2 avril 2015

Détournement de fonds!

Depuis le temps que je le dis. Les commissions scolaires ne sont pas là pour les enfants, elles sont là d'abord et avant tout pour elles-mêmes. Les cadres et les bureaucrates de CS se graissent la patte, travaillent dans un confort moderne climatisé et se payent des beaux voyages pendant que les enseignants et les élèves sont dans la dèche. Combien de fois l'ai-je dit au cour des années?

Ben, ça a rarement été aussi clair que maintenant, en cette période de coupures.

Contexte: les commissions scolaires reçoivent un budget du gouvernement avec la consigne très claire que cette enveloppe doit servir à acheter des livres. En d'autres termes, ce sont les enfants qui doivent en être les bénéficiaires directs.

Mais voilà, l'argent passe d'abord dans les mains des cadres et des bureaucrates qui décident de complètement ignorer les directives du ministère et de détourner ces sommes pour... quoi exactement? On l'ignore.

Ça, mes amis, ça s'appelle du détournement de fonds. Les CS ont détourné de l'argent public qui devait aller aux enfants. Ils ont volé les enfants.

Extrait de la nouvelle:

Sept mois après les déclarations du ministre Yves Bolduc sur les achats de livres destinés aux écoles, la controverse s’est envolée, le ministre a plié bagage et la directive ministérielle sur les acquisitions a été annulée. Mais les sommes réservées aux achats de livres semblent avoir malgré tout servi à d’autres fins, a appris Le Devoir.

(...) l’Association des libraires du Québec (ALQ) s’inquiète. Un peu partout à l’échelle de la province, les librairies constatent une baisse des acquisitions effectuées par leur clientèle des écoles primaires et secondaires. Une diminution dramatique qui atteindrait plus de 80% par endroits.

(...) D’une région à l’autre, les libraires enregistrent des baisses dans les achats effectués par les commissions scolaires pouvant varier de 20% à 80%, affirme Katherine Fafard, directrice générale de l’ALQ. «La lettre du ministre s’est rendue dans les mains des directeurs de commissions scolaires, mais pas nécessairement à ceux qui font les achats. Des [bibliothécaires] nous ont dit que l’argent avait été budgété autrement et que malgré la lettre, il n’y aurait pas autant d’achats cette année», dit-elle.

(...) La Fédération des commissions scolaires ne nie pas que plusieurs de ses membres aient ignoré, pour cette année du moins, les instructions du ministre. Il s’agissait de la décision «la moins pire» dans le contexte où les commissions ont eu à faire face à des compressions de 150 millions, selon la porte-parole Caroline Lemieux. «Je peux vous garantir que tout l’argent reçu [de Québec] a été dépensé. Dans certains cas, les commissions scolaires ont décidé de diminuer les achats de livres. C’était la décision la moins pire.»

Où est allé l'argent qui devait servir à acheter des nouveaux livres aux enfants?

Cet argent a servi à payer quoi, exactement?

Qui en a bénéficié? Les cadres? Les bureaucrates? Qui?

Pas de réponse.

On savait déjà que les commissions scolaires étaient coûteuses, inefficaces, gaspilleuses, lourdes, indisciplinées, désintéressées des enfants, obsédées par leur image, manipulatrices et goinfres. On peut maintenant ajouter les adjectifs "malhonnêtes", "insubordonnées" et "voleuses" à cette liste.

À chaque fois que je me dis qu'elles ne peuvent aller plus bas, elles me prouvent le contraire.

Bande de maudits parasites...



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