26 avril 2015

Être plus efficace et moins coûteux? Impensable!

Oui, les commissions scolaires pourraient faire le choix d'être plus efficaces et moins coûteuses sans couper dans les services aux élèves. Et ce n'est pas moi qui le dit:

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) peut retrouver l'équilibre budgétaire sans compromettre les services aux élèves, conclut le rapport de vérification indépendant demandé par le ministère de l'Éducation (...)

Le rapport (...) est très critique à l'égard de la gestion de la CSDM. «Pour une organisation de cette envergure, qui gère des sommes importantes de fonds publics, il est inhabituel de constater si peu d'outils de planification, de suivi et de contrôle administratif et financier», indiquent les auteurs.

(...) «Nos travaux révèlent que les économies additionnelles exigées par le MELS, environ 9,3 millions, soit 0,9% [du budget], auraient pu être réalisées, et ce, sans coupures de services aux élèves», indiquent les auteurs du rapport.

En accord avec les orientations de la direction générale, les économies auraient pu être réalisées par une série de réductions de dépenses, dans le «plan réussir», l'organisation scolaire et les honoraires professionnels - des coupes qui auraient donné le temps aux dirigeants de mettre en place des mesures susceptibles d'apporter des compressions récurrentes.

Parce que la mobilisation «n'est pas au rendez-vous» ou que les «acteurs administratifs ou politiques» ne parviennent pas à s'entendre, la CSDM a pris du retard dans la mise en place de mesures d'économie plus structurantes, comme la révision de l'offre de services, l'optimisation des ressources et la structure de gestion des écoles.

(...) Sur le plan de la gouvernance, note le rapport, la CSDM se démarque par «une forte présence du conseil des commissaires dans la gestion des affaires courantes. Les rôles et les responsabilités sont flous, ce qui ralentit le processus décisionnel et entrave la gestion courante». On ne trouve pas, à la CSDM, un «plan opérationnel annuel» qui définirait les priorités et les objectifs. Les difficultés d'organisation de la CSDM à l'égard de la commande de Québec montrent «un faible niveau de maturité» dans l'organisme.

Je ne ferai pas semblant d'être gestionnaire et de comprendre toutes ces recommandations et ces termes administratifs, mais le message général est clair: une commission scolaire PEUT économiser une tonne d'argent en rendant le fonctionnement de sa bureaucratie plus efficace et moins coûteux et ce, SANS COUPER DANS LES SERVICES AUX ÉLÈVES! C'est possible d'y arriver.

Si ceci n'est pas la confirmation absolue que les CS gaspillent des sommes d'argent faramineuses qui ne bénéficient en RIEN les élèves, alors je ne sais pas ce que c'est.

Mais demander à une CS de couper dans sa bureaucratie inutile et de repenser sa structure, c'est comme demander à quelqu'un de se couper une jambe avec un couteau à beurre en plastique. C'est une perte de temps.

Même quand tu prends le temps de pondre un rapport clair qui explique exactement comment ils doivent s'y prendre et ce qu'ils doivent faire. La réponse demeure la même.

Voyez pas vous-mêmes:

Il est impossible de faire disparaître le déficit de la CSDM et d'avaler la nouvelle série de compressions sans toucher aux services aux élèves, maintient Catherine Harel Bourdon, la présidente de la CSDM, qui venait de parcourir le rapport quand La Presse l'a jointe hier.

C'est iiiiiiiiiiiiiiimpossible!

Tu ne peux tout simplement pas demander à une CS de couper dans son gaspillage, dans ses procédures bureaucratiques et dans son armée de pousseux de crayons. En fait, tu peux le leur demander et tu peux même leur dire quoi exactement comment faire, mais ils vont tout de même te répondre que c'est impossible.

Remarquez qu'ils ne disent pas que c'est impossible de couper dans les services aux élèves! Ah! non, ça, c'est parfaitement envisageable. Mais couper dans la structure administrative? IMPOSSIBLE! IMPENSABLE! UTOPIQUE!

Les commissions scolaires n'ont ni le désir, ni la compétence, ni l'intégrité et ni l'intérêt de faire les coupures qui s'imposent dans leur structure lourde, inefficiente et coûteuse. Elles refusent carrément de le faire. De plus, pour elles, les services aux élèves ne sont absolument pas la priorité.

C'est pour ça qu'il faut les abolir. Elles ne nous laissent pas le choix.



2 commentaires:

Guillaume a dit…

Et après ça on ira dire qu'on peut faire plus avec moins, quand on demande aux écoles de faire des sacrifices.

Guillaume a dit…

Tiens, c'est tiré d'une série britannique qui se passe dans une maison de retraite, mais ça m'a fait penser à toi, au milieu scolaire québécois et aux CS: https://www.youtube.com/watch?v=v3h1xl8lUmA