14 novembre 2014

Envoyer chier Foglia

Pierre Foglia a récemment publié une chronique fort intéressante à propos des délires du féminisme et de cette grande vague d'hystérie du viol qui déferle actuellement sur le Québec. En voici quelques extraits:

Ce qui est beaucoup plus embêtant sur Twitter et Facebook ces jours-ci, c’est qu’on y dénonce aussi les hommes, mais un par un. Mon oncle. Mon père. Mon prof. Mon coach. Mon mari. Mon boss. Le type dans le métro. L’animateur de Toronto. Les deux députés libéraux. Au fait, sait-on ce qu’ils ont fait, ces deux-là? Des beaux salauds, anyway. Tolérance zéro. Une main baladeuse? Qu’on la coupe

(...) Chaque fois que la délation est érigée en système, chaque fois elle sert à de tragiques règlements de comptes.

Combien de fausses accusations d’agressions dans les divorces? Plus des trois quarts des profs accusés d’agressions sexuelles, aussitôt suspendus et mis au ban de la société, sont, à la fin de l’enquête, complètement blanchis, et complètement détruits même si ce sont les enfants qui mentaient.

(...) J’ai connu une fille qui couchait de temps en temps avec un ministre. Il l’appelait quand il avait un moment. Telle heure, telle chambre. Des années plus tard, j’ai entendu la fille (qui était une collègue) rationaliser que c’était un rapport d’autorité entre un homme de pouvoir et la pauvre petite oie blanche qu’elle était à l’époque… C’était pas faux. Je me suis permis de l’envoyer chier quand même.

J’ai connu une étudiante qui a épousé son (vieux) prof, ils ont eu un de ces divorces tumultueux qui font revoler les gros mots, as-tu dit viol, ma chérie? T’oublies que j’étais là.

Tu comprends pas.

Mais si. Très bien. Il t’a séduite du haut de sa chaire de prof, du haut de son autorité, de l’aura de sa réputation, c’est toi qui as sauté dessus, mais c’est lui qui t’a violée, tu parles que je comprends.

Qu'y a-t-il de déraisonnable dans ces propos? Absolument rien, à mon avis. Foglia ne dit pas que le viol est acceptable. Il ne dit pas que les gens qui s'en rendent coupables ne devraient pas être punis.

Il dit tout simplement que dans les cas d'allégations d'agressions ou de harcèlement sexuel, la présomption d'innocence n'existe plus.

Il dit que des systèmes de délation mènent inévitablement à des règlements de comptes.

Il dit que souvent, il y a de fausses accusations. Il dit que même lorsqu'ils sont trouvés innocents, les hommes qui ont été accusés sont complètement détruits.

Il dit que tu ne peux pas être consentant quand tu baises avec quelqu'un et, après que la relation tourne au vinaigre, déclarer qu'après mûre réflexion, c'était un viol!

Tous ces propos sont parfaitement raisonnables.

Mais pas pour les féministes. Louise Gendron, du magazine Châtelaine, n'a pas perdu de temps pour répliquer à Foglia.

Regardons sa réponse, vous voulez bien?

Je vous lis depuis 40 ans. Et j’avoue que ça ne vous est pas arrivé très souvent. Mais ce matin (Chasse à l’homme), vous êtes dans le champ. Parce que, tout simplement, vous n’avez pas la moindre idée de ce dont vous causez.

Au moins, jusqu'à maintenant, ça a le mérite d'être clair. Elle n'est pas d'accord. C'est correct, elle a le droit. J'ai bien hâte de voir ses arguments! Que pense-t-elle des différents points qui ont été soulevés dans l'article de Foglia? Continuons notre lecture.

Non, tous les hommes ne sont pas des violeurs. Mais toutes les femmes, ou presque, ont vécu au moins un incident qui leur a fait comprendre une chose: elles sont des proies potentielles. Ici à Châtelaine, nous avons fait l’exercice l’autre matin. Ensemble, 19 femmes adultes cumulent 6 agressions sexuelles réelles et 63 incidents vraiment désagréables, 63 fois où on se dit «là, je suis dans la merde. Là, ça va dégénérer.»

Malheureusement, on voit bien que l'intention de Mme Gendron n'est pas de répliquer aux arguments mis de l'avant par Foglia. Elle n'offre absolument aucun contre-argument. Non, elle préfère la bonne vieille approche féministe qui consiste à discréditer tout ce que dit quelqu'un sous prétexte qu'il possède une paire de couilles et que, donc, il ne sait absolument pas de quoi il parle.

Bref, rien qui ressemble de près ou de loin à un débat constructif.

Regardons tout de même de plus près ce que dit Mme Gendron. À Châtelaine, on compte six agressions sexuelles "réelles". Réelles? C'est quoi une agression sexuelle réelle? Y en avait-il d'autres qui étaient imaginaires? Quels sont vos critères chez Châtelaine pour déterminer la "réalité" d'une agression sexuelle? Et de toute façon, même si vous en aviez compté 1000, quel est le lien avec les propos de Foglia? Il n'a jamais dit que les agressions sexuelles n'existaient pas. Il n'a même jamais dit qu'elles étaient rares!

Mais le plus étrange, ce sont les 63 fois (quel décompte précis) où les employées de Châtelaine se sont senties menacées mais que finalement... il n'est rien arrivé. Évidemment, on n'a absolument aucun détail sur la nature des événements auxquels on fait allusion, mais le fait que rien ne s'est passé est tout de même très révélateur.

En effet, transformons tout ça en pourcentage. Si on additionne les 63 simples frousses aux 6 agressions "réelles", on se retrouve donc avec 69 épisodes ou des femmes de chez Châtelaine se sont senties menacées. En pourcentage, ça veut dire que dans seulement 8,7% des cas, la femme avait raison d'avoir peur et qu'il y a eu agression "réelle". Ou, en d'autres termes, dans 91,3% des cas, les femmes ont eu peur pour rien. Très intéressant.

Poursuivons:

Combien de fois dans votre vie, monsieur Foglia, avez-vous eu peur, vraiment peur? Pas qu’on s’en prenne à votre vélo ou à votre portefeuille. Pas qu’on vous donne une gifle ou un coup de poing mais qu’on vous descende votre pantalon pour vous enculer?

C’est bien ce que je pensais. Vous ne savez pas de quoi vous causez.

Ben voilà, c'est clair et net, si tu n'as jamais eu peur de te faire enculer, tu n'as pas le droit de t'exprimer dans le débat sur l'agression sexuelle. Tu ne sais pas de quoi tu parles et ton opinion est sans valeur.

L'affirmation est tout de même ahurissante! Si tu n'as pas eu peur, ton point de vue est sans intérêt! C'est dément!

Selon la même logique, si tu ne t'es jamais piqué à l'héroïne, tu ne devrais pas avoir le droit de parole dans le débat sur les drogues. Et si tu n'as jamais été happé par un char, on ne veut pas entendre ce que tu penses de la sécurité routière. Et si tu n'as jamais passé du temps derrière les barreaux, garde pour toi tes opinions à propos du système de justice. C'est complètement ridicule.

La tactique de Mme Gendron est claire. Plutôt que d'offrir des contre-arguments à Foglia, plutôt que de débattre de ses idées, elle essaie plutôt de le discréditer LUI. Elle est incapable d'attaquer ses idées, alors elle l'attaque lui. Et de la façon la plus grossière. Tu n'as jamais eu peur de te faire enculer, alors tes opinions sont sans valeur. Quelle tactique répugnante.

Tous les hommes ne sont pas des violeurs. Mais toutes les femmes, ou presque, ont peur. Pas besoin qu’il y ait 40 000 lions dans la savane pour changer le comportement de la gazelle. C’est ce que vous ne comprenez pas. Les femmes ont l’inconscient d’une biche. Une peur chevillée si profondément qu’elles sont incapables d’imaginer la vie sans elle. La peur comme un sabot de Denver.

Voilà ce à quoi ressemble le monde à travers les lunettes d'une féministe.

Le Québec est une savane. Les hommes sont des lions affamés. Les femmes sont de jolies et gracieuses gazelles. Et elles sont dotées d'un sixième sens magique qui leur fait ressentir le danger à tout moment! Littéralement à tout moment. Car en fait, elles sont CONSTAMMENT terrifiées, elles vivent dans la terreur permanente, si bien qu'elles ne peuvent même plus imaginer la vie sans cette peur!

Même si, selon les seuls chiffres que nous fournit Mme Gendron, cette peur est sans fondement dans... 91,3% des cas!

Ne croyez-vous pas, Mme Gendron, que les petites gazelles, sans complètement baisser leur garde, ne devraient pas se demander si, dans les circonstances, un état de terreur permanent est bénéfique, nécessaire ou même normal?

«C’était pas faux. Je me suis permis de l’envoyer chier quand même», écrivez-vous ce matin à propos d’une de vos connaissances. Elle ne l’a peut-être pas fait alors je le fais à sa place: je vous rends la politesse, cher Foglia.

Souvenez-vous, Foglia parlait de cette femme qui consentait de son plein gré à coucher avec un ministre et, une fois la relation terminée, a décidé qu'après mûre réflexion, il s'agissait d'un viol. Comme si on pouvait donner son consentement sur le coup et, quelques années après, décider que notre consentement était mal avisé, le retirer et par le fait même, transformer une relations sexuelle consentante en VIOL! En d'autres termes, on a le droit de réécrire l'histoire à sa guise!

Encore une fois, Mme Gendron est incapable d'offrir un contre-argument valide.

À part: "Va chier."

Bravo, Mme Gendron. Vous nous faites vraiment la preuve de votre supériorité intellectuelle. Défait et battu, je retourne de ce pas dans ma savane pour reluquer les petites gazelles innocentes et attendre le bon moment pour frapper.

Ah, sauf que, j'oubliais... vous saviez, Mme Gendron que la plupart de temps, ce ne sont pas les lions qui chassent les gazelles? Ce sont plutôt... les lionnes.

Hum...



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