29 mai 2015

En guerre contre la science


Qu'est-ce que tu fais quand tu n'aimes pas les conclusions des études scientifiques? C'est simple: tu bâillonnes ceux qui les font! Ainsi, aux États-Unis, le parti républicain est en guerre ouverte contre la science:

(...) Last week, the House Science, Space, and Technology Committee, headed by Texas Republican Lamar Smith, approved a bill that would slash at least three hundred million dollars from NASA’s earth-science budget. “Earth science, of course, includes climate science,” (...)

The vote on the NASA bill came just a week after the same House committee approved major funding cuts to the National Science Foundation’s geosciences program, as well as cuts to Department of Energy programs that support research into new energy sources. As Michael Hiltzik, a columnist for the Los Angeles Times, noted, the committee is “living down to our worst expectations.”

(...) Cutting NASA and the N.S.F.’s climate-science budgets isn’t going to alter the basic realities of climate change. No one needs an advanced degree to understand this. Indeed, the idea that ignoring a problem isn’t going to make it go away is one that kids should grasp by the time they’re six or seven. But ignoring a problem does often make it more difficult to solve. And that, you have to assume, in a perverse way, is the goal here. What we don’t know, we can’t act on.

“It’s hard to believe that in order to serve an ideological agenda, the majority is willing to slash the science that helps us have a better understanding of our home planet,” Representative Johnson wrote. Hard to believe, but, unfortunately, true.

Et n'allez pas vous péter les bretelles en pensant que c'est tellement mieux au Canada! La preuve:

Hundreds of scientists around the world are asking Prime Minister Stephen Harper to end "burdensome restrictions on scientific communication and collaboration faced by Canadian government scientists." (...) The letter was signed by more than 800 scientists outside Canada from 32 countries, at institutions ranging from Harvard Medical School in the U.S. to the Max Planck Institute in Germany.

The letter says "a rapid decline in freedoms and funding" for Canadian government scientists is making it more difficult for them to conduct research, communicate scientific information and expertise and collaborate internationally.

(...) Canadian federal research deal 'potentially muzzles' U.S. scientists. In other cases, cuts to the collection of Canadian air pollution and climate monitoring data are affecting scientists' ability to get a complete picture of what's happening, Halpern said. (...) His group is also concerned about reports of restrictions on Canadian government scientists' ability to travel to conferences to share their results.

Et ne soyez pas trop chauvinistes en vous disant qu'au Québec, on n'a pas ce problème! La preuve:

Le couperet tombe sur le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Le Devoir a appris que le gouvernement de Philippe Couillard vient d’y imposer d’importantes compressions de personnel, ce qui aura notamment des impacts significatifs sur l’expertise scientifique du Québec en matière de gestion de la faune.

Conséquences:

L’ensemble du Québec subira les contrecoups des compressions imposées par le gouvernement Couillard au ministère de la Faune. Pas moins d’une centaine de postes de professionnels devraient être supprimés, révèlent les informations obtenues par Le Devoir. Une situation qui soulève de vives inquiétudes au sein même du ministère, qui se voit amputer d’une part importante de son expertise scientifique.

Et le problème, c'est que partout, on a des poches de population où les gens, de par leur ignorance et leur stupidité, applaudissent ce genre d'initiatives.

Aux USA, ils sont surtout dans les éatas du Sud. Au Canada, ils sont en Alberta et dans les Prairies. Et chez nous, ils sont surtout... à Québec:

Les résidents de la région de la capitale nationale sont beaucoup plus nombreux à se définir comme climato-sceptiques qu’ailleurs au Québec.

«Seulement 21% des résidents de la grande région de Montréal et 25% des résidents hors Montréal et Québec adoptent cette position, contre 44% des répondants demeurant dans la grande région de Québec», révèle une étude du centre de recherche universitaire Cirano sur l’Énergie et les changements climatiques publiée jeudi.

Les « climato-sceptiques » sont définis dans cette étude comme les répondants qui estiment que le réchauffement climatique n’est pas prouvé scientifiquement (6% des répondants) ou que celui-ci n’est pas dû aux activités humaines (19% des répondants). En tout, 25% des répondants à l’étude se définissent de cette façon.

Le Cirano a découvert que les répondants qui ne reconnaissent pas la réalité du réchauffement climatique sont surtout «les hommes, les francophones et les allophones, les Québécois dont le ménage jouit d’un revenu de moins de 40 000$ et les Québécois sans diplôme universitaire.»

Moins on a d'éducation, plus on a de chance d'être climato-sceptique... que dire de plus?



1 commentaire:

fylouz a dit…

Je crois qu'il faut faire de la science une religion. Je propose de l'appeler la "scientotologie".