

Here are six ways that feminism insults, belittles and demeans the women it is supposedly supporting and encouraging.

1. Yes Means Yes

The new Yes Means Yes affirmative consent law in California achieves a few astonishing feats: it turns normal, consensual sex into rape and it strips the accused of due process by requiring confirmation of consent at all stages of sexual encounters. 

(...) I have yet to have a feminist give me a clear answer to one simple question: “I have never, ever once requested permission from a man to have sex with him—am I a rapist?” What underlies the whole affirmative consent program is the idea that women are emotionally crippled, fearful, insecure and immature weaklings who cannot possibly make their thoughts and desires clearly known to adult partners.

2. Trigger Warnings

Trigger warnings are the most ridiculous, patronizing and infantilizing creations ever to come out of feminism. (...) Exactly how pathetic do you have to be to confront words describing situations you might find upsetting and require authorial permission to stop reading? Know what I hate? Reading about adults who kill infants. It makes me feel sick to my stomach, so when I see headlines like “Mother Microwaves Baby,” I don’t read them.

(...) But feminists adore trigger warnings because it reinforces the idea that women are ruled by their emotions, are incapable of recovering from trauma and are just generally hysterical nitwits unprepared to confront adulthood and reality. 

3. Domestic Violence and the Duluth Model

One of the most frustrating things about watching feminists deny that women can be and are violent in their personal relationships is that feminism is in essence denying that women are fully human. In order to perpetuate the narrative that men are violent monsters who must be controlled by women lest we all end up chained in basements, feminists deny the full humanity of men and women. 

(...) The Duluth Model—which emphasizes that no matter what injuries a woman has inflicted on a man, the man should be considered the perpetrator—also reinforces the idea that women are equivalent to children who must not be held responsible for their actions because they lack the maturity and rationality to understand what they are doing. 

4. Affirmative Action for STEM Programs

Women are encouraged to ignore what their natural needs and wants are, enter careers that they are only nominally qualified to be in and guess what happens? The vast majority of women with STEM qualifications are not working in the field at all. Money and time wasted, all because feminism thinks women should be forced into ideologically defined roles (Engineer! Astrophysicist! Chemist!) that meet their fantasies of “equality.” Feminism insults women by telling them that their natural interests are wrong and they are too stupid to know what’s good for them. 

5. Microaggressions

If trigger warnings are the dumbest thing to come out of feminism, microaggressions are a close second. The very definition of pettiness, microaggressions are teeny-tiny irritations that women are encouraged to nurture into long-standing grudges until they spill out into hysteria and mania. Did you once go for coffee with a guy and it led to sex? Any time a guy asks you for coffee, it automatically means he wants to fuck you! Were you one time slightly uncomfortable in an elevator with a guy you sort of knew but not really? Men on elevators will attack you! Did a guy on an elevator ask you for coffee? Sexual harassment! Alert the presses! Asking women for coffee is a way to remind them that elevators are perfect places to rape!

What feminists refer to as microaggressions, the rest of us sane adults call life. 

(...) The concept of microaggressions encourages women to think that every single thing in the world is, or should be, about them. It encourages breathless levels of narcissism, solipsism and just plain delusion. You know who else thinks that everything in the world is about them? Two-year-olds. 

6. Street Harassment

When researchers at Loyola University asked men and women whom they preferred to make the first move, 83% of men and a whopping 93% of women preferred that men do the asking. Any man who reasonably expects to initiate a relationship with a woman had better be prepared to suck it up and put himself out there to risk rejection, and potentially very humiliating rejection.

Is it really any wonder that some men, particularly those of lower socioeconomic standing, might mitigate against rejection by injecting some levity or a degree of inappropriateness into their approach? Poor men, and poor men of color in particular, are of the least social value to women. Women still want rich guys. Big surprise. And women want men to approach them. Now take a white woman and have her stomp through economically deprived New York neighborhoods with a scowl on her face, acting like she owns the damn place, and what do you think happens? She gets a few comments. And then promptly begins to shriek about street harassment.

(...)The broader culture treats women as adult humans capable of making choices and dealing with the consequences of those choices, just as we expect all men to do. Feminism is the social movement pushing to treat women as large children who need protection from their own actions.

The earliest waves of feminism fought long and hard to give women all the rights and some of the responsibilities of adulthood. I would like to see women achieve full equality by accepting all the same responsibilities that men do. The only thing standing in the way of equality that I can see is feminism. And we don’t need a movement that undermines women’s agency and adulthood.

We don’t need feminism.



Le merveilleux "humour" de Sugar Sammy...


Où est la ligne entre l'humour et le mépris? Où est la frontière entre l'amusement innocent et la propagande d'idées politiques?

Extrait de cette chronique de Bock-Côté:

Il faut vraiment adorer se plonger la tête dans le sable pour s’imaginer que Sugar Sammy n’est pas en guerre ouverte contre le Québec français.

(...) Sa dernière campagne publicitaire a bien évidemment fait réagir. Provocateur comme à son habitude, il a lancé dans l’espace public une publicité exclusivement en anglais, où il demandait pour Noël une plainte à l’Office québécois de la langue française. (...) On peut bien en rire. Pourtant, François Côté rappelait une chose: cette publicité n’est pas qu’une publicité, mais un manifeste politique et une déclaration de guerre contre le principe même de la loi 101.

Car si Sugar Sammy se permet effectivement de rire de tout le monde, ses charges contre les Québécois francophones sont d’une autre nature : elles sont politiques. Avec eux, il ne se contente pas de jouer sur les stéréotypes culturels plus ou moins répandus : il attaque la légitimité même de l’option souverainiste en la présentant comme la cause de xénophobes et de racistes sous-éduqués.

(...) Sugar Sammy est fondamentalement un militant. Il a déjà reconnu que l’humour était la méthode qu’il avait adoptée pour faire la promotion de ses convictions fédéralistes.

(...) son combat nous en dit beaucoup sur le néo-fédéralisme contemporain, qui ne se contente plus de plaider pour le maintien du Québec dans le Canada. Désormais, il s’agit d’imposer un Québec bilingue et multiculturel où les Québécois francophones ne sont qu’une communauté parmi d’autres, appelés à chanter un peu tardivement mais hardiment le génie de la diversité canadienne. (...) Il veut casser le nationalisme québécois dans ses consensus les plus élémentaires, notamment celui portant sur les principes de la loi 101.

On nous dit souvent que Sugar Sammy représente une frange significative des fameux enfants de la loi 101. Si tel est vraiment le cas, cela confirmerait une inquiétude profonde: cette dernière est moins parvenue à faire des Québécois francophones que des Canadiens bilingues, interagissant sans problème avec leur société d’accueil, au point d’en comprendre les codes, et peut-être surtout, les faiblesses, mais refusant d’embrasser ses grandes aspirations. Et c’est un réflexe de cocus contents, de colonisés fiers d’applaudir ceux qui les méprisent, de célébrer son génie sans porter attention à ce qu’il dit, comme s’il fallait s’aplatir devant sa dégaine de matamore souriant, qui regarde les Québécois comme des vaincus, avec la confiance du dominant.



BATMAN VERSUS DARTH VADER!!!




LaArriva

sacral-stock

George Rodriguez

pro-non

25 novembre 2014

L'art d'être un homme féministe!

Vous êtes un homme mais malgré cela, vous souhaitez être admis dans les rangs du mouvement féministe? Voici les 11 règles à suivre pour obtenir votre carte de membre (de seconde classe):

1. Understand that women are leading the way and affirm their capable leadership. Don't assert yourself at the forefront.

Tu veux être un féministe? Parfait, va te placer dans le fond de la salle et n'ose surtout pas faire preuve de leadership. Contente-toi d'un rôle secondaire et contemplatif.

2. When it comes to issues that directly pertain to women's bodies and experiences, be quiet and listen.

Ferme ta gueule et écoute tes supérieures. Si tu n'as pas de vagin, ton opinion est sans valeur et tes nouvelles amies féministes ne veulent pas t'entendre. Dans le mouvement féministe, le cerveau a moins d'importance que tes organes reproducteurs.

3. Men don't get to determine if they are "allies" to the feminist movement. Women do.

Tu n'as pas le droit de décider unilatéralement que tu es un allié de la cause des féministes. Ce sont elles qui vont décider si tu es digne de porter ce titre ou pas. Ça va déprendre, entre autres choses, de l'ampleur de ton abjecte soumission.

4. Take responsibility for addressing men's issues with other men, rather than expecting women in feminism to do all of the work.

C'est clair? Si tu veux parler de la discrimination que vivent les hommes, va en parler avec des gars. Les féministes s'en contre-câlissent.

5. Use your male privilege to encourage other men to work towards gender equality, under women's leadership.

Oui, utilise ton privilège de sale mâle dominant pour convaincre les autres hommes de venir se soumettre au leadership féministe, eux aussi. Et surtout, souviens-toi que même si tu n'as pas le droit de parler, pas le droit d'exprimer tes opinions et pas le droit de discuter de la discrimination qui t'affecte, il ne faut surtout pas dénoncer la vision féministe pour ce qu'elle est: un matriarcat sexiste. Non! Il faut appeler ça la "lutte pour l'égalité!" Ça sonne mieux!

6. Don't use the label of "feminist" as a way to try to get women to like you — that's disingenuous and counterproductive.

Interdiction d'utiliser le terme "féministe" dans le but de te faire aimer des femmes. Si tu utilises le terme, ce doit seulement être pour des raisons pré-approuvées par les féministes.

7. When given opportunities to execute professional tasks related to feminist issues, consider referring other women instead.

Si on te demande ton opinion à propos de questions féministes, empresse-toi de baisser la tête, de faire trois pas vers l'arrière et d'inviter une femme à s'exprimer à ta place. La déférence et la soumission sont de mise, sale mâle pourri!

8. Educate yourself about the history of feminism and how women of different backgrounds have approached the movement. 

Étudie le féminisme, imprègne-toi de ses dogmes et absorbe ses évangiles sacrés. Intéresse-toi à ce que pensent les femmes de tous horizons et n'accorde aucune importance aux opinions des hommes.

9. Ensure your feminism is intersectional.

Pour mieux comprendre ce point, je me permets de citer un autre extrait de l'article: "Many women in feminism have long rallied to ensure that the fight for gender equality is inclusive and cognizant of everyone, including people of color, queer, trans and gender nonconforming people, people with disabilities, differences in class and ability, various faiths and non-faiths and other identities and situations." Bref, défends les droits de tout le monde (gays, transexuels, minorités ethniques, handicapés, religions) SAUF ceux de ces maudits hommes hétérosexuels privilégiés. Ceux-là, qu'ils aillent chier.

10. Acknowledge that sometimes, women need opportunities to discuss feminist issues without the presence of men. And that's okay.

Si les féministes te demandent de crisser ton camp parce qu'elles veulent parler entre elles, plie-toi à la demande et accepte ton statut d'inférieur sans t'en offusquer. Même si tu es silencieux, obéissant et soumis, ta simple présence sera parfois de trop!

11. When women criticize your involvement in feminism, don't talk over them or talk down to them. Actively listen and be accountable.

Quand tes nouvelles amies féministes te critiquent et remettent en question ton dévouement à la cause sacrée, accepte leurs critiques sans broncher et sans répondre. Ne les interrompt surtout pas! Ferme ta gueule et écoute.

Au moins, ça a le mérite d'être clair.



Violence domestique en public

Ce n'est pas la première fois que je parle de ce type d'expériences et le résultat est toujours le même:




"Ottawa finance l’essor de l’anglais"

Extrait de la scandaleuse nouvelle:

Avec la bénédiction du gouvernement du Québec, Ottawa use de son pouvoir de dépenser pour financer le développement des services de santé en anglais sur tout le territoire québécois.

De 2008 à 2013, Santé Canada, de concert avec Patrimoine canadien, a ainsi investi une compétence exclusive du gouvernement du Québec en engageant 45 millions dans la prestation de services de santé en langue anglaise (...)

Selon ce rapport de recherche rédigé par Mathilde Lefebvre, Santé Canada, par l’entremise de son programme de contribution pour les langues officielles en santé, a versé 23 millions à l’Université McGill en six ans pour de la formation en anglais destinée à des professionnels de la santé francophones au Québec et pour le maintien en poste du personnel bilingue. Cette somme profite notamment aux agences de santé, à des groupes communautaires anglophones et à des établissements scolaires. Ce programme existe depuis 2004. Le «Projet McGill» a formé 6200 professionnels de la santé depuis 2008, note le rapport.

En outre, Santé Canada a accordé pendant cette période 22 millions au Réseau communautaire de la santé et services sociaux (RCSSS), ou Community Health and Social Services Network (CHSSN). Fondé en 2000, le RCSSS est un organisme sans but lucratif qui a pour mission de «soutenir les efforts des communautés d’expression anglaise du Québec visant à assurer l’accès aux services de santé et aux services sociaux dans leur langue». L’organisme est membre du Quebec Community Groups Network (QCGN), qui a pris le relais d’Alliance Québec.

En six ans, le RCSSS a versé 9,5 millions à des organismes communautaires anglophones, 2 millions à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour la réalisation d’études et 7,5 millions aux agences de santé.

Le RCSSS a conclu des ententes avec toutes les agences de santé pour «l’amélioration de l’accessibilité et de la continuité des services aux personnes d’expression anglaise» même dans des régions comme le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ou la Mauricie, où ces locuteurs anglophones comptent pour moins de 1% de la population.

(...) La Charte de la langue française prévoit déjà que, dans le réseau de la santé et des services sociaux, les établissements dont la clientèle est en majorité anglophone puissent être reconnus par l’Office québécois de la langue française (OQLF) et autorisés à fonctionner en anglais. Trente-huit de ces établissements sont ainsi reconnus. «Aujourd’hui, des 277 établissements du réseau de la santé québécois, plus de la moitié (149) offrent des services en anglais», indique cependant l’auteure.

(...) Alors que 13,4% de la population québécoise a l’anglais comme première langue officielle parlée et que 8,8% sont de langue maternelle anglaise, selon les données de Statistique Canada de 2006, un peu plus de 35% du personnel soignant au Québec parle régulièrement ou le plus souvent en anglais au travail, selon une étude de l’INSPQ citée dans le rapport. Cette proportion a augmenté de 13,5% entre 2001 et 2006, selon la même étude.



Le sondage comme outil de propagande

Pour les libéraux, tous les trucs sont bons pour manipuler l'opinion publique et remporter des élections:

Le Parti québécois porte plainte auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Il se dit convaincu que le député libéral Germain Chevarie doit son élection de 2008 à une manoeuvre frauduleuse.

(...) Là où le bât blesse véritablement, souligne-t-il, c'est que l'enquête d'opinion aurait été payée par des entreprises sollicitées par la firme Roche à la demande de l'équipe de campagne du candidat.

(...) Elle rappelle que le sondage qu'elle montre du doigt donnait Germain Chevarie gagnant et qu'il a été publié quelques jours avant le scrutin général du 8 décembre 2008. Elle indique qu'il a, «selon toute vraisemblance», été commandé par l'équipe du candidat libéral et qu'il a été payé par trois entreprises sollicitées par Roche. Des factures découvertes lors d'une perquisition de l'Unité permanente anticorruption ont été déposées en preuve à la commission Charbonneau.

(...) Mme Richard, qui a par la suite été députée dans le gouvernement Marois, ne fait pas que se questionner sur la méthodologie de l'enquête d'opinion. Elle pense qu'elle a pesé dans la balance, puisqu'elle identifiait un vainqueur et que les Madelinots, ajoute-t-elle, aiment bien accorder leur appui au gagnant pressenti. Les résultats avaient été publiés sur le «Portail officiel des Îles-de-la-Madeleine» et repris par les médias locaux.



Cathos versus vaccin!

Des évêques catholiques s'opposent au vaccin contre le tétanos:

Just like the Church’s campaign that said condoms increase the spread of AIDS, now bishops in Kenya are saying the same tetanus vaccine the WHO has administered in other countries without any deleterious effects to the population are, in face, laced with birth control:

“We are calling on all Kenyans to avoid the tetanus vaccination campaign because we are convinced it is indeed a disguised population control program,” said Bishop Paul Kariuki, chairman of the Kenya Conference of Catholic Bishops’ health committee.


Bande de débiles...


Les caprices de la famille royale

Les Canadiens anglais et les fédéralistes ne manquent jamais une occasion de ridiculiser les Québécois qui osent manifester contre la famille royale. À leurs yeux, il s'agit d'un gentil symbole tout à fait inoffensif et ses opposants sont des illuminés fanatiques.

Pourtant, quiconque possède ne serait-ce que l'ombre de quelques valeurs républicaines et égalitaires serait outré des exigences de cette famille d'hurluberlus anachroniques qui continue à se comporter comme si nous étions leurs sujets soumis et obéissants.

Ce genre de comportement choque, humilie et heurte, comme présentement aux États-Unis:

In preparation for a Dec. 7-8 visit to the United States by the duke and duchess of Cambridge, better known as Prince William and Princess Kate, Buckingham Palace alerted U.S. media on Thursday that the royal family expects all media personnel to show “respect” by wearing proper clothing when in the presence of the heir to the throne and his wife.

This was no request; it was a command. “Journalists wishing to cover Royal engagements, whether in the United Kingdom or abroad, should comply with the dress code on formal occasions out of respect for the guests of The Queen, or any other member of the Royal Family. Smart attire for men includes the wearing of a jacket and tie, and for women a trouser or skirt suit. Those wearing jeans or trainers will not be admitted and casually dressed members of the media will be turned away. This also applies to technicians.” Politico’s Dylan Byers reported that the order was delivered through the U.S. Senate Periodical Press Gallery, meaning that the U.S. government passed on to American citizens a direct order from the Queen of England. Amazing.

The insults are multiple. First, the order is not motivated by the royal family’s altruistic desire to have the American press show respect for the American guests of the Queen’s grandson and his wife. It is to compel the American press to show respect for the duke and duchess. Americans are sharp enough to know that a command to show respect is itself an act of disrespect.

(...) Had they bothered, the House of Windsor would have learned that in America respect is earned, not given upon command. 

(...) “Respect,” the notice says. It is not respect the royals are demanding; it is deference. And Americans show deference to no one. (...) Respect we understand. Respect is an important part of our republican culture. (...) But deference? That we abandoned when our ancestors picked up their muskets and marched to Lexington green.

Imaginez si un journaliste québécois osait écrire un papier comme celui-là quelques jours avant une visite royale. Personne n'accepterait de le publier et le type serait ridiculisé.

Pourtant, les valeurs de respect, de liberté et d'égalité n'ont rien de ridicule. Au contraire.


Est-ce la meilleure joke au monde?

Norm MacDonald raconte-t-il la meilleure joke au monde? Elle m'a bien fait rire en tout cas:



Jaroslaw Kukowski (Yaro42) II

Stéphanie Pitino

Priya Johal

Bill Presing

23 novembre 2014

Marois débloque...

Les élucubrations délirantes des féministes sont mainstream. Elles ont profondément pénétré la conscience collective. Elles ont acquis le statut d'Évangiles. Les médias ne les remettent pas en question et ne les critiquent jamais. Les féministes peuvent littéralement dire n'importe quoi sans que quiconque ne réagisse. Au contraire, les journalistes opinent du chapeau comme si c'était plein de bon sens.

Voilà que Pauline Marois se joint à la fête, apportant aux arguments féministes les plus stupides une couche supplémentaire d'apparente respectabilité.

Extrait de l'ahurissante nouvelle:

Marc Lépine n'était pas qu'un fou: c'est la misogynie et l'inégalité entre les sexes qui ont permis au tireur de Polytechnique de croire qu'il avait le droit de tuer 14 femmes le 6 décembre 1989, croit Pauline Marois.

Prenez le temps de relire cette phrase avant de continuer.

Ouais, vous avez bien lu, notre première première ministre pense que le massacre de Polytechnique n'a pas été principalement provoqué par la maladie mentale du tireur. Non, c'est à cause de la misogynie ambiante! C'est parce que les hommes détestent les femmes!

Tabarnak...

UN débile tue des femmes à UNE reprise il y a 25 ans et quelle conclusion tire-t-elle? MISOGYNIE GÉNÉRALE! LES HOMMES HAÏSSENT LES FEMMES!

Si nous visons dans une société à ce point sexiste et haineuse, Mme Marois, pourquoi n'y a-t-il eu qu'UN seul massacre comme celui de Poly? Si la haine des femmes était à ce point généralisée, on pourrait s'attendre à ce que ce genre de geste monstrueux soit fréquent, non?

Et si demain matin, un détraqué blond entrait dans un centre d'achats et, dans sa lubie hallucinatoire, décidait de séparer les roux des autres badauds et de les abattre froidement, devrait-on conclure que nous vivons dans une société où la haine des roux est généralisée? Faudrait-il faire porter la culpabilité de son geste à tous les blonds pour les 25 prochaines années?

Que des conneries pareilles sortent de la bouche d'une tarte anonyme sur l'Internet est une chose, mais quand il s'agit de notre ex-première ministre, c'est complètement scandaleux.

Et si seulement elle s'était arrêtée là, mais NON!

«Je ne veux pas faire de rapprochements qui seraient inexacts, mais j'ai vécu moi-même un attentat, a-t-elle confié. Mon engagement politique était attaqué, mais je crois que le fait que je sois une femme jouait aussi.» 

Elle débloque com-plè-te-ment. C'est pathétique.

Regardons d'abord LES FAITS. Bain, l'espèce de fou furieux qui a tenté d'assassiner Marois, est tout sauf discret. On ne peut pas lui reprocher d'être avare de commentaires. Ses propos déments ont été répétés ad nauseam dans les médias et à la télévision. Il est très transparent lorsqu'il explique son geste. Il n'a aucune gêne, ni aucune auto-censure. Les délires de ce type-là comportent des éléments de racisme, de francophobie, de complexe de persécution et des fantasmes messianiques qui s'approchent du fanatisme religieux.

Et vous savez combien de fois il a évoqué le fait que Marois est une femme pour justifier son geste? Pas une maudite fois.

Pas une seule câlisse de fois!

Sur quoi Mme Marois se base-t-elle pour affirmer ainsi que la misogynie est l'un des facteurs déterminants dans cette affaire?

Sur absolument rien, évidemment. Remarquez que, pour les féministes, les faits sont secondaires, elles n'en ont pas vraiment besoin. Surtout quand ces derniers viennent contredire leurs thèses farfelues!

Richard Bain et Marc Lépine «sont le fruit de nos sociétés», a évalué l'ex-politicienne. «Il peut y avoir des problèmes de santé mentale, il ne faut pas le nier. Mais reste que pour passer à un acte aussi violent, moi je crois qu'il y a profondément quelque chose dans l'inconscient: le fait qu'on puisse s'attaquer aux femmes.»

Mme Marois refuse donc de classer ces attentats comme les actes de simples fous agissant sans contexte. «Je ne suis pas de cette école», a tranché Mme Marois. Ces actes s'inscrivent «dans quelque chose de plus large».

Quelque chose de plus large?

Vous savez pourquoi Mme Marois n'élabore pas sur la nature de ce "quelque chose de plus large"?

Parce qu'elle sait que si elle le fait, elle va avoir l'air d'une crisse de folle.

C'est plus efficace de laisser son "quelque chose de plus large" en suspens. Ainsi, cette belle petite affirmation gratuite peut planer en toute impunité sans être dénoncée.

À l'aide de ses autres propos, définissons plutôt ce "quelque chose de plus large" dont parle Mme Marois.

Mme Marois considère que nous vivons dans une société où la misogynie est si profondément ancrée dans les moeurs populaires que la violence contre les femmes est considérée ACCEPTABLE. Selon elle, blesser et tuer des femmes, on trouve ça inconsciemment correct.

Vous entendez ça, messieurs? Peu importe que vous n'ayez jamais frappé une femme de votre vie et que l'idée même d'un viol vous répugne et vous écoeure, cela n'a absolument aucune importance! C'est dans votre INCONSCIENT!! Vous détestez les femmes et vous n'en êtes même pas conscients vous-mêmes! La haine des femmes de Lépine est en vous! C'est dans votre nature! Quoi que vous disiez et quoi que vous fassiez, ça ne veut rien dire pour Mme Marois, parce que pour elle, vous êtes tous inconsciemment des salopards misogynes.

C'est ça son "quelque chose de plus large".

Pour Mme Marois, TOUS les hommes doivent porter la culpabilité des gestes d'UN détraqué. Les crimes monstrueux de ce dernier ne nous informent pas seulement à propos de son état mental à lui, non! Ils nous informent à propos de la misogynie généralisée de notre société et de la haine inconsciente des hommes envers les femmes!

On nage dans le délire le plus total.

Vous savez quelle est la différence la plus fondamentale entre vous et moi, Mme Marois?

Non, ce n'est pas le fait que j'ai un pénis et pas vous. Ne vous en déplaise, il y a d'autres facteurs que le sexe à prendre en considération lorsqu'on définit un être humain.

La différence entre vous et moi, Mme Marois, c'est que vous êtes une misérable sexiste et pas moi.

Vous affirmez que la violence d'un seul homme est suffisante pour diaboliser 50% de la population du Québec et leur affubler les plus monstrueuses intentions "inconscientes".

Moi, Mme Marois, j'ai la conviction que la vaste majorité des femmes du Québec, si elles prenaient le temps de réfléchir à ce que vous dites, en serait offensée. Je suis convaincu que la plupart des femmes du Québec souhaitent l'égalité entre les hommes et les femmes, la vraie, et qu'elles n'accepteraient pas de diaboliser tous les hommes pour y parvenir.

C'est ça la différence entre vous et moi.

Vous tenez tous les hommes responsables pour les gestes d'un seul. Moi, la seule personne que je tiens responsable de votre haine, c'est vous-même.

Et pour la première fois depuis les dernières élections, je suis bien content que vous ne soyez plus ma première ministre. Je ne veux pas d'une leader qui me méprise et qui me déteste juste parce que je suis un homme.

Et si j'avais alors su ce que je sais maintenant à propos de vous, lors de votre défaite, j'aurais dit: "Bon débarras!"



Frais de garderie

Je ne me gêne pas pour planter les libéraux quand ils font des conneries, mais il faut bien que je leur lève mon chapeau lorsqu'ils font quelque chose de bien.

Comme, par exemple, ceci:

Après bien des tergiversations, le gouvernement Couillard est revenu à une formule plus simple: tous les parents continueront à payer le même tarif pour leurs enfants en centre de la petite enfance. Toutefois, en faisant leur déclaration de revenus, les plus fortunés sentiront qu'une hausse importante a été décrétée.

ENFIN! 

C'est exactement ce que je dis depuis des années. Des garderies à coût bas sont importantes pour beaucoup de gens qui ont des revenus modestes, comme par exemple les familles monoparentales. Mais ça n'a absolument aucun sens d'offrir ce service à prix réduit aux riches qui ont les moyen de payer plus!

Le plus drôle, c'est que l'autre jour, j'écoutais la radio dans ma voiture et il était question de frais de garderie. Une dame a appelé et a dit qu'elle et son conjoint avaient un revenu familial de 150 000$ et qu'à cause de cette hausse, ils ne pourraient plus se payer de vacances dans le Sud l'an prochain!

Et elle croit attirer ma pitié avec ce commentaire? Elle croit qu'elle va me faire pleurer?

HAHAHAHAHAHAHA!

Exactement, pauvre conne! T'as tout compris! Si tu as les moyens de payer, tu vas payer! Bienvenue dans le vrai monde!

Pour ce qui est du gouvernement libéral, on peut critiquer ses coupures actuelles en disant qu'ils n'en ont jamais parlé lors des dernières élections. C'est une critique valide. Mais dans le cas des garderies, il s'agit d'une excellente décision et il était foutrement temps que quelqu'un le fasse!

Chapeau!


Dans le cadre d'un filature...

Un autre édifiant et glorieux chapitre s'écrit dans la belle et grande saga du parti libéral du Québec:

C'est dans le cadre de la filature par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) d'un ancien directeur du Parti libéral du Québec, Robert Parent, qu'est survenu l'accident qui a coûté la vie à un petit garçon de 5 ans le 13 février dernier sur le boulevard Gaétan-Boucher à Longueuil.

(...) Une lecture attentive des documents a permis de découvrir que la cible de la filature était Robert Parent, ex-directeur général du Parti libéral du Québec. Son nom est partout caviardé, son adresse, rue des Orchidées à Saint-Hubert, l'était aussi, mais elle a été oubliée sur la photocopie du calepin de bord d'un des policiers qui participait à l'opération. 

(...) Dès le lendemain de cette rencontre, la SQ a enclenché une filature de jour et de soir sur l'ex-dirigeant du PLQ. Les limiers constatent alors que leur cible «est vu allé dans plusieurs endroits de l'île de Montréal, et la Rive-Nord de Montréal». Il se rend «entre autres dans un restaurant italien de Montréal y rencontrer un fonctionnaire» qui n'est pas identifié. Le mois suivant, en février 2014, M. Parent ne donne plus signe de vie aux enquêteurs, et même quand on le rejoint, il refuse désormais de rencontrer la police.



Fierté truquée



«Un pays ne devrait pas avoir besoin d’utiliser des photos truquées pour obtenir du respect.»

C’est par ces mots que Kenneth Cukier, de The Economist, donne le ton à un court article qui, vous l’aurez compris, n’éclaire pas la feuille d’érable d’une lumière très flatteuse.

Trouvé ici.


Tweets insultants

J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à regarder ceci. Le concept est simple: les vedettes sont invitées à lire des Tweets insultants et grossiers qui leur sont adressés. C'est parfois très inconfortable et parfois hilarant.



Celebrities Read Mean Tweets #1



Évolution

Felipe Massafera

Les super-héros du XVIe siècle de Sacha Goldberger

DrFaustusAU