31 mai 2015

Batman Eternal vol. 1


Cette série, fondée dans le but de célébrer le 75e anniversaire du Dark Knight, réunit un grand nombre de scénaristes et de dessinateurs pour raconter une histoire à grand déploiement qui met en scène pratiquement tous les personnages du panthéon de Gotham.

Plusieurs histoires s'y déroulent en même temps, mais la principale est le retour à Gotham de Carmine Falcone, l'ancien caïd et chef de la mafia, qui tente de reprendre le contrôle de la ville. Le nouveau kingpin, le Pingouin, s'oppose farouchement aux manoeuvres de cet envahisseur et une guerre de gangs sans merci enflamme les rues de Gotham.

Afin de s'assurer qu'il n'interviendra pas dans ses plans, Falcone met sur pied une mise en scène élaborée afin de faire en sorte que Jim Gordon soit soupçonné du déraillement d'un train de métro qui cause la mort de centaines de personnes. La plan fonctionne à merveille, Gordon est arrêté et jeté en prison. Son remplaçant est un des sbires de Falcone et ce dernier a dorénavant la police de Gotham dans sa poche. Mais c'est sans compter sur Bullock, Sawyer et une jeune recrue qui sont bien décidés à déjouer les magouilles du nouveau commissaire.

L'idée était pourtant prometteuse, mais la résultat est malheureusement en deçà des attentes. L'histoire, fort peu engageante, nous laisse généralement indifférent. Plusieurs histoires secondaires sont abandonnées sans être résolues et on perd un peu le fil. Les dessins ne m'ont généralement pas vraiment plus. La plupart du temps, on dirait de la pâle copie de Jim Lee avec un surplus étourdissant de détails inutiles. La seule exception a été le 11e chapitre, mettant en vedette Batgirl et dessiné par Ian Bertram, dont le style rafraîchissant, vibrant et dynamique trahit des influences de Moebius. C'est également le seul chapitre qui contient des scènes et des dialogues vraiment intéressants. Chapeau au scénariste Tim Seeley!

Le reste, malheureusement, est cruellement ennuyeux. Une telle série nécessite une certaine cohésion, au moins au niveau du scénario. Ce n'est pas parce qu'on y implique une armée de créateurs que la qualité de la série en sera décuplée. C'est malheureusement ce que démontre cette série.



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