4 juillet 2015

Stéphane Dion est maintenant une ordure totale

Stéphane Dion est une ordure. Le père de la loi sur la clarté n'a pas hésité à renier l'une des règles les plus élémentaires de la démocratie pour empêcher le Québec de s'émanciper politiquement. La seule chose qui le rendait encore un tout petit peu sympathique, c'était son côté environnementaliste. Il vient de rectifier la situation:

Même si plusieurs scientifiques sont d’avis que le Canada ne pourra lutter contre les changements climatiques tout en exploitant les sables bitumineux, le député libéral Stéphane Dion défend le recours à cette ressource fossile, mais aussi son transport par pipeline.

(...) la production des sables bitumineux est en croissante constante depuis quelques années. L’extraction quotidienne devrait dépasser les trois millions de barils en 2020. Cette progression de l’industrie est d’ailleurs en bonne partie responsable de la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada. Selon les plus récentes données d’Environnement Canada, les émissions de GES atteindront 726 millions de tonnes (Mt) en 2020. Si le Canada avait respecté les objectifs de Kyoto, les émissions du pays ne dépasseraient pas les 490 Mt à la fin de la présente décennie.

Plusieurs scientifiques sont d’ailleurs d’avis qu’il est tout simplement impossible d’envisager un plan canadien de lutte contre les changements climatiques tout en laissant l’industrie des sables bitumineux poursuivre son développement. Le mois dernier, 100 d’entre eux ont même signé une déclaration dans laquelle il plaide en faveur d’un «moratoire» sur le développement du secteur.

Questionné sur les impacts en termes de GES du projet de pipeline Énergie Est, Stéphane Dion a affirmé que ce mode de transport de pétrole brut est plus souhaitable que d’autres moyens utilisés à l’heure actuelle.

(...) Le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, estime pour sa part qu’un plan de lutte «crédible» contre les changements climatiques obligerait le Canada à stopper le développement des infrastructures qui favorisent l’expansion des sables bitumineux. «Les projets depipelines sont justement conçus pour faciliter l’exportation de ce pétrole, donc la croissance de l’industrie. Puisqu’on sait qu’il sera impossible de réduire nos émissions de GES sans freiner l’expansion pétrolière, il est faux de prétendre qu’on peut faire les deux», a-t-il insisté.



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