14 novembre 2014

Affiches féministes


La photo ci-dessus, trouvées dans Le Devoir, illustre un article à propos d'une campagne de pub improvisée contre le harcèlement sexuel à Montréal. On y voit trois affiches placardées dans un abris d'autobus.

La première dit: "Mon nom n'est pas Bébé, Sexy, Sweetie ou n'importe quel autre compliment stupide que tu peux imaginer." Je dois dire que je l'aime bien celui-là. Évidemment on peut se questionner sérieusement à propos de la nécessité du message. Les femmes se font-elles vraiment appelées ainsi si souvent? Permettez-moi d'en douter. Mais bon, il y a sûrement des cons qui agissent ainsi, alors ça demeure correct.

La deuxième dit: "C'est pas parce que j'suis dans un lieu public que mon corps en est un." Là, on commence à sombrer dans la paranoïa. Affirmer que l'on vit dans une société où le corps des femmes est considéré "public" dès qu'elles sortent de leur maison tient carrément de la paranoïa.

Mais la pire, c'est la troisième. Il s'agit d'une BD sur laquelle on voit les mollets et les pieds d'une femme qui marche sur un trottoir. Dans la deuxième case un type la siffle. Puis, la femme s'approche de l'homme, sort un gourdin. Dans la dernière case, l'homme est couché au sol dans un mare de sang et la femme quitte les lieux tranquillement.

Oui, pour ces féministes montréalaises, le fait de siffler une femme mérite de se faire ouvrir le crâne à coup de batte de baseball. Il s'agit là d'une réaction parfaitement correcte et appropriée.

Après tout, chacun sait que lorsqu'un homme frappe une femme, c'est un crime monstrueux. Mais lorsqu'une femme frappe un homme, il l'a probablement bien cherché! Et ce sont ces gens-là qui viennent nous donner des leçons à propos du sexisme!

Misère...


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