14 novembre 2014

À bas le harcèlement!

Oui! À bas le harcèlement sexuel! Cela a assez duré! Extrait de la nouvelle:

Le président de l'Assemblée nationale vient de charger un groupe de femmes parlementaires de concevoir une politique sur le harcèlement sexuel pour les députés et leurs employés. (...) Ce groupe informel rassemble des députées de tous les partis politiques. Il se réunit périodiquement pour discuter de questions touchant la condition féminine.

Ah? Première douche d'eau froide. Seules les femmes sont appelées à se prononcer sur la question et à établir les nouvelles règles. Apparemment, le fait d'être affublé d'une paire de couilles nous rend inéligibles pour ce comité. Mais ça, il ne faut pas dire que c'est de la discrimination. Et il ne faut pas non plus dire que ce ne sont pas seulement des femmes qui peuvent être victimes de harcèlement sexuel. Et il ne faut SURTOUT pas dire que parfois, ce sont les femmes qui harcèlent.

Mais bon... outre cette histoire de comité, qu'y a-t-il à la base de cette démarche? Pour que tous ces gens prennent de leur précieux temps pour s'asseoir et élaborer de nouvelles règles, la situation doit être grave! Un grand nombre de femmes qui travaillent à l'Assemblée nationale doit avoir été la cible de harcèlement! Le climat de travail doit être horrible! Le sexisme doit être généralisé! Ça doit être vraiment épouvantable, pas vrai?

La co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a rencontré M. Chagnon, hier matin. Il lui a confié avoir eu vent de «rumeurs» au fil des années, bien qu'aucun cas d'abus ou de harcèlement n'ait été formellement dénoncé.

Des rumeurs.

Aucun cas formellement dénoncé.

J'entends d'ici les féministes déclarer que, si aucun cas n'a été dénoncé, c'est tout simplement parce que personne dans cette saleté de patriarcat n'a pris les plaintes des femmes au sérieux! Voyons voir combien de femmes ont vu leur plaintes ignorées:

L'employée d'un ministre s'est fait offrir un emploi en échange d'une relation sexuelle avec son patron. Dans un autre cas, l'employée d'un député a été victime de harcèlement pendant des mois, même après en avoir prévenu le whip du parti et le chef.

Vous avez bien lu... après avoir bien cherché, les journalistes ont réussi à lever le voile sur... DEUX cas!

DEUX!

L'heure est très grave!

Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de dire que le harcèlement sexuel est acceptable ou qu'il n'y a rien là. Au contraire!

Ce que je dis, c'est qu'encore une fois, comme c'est toujours le cas avec les féministes, c'est une grosse tempête dans un verre d'eau.

Battage médiatique, groupe de réflexion, députées qui consacreront des heures de leur temps pour élaborer de nouvelles règles... et tout ça à cause de quoi?

À cause de RUMEURS. Et de DEUX femmes qui AURAIENT, selon leurs dires, été victimes de harcèlement. Peut-être. Si on en croit leur parole.

Et en plus, les hommes ne peuvent pas participer à l'exercice et tout le monde trouve ça parfaitement correct.

Elle est où l'oppression généralisée du patriarcat?


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