12 septembre 2015

BOY'S LIFE COMICS #1 (1957)‏


La fin de semaine dernière, nous revenions de faire des commissions et en apercevant une grosse vente de garage, ma femme et mes gars m'ont demandé d'arrêter. Comme je ne voulais pas rester dans l'auto à cuire comme un con, je suis allé y jeter un coup d'oeil aussi, sans m'attendre à y découvrir quoi que ce soit d'intéressant. Mais finalement, j'ai été agréablement surpris lorsque, sur une table, j'ai aperçu un vieux comic-book que le vent menaçait de projeter au sol. J'ai mis la main dessus pour une bouchée de pain.

Le comic en question s'intitule THE BEST FROM BOY'S LIFE COMICS et a été publié en 1957. Il s'agit en fait d'un recueil de bandes dessinées qui avaient précédemment été publiées depuis 1952 dans les pages de BOY'S LIFE, un magazine de scoutisme. Il est vraiment dans un état pitoyable. La couverture est arrachée, mais toujours là. Les pages sont jaunies et gondolent à cause de décennies probablement passées dans une cave, mais il n'en manque aucune. Même les broches qui maintiennent le tout ensemble ont commencé à rouiller, créant de grandes taches sombres sur le papier. Et je ne vous parle pas de l'odeur! ;-)

Mais malgré tout, j'ai eu un plaisir fou à lire ça. J'y ai découvert un paquet de BD et de bédéistes dont je n'avais jamais entendu parler de ma vie. Mais plus que ça, il s'agissait pour moi d'une espèce de voyage dans le temps. Cet objet a été vendu 16 ans avant ma naissance et il s'agit d'un coup d'oeil tout simplement fascinant dans une époque révolue, celle de l'enfance des hommes de la génération de mon père. Il constitue un cliché du Zeitgeist de cette époque et de tout ce qui peuplait l'univers et la culture des jeunes des années 50. Il est également extraordinaire de voir à quel point notre société a progressé depuis cette époque pourtant pas si lointaine et comment plusieurs des stéréotypes véhiculés tout à fait innocemment dans ces anciennes pages seraient complètement inimaginables dans nos publications contemporaines.

La première BD que l'on découvre en ouvrant le recueil est celle de Pee Wee Harris, un jeune scout plus enthousiaste que compétent qui est toujours le premier à se porter volontaire pour les missions "périlleuses". Dans la première histoire, il s'engage à escorter un vieux wagon de train qui est offert aux scouts pour leur servir de lieu de rencontre. Trois garçons dorment à bord du wagon pendant le transit mais, à leur réveil, ils s'aperçoivent qu'ils ont été abandonnés au milieu de nulle part. Leurs efforts pour faire des signaux de fumée attirent l'attention d'une troupe de scouts féminins qui leur vient en aide. Mais ces filles, remplies de bonnes intentions, décident alors de "soigner" nos trois héros, bien que ceux-ci ne soient pas blessés, afin de pratiquer leurs techniques de premiers soins. Elles les emballent, leur font des plâtres, prennent leur température, etc. Les trois garons profitent d'un moment d'inattention pour s'échapper de ces "female first aid fanatics".


La BD est très réussie, amusante et drôle. Toutefois, ce type de blagues ne manquerait pas de provoquer l'indignation de nombreuses lectrices modernes. La représentation des filles serait sans doute qualifiée de sexiste. Une blague en particulier ferait exploser des têtes: une fille un peu plus ronde que les autres immobilise Pee Wee en s'assoyant sur lui pendant que ses camarades sont placés à bord d'un voiture hatchback qui fait office d'ambulance de fortune. J'entends d'ici les hurlements indignés de "fat shaming". Mais voilà, dans ce temps-là, on reconnaissait encore qu'une blague, ben... c'est juste une blague!


Les dessins et le scénario de Pee Wee Harris sont signés Percy K. Fitzhugh, un cartoonist né en 1876 et qui était déjà décédé depuis 7 ans lors de la publication de ce recueil. Ses dessins sont sympathiques et dynamiques. Ils ne sont pas sans rappeler les premiers comics de Archie.

La seconde BD, intitulée Space Conquerors, est parfaitement typique de ce qui se faisait en terme de SF dans la première moitié du XXe siècle aux USA. Elle raconte l'arrivée des premiers astronautes terriens sur la planète Mars. Lorsque la fusée (aux allures de missile balistique) se pose sur le sol de la planète, nos valeureux héros débarquent, armés de leurs "fusils atomiques" et de leurs appareils de détection à transistors. Hilarant. Ils déterminent que le niveau d'oxygène de l'atmosphère martienne est "bas", mais qu'il est tout de même possible d'y respirer. Tout le monde s'empresse donc de retirer son casque.


Les premières cases nous montrent une Mars rocheuse et désertique aux teintes d'orangé, de brun et de rose. J'étais étonné de constater que le dessinateur semblait être plutôt dans le mille! Mais dès la deuxième planche, les personnages se rendent dans une vallée verdoyante dans laquelle ils sont promptement attaqués par des plantes grimpantes assoiffées. Ils découvrent ensuite un étrange édifice d'origine extra-terrestre aux allures de cloche à gâteau. En y pénétrant, ils rencontrent un Martien, évidemment. Le petit bonhomme rouge est affublé d'un visage qui rappelle le tiki grimaçant des Polynésiens et porte un habit semblable à celui d'un groom d'hôtel. Il explique aux humains qu'ils ne sont pas les bienvenus sur Mars et qu'ils doivent quitter sur-le-champ. La plupart des membres de l'expédition refusent de respecter cet ultimatum et ils sont promptement attaqués par un flotte de soucoupes volantes robotisées. Le combat s'engage et les Terriens le remportent. Les vainqueurs, magnanimes, choisissent de négocier la reddition des Martiens et ces derniers acceptent "des échanges culturels" qui seront bénéfiques aux deux races.


Cette BD est fascinante pour un paquet de raisons. Elle constitue un aperçu captivant d'une glorieuse culture américaine à son apogée, encore dopée de ses victoires dans les deux guerres mondiales, au seuil de l'âge de l'exploration spatiale et pour qui rien ne semble trop ambitieux ou impossible. Les astronautes américains de la BD sont braves, forts, belliqueux et invincibles. Rien ne peut les arrêter. Il faut se rappeler que les Américains de cette époque n'ont pas encore connu la défaite du Vietnam et le mouvement pacifiste des années 60. Cette BD véhicule cet idéalisme et ce sentiment d'invincibilité encore intacts. Si la guerre contre les Martiens est finalement vue comme une erreur, elle mène néanmoins à un dénouement avantageux et les conséquences destructrices de l'affrontement militaire ne sont pas abordées. Bref, l'aspect éthique de la guerre est plutôt absent, ce qui reflète une fois de plus le Zeitgeist de l'époque.

Le scénario et les dessins sont signés Al Stenzel. Ses planches sont intéressantes, bien que les dessins soient généralement assez statiques. Je soupçonne que ses crayonnés devaient être plus réussis que le produit final et que cet artiste aurait sans doute bénéficié de travailler avec un bon encreur.

Évidemment, un magazine de scoutisme des années 50 ne serait pas complet sans quelques BD inspirées de récits bibliques. Ce numéro en compte plusieurs. La première raconte l'histoire de David contre Goliath. Les dessins ne sont pas signés, mais je dois dire qu'ils sont vraiment très réussis. Le style détaillé et dynamique n'est pas sans rappeler les planches que des gars comme Don Heck ou Gene Colan créeront pour les premiers comics de Marvel quelques années plus tard. Le second récit biblique, également très réussi, raconte la parabole du bon Samaritain.


Quelques BD sont dédiées aux exploits de jeunes scouts. Il s'agit essentiellement de courts récits qui célèbrent la bravoure de membres du mouvement qui sont venus en aide à des gens en difficulté. La première, signée Alsten (un pseudonyme utilisé par Al Stenzel), parle d'un garçon qui a secouru des gens lors du passage d'une tornade au Massachusetts (d'où l'illustration de la couverture). Cette petite BD ne comporte aucun phylactère et est uniquement constituée de textes de narration assez touffus et d'illustrations. Le second, signé Stan Pashko et John Sink, contient quelques dialogues et raconte le sauvetage de deux jeunes qui se noyaient pas un jeune scout de l'Idaho. La dernière, qui n'est pas signée, nous présente un scout du Wisconsin qui a secouru un voisin qui avait été blessé lorsqu'une vitre s'est brisée et lui a coupé le bras. Ces petites BD devaient être des plus inspirantes pour les jeunes lecteurs de l'époque!


Si les jeunes qui grandissent de nos jours adulent les super-héros, les garçons des années 50 adoraient plutôt les histoires de cowboys. Naturellement, le magazine contient donc une BD western intitulée "Old Timer Tales of Kit Carson" qui raconte les exploits d'un cowboy intrépide et de son allié, un colonel de cavalerie appelé Fremont. Dans le premier récit, nos deux héros et quelques soldats affrontent les guerriers d'une tribu klamath. L'affrontement vise à mettre fin aux raids des Klamaths sur les caravanes qui passent dans la région. Les Blancs sont victorieux, évidemment, et encore une fois, les conséquences de la guerre ne sont pas adressées. Pas de sang, pas de cadavres. Il est ironique de voir une BD qui glorifie un combat et qui, en même temps, censure la violence. Dans une case, le colonel Fremont transperce un Klamath de son épée, mais la position de son cheval nous cache la scène. On n'aperçoit que le bas du corps de l'Amérindien. Dans une autre case, Kit Carson atteint un Klamath d'une balle de carabine, mais ce dernier n'est qu'une silhouette lointaine à l'horizon. Encore une fois, l'aspect éthique est complètement absent, tout comme la notion que ce territoire appartient aux Klamaths depuis des générations.


On a ensuite droit à une BD au style cartoon humoristique très différent de celui des bandes dessinées qui le précèdent dans ce recueil. Elle raconte les aventures de Rocky Stoneaxe, un petit garçon polisson et désobéissant qui vit dans la préhistoire. Les personnages secondaires sont l'ermite, un barbu un peu grincheux et rempli de sagesse que Rocky s'emploie à ignorer, et une fillette appelée Minnie. Dans le premier récit, l'ermite explique à Rocky qu'il est le résultat de l'évolution de poissons qui vivaient il y a des millions d'années. Évidemment, Rocky n'en croit rien. Je dois d'ailleurs dire que j'ai été étonné de voir l'évolution mentionnée dans une publication aussi ouvertement traditionaliste et chrétienne. Rocky s'empresse de tourner les propos de l'ermite en dérision avant d'aller à la pêche. Il s'endort dans son bateau et demeure donc complètement ignorant de tout les événements extraordinaires qui se déroulent autour de lui (combats de dinosaures, tornades, etc.) À son réveil, rien n'a mordu et Rocky se plaint que "nothing ever happens when I go fishing!"


Dans une autre histoire de Rocky, je me suis retrouvé face à une blague qui serait tout simplement inimaginable en 2015 aux États-Unis: une joke de "black face"! En effet, Rocky se fait asperger d'encre par une pieuvre et il est tout noir, sauf pour de grosses lèvres blanches. Ce type de blagues était très fréquent dans la culture américaine de l'époque et est maintenant considéré profondément raciste et offensant. Il est donc tout à fait étonnant pour un lecteur moderne de tomber là-dessus, surtout dans un contexte d'humour bon enfant et innocent. Tout à fait fascinant de voir comment les mentalités ont évolué depuis. On a un véritable choc culturel en lisant un vieux comic-book comme celui-là.


Une autre BD, intitulée "Faith of his Fathers", m'a étonné parce qu'il ne s'agissait pas du tout de ce à quoi je m'attendais. Le titre, qui signifie "la foi de nos pères", est traversé des rayons d'un soleil levant et laisse anticiper un intense morceau de propagande chrétienne. Et pourtant, le coeur du récit est plutôt l'acceptation des croyances catholiques et juives au sein du scoutisme. Évidemment, on tombe assez rapidement dans la propagande ronronnante des hommes religieux qui sont tous si admirables et extraordinaires. On nous raconte l'histoire des quatre aumôniers qui, en 1945, auraient sacrifié leurs vies pour les soldats et auraient péri en priant, bras dessus bras dessous. Vérification faite, il semblerait que le récit soit inspiré de faits véridiques, mais qui se seraient déroulés deux ans plus tôt. De là à savoir si les détails rapportés sont vrais ou romancés, allez donc savoir. Bref, cette BD est efficace et réussit à nous faire croire à cette version idéalisée des leaders religieux. Les dessins de gentils pasteurs souriants y sont certainement pour quelque chose. Bref, c'est clairement une pièce de propagande, mais beaucoup moins épaisse que ce que le titre laissait entrevoir.


Après les aventures de Rocky Stoneaxe, on a droit à une seconde BD dessinée dans un style très cartoony et humoristique. Les gags et les dessins ne sont pas sans rappeler Dennis the Menace et je ne serais pas surpris d'apprendre qu'ils s'en inspiraient directement. La BD raconte les aventures de deux jumeaux espiègles, The Tracy Twins: Dicky & Nicky. Dans la première histoire, les deux garnements demandent à un voisin s'il n'aurait pas de vieux meubles à leur donner pour leur "den" (leur tanière). Le voisin leur répond qu'il a plusieurs vieux meubles dans sa grange et qu'ils peuvent se servir. En tentant de les déménager, un vieux meuble antique est anéanti en tombant du haut de la grange, au grand désespoir de la femme du fermier. Mais cette dernière s'en remet rapidement en réalisant que le vieux meuble, maintenant en pièces, contenait une cache de vieux bijoux précieux. Dans la dernière case, les potes des jumeaux s'extasient devant une belle commode toute neuve offerte par le fermier. Lorsqu'ils leur demandent ce qu'ils ont bien pu faire pour mériter un tel cadeau, les jumeaux répondent: "Oh we just sorta.. crashed in on him!" 



Dans la deuxième histoire, les jumeaux pénètrent dans une vieille mansarde réputée hantée et y débusquent un criminel recherché par la police. Ils arrivent à le maîtriser et reçoivent les remerciements des policiers. Dans la troisième histoire, les jumeaux et leurs copains collectent des jouets usagés dans le voisinage dans le but de les réparer et de les distribuer aux enfants pauvres pour Noël. Mais, trop occupés à jouer avec tous ces joujoux, ils réalisent la veille de Noël qu'ils ne pourront jamais tout réparer à temps! Ce sont donc les papas de la joyeuse troupe qui viennent à la rescousse.

Ces petites BD sont vraiment très réussies, charmantes et amusantes. Le suspense créé par les gaffes de Nicky et Dicky met la table pour des punchlines amusants et réconfortants. On est vraiment face à quelque chose de très bonne qualité et j'avais du mal à croire qu'un créateur aussi talentueux puisse être un parfait inconnu. Le nom du bédéiste n'est pas mentionné, mais une petite recherche m'a permis d'établir qu'il s'agit de Dik Browne qui est nul autre que le créateur du Viking bien connu des comic-strips journaliers: Hägar the Horrible. Je me disais bien aussi.

La dernière BD du recueil, intitulée "KAM", est plutôt rédemptrice pour quiconque a grimacé en voyant les massacres insensibles d'Amérindiens dans la précédente BD de Kit Carson. Elle raconte l'histoire de Kam, un jeune Anasazi qui vit des jours paisibles avec son peuple, avant l'arrivée des Européens. La BD est informative à propos du mode de vie des Amérindiens et nous offre un portrait humain et attachant des premiers habitants du continent. Dans cet épisode, Kam va à la chasse avec son père. Pendant leur expédition, le père invente une nouvelle arme de chasse: l'atlatl (propulseur à crochet).


Bref, je dois dire que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce recueil, comme vous le devinez sans doute en lisant ceci. Et si on ne peut que se réjouir des progrès sociaux accomplis depuis cette époque, il faut bien admettre qu'on ressent tout de même une petite pointe de mélancolie pour cette vision idéalisée d'une époque où, avec le recul, tout semblait plus simple...



4 commentaires:

fylouz a dit…

L'univers tel que dépeint par "Space Conquerors" semble effectivement à la fois réaliste et typique de la mentalité de l'époque. Tu décris la fusée comme ayant des "allures de missile balistique", mais il faut se souvenir que les premières fusées, lancées par les Soviétiques à l'époque étaient effectivement des missiles balistiques ! Les astronautes sont équipés de "fusils atomiques". Effectivement, l'énergie atomique a encore l'allure d'une merveilleuse nouveauté (j'imagine que c'est le système de propulsion envisagée par l'auteur, ici). Il me semble avoir lu que des designers US envisageaient jusque dans les années 60 la production d'automobiles à propulsion nucléaire. Ensuite, l'attaque des plantes grimpantes renvoie à la croyance encore présente à l'époque (voir les "Chroniques Martiennes" de Bradbury) en Mars, planète désertique parsemée d'immenses canaux construits par ses habitants dans le but de lutter contre la sécheresse. Par ailleurs, la réaction des Martiens à l'apparition des Terriens me fait penser à celle typiquement US dite "Get out of my property". L'auteur a-t'il pensé à l'arrivée du Commodore Perry au Japon un siècle plus tôt ?

http://www.herodote.net/8_juillet_1853-evenement-18530708.php

Enfin, la promptitude des explorateurs a enlever leur casque se retrouve dans de nombreux films de science-fiction jusqu'à nos jours, aussi étrange et irresponsable que cela paraisse. La contamination par des organismes étrangers dans un sens ou dans l'autre est une perspective encore toute nouvelle. Je gage enfin que l'équipe d'intrépides explorateurs est composée à 100% de mâles de race blanche.

Ensuite, ta description de "Dicky & Nicky" m'a fait penser à une version édulcorée des "Katzenjammers kids", eux-mêmes héritiers de "Max und Moritz" de Wilhelm Busch.

Je dois dire que "Kam" et "Rocky Stonehouse" m'ont intrigué aussi. Il faut croire que par certains cotés, l'époque était moins obscurantiste qu'on ne l'aurait cru.


Prof Solitaire a dit…

Comme d'habitude, voilà un commentaire tout à fait juste mon jeune padawan. Je constate également que tu as une nouvelle image de profil, c'est bien! :-) Ton Père Noël ne donnait des cauchemars...

Tu connais vraiment tes années 50! Je n'avais pas pensé à Bradbury et aux Katzenjammer kids, il y a fort probablement une influence...

Pour ce qui est du Commodore Perry, je ne connaissais même pas l'anecdote mais il ne fait aucun doute qu'il devait être très présent dans l'imaginaire collectif des gens de l'époque. Bien vu!

fylouz a dit…

Il me vient à l'esprit que j'aurais pu conditionner mon changement d'image au visionnement de STARSHIP TROOPERS ! Mais il n'est pas encore trop tard...

Prof Solitaire a dit…

Première leçon de tout bon pédagogue: il faut savoir suggérer subtilement et planter l'idée doucement sans trop insister, sans quoi l'étudiant se rebute! ;-)