7 décembre 2014

Francophobie canadienne

Les lecteurs réguliers de ce blogue savent qu'il s'agit là de l'un de mes sujets de prédilection. Je suis d'avis qu'il existe bel et bien une haine des francophones assez généralisée dans la société canadienne-anglaise.

Un lecteur, Fred, a remis cela en question suite à la publication de ce billet. Il l'ignore, mais son commentaire tombe à pic parce que je suis justement en profonde remise en question à ce propos, ces derniers temps.

En effet, si je devais décrire ma vie intellectuelle de ces dernières années, je dirais qu'il s'agit d'un grand processus de libération. Ma démarche a commencé avec la religion dont j'ai enfin divorcé après de longues années d'hésitations. Puis, ce fut le tour du féminisme, idéologie que j'avais faite mienne pendant des décennies. Alors, je suis là-dedans, je suis à revoir mes croyances et mes opinions, à les remettre en question et à me demander si mes perceptions correspondent bien à la réalité. Il s'agit d'une démarche difficile et déstabilisante, mais aussi stimulante et courageuse à laquelle bien peu de gens que je connais se sont adonnés.

La prochaine conviction à laquelle je souhaite commencer à m'attaquer, c'est mon opinion souverainiste et tout ce qui s'y rattache. Ça va être long, mais je veux passer mes idées au peigne fin, je veux les secouer et je veux voir si elles passent le test de la réalité ou pas.

Comme je le disais, le commentaire de Fred tombe donc tout à fait à pic dans ce contexte et je l'en remercie. Ses commentaires, tous comme les vôtres chers lecteurs et chères lectrices, sont les bienvenus, surtout s'ils m'aident à progresser dans ma démarche.

Parlons donc de cette francophobie canadienne. Je crois qu'il faudrait être fou pour prétendre qu'elle n'existe pas, mais est-elle aussi répandue que je l'ai toujours cru? Elle a longtemps été présente dans la société anglophone de ce pays, cela va sans dire, mais est-elle toujours bien présente dans la psyché collective de nos voisins?

À cet égard, le parallèle avec le féminisme crève les yeux. Oui, les femmes ont longtemps été victimes de sexisme dans notre histoire, mais le sont-elles toujours? Pas systématiquement, à mon humble avis. La misogynie existe encore dans quelques esprits tordus, mais existe-t-elle à grande échelle dans notre société? La haine des femmes est-elle considérée normale? Absolument pas! En réalité, lorsqu'elle se pointe le bout du nez, elle suscite l'indignation de tous et est dénoncée avec véhémence.

En est-il de même de la francophobie? Comme le font les féministes, est-ce que je vois la réalité à travers des lunettes déformantes qui donnent au monde les teintes de mes propres préjugés? Comme elles, est-ce que je cantonne les francophones dans le rôle d'éternelles victimes et les anglophones dans le rôle d'oppresseurs, reproduisant ainsi une société qui n'existe plus? La francophobie que je perçois est-elle aussi imaginaire que la misogynie que voient les féministes?

C'est une question qui me fait mal, mais je crois qu'il est important de la poser. Toute affirmation doit être soumise au test de la réalité et du débat. C'est un processus impitoyable et seules les idées qui reflètent correctement la réalité en sortent vainqueurs. Et c'est très bien ainsi.

Lançons donc la réflexion avec le commentaire de Fred (si vous voulez le lire dans son intégralité, allez voir à la fin de ce billet).

Fred établit d'abord un parallèle entre la récente menace de mort contre PKP et celle qui a été formulée à Sherbrooke contre Sugar Sammy. Dans les deux cas, il n'y voit que des cas isolés, les propos de "débiles" qui ne reflètent en rien les opinions des communautés auxquelles ils appartiennent.

Fred écrit encore: "j'ai beaucoup d'amis anglo-canadiens et je ne la ressens juste pas cette haine... Je te parle d'aujourd'hui.. Je n'ai de contrôle sur ce qui s'est passé quand j'étais pas né.. ces gens, à tort ou à raison j'men contrefiche un peu. Non pas que ce qu'ils ont fait n'est pas atroce mais qu'est-ce que je peux y faire? Je préfère regarder vers l'avant tout en apprenant de ce qui s'est passé dans le passé et ne pas faire le procès de tous les anglos par association à leur/notre passé... Et aujourd'hui, je ne crois pas que c'est endémique (mon observation) du côté anglo comme comportement, à tout le moins je ne l'expérimente pas. Est-ce qu'il y a des zigotos qui sortent des idioties du coté anglo, tout à fait. Ont-ils le monopole des idiots... moins certain."

Je ne vais pas m'éterniser sur ce que Fred dit à propos du passé. Je crois personnellement qu'il ne lui accorde pas l'importance qu'il devrait. C'est vrai qu'il ne faut pas vivre dans le passé, mais ce dernier demeure primordial pour nous permettre de comprendre le présent. Nous sommes le produit du passé, aussi bien physiquement et psychologiquement que culturellement. Je crois donc que c'est une grave erreur de faire table rase du passé et de penser qu'il est sans importance et sans conséquence. Mais bon, ça c'est un autre débat.

La position de Fred à propos de la francophobie a le mérite d'être claire. Je ne crois pas déformer son propos en disant que, pour lui, il ne s'agit que d'un phénomène négligeable qui n'est pas endémique à la société canadienne-anglaise. Il se base sur ses expériences personnelles pour le démontrer. En d'autres termes, les Canadiens anglais qu'il connaît ne sont pas comme ça.

Peut-être a-t-il parfaitement raison. Et il est tout à fait normal de se baser sur ses propres expériences pour se faire une opinion. Je pourrais d'ailleurs en profiter pour faire un parallèle avec l'importance du passé!

Toutefois, le problème avec cette méthode est qu'elle ne reflète pas l'ensemble de la réalité. Les anglos que Fred connaît sont-ils représentatifs de toute la communauté anglophone du Canada? Peut-être qu'il n'a jamais osé aborder des questions politiques avec eux et qu'il ne les a donc jamais vus s'exprimer à propos d'enjeux québécois comme la protection de la langue ou la souveraineté? Je l'ignore.

Je connais également beaucoup de Canadiens anglais et cette francophobie, je l'ai vue et entendue à maintes reprises dans ma vie. Je l'ai rencontrée à Montréal, dans l'Ouest de l'île, en Ontario, en Alberta et même de la bouche d'expatriés canadiens en Nouvelle-Zélande. Elle me semble donc plutôt généralisée.

Mais voilà, il ne s'agit encore que de l'expérience d'une seule personne, en l'occurence moi, et cela n'a donc rien de bien scientifique. Je pourrais bien vous faire la liste de toutes les fois où j'ai vu et entendu le mépris et la haine des anglos s'exprimer, cela ne prouverait rien du tout. Tout comme une féministe pourrait bien me raconter toutes les fois où elle a rencontré des hommes sexistes, cela ne prouverait absolument pas que notre société est un patriarcat misogyne. Après tout, je suis peut-être juste incroyablement malchanceux et je suis tombé encore et encore sur des racistes!

À mon avis, c'est en jetant un regard plus large sur la société que nous pourrons arriver à discerner la réalité. Jetons donc un coup d'oeil à des événements nationaux et voyons ce qui s'en dégage. Voici quelques-uns des domaines dans lesquels je perçois l'expression d'une francophobie plus généralisée. Et comme Fred préfère le présent au passé, limitons-nous à des événements récents.

I- POLITIQUES DISCRIMINATOIRES

Récemment, lors de la fusillade à Ottawa, on a découvert que la première alerte de sécurité était écrite en anglais seulement. Un porte-parole du ministère de la Sécurité publique a expliqué que dans une situation d'urgence où des vies pourraient être en péril, les informations étaient d'abord envoyées en anglais, puis en français, dans un envoi subséquent. C'est carrément ça la politique officielle du ministère et ils ne s'en cachent pas du tout. Les fonctionnaires se sont assis ensemble à un moment donné et se sont dits qu'il était plus urgent d'avertir les anglophones d'un danger que les francophones.

Certains diront que ce n'est qu'une politique idiote de fonctionnaires incompétents qui ne réfléchissent pas à ce qu'ils font. Certains y verront des contraintes budgétaires ou un délai dû à la traduction. En ce qui me concerne, j'aimerais beaucoup ne pas voir de haine là-dedans, mais je n'y arrive pas.

Imaginez si la politique officielle et avouée du gouvernement était d'avertir les Blancs d'abord et avant tout et ensuite, un peu plus tard, les Noirs et les Asiatiques. Ou encore d'informer d'abord les hommes afin qu'ils se mettent rapidement à l'abri et, éventuellement, les femmes. C'est impensable, pas vrai? Dans ces cas-là, le racisme et le sexisme crèvent les yeux. Qui aurait l'audace d'affirmer le contraire ou de justifier une politique pareille en parlant des aléas de la bureaucratie?

Alors pourquoi ne s'agit-il pas de haine lorsqu'il est question des francophones? En quoi cette situation est-elle différente des cas fictifs que je viens d'énoncer? Comment des gens ont-ils pu s'asseoir et élaborer cette politique sans que personne n'y voit le moindre problème? Cela serait-il possible dans une société où on accorde une valeur équivalente aux citoyens francophones et aux anglophones?

Des politiques discriminatoires envers les francophones comme celle-là abondent. On n'a qu'à regarder les nombreuses plaintes qui sont logées auprès de l'OLF ou au Commissariat des langues officielles ou contre Air Canada (encore ici)... et encore, je ne vous parle pas de l'armée canadienne (ici également)! Ou des Québécois systématiquement arrêtés par la police lors d'une manifestation à Toronto? Ou du ministre qui a insisté pour avoir des cartes unilingues anglaises!

II- LE RÉFÉRENDUM ÉCOSSAIS

Le récent référendum écossais a été absolument fascinant parce qu'il a mis au jour ce qui semble être, à mes yeux, un sentiment de mépris et de haine généralisé à l'égard du Québec. En effet, les médias canadiens-anglais ont désespérément tenté de demeurer objectif face au référendum écossais, ce qui les plongeait dans une situation fort inconfortable car cela les plaçait face à leurs propres contradictions. Comment expliquer que le mouvement séparatiste écossais puisse être légitime et mettre de l'avant des arguments valides tout en continuant inlassablement de diaboliser le mouvement souverainiste québécois? La solution des médias canadiens était toute simple: en inventant de toute pièces des "différences fondamentales" entre les deux mouvements. Cette manoeuvre a été très répandue dans TOUS les médias anglo-canadiens, tant à la télé que dans les journaux.

Si les médias avaient fait preuve d'une telle malhonnêteté dans n'importe quel autre dossier, des milliers de voix se seraient instantanément élevées pour le dénoncer. Dans un pays démocratique où les opinions politiques sont traitées également peu importe qu'elles soient émises par des anglophones ou des francophones, on aurait vu la même pluie de dénonciation. Or, qui a dénoncé ces propos du côté anglo? Absolument personne.

Pourquoi les médias anglo-canadiens présentent-ils TOUJOURS les deux côtés d'un argument dans tous les dossiers SAUF lorsqu'il est question de la protection du français ou de la souveraineté du Québec? Un tel comportement passerait-il inaperçu dans un pays où il n'existe aucun préjugé négatif à l'égard de la population du Québec?

III- LES FRANCOPHONES HORS-QUÉBEC

Dans un pays où la francophobie n'est pas endémique, serait-il possible de voir un jeune chanteur francophone se faire intimer de quitter la scène parce qu'il chante en français? Les gens seraient-ils aussi indifférents face au déclin inexorable des populations francophones? Déclin qui se confirme dans toutes les études? Les simple fait de se faire dire qu'ils existent serait-il perçu comme une grande victoire? Pourrait-il y avoir un boycott des commerces francophones en Ontario? Verrait-on des déclarations à l'effet qu'il y a trop de francophones dans la fonction publique canadienne? Y aurait-il une Anglo Society of New Brunswick?

IV- MENACES ET INSULTES

Dans une société où la haine des francophones n'est qu'un phénomène marginal et sans importance, verrait-on des gens proposer ouvertement que les portes d'un édifice soient bloquées et qu'un incendie y soit allumé afin de brûler les militants souverainistes qui sont à l'intérieur? Un conseiller municipal pourrait-il comparer sans gêne les souverainistes à des insectes indésirables? Et s'il s'agissait là de propos qui vont complètement à l'encontre de l'opinion de la majorité de la communauté anglophone, ces propos ne devraient-ils pas soulever une vague d'indignation? Or, il n'en est rien.

Pourquoi les gens qui se prononcent en faveur de l'émancipation du peuple québécois sont-ils systématiquement la cible de menaces? Et encore! Et si les préjugés n'étaient pas bien présents et répandus, verrions-nous ce type d'insultes ethniques faire surface? Ou encore ici. Parfois même perpétrés par une ambassade canadienne? Un article qui affirme que la mafia est préférable aux séparatistes serait-il publié? Les immigrants souverainistes seraient-il la cible de menaces? La seule vue du drapeau québécois provoquerait-elle des réactions comme celle-ci ou celle-ci?

V- RÉSULTATS ÉLECTORAUX

Dans une société démocratique, il est à peu près impossible d'obtenir l'unanimité sur quoi que ce soit. Dans tous les débats, il y aura des gens qui sont pour et des gens qui sont contre, et c'est parfait ainsi. C'est le cas au Québec et au Canada sur presque tous les enjeux, que ce soit la politique étrangère du pays, les politiques environnementales, le suicide assisté, l'avortement, l'éducation, la santé, la peine de mort, etc.

En fait, dans la communauté anglophone, l'opinion devient monolithique seulement lorsqu'il est question de protection de la langue française et de souveraineté du Québec. En effet, les anglos sont alors presque tous opposés. Même des gens qui ont des opinions aux antipodes l'une de l'autre se rejoignent là-dessus. Pourquoi? Comment se fait-il que nos voisins soient capables d'avoir des opinions diversifiées sur tous les enjeux SAUF celui-là?

Pourquoi un commentateur comme Rex Murphy est-il capable d'opinions nuancées et réfléchies sur tous les sujets, y compris à propos des fanatiques religieux (les musulmans ne sont pas tous comme ça, il ne faut pas blâmer l'Islam), mais qu'il est incapable de faire de même lorsqu'il est question du Québec? Même chose pour Maclean's (encore ici et ici). Même chose pour The Gazette. Même chose au National Post. Encore ici. Même chose au Globe and Mail. Même chose au Toronto Sun. Même chose pour Sun News. MÊME LA CBC! Même chose à travers le Canada. Et encore. Et le cirque se répète à chaque fois qu'il est question du Québec. Pourquoi?

Pourquoi des politiciens albertains font-ils dans le Québec bashing en temps d'élections si ces propos ne trouvent aucun échos dans la population? Et encore ici. Dans un pays ou la francophobie n'est pas endémique, des politiciens québécois seraient-ils ridiculisés à cause de leur accent?

VI- DIFFAMATION

Dans une société où la francophobie n'existe que dans l'esprit tordu de quelques débiles, assisterait-on sur le net à des pluies de commentaires haineux, mensongers et méprisants à l'égard des Québécois? D'autres exemples ici, ici et ici. Et ici. Et ici. Et ici. Et ici. Et ici. Et ici. Oui, nous sommes tous des nazis. Speak English or die! À partir de quel moment faut-il cesser de parler de "cas isolés"? À partir de combien de menaces et d'insultes peut-on commencer à parler de phénomène de société? "I never vote for French people." Un autre cas isolé? Vous avez entendu parler du Quebec Nazi Act? Et encore ces Nazis québécois.

VII- MÊME LEURS LEADERS

Et avant de me dire que ces gens sont des idiots sans importance, regardez ce que Preston Manning pense du Québec. La délicieuse réplique de Fylouz vous fera ensuite sourire. J'ai une jolie collection de citations ici, allez voir ça, vous ne serez pas déçus. Il y a de tout, des députés, des journalistes, des entrepreneurs, même des premiers ministres! Vous vous souvenez de M. Ignatieff? Et ici, encore lui.

VIII- SONDAGES

Si les anglophones aiment bien les Québécois et qu'ils apprécient notre langue et notre culture, pourquoi la moitié d'entre eux rêvent-ils de partir? La simple présence de notre langue les offenserait-elle?

Ce sondage-ci est particulièrement éloquent. Et celui-ci, dans lequel les anglos du Québec se réjouissent du déclin du français à Montréal. Et encore ici. Ou encore celui-ci dans lequel on voit clairement que le français n'a aucune importance aux yeux de nos voisins. Mais mon préféré, c'est CELUI-CI.

IX- GRÈVE ÉTUDIANTE

Si la seule source de tension entre les deux communautés linguistiques était uniquement à propos de la souveraineté, alors pourquoi les étudiants anglophones ont-ils complètement refusé de se joindre aux protestations étudiantes de 2012? Des enjeux comme la hausse des frais de scolarité ou la gratuité scolaire ne les concernent-ils pas? Ou est-ce plutôt parce que le mouvement était né chez ces maudits francophones que l'on méprise?

X- PRODUCTIONS CULTURELLES OCCULTÉES

Ça arrive fréquemment. Cliquez ici ou ici.

Évidemment, je ne veux pas tomber dans la caricature. Je ne dis pas que tous les anglophones du Canada sont habités par une haine foudroyante de tout ce qui est francophone et qu'ils sont tous prêts à lapider le premier franco qu'ils vont croiser. Ce que je postule, c'est que cette haine est bien présente dans la culture canadienne et qu'elle s'exprime, au mieux, par le mépris et au pire, par les insultes, les menaces et la discrimination.

Alors, je vous pose la question, chers lecteurs et chères lectrices: la haine des Québécois et des francophones est-elle bien présente dans la culture canadienne-anglaise? Ou est-ce moi qui vois de la discrimination partout? Qu'en pensez-vous?

Tous vos commentaires sont les bienvenus!


8 commentaires:

fylouz a dit…

Je ne suis pas sûr de saisir le préambule du premier point. Tu écris : " les informations étaient d'abord envoyées en anglais, puis en français, dans un envoi subséquent".

Veux-tu dire que le message de la première phase est donné : 1) en anglais, puis 2) en français ? Ou bien que les francophones ne sont informés qu'à la phase 2 ?

Prof Solitaire a dit…

Désolé si ce n'est pas clair. La première alerte est en anglais seulement. La seconde alerte, envoyée plus tard, est en français.

fylouz a dit…

D'accord. Bon, il est tard (ou tôt) et je suis un peu fatigué. Il y a un premier message du genre : "Attention, a crazy man withe a gun is in the building" et, mettons, 5 minutes après un deuxième : "Attention, y'a un fou avec un gun dans l'immeuble" ?

Ou est ce que le premier message est diffusé en anglais et que plus tard, on en a un deuxième du genre : "The suspect has been shot, please evacuate the building and wait for further instructions", puis en français : "Veuillez évacuer l'immeuble. Céparskonavèoubliédvoudirkungaloussavekungunétèrentrédanlplacemévzinkétépalèmormintnan" ?

Prof Solitaire a dit…

D'après l'article, il ne s'agit pas d'une erreur ou d'un oubli, mais bien d'une procédure officielle. L'alerte est donnée uniquement en anglais. Plus tard, en français.

"Un porte-parole du ministère de la Sécurité publique a expliqué au quotidien Ottawa Citizen que dans une situation d'urgence où des vies pourraient être en péril, les informations étaient d'abord envoyées en anglais, puis en français, dans un envoi subséquent."

J'ignore combien de temps s'écoule entre les deux alertes mais on s'entend qu'en cas de crise, chaque minute compte.

Lien:

http://profsolitaire.blogspot.ca/2014/11/alerte-unilingue.html

Fred a dit…

Wow! Un commentaire qui génère un post au complet! Impressionnant Prof! :-)

La principale raison pourquoi je consulte ton blogue est justement pour aller chercher un autre côté à mes opinions sur la question souverainiste (J'ai aussi découvert par la suite les BDs, je trippe!). Par défaut j’ai toujours été fédéraliste. Un moment donné je me suis demandé pourquoi certaine personne ne l'étaient pas. Merci Internet, j'ai fais des tonnes de recherches et je suis tombé sur ton blogue! Qui m'apporte encore et toujours un point de vu différent du miens.

Aujourd'hui, je ne me qualifie plus de fédéraliste, mais sans pour autant me qualifier de souverainiste.. En faite pas du tout haha.

Je vais répondre aux questions que tu me poses indirectement et ensuite émettre un commentaire large sur le reste sans énumérer tous les points. Je n'ai pas ta verve ni ta facilité avec l'écriture (grammaire et syntaxe, j'ai brillamment passé au travers des mailles du filet de notre superbe système d'éducation, assez bon pour passer, mais pas assez pour écrire sans phote).

Je ne vais pas m'éterniser sur ce que Fred dit à propos du passé.

Cool, je vais le faire pour toi :-)

Je lui accorde beaucoup d'importance, mais pas autant que toi, en faite différement. Sans faire table rase, il faut un moment donné faire abstraction de certaines choses. Ce qui c'est passé voilà 100 ans, ça c'est passé dans un tout autre contexte que le contexte actuelle. Est-ce qu'il faut l'occulté? ABSOLEMENT PAS, par contre est-ce que qu'il faut basé notre argumentaire actuelle et contemporain sur ce qui c'est passé avec des gens qui n'existe plus... Il faut définitivement savoir ces choses mauvaises et bonnes et apprendre d'elle! Mais leur prêter des intentions, qui se répercute encore aujourd'hui... Je ressent souvent ça dans tes billets, et si c'est à tord, j'en suis désolé.

Peut-être a-t-il parfaitement raison.

!!!! EUHH OUI :-D

Non non, sans farce, mon échantillon n'est pas très grand, 25 à 30 personnes tout au plus et oui elle ne reflète pas l'ensemble de la réalité. Par contre elle reflète très bien ma réalité et celle de gens avec qui je l'ai partagé (oui, des gens du même milieu, mais ça agrandi l'échantillon).

Les anglos que Fred connaît sont-ils représentatifs de toute la communauté anglophone du Canada?

Écoute, est-ce qu'un anglo d'Ottawa c'est représentatif d'un canadien typique... j'aurais tendance à te dire plus qu'un anglo du West Island. La réalité de la région fait que nous devons travailler ensemble (fonction publique surtout). La plupart ne parle pas français (souvent de la gène) mais le comprennent généralement bien pour que je puisse parler en français 90% du temps.

Peut-être qu'il n'a jamais osé aborder des questions politiques avec eux et qu'il ne les a donc jamais vus s'exprimer à propos d'enjeux québécois comme la protection de la langue ou la souveraineté?

Au contraire :-) Personellement j'apporte rârement le sujet, quand je parle de politique, je fini par me fâcher, non pas parce que mon interloccuteur n'est pas d'accord avec moi, mais plus parce que je suis juste PUS capable des politiciens et de leurs politiques en générale. Je trouve que tout gouvernement tout parti confondu ne sont plus là pour nous mais pour eux... Sauf que la je dévie..

Fred a dit…

Souvent (la semaine dernière), certains collègues anglos me parle de politique, ils veulent comprendre pourquoi la souveraineté? Est-ce que je pense que ça va arriver? Pourquoi des gens veulent briser ce plussssee beau pays du monde (en y voyant plus de d'incompréhension que de haine)? Je ne suis pas souverainiste alors c'est certain que mon allégeance est évidente, mais j'essaie toujours du mieux que je peux d'expliquer ce que j'y comprend, les causes économiques, culturelles et sociales, pourquoi certains crois que ça serais bénifique si le Québec était souverain, etc. (je laisse le coté "j'aime pas les anglais" pour x,y,z raison de côté, pour moi ce sont des émotions qui ne devrait pas être dans le inclus débat, mon sang vulcain j'imagine). Et souvent après mon exposé ils me disent.. Thanks, I don't agree, but I do understand why now.

C'est là que je me suis rendu compte que l'info qu'ils ont sur la souveraineté de leur coté est totalement inexistante. Ils ne peuvent pas s'informer correctement sur la souveraineté et ses raisons. La grande majorité des médias anglais est totalement contre (moi j'ai toujours plus cru que c'était plus une question de $$$ que de langue, la langue.. c'est juste une superbe excuse). Alors qu'est-ce qu'ils font... ils font comme moi ils vont sur le web et ramasse l'info qu'ils peuvent. Barrière de la langue oblige, ils n'ont jamais accés à l'autre coté de la médaille par contre.. et accès a tout ce que tu viens d'énumérer....

Alors.. Pour ta question finale, je crois que la vérité se trouve dans le milieu, oui il y a des gens qui n'aiment pas les Québecois. Mais y'en a aussi un méchant paquet qui demande juste de comprendre...

P.S.: Que personne s'insurge sur le fait français/francophone du coté canadiens n'a pour moi rien d'étonnant, c'est quand la dernière fois que tu as vu des canadiens se soulever pour quoi que ce soit...

P.P.S : Fallu que je le fasse en deux commentaires..

Prof Solitaire a dit…

Salut Fred... je n'ai pas de mérite, tu as mis le doigt sur un sujet qui m'intéresse.

Bon... tu ne te qualifies plus de fédéraliste... c'est déjà ça! ;-)

Tes anglos semblent très, très ouverts d'esprit. Remarque que j'en ai rencontrés quelques-uns comme ça moi aussi. Je pense entre autres à un type de Toronto avec qui j'allais à McGill. Super francophile, le gars. Mais il n'est vraiment pas du tout représentatif de la vaste majorité des anglophones que je connais.

Mais en passant, il y a un truc que j'ai oublié de dire à la fin du billet, c'est que la haine francophobe existe ou pas, elle ne constitue pas à elle seule une raison valable de souhaiter la souveraineté.

Hua Cai a dit…

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