27 février 2015

Éducation sexuelle en Ontario


Vous voulez voir une différence entre le Québec et l'Ontario?

Dans la province anglaise, l'idée d'un cours d'éducation sexuelle est si controversée qu'elle est la cause de protestations et de débats parlementaires.

Comme si les études n'étaient pas unanimes à ce sujet, démontrant sans détour les effets bénéfiques des cours d'éducation sexuelle qui entraînent une baisse des taux de grossesses des adolescentes, une baisse des cas d'ITS et une augmentation des pratiques sécuritaires, saines et responsables comme l'usage du condom. Les jeunes qui suivent ce cours ont également moins de relations précoces et un moins grand nombre de partenaires que ceux qui n'y ont pas accès. Parallèlement, les cours qui font la promotion de l'abstinence se sont révélés être inefficaces et mensongers

Au Québec, c'est tellement évident pour tout le monde que ça n'a même pas provoqué de débat. 

Mais à Toronto, regardez ce qui est ressorti pendant le débat:

Le progressiste-conservateur Rick Nicholls a fait sourciller, mardi, lorsqu'il a répondu à une raillerie d'un libéral en affirmant qu'exempter les élèves de l'enseignement de l'évolution «n'était pas une mauvaise idée». (...) Rick Nicholls, qui représente la circonscription de Chatham-Kent-Essex, affirme qu'il a été désinvolte en répondant au ton du ministre de l'Éducation, mais reconnaît qu'il ne croit pas en l'évolution, soulignant qu'il s'agit d'une position personnelle.

Et après ça, ils vont venir nous dire que NOUS sommes la bande d'arriérés...



7 commentaires:

PJ a dit…

Les cours d'éducation sexuelle n'ont pas disparu à travers les compétences transversales de la réforme? Je ne suis plus à jour à ce sujet, mais me semble que c'était une des grosses conneries de la réforme. J'esssaie de trouver des statistiques relativement récentes sur les infections transmises sexuellement et les jeunes suivant ce changement, ce n'est pas aussi facile que je le pensais. J'ai trouvé ceci, un blogue qui n'est pas une source idéale mais j'imagine que les chiffres ne sortent pas de nulle part. Anyway, malgré notre attitude en théorie moins stupide, en pratique, les politiciens et les pédagogos ont fait des dommages à l'éducation sexuelle et probablement la santé publique, et ce, sans invoquer la religion ou la morale.

Le professeur masqué a dit…

Augmentation des ITSS. Les intervenants réclament le retour des cours en bonne et due forme.

Prof Solitaire a dit…

@PJ: Oui, tu as raison, l'abolition de ce cours n'était peut-être pas idéologique, mais les conséquences néfastes sont les mêmes. Je ne peux pas parler pour le secondaire que je ne connais pas, mais en 6e année, l'un des volets du cours de science est la puberté et le système reproducteur. À ma précédente CS, on m'envoyais une infirmière du CLSC pour parler aux élèves, mais comme la présentation était très imparfaite, je répondais à leurs questions par la suite. Cette année, on ne m'a envoyé personne, alors j'ai fait la job tout seul comme un grand. C'est très stressant pour moi, à la lumière de ce que j'ai vécu et de cette perception misandre très répandue selon laquelle un homme qui parle de sexe à des enfants doit forcément être un pédophile, mais je le fais de toute façon parce que c'est clairement dans l'intérêt des jeunes et que, après tout, c'est pour ça que je suis là.

@PM: Merci collègue, je n'avais pas reçu le mémo! ;-)

PJ a dit…

Au moins une formation existe encore au primaire et il y a un désir de corriger cette bourde de la réforme au secondaire. Mais ça m'avait vraiment surpris ce changement de la réforme, justement parce que le Québec avait compris l'utilité et l'impact deS cours d'éducation sexuelle, contrairement à certains états et autres provinces.

Guillaume a dit…

Vous devriez faire un tour en Angleterre, c'est une histoire d'horreur.

Prof Solitaire a dit…

Ouais, j'ai entendu parler... il faudrait peut-être que les Britanniques se décident à sortir de l'ère victorienne pour ce qui est de leurs moeurs...

Guillaume a dit…

Parler de capotes avant year 8 quand ils ont 13 ans, on peut pas... dans le pays qui a le plus haut taux de grossesses adolescentes, le plus haut taux de grosses adolescentes répétées, alouette...