4 août 2015

STONEHENGE de Corbeyran et Pinson


Première scène. Une nuit d'été nuageuse de clair de lune. Des figures druidiques sont rassemblées pour un rituel. Les vieillards sont interrompus par des guerriers nus, colossaux et puissants aux visages et torses peints. Les druides sont massacrés et les attaquants s'emparent d'une pierre sacrée. Le lendemain matin, le soleil se lève sur une scène de désolation. Les corbeaux se repaissent des cadavres au coeur de l'ancien sanctuaire.

Quelques siècles plus tard, en l'an 446, dans un monastère du sud de la Grande-Bretagne, un jeune moine tente de traduire secrètement un ancien manuscrit celtique afin de localiser la fameuse pierre sacrée. Mais l'arrivée d'un puissant seigneur, envoyé par le pape pour mettre fin aux pratiques hérétiques, vient mettre un terme à ses travaux. Le monastère est fouillé, le manuscrit confisqué et le jeune moine mis aux fers. Un de ses compagnons, qui n'est pas qui il prétend être, vient finalement à son secours et les deux s'enfuient en mettant les voiles pour l'Irlande.

Comme premier tome, je dois dire que le scénario est un peu ennuyeux. Les dialogues sont longs et laborieux et le développement des personnages pas particulièrement intriguant. Disons que j'ai vu venir la supposée révélation-choc dès les premières pages.

Toutefois, le scénario assez ordinaire est illustré de façon tout simplement sublime par Ugo Pinson. Les planches, entièrement peintes, sont de véritables chefs-d'oeuvre renversants. Avec un scénario plus solide, on serait face à une oeuvre majeure. Mais bon, ce n'est que le premier tome, peut-être que le second sera meilleur...