9 novembre 2014

abuseurs = hommes

Et le délire se poursuit, inlassablement.

Extrait d'un article de Sophie Bérubé:

Il y a six ans, j'étais à un souper de filles et trois filles sur quatre disaient avoir déjà vécu une agression. 

Relisez cette phrase. Prenez vraiment le temps de la relire. C'est vraiment scientifique comme prémisse, pas vrai? Il y a SIX ANS, elle était à UN souper où trois fille sur quatre DISAIENT avoir été agressées. Et cette unique expérience est suffisante pour conclure tout le reste...

(...) Car c'est là que le changement doit s'opérer. Dans le silence consentant du jeune homme qui laisse son ami profiter d'une fille saoule, dans le geste irrespectueux posé par un homme qui se croit permis de le poser parce qu'il est en autorité ou parce qu'il a payé pour le souper, dans l'excitation de celui qui se fait des scénarios d'abus sexuels. C'est dans la reconnaissance de son aveuglement volontaire ou de ses pulsions destructrices que le changement peut véritablement s'amorcer.

Pour que les abus cessent, il faut que les abuseurs se reconnaissent. Tout comme les victimes sont nos sœurs, nos mères, nos amies, nos modèles, il faut reconnaître que nos abuseurs sont nos frères, nos pères, nos amis et parfois, comme dans le cas de Ghomeshi, ce sont nos modèles.

Agresseur = homme

Victimes = sœurs, mères, amies, modèles (féminins)

Abuseurs = frères, pères, amis, modèles (masculins)

C'est clair. Les gentilles dames d'un bord, les monstrueux hommes de l'autre.

Vive le féminisme!


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