13 décembre 2014

Mépris libéral pour l'éducation et les sciences


Les nouvelles qui nous tombent dessus ce matin démontrent clairement et de manière sans équivoque que les libéraux se balancent complètement, mais alors là COM-PLÈ-TE-MENT de la jeunesse, de l'éducation et des sciences.

Je sais, je sais, c'était déjà pas mal clair en 2012 quand ils ont lâché la police après les étudiants en grève, alors disons que ceci est une preuve supplémentaire.

Première nouvelle:

Selon les informations obtenues par La Presse, en dépit des engagements de Philippe Couillard à ne pas sabrer les services à la population, Québec demandera qu'on augmente le ratio maître-élèves au second cycle du primaire et au secondaire.

On reviendrait à la situation d'avant 2006, quand la ministre Michèle Courchesne avait décidé de réduire les ratios à tous les niveaux. Au début des années 2000, Québec avait mis en place la stratégie «Agir tôt». On avait alors démontré que la réduction du nombre d'élèves par groupe avait un effet bénéfique surtout au préscolaire et au premier cycle du primaire (première et deuxième années).

Oui, vous avez bien lu, le gouvernement s'attaque directement à la réussite des élèves. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le gouvernement lui-même! Il a clairement établi en 2006 que le fait diminuer le nombre d'élèves par classe avait un impact positif sur le taux de réussite des enfants!

L'équation est très, très simple. Le gouvernement libéral a décidé de faire passer l'argent avant l'intérêt des enfants. C'est aussi simple que ça. C'est une décision complètement indéfendable. Il faut n'accorder aucune valeur à l'éducation et à la réussite scolaire des enfants pour défendre une mesure pareille.

Ce mépris pour l'éducation est également évident dans cette seconde décision:

Québec coupe 312 000$ dans la culture scientifique en supprimant des subventions aux magazines destinés aux jeunes et à l'Agence Science-Presse, qui risque maintenant de fermer ses portes. Cette décision du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations a été prise en raison de «changements de priorités».

D'une part, les magazines édités par les Publications BLD, Les débrouillards et Les explorateurs, voient disparaître leur subvention annuelle de 130 000$, et la toute nouvelle revue scientifique s'adressant aux 14-17 ans, Curium, perd son aide de 59 000$.

D'autre part, l'Agence Science-Presse, qui se consacre à la promotion et à la diffusion de la science depuis 36 ans, a su que sa subvention annuelle de 123 000$ allait également disparaître en 2015.

«C'est incroyable quand on y pense, c'est toute la culture scientifique qui est attaquée, lance Félix Maltais, éditeur des revues scientifiques. Est-ce qu'on oserait couper de la même façon le théâtre ou la musique classique?»

(...) À l'Agence Science-Presse, on se disait d'ailleurs secoué par la décision gouvernementale qui leur a été annoncée hier.

«C'est quasiment la clé dans la porte, affirme la directrice Josée Nadia Drouin. Ça fait 36 ans qu'on existe. On trouve ça épouvantable à notre époque où l'information scientifique est si nécessaire.»

C'est carrément dégueulasse. Le gros Couillard, ce même crétin qui est allé lécher les bottes de leaders religieux le mois dernier, signe l'arrêt de mort des publications scientifiques éducatives québécoises. C'est tout simplement scandaleux.

Surtout quand on se rappelle que les explications des libéraux pour justifier le carnage sont des grossiers mensonges.

Non, ça non plus ce n'est pas moi qui le dis! Ce sont des profs d'économies, en l'occurrence:

Marie Connolly, Arianna Degan, Alain Guay, Catherine Haeck, Marie-Louise Leroux, Charles Séguin, Dalibor Stevanovic: Professeurs au département des sciences économiques, ESG UQAM ; Jean-François Rouillard: Professeur au département d’économique, Université de Sherbrooke

Extrait de leur texte:

Depuis plusieurs mois, le gouvernement du Québec a entrepris une campagne de désinformation quant à l’ampleur de son déficit. Il tente de convaincre les Québécois que l’État a atteint une taille insoutenable et qu’en conséquence, il est urgent de l’amincir et de réduire l’accès aux services.

Pourtant, le message porté par le dernier budget Leitão est tout autre. On y prévoit un déficit de 1,1 milliard pour l’année 2014-2015, déduction faite des versements au Fonds des générations. Ce chiffre est semblable aux prévisions du gouvernement précédent, confirmées par le Vérificateur général avant l’élection.

Dans les faits, le déficit représente donc un petit 0,3 % de notre PIB, soit environ le sixième du déficit ontarien. Le gouvernement, qui prévoit même des surplus budgétaires l’an prochain, verse dans la dramatisation. Il est vrai, néanmoins, que les intérêts payés annuellement sur la dette nous coûtent cher. Bien que leur poids dans l’économie soit deux fois plus faible aujourd’hui qu’il y a 20 ans, ces paiements nous rendent vulnérables à d’éventuelles hausses de taux d’intérêt, de même qu’aux sautes d’humeur des agences de crédit. Il importe donc de revenir au déficit zéro et de réduire l’ampleur de la dette, comme nous le commandent d’ailleurs nos lois sur l’équilibre budgétaire et sur la réduction de la dette.



1 commentaire:

PJ a dit…

La caricature de Garnotte dans Le Devoir est particulièrement délicieuse. Il faut dire qu'il a travaillé pour Je-me-petit-débrouille du temps que le magazine portait ce nom.