4 août 2015

Cormac Mac Art

Comme j'ai adoré la plupart des récits de Conan écrits par Robert E. Howard, j'ai décidé de lire certains de ses récits d'aventure qui mettent en scène une autre de ses créations: Cormac Mac Art.

Décrit comme un guerrier gaël rusé et d'une agilité inégalée à l'épée, Cormac s'est joint à une bande de pirates danois qui attaquent les côtes des îles britanniques. L'action se déroule vers les années 490. L'empire romain s'écroule et dans le vacuum qu'il laisse règnent le chaos et les guerres entre différentes tribus et nations.

Le recueil sur lequel j'ai mis la main contenait quatre histoires. La première, intitulée "Tigers of the sea" raconte comment un roi breton engage la troupe du terrible pirate Wulfhere Skull-Splitter, dont fait partie Cormac, pour retrouver sa soeur kidnappée, la princesse Helen. Accompagnés du fiancé de cette dernière, un chevalier breton aux allures de centurion romain, les pirates se lancent à la poursuite de la princesse. Après un violent combat en mer, la troupe découvre que la captive a été prise par des maraudeurs pictes de Calédonie avant d'être enlevée par des pirates et finalement vendue à une bande de Vikings, ennemis jurés de notre héros. Cormac et Wulfhere tenteront de négocier l'achat de Helen, mais les histoires de Howard se terminent rarement dans la paix, la collaboration et l'harmonie.

Dans la seconde histoire, intitulée "Swords of the Northern sea", les pirates ont fait naufrage et Cormac tente d'infiltrer une bande de Vikings afin de leur voler un de leurs bateaux. Mais un conflit interne éclate lorsque le chef apprend que la belle prisonnière bretonne qu'il entendait marier de force le lendemain est amoureuse de son bras droit qui planifiait de l'enlever. Ce dernier est mis aux fers en prévision de son exécution et Cormac décide d'exploiter la situation à ses fins. Il aide le prisonnier à renverser son chef et à prendre la tête de la troupe en échange d'un navire. Comme ils sont moins nombreux que leurs adversaires et qu'ils ne souhaitent pas décimer toute la troupe, Cormac devra faire preuve de ruse pour manoeuvrer tous les protagonistes et arriver à ses fins.

La troisième histoire, intitulée "Night of the Wolf", voit Cormac emprisonné par un de ses ennemis vikings. Tout espoir semble perdu, jusqu'à ce qu'une troupe nombreuse de Pictes attaque les Vikings et qu'un combat épique et sanglant s'engage. Cormac profitera de la confusion pour s'échapper, mais non sans difficulté puisqu'il est détesté des deux groupes: des Vikings parce qu'il est un voleur et des Pictes parce qu'ils considèrent qu'il est un envahisseur étranger.

La dernière histoire, "The temple of abomination", est différente des autres car elle est la seule qui contient des éléments magiques. En effet, les autres récits en sont dépourvus et sont ancrés dans le réalisme. Mais cette fois-ci, à l'aube de la conversion chrétienne de cette partie de l'Europe, Cormac et Wulfhere pénètrent dans un temple ancien où ils devront affronter un être surnaturel aux origines très anciennes. C'est probablement la moins bonne histoire des quatre.

J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces histoires que Howard a originalement publiées dans les années 30. Il y a du suspense et de l'action à revendre et les descriptions de batailles sont formidables, comme c'est toujours le cas avec cet auteur. Sa description des Vikings est un peu stéréotypée, on sait maintenant qu'ils ne s'habillaient, ni ne se comportaient comme les barbares sanguinaires aux casque cornus qu'on nous montre toujours dans la culture populaire, mais c'est là un détail. J'ai tout de même trouvé ces récits moins bons que ceux mettant en vedette Conan. Le vocabulaire est parfois répétitif et certains moments se ressemblent beaucoup d'une histoire à l'autre. Mais c'est tout de même une agréable lecture qui ne manquera pas de vous faire bomber le torse et de faire bouillir le sang viking qui coule (ou pas) dans vos veines! ;-)



2 commentaires:

Guillaume a dit…

On ne lit pas Howard pour son authenticité historique;-). Mais il écrivait du bon pulp.

Prof Solitaire a dit…

Effectivement... je ne suis pas hyper-exigeant pour l'exactitude historique dans ce genre de textes, mais cette description des Vikings me tape toujours sur les nerfs parce qu'elle est partout...