26 mai 2015

L’intérêt public... À HUIS CLOS!

Le gouvernement libéral est tellement ridicule que ça en est drôle.

Voyez par vous-mêmes:

Le gouvernement Couillard vient de lancer un Chantier sur l’acceptabilité sociale des projets miniers et énergétiques qui doit se décliner à l’échelle du Québec au cours des prochaines semaines. Mais même si les discussions portent sur des questions d’intérêt public âprement débattues, celles-ci se tiennent à «huis clos», a constaté Le Devoir.

Oui, on va parler de "l'acceptabilité sociale" des projets, mais on va le faire en cachette. Ça inspire vraiment l'acceptabilité, vous ne trouvez pas?

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, qui a mis sur pied cette démarche. Celle-ci «a comme objectif de convenir d’une méthode pour se parler, pour se comprendre, pour désamorcer les différends et mettre en oeuvre des projets qui feront la fierté et la prospérité du Québec» (...)

On va se parler et se comprendre... en cachette! Hahahahahahaha!

Ce «chantier» inclut la tenue de «tables de discussion avec des citoyens ainsi qu’avec des organismes». 

Discussion avec la population... derrière des portes closes! Et regardez qui a accès à ces belles tables de discussion:

Ceux qui veulent y participer doivent cependant s’inscrire à l’avance. «Les places sont restreintes afin d’assurer une plus grande richesse dans les discussions», indique en outre le MERN sur le site consacré à la démarche. C’est le ministère qui sélectionne les «intervenants». 

La participation est RESTREINTE et les participants SÉLECTIONNÉS par le ministère pour ASSURER UNE PLUS GRANDE RICHESSE dans les discussions! Hahahahahahahahaha!

Même si les questions abordées sont d’intérêt public, ces rencontres se déroulent toutes derrière des portes closes, y compris celles avec les citoyens. «Il a été convenu avec le consultant lors de l’élaboration du concept que les échanges auraient lieu à huis clos»

Ah! ben si c'est le consultant qui le dit, ça doit être une bonne idée!

Du côté du MERN, on a aussi indiqué que «les rencontres du Chantier sur l’acceptabilité sociale ne sont pas publiques».

Hahahahahaha, impayables ces libéraux!

Et par "impayables", je veux dire "très drôles"... je ne veux pas dire par là qu'ils ne peuvent pas être payés parce que, au contraire, non seulement ils sont très bien payés mais en plus, ils adorent ça et trouvent toutes sortes de magouilles hilarantes pour se remplir les poches. Mais ça aussi, ça se passe à huis clos!

L’«invitation aux médias» lancée par le ministre Arcand pour la rencontre tenue lundi à Montréal précisait que seule la «prise d’images» serait autorisée, et ce, avant le début de la rencontre.

Oui, les médias sont invités... à venir filmer sans audio... AVANT la réunion! Si c'est pas de l'ouverture, ça, alors j'sais pas ce que c'est!

Comme l’a constaté Le Devoir, les journalistes n’ont pas non plus le droit d’assister à ces «tables de discussion» portant sur l’acceptabilité sociale de projets miniers et énergétiques. Ceux-ci sont pourtant couramment évoqués sur la place publique, notamment dans les médias. Lundi, des représentants du MERN ont d’abord dit qu’il était possible d’assister à la rencontre, qui se tenait dans une salle de réunion située dans un édifice du nord de Montréal. Mais une fois à l’intérieur, Le Devoir s’est rapidement fait expulser de la salle, sans plus de justification.

Bien sûr que vous pouvez venir assister... à votre propre expulsion! Hahahahahahahaha!

Il a seulement été possible d’obtenir la liste des 14 organismes présents à la rencontre. On y retrouve notamment SNC-Lavalin Environnement, le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec, le Conseil patronal de l’environnement du Québec, la Fédération des chambres de commerce du Québec et le Centre québécois du droit de l’environnement.

Ah! Ben si SNC-Lavalin et le Conseil patronal est là, on peut dormir tranquille, il n'y aura pas de magouille et les intérêts supérieurs du peuple québécois seront à l'avant-plan en tout temps!

Crisse que je suis fort, les libéraux devraient m'engager aux relations publiques!

Malgré l’accès refusé, Le Devoir a pu discuter avec des gens présents dans la salle de réunion où se tenait la rencontre organisée lundi. Une personne a indiqué que le ministre Arcand avait brièvement pris la parole avant de quitter la rencontre.

Cette personne, qui a demandé l’anonymat, s’est dite surprise du ton des discussions, soulignant que celles-ci visent essentiellement à trouver des façons de permettre le développement des projets. L’idée de dire «non» à certains projets serait pour ainsi dire «évacuée» des discussions, selon cet intervenant.

Oui, le vrai titre de ce grand chantier devrait plutôt être: "Comment arriver à enfoncer des projets dans la gorge des gens en s'assurant qu'ils vont l'avaler sans se plaindre?"

Je les comprends de vouloir faire ça à huis clos!

Or, s'il y a un dossier à propos duquel il faut garder les libéraux à l'oeil, c'est bien celui-là. À lire:

Quand Couillard ne veut pas que tu saches...
Couillard et ton eau potable
It's good for Canada, fuck the environment!
La mauvaise mine de Philippe Couillard
Sur la piste des éléphants de Philippe Couillard



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