28 décembre 2014

Conversation à propos de la sexualité masculine



J'ai absolument adoré ce podcast de la brigade des Honey Badgers à propos des hommes et de la sexualité masculine. C'est tellement rafraîchissant et je dirais même réconfortant d'entendre un groupe principalement composé de femmes parler de nous en des termes positifs! J'aurais tellement aimé entendre ces propos lorsque j'étais un jeune homme. C'est vraiment thérapeutique.

Je ne suis pas toujours d'accord avec elles, mais leurs arguments font toujours réfléchir. Voici quelques-uns des moments les plus intéressants qui m'ont particulièrement interpellé:

Intro (traduction): "On la qualifie de dégoûtante, dégradante, prédatrice et par dessus tout, laide. Notre société la censure, la ridiculise, la dénigre et en charcute des morceaux. Et si elle était plutôt... belle? Joignez-vous à nous alors que nous discutons de la beauté de la sexualité masculine..."

13:30 - Les femmes parlent du fait qu'à leur avis, les hommes sont beaucoup plus "vulnérables" que les femmes lors d'une relation sexuelle puisque, essentiellement, le succès ou non de la relation dépend de leur "performance". L'une d'elles raconte comment les hommes qu'elle a connu se sont ouverts à elle comme jamais après le sexe, comme s'ils sentaient qu'à ce moment-là, ils avaient un très rare occasion d'abaisser leurs défenses et de se révéler. Selon elle, les hommes sont affamés non pas de sexe, mais de cette affection, de cette vulnérabilité et de ce lien humain dont ils sont généralement privés dans leur vie de tous les jours.

18:25 - Il est ici question de cet éternel mythe féministe des hommes oppresseurs et des femmes opprimées. En réalité, avance Karen Straughan, les femmes possèdent tout le pouvoir sexuel. Si les femmes se mettaient à trouver sexy les hommes qui marchent sur les mains, ces derniers se mettraient à faire la file pour suivre des cours où on leur apprendrait à marcher sur les mains. Mais les femmes refusent d'admettre qu'elles ont ce pouvoir et préfèrent parler du "regard oppresseur" des hommes.

20:00 - Un intervenante remarque que les hommes sont vilipendés à cause de leur sexualité. On leur dit qu'ils doivent avoir honte de celle-ci. Les femmes, dit-elle, dictent aux hommes comment ils doivent communiquer et comment ils doivent se comporter s'ils souhaitent être récompensés avec du sexe, ce qui est incroyablement malsain. De plus, dit-elle, l'idée selon laquelle la sexualité masculine est agressive et destructrice est largement fausse, selon elle. Ce qu'elle observe, c'est plutôt que les hommes veulent rendre les femmes heureuses. Sexuellement et dans la vie. Pour elle, la diabolisation dont son victimes les hommes est complètement "absurde". Et haineuse.

22:40 - Les femmes jettent ici un regard très audacieux sur les sociétés musulmanes. Le discours habituel est qu'il s'agit de patriarcats où les femmes sont traitées comme du bétail. Non, disent-elles, au contraire, ces sociétés exploitent le désir sexuel des hommes en leur promettant qu'au paradis, ils recevront tous les plaisirs sexuels qu'ils désirent mais qui leur sont inaccessibles ici bas, à cause de la polygamie. Dans ces sociétés, ce sont les hommes qui se radicalisent, qui meurent et qui se tuent à l'ouvrage pour que les femmes de leur vie soient heureuses et confortables. Je dois dire que cette idée m'a beaucoup bousculé dans mes convictions. Leurs propos méritent réflexion. (La conversation dévie et revient là-dessus à 30:25).

23:20 - Selon l'une des intervenantes, les femmes ne le font pas consciemment, mais elles entraînent les hommes à ressentir de la honte dans le but de les asservir. 

39:00 - Il est ici question du fait que, contrairement aux femmes, les hommes sont complètement inconscients de leur propre sex-appeal. En fait, à part pour des cas extrêmes comme des Brad Pitt, la société ne valorise tellement pas l'apparence des hommes que ces derniers ignorent totalement ce qu'il peut bien y avoir de beau chez eux. Les garçons et les hommes ne se font pas dire qu'ils sont beaux autant que les filles et les femmes. Cela a certainement toujours été vrai dans mon cas. Plus jeune, lorsque je me faisais des blondes, j'avais du mal à comprendre ce qu'un être aussi superbe pouvait bien trouver d'intéressant chez un affreux petit crapaud véreux comme moi. C'est tellement, mais tellement destructeur et malsain comme perception des relations hommes-femmes.

43:20 - Une intervenante parle des hommes de façon si flatteuse ici, ça m'a renversé. Elle utilise un langage qui est habituellement réservé aux femmes et le fait de l'entendre utiliser les mêmes qualificatifs à propos des hommes me jette à terre. J'écoute ça et je ne peux pas m'empêcher d'être complètement abasourdi par le peu de valeur qu'on m'a appris à m'attribuer à moi-même et aux hommes en général. Contrairement à beaucoup de femmes qui se font traiter comme de précieuses petites princesses depuis leur plus jeune âge.

44:55 - Une autre intervenante parle du fait que dans la culture populaire et les émission de télé, les hommes sont généralement représentés comme étant des idiots, ce qui envoie le message aux jeunes filles qu'il est acceptable de dénigrer les hommes. Les filles, dit-elle, n'apprennent pas à respecter les hommes et à faire preuve de bonté à l'égard des hommes. "Tu ne parlerais pas à tes amies ainsi, pourquoi est-il acceptable que tu parles à ton conjoint de cette façon?"

56:45 - Les hommes se tournent-ils vers le porno parce qu'il s'agit d'un acte sexuel dans lequel ils n'ont pas à subir toutes les conséquences négatives que leur font subir les femmes après une vraie relation sexuelle? Ceci ne me rejoint pas personnellement autant que les autres points, mais il m'intrigue.

1:04:00 - Un groupe de femmes qui parle de la noblesse, du courage et de la loyauté des hommes. On ne voit vraiment pas ça à tous les jours! Pour les féministes, disent-elles, les hommes sont des brutes ou des idiots. Les femmes, disent-elles, n'apprécient pas les hommes à leur juste valeur. Elles les prennent pour acquis et ne se rendent pas compte de ce qu'ils font pour elles.

1:23:20 - Retour sur les stéréotypes masculins qui sont véhiculés dans les médias et le fait que, dans les jeux vidéo, les personnages masculins peuvent être héroïques, stupides ou méchants, mais les personnages féminins doivent être parfaits sans quoi les féministes enragées se mettent à hurler. Dans les publicités, ajoute Straughan, les femmes sont toujours montrées comme étant supérieures, plus intelligentes et plus efficaces que les hommes.

1:29:00 - Elles parlent de l'histoire du magazine Rolling Stone dont j'ai déjà parlé ici et ici. Les femmes dénoncent l'hystérie des féministes et offrent plusieurs commentaires judicieux.

1:38:30 - Il est ici question d'une femme qui a écrit un livre dans lequel elle accuse un homme de l'avoir violée lorsqu'elle était étudiante. Elle ne le nomme pas, mais en fait une description détaillée. Des internautes, croyant l'avoir démasqué, se sont mis à harceler un type et sa famille sur le net. Or, ce type n'a rien à voir là-dedans. De plus, la description de la relation sexuelle dans le livre n'est pas celle d'un viol, mais plutôt de "rough sex". Les commentaires des femmes sont intéressants. Le fait de croire des allégations sans preuves mène à tous les abus. Straughan va jusqu'à affirmer que les femmes sont malhonnêtes à propos de ce qu'elles veulent. Le charabia féministe passe vraiment un très mauvais quart d'heure.

1:48:20 - Ici, il est question des véritables statistiques qui viennent démentir l'hystérie de la "culture du viol" sur les campus universitaires. Il est également question des demandes de groupes féministes de bannir le jeu GTA5 (ce qui est amusant parce que les seuls personnages que le joueur DOIT tuer dans le jeu sont des hommes). La conversation porte sur la censure. Encore une fois, beaucoup de commentaires très intéressants de la part des intervenantes.



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