6 août 2015

Roosh V est-il un misogyne?

Je suis tombé sur cet article et ma curiosité a été piquée:

La ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, ne s'oppose pas à la présence au Québec du blogueur controversé et réputé misogyne Daryush Valizadeh, alias Roosh V. Présentement en tournée, le blogueur américain, notamment contesté pour ses propos anti-féministes banalisant le viol, doit prononcer une conférence à Montréal le 8 août, puis une autre à Toronto, le 15. (...) Le conférencier prône notamment de légaliser le viol, s'il est commis dans une propriété privée.

Ma première réaction en est une de scepticisme.

Tout d'abord parce que les médias québécois ont démontré par le passé leur absence totale d'objectivité et leur solide biais pro-féministe. Citons simplement ces quelques exemples récents:

Petrowski et Sarkeesian: même combat!
"Toi, le gros!"
"Quand les harceleurs s'en sortent mieux que leurs victimes"
"La masculinité toxique"
Cinq, quatre, trois, deux et... un

Les féministes, elles, sont constamment en train de hurler comme des hystériques que tous les hommes sont des prédateurs misogynes et que nous vivons dans une culture du viol, alors elles n'ont plus aucune crédibilité à mes yeux, elles non plus.

Finalement, bien je n'avais jamais entendu parler de ce type, je me suis immédiatement dit qu'il devait y avoir absence de contexte.

Je suis donc allé sur son blogue et j'ai trouvé le fameux billet dans lequel il fait cette proposition. Je vous invite à le lire avec moi afin de réellement voir ce qui se cache derrière cette nouvelle dénonciation. Je le lis pour la première fois et je réagis devant vous, en "real time"... c'est pas excitant ça? ;-)

Débutons donc avec le titre:

"How To Stop Rape"

Bon, le titre du billet est "Comment mettre fin au viol". Au moment d'écrire ceci, j'ignore encore tout de ce qui va suivre, mais déjà là en partant, on voit bien que ceci contredit certaines des critiques qui sont formulées à son égard. L'article cité plus haut affirmait qu'il "banalisait le viol". Or, le titre semble indiquer que ce n'est pas le cas. Ce que le titre nous dit, c'est qu'il veut mettre fin au viol. C'est complètement l'inverse de ce dont on l'accuse.

Voyons la suite:

I keep reading in the mainstream media that there is a rape culture in the United States. This issue concerns me since I have a sister who I don’t want to be raped, so I carefully examined the articles on Salon, Buzzfeed, and Huffington Post that were written by professional journalists who pursue truth and justice over mass hysteria and delirium.

Deux réactions après la lecture de ce paragraphe. Premièrement, il qualifie les affirmations selon lesquelles nous vivons dans une culture du viol comme de "l'hystérie" et du "délire". Jusqu'à date, il a entièrement raison. C'est effectivement complètement ridicule.

Deuxièmement, il dit se sentir concerné par cette question parce qu'il a une soeur et qu'il ne souhaite pas qu'elle soit violée... hum... et les autres femmes, tu t'en crisses? Il semblerait bien qu'on n'ait pas à faire ici à un parangon d'empathie. Si ça ne touche pas sa soeur, alors il ne se sent pas concerné. Ça fait dur en esti. Mais bon, continuons:

What I’ve gathered from the words of these future Pulitzer Prize winners is that women are not getting raped by violent offenders while taking a jog in the park or walking through a dark street—they are getting raped by men they already know, especially at college. 

Il a effectivement raison là-dessus. La plupart des cas de viols ne résultent pas d'attaques aléatoires dans des lieux publics. La victime et l'agresseur (ou l'agresseuse) se connaissent généralement. Je pense que toutes les études s'entendent sur ce point.

I learned that if a man and a woman both drink at a party and have sex, she was in all likelihood raped since she could not give full legal consent. This made me confused because a woman who drinks and has sex is not responsible for her actions, but if that same woman gets into a car and drives it into someone else, causing a loss of life, she would be prosecuted and sent to jail. I couldn’t find an explanation for this inconsistency.

Alors essentiellement, ce qu'il dit, c'est que si une femme saoule peut être tenue responsable de tuer quelqu'un en état d'ébriété, elle devrait aussi être tenue responsable des relations sexuelles qu'elle a quand elle est ivre.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que sa comparaison est très boiteuse.

Dans le cas de la conductrice qui tue quelqu'un, on est dans une situation assez simple. Madame s'est saoulée, a pris le volant et a causé la mort d'une personne innocente. Il n'y a pas d'autres concepts qui viennent brouiller la situation. Elle est responsable de ce qui est arrivé et mérite d'être punie.

Est-ce que cela signifie qu'il serait contradictoire que l'autre dame ne soit pas également tenue responsable d'avoir eu une relation sexuelle alors qu'elle était en état d'ébriété? Pas vraiment.

Premièrement, dans ce cas-là, notre hypothétique dame n'a causé du tort à personne. Elle n'a certainement pas tué qui que ce soit.

Deuxièmement, dans le cas de l'accident de voiture, personne n'a souhaité cette situation. C'est un accident. Tandis que dans le cas d'une personne qui abuse d'une fille saoule, il y a clairement intention de sa part. On ne baise pas accidentellement.

Troisièmement, une personne saoule est en position de vulnérabilité parce que, selon le niveau d'ébriété, elle ne réalise pas trop ce qu'elle fait. Dans ce contexte, il serait donc inacceptable que quiconque abuse de son état de quelque façon que ce soit, en ayant une relation sexuelle avec elle par exemple ou en lui faisant signer un chèque ou un contrat. Pas nécessaire d'avoir un sens de l'éthique très développé pour le comprendre. L'autre option serait de dire à quiconque prend un coup: tant pis pour toi, tu mérites ce qui t'est arrivé. Encore une fois, on voit bien que ce type n'est pas fort sur l'empathie.

Bref, l'exemple de ce blogueur est inadéquat parce qu'il compare une situation dans laquelle une personne saoule CAUSE la mort de quelqu'un à une autre situation où une personne saoule SUBIT une possible agression. Ça n'a donc rien à voir.

Toutefois, il passe tout près d'un point important et très intéressant, sans le soulever. Dans son exemple, la dame n'est pas la seule qui a bu, mais son partenaire sexuel également. Dans un cas comme celui-là, nos amies féministes affirment qu'il s'agit tout de même d'un viol puisque Madame était saoule et ne pouvait pas donner son consentement, disent-elles. Et le gars, lui? Son consentement n'a pas d'importance? Ne pourrait-il pas affirmer avoir été violé lui aussi? Ben non, comme le démontre clairement cette pub. C'est un cas patent de discrimination féministe. Ce n'est pas ce dont parle le blogueur et c'est bien dommage pour lui parce qu'il passe à côté d'une vraie perle.

Il me semble donc que dans le cas d'une personne qui profite de l'ébriété d'une autre personne pour avoir une relation sexuelle avec elle sans son consentement, il est légitime de parler de viol. Mais si les deux partenaires sont saouls, ce qui est bon pour l'un est bon pour l'autre. Si l'ébriété de la première l'exonère de toute responsabilité dans le geste, alors ce devrait être la même chose pour l'autre. C'est l'évidence même, mais apparemment pas pour les féministes.

Contrairement à elles également, je suis capable d'imaginer plusieurs circonstances atténuantes qui font que toutes les relations sexuelles où l'alcool est impliqué ne sont pas systématiquement des viols.

Mais bon, revenons à notre mouton:

I also read that men must be taught not to rape, which means that they are all born with the capability to rape and have zero instinct to know that taking a woman with violence is improper. Thankfully, a man only has to be told the phrase “rape is bad” at some point after puberty by an overweight feminist to definitively stop his future brutal and bloody rape career. It’s a miracle that more men have not raped their mothers, babysitters, and sisters before being taught in college that rape is actually not a good thing.

Entièrement d'accord avec lui ici. Le discours féministe diabolise les hommes et nous dépeint tous comme des violeurs potentiels, des bêtes sauvages qui doivent être domestiquées et à qui il faut APPRENDRE que violer est mal. J'en ai fait la démonstration à de maintes reprises sur ce blogue. Il est en plein dans le mille.

I knew from an early age that rape was bad, as was all forms of violence, not just against women but men as well. I also knew that killing, stealing, and having sexual interest in relatives was bad. I don’t remember if someone specifically taught me these rules, but I also don’t remember being taught that the sun rises and sets once a day, or that I will go splat if I jump off a tall building. I don’t know of a single man entering adulthood who thought that rape was good and had to be manually taught it was bad in order to stop him from raping, so when journalists and cultural commentators suggest that the best way to defeat rape culture is to teach men not to rape, I couldn’t possibly agree. I saw a different set of problems instead.

Toujours d'accord. Poursuivons donc notre lecture:

I saw women wholly unconcerned with their own safety and the character of men they developed intimate relationships with. I saw women who voluntarily numbed themselves with alcohol and other drugs in social settings before letting the direction of the night’s wind determine who they would follow into a private room. I saw women who, once feeling awkward, sad, or guilty for a sexual encounter they didn’t fully remember, call upon an authority figure to resolve the problem by locking up her previous night’s lover in prison or ejecting him from school.

Il commence à me perdre ici.

Est-ce que certaines personnes ont des comportements risqués qui les rendent vulnérables? Oui. Est-ce qu'une personne qui se saoule ou se gèle est responsable de l'état d'ébriété dans lequel elle se trouve? Absolument. Est-ce que cela donne le droit à une tierce personne de faire de qu'elle veut avec cette personne saoule? Bien sûr que non.

Si je ne verrouille pas la porte de ma maison, est-ce que cela signifie que n'importe qui a le droit d'y entrer sans ma permission et de venir se servir dans le frigo? C'est ridicule.

Il est important de faire comprendre aux jeunes que certains comportements sont risqués et les rendent vulnérables. Il est important de leur faire comprendre que malheureusement en ce bas monde, il existe des gens qui n'hésiteraient pas une seule seconde à leur faire du mal. Pas tout le monde est comme ça, mais ça existe.

Mais de là à dire que quiconque ignore les précautions élémentaires devient l'unique responsable de ce qui lui arrive, c'est vraiment exagéré.

Et encore une fois, il passe juste à côté d'un véritable problème sans y toucher. Présentement, des jeunes hommes sont accusés de viol sur nos campus universitaires (entre autres endroits) et ne bénéficient pas de la présomption d'innocence. Une simple allégation suffit pour justifier leur expulsion. Pourtant, il arrive que des femmes mentent, ça arrive même fréquemment. Et elles sont rarement punies pour leur diffamation. J'en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blogue. C'est totalement inacceptable.

By attempting to teach men not to rape, what we have actually done is teach women not to care about being raped, not to protect themselves from easily preventable acts, and not to take responsibility for their actions. 

Pas d'accord. D'après ce que j'observe, c'est tout le contraire. Le climat paranoïaque actuel fait en sorte que beaucoup de femmes se sentent constamment menacées et qu'elles voient des prédateurs partout. C'est tout le contraire de ce qu'il décrit.

At the same time, we don’t hesitate to blame men for bad things that happen to them (if right now you walked into a dangerous ghetto and got robbed, you would be called an idiot and no one would say “teach ghetto kids not to steal”). 

Non, non, non... si tu te fais voler dans un quartier malfamé, la police va intervenir. Ce n'est pas parce que tu es dans un coin dangereux que tu vas te faire répondre par le flic: "Tant pis pour toi, t'avais qu'à pas y aller." Voyons donc... il dit vraiment n'importe quoi, là.

It was obvious to me that the advice of our esteemed establishment writers and critics wasn’t stopping the problem, and since rape was already on the law books with severe penalties, additional laws or flyers posted on dormitory doors won’t stop this rape culture either.

Mais il n'y a pas de culture du viol, merde! Il n'y en a pas! C'est une vue de l'esprit! Le résultat d'un tripatouillage malhonnête de statistiques! Le viol n'est ni accepté, ni valorisé et ni toléré dans notre société! Certains de ses précédents propos semblaient indiquer qu'il comprenait cela, mais apparemment je me trompais.

I thought about this problem and am sure I have the solution: make rape legal if done on private property. I propose that we make the violent taking of a woman not punishable by law when done off public grounds.

L'article de La Presse disait donc vrai sur un point: il propose vraiment de rendre le viol légal lorsqu'il est commis sur une propriété privée.

Est-il nécessaire d'indiquer que c'est l'idée la plus imbécile qu'il soit possible de concevoir? Toutefois, contrairement à ce que laissait entendre l'article, le blogueur ne fait pas cette proposition parce qu'il est pro-viol. Je n'ai pas encore lu la suite de son texte, mais je devine que dans sa logique tordue, il affirmera que cette mesure aurait pour effet de mettre fin au viol qu'il ne considère pas souhaitable.

Cela étant dit, c'est complètement con et rien ne saurait justifier une telle mesure. Voyons voir quels arguments ridicules il va aller chercher pour appuyer son raisonnement...

The exception for public rape is aimed at those seedy and deranged men who randomly select their rape victims on alleys and jogging trails, but not as a mechanism to prevent those rapes, since the verdict is still out if punishment stops a committed criminal mind, but to have a way to keep them off the streets. For all other rapes, however, especially if done in a dwelling or on private property, any and all rape that happens should be completely legal.

Ce type délire complètement. Et il n'offre toujours pas la moindre justification à sa proposition débile.

Si je comprends bien, il laisse entendre qu'aucune mesure ne saurait arrêter les agresseurs qui sévissent en public et qui s'attaquent à des inconnues et que la seule solution dans ces cas-là est de les foutre en prison, c'est ça? OK, alors pourquoi est-ce que tout acte semblable, qui mérite pourtant bien une peine d'emprisonnement selon lui, deviendrait-il acceptable si il se produit dans une propriété privée? Il déconne, là...

If rape becomes legal under my proposal, a girl will protect her body in the same manner that she protects her purse and smartphone. If rape becomes legal, a girl will not enter an impaired state of mind where she can’t resist being dragged off to a bedroom with a man who she is unsure of—she’ll scream, yell, or kick at his attempt while bystanders are still around. If rape becomes legal, she will never be unchaperoned with a man she doesn’t want to sleep with. After several months of advertising this law throughout the land, rape would be virtually eliminated on the first day it is applied.

Non mais quel sombre crétin...

Quel délire imbécile. C'est comme si je disais que toute entrée par effraction dans une propriété privée devient légale si le propriétaire n'a pas verrouillée la porte d'entrée. Et j'affirme que, de cette façon, les gens vont prendre leur responsabilité, verrouiller leurs portes et les entrées par effraction vont cesser.

J'ai rarement vu une tentative plus stupide de faire porter tout le blâme à des victimes et à exonérer leurs tortionnaires.

C'est tellement con que je n'ai même pas envie de décortiquer davantage.

Je vais maintenant me concentrer sur autre chose que la validité de sa proposition qui est, de toute évidence, complètement débile.

Tentons maintenant de déterminer si nous avons à faire à un véritable misogyne ou à un parfait taré.

Without daddy government to protect her, a girl would absolutely not enter a private room with a man she doesn’t know or trust unless she is absolutely sure she is ready to sleep with him. 

Croit-il vraiment que les femmes qui acceptent d'accompagner un homme dans sa chambre se disent toutes: "Ce n'est pas grave s'il me viole, le gouvernement va venir à ma rescousse"? Non mais quelle tache de marde ce type...

Consent is now achieved when she passes underneath the room’s door frame, because she knows that that man can legally do anything he wants to her when it comes to sex. 

Une fois qu'elle passe la porte de la chambre à coucher, alors son partenaire peut lui faire tout ce qu'il veut? Aucun autre consentement n'est nécessaire et aucune protestation ou refus n'est valide?

OK, ça dépasse la connerie, là. Ce dingo-là est vraiment un misogyne. En refusant aux femmes le droit de s'objecter, de refuser ou de changer d'idée, il les réduit à l'état de jouets sexuels. Si ça n'est pas de la haine, alors je ne sais pas ce que c'est...

Bad encounters are sure to occur, but these can be learning experiences for the poorly trained woman so she can better identify in the future the type of good man who will treat her like the delicate flower that she believes she is. After only one such sour experience, she will actually want to get fully acquainted with a man for longer than two hours—perhaps even demanding to meet his parents—instead of letting a beer chug prevent her from making the correct decisions to protect her body.

Un viol est une expérience d'apprentissage? La prochaine fois, elle prendra le temps d'apprendre à connaître son partenaire? Clairement, une preuve supplémentaire que ce type est un misogyne. Il met ici en place des règles qui ne s'appliquent qu'aux femmes et pas aux hommes. Il fait d'elles les protectrices de leur vertu, en fin de compte. On se croirait dans les années 50! Non mais quel taré...

Sans parler du fait que ce petit phallocrate semble être convaincu, tout comme les féministes qu'il dénonce, que seul un homme peut violer une femme et que le contraire est impossible. C'est vraiment un ignare qui se fait aller la gueule à propos de sujets complexes auxquels il ne comprend à peu près rien.

The benefits of eradicating rape laws would extend to honest men who unfortunately now live in fear over imprisonment in the case the girl they had sex with had a blood alcohol level of 0.04 instead of 0.05 or some other arbitrary, untested,  and made-up value that may imply consent was not fully achieved. There is no more having to guess the interpretation of a woman’s mixed signals or to artificially amp up her base emotions with clownish banter. Because women will never enter a man’s apartment without accepting that sex will happen, he can escort her to his bedroom and romantically consummate a relationship after it was certain he proved himself to be a good and decent man the woman fully trusted. My proposal eliminates anxiety and unfair persecution for men while empowering women to make adult decisions about their bodies.

Au fond, ce type-là est le véritable anti-féministe, c'est-à-dire qu'il prend l'idéologie féministe, la vire à l'envers et dit exactement le contraire.

Les féministes voient du viol partout et décrivent pratiquement toute relation sexuelle comme un viol, à moins d'avoir pratiquement une permission signée par Madame à chaque étape de la relation. Elles rejettent du revers de la main et se moquent des souffrances masculines.

À l'autre opposé, on a ce con-là qui considère que rien ne devrait être criminalisé une fois que Madame a accepté d'entrer dans la chambre à coucher. Tout est correct, peu importe que ce soit contre son gré, brutal ou violent... et il se fiche absolument et dénigre les souffrances que subissent des femmes. Dans les deux cas, on nage en plein délire extrémiste sexiste.

Évidemment que les fausses accusations de viol dont sont l'objet de nombreux hommes sont répréhensibles et choquantes. Bien sûr que beaucoup d'hommes ont peur de fausses accusations ou encore que Madame décide de retirer son consentement le lendemain matin lorsque les premiers regrets se font sentir, ça arrive ça aussi. Mais la solution n'est certainement pas de légaliser le viol, tabarnak!

OK, il continue à délirer pendant deux paragraphes, mais j'en ai soupé. Le coeur me lève.

Mon verdict: ce type-là est véritablement un misogyne sexiste. Pour une fois, ce n'était pas du journalisme sensationnaliste.

Il est également complètement con, dénué de la moindre empathie et doté d'une pseudo-logique complètement tordue. Mais à mon avis, il est d'abord et avant tout un misogyne. Et probablement un psychopathe.

Je vois de la haine et du mépris dans ses propos. Pas vous?

La question finale, toutefois, est de savoir si cette haine est suffisamment évidente pour justifier qu'on l'empêche de s'exprimer. Doit-on le censurer au nom de la prévention du discours haineux? Ou serait-il préférable de le laisser s'exprimer et de répliquer à ces propos en démontant son argumentaire, comme je le fais ici?

Qu'en pensez-vous?

Et bien sûr, ce que vous jugerez approprié dans le cas de ce type doit également s'appliquer dans le cas de féministes radicales qui tiennent des propos haineux à l'égard des hommes. Il faut être consistant, c'est ÇA l'égalité.



2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis absolument d'accord. Je pense que la meilleure défense est quasiment de le laisser s'exprimer. Les gens ne sont pas des imbéciles et un raisonnement illogique ne tiendra pas la route longtemps. En plus,ce qui est bien dommage pour lui c'est qu'il croit réellement dévouer sa vie à une bonne cause, celle d'aider les hommes, alors qu'il lui nuit. C'est le problème de cet homme là et d'autres comme lui qu'on retrouve sur le net. Bien sûr que la société devrait davantage se préoccuper de nos garçons comme de nos filles, mais alors que les féministes se sont autrefois ( je dis bien autrefois car c'est vrai qu'il y a parfois exagération) organisées et on revendiqué,de mauvais masculinistes comme lui agissent comme de véritables terroristes et sabotent la cause. Que pense-t'il? Qu'il n'a qu'à dire lets go et tous les hommes sortiront dans la rue dans une révolution? Non, leur blondes leur diront de rentrer et il retourneront chez eux lol (ceci est une blague) Je me sens mal de porter un tel jugement mais j'ai de la misère à m'enlever l'image d'un frustré par l'amour et la séduction, qui élabore ses théories entre 2 pornos. Désolée de mes propos.

Prof Solitaire a dit…

Aucune raison d'être désolée, en ce qui me concerne, tu ne planteras jamais assez ce type-là. Après avoir lu plusieurs de ses textes, je suis tellement dégoûté que je suis prêt à croire le pire en ce qui le concerne.

Pour ce qui est du commentaire à propos des blondes qui diront à leur chum de rentrer, encore une fois, pas besoin d'être désolée. Je pense que tu énonces malheureusement quelque chose qui est bien réel et qui est démontré dans plusieurs études. Les femmes sont généralement plus contrôlantes que les hommes. Ça me paraît évident.

Féministes, masculinistes... j'ai hâte qu'on commence à parler d'humanistes, de gens qui s'insurgent contre toutes les inégalités et toutes les discriminations.

Ça me semble pourtant tellement évident.

Merci de ton commentaire!