9 septembre 2015

Ils se fichent de ta liberté et de ta dignité!

La religion s'est opposée au droit de vote des femmes. Elle a perdu. Elle s'est opposée à la laïcité des institutions d'éducation et de santé. Elle a perdu. Elle s'est opposée à l'avortement. Elle a perdu. Elle s'est opposée au mariage homosexuel. Elle a perdu.

Vous croyez qu'elle a appris sa leçon? Vous croyez qu'elle s'est rendue compte que, loin d'être le parangon de moralité qu'elle prétend être, elle défend plutôt des position profondément immorale, discriminatoire et haineuse?

Ha! Aucune chance...

Son nouveau combat? Le droit de mourir avec un peu de dignité.

Dans une société démocratique libre, toute personne devrait avoir le droit inaliénable de jouir de sa vie comme bon lui semble, dans le respect des autres. Elle devrait également avoir le droit d'en disposer comme bon lui semble. Une personne atteinte d'un maladie incurable devrait avoir le droit de recevoir l'assistance nécessaire afin d'abréger ou même d'éviter complètement souffrance et déchéance en mettant fin à sa vie au moment de son choix. C'est ça la liberté.

Liberté? Liberté? Ouache! Évidemment, les religions s'y opposent. Elles s'y opposent au Québec et partout en Occident, comme par exemple au Royaume-Uni:

L'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef de file de la religion anglicane, et les dirigeants des autres groupes religieux de Grande-Bretagne ont averti dimanche qu'«un Rubicon éthique» serait franchi si le parlement votait une loi sur le droit à mourir pour les malades en phase terminale.

Un Rubicon éthique? On va leur accorder ça: ils ont le tour avec les mots! Il faut dire qu'après 2000 ans de manipulation, de mensonge et d'escroquerie, on acquiert inévitablement un certain talent oratoire.

Dans une lettre envoyée à tous les députés de la chambre des Communes, l'archevêque de Canterbury et les représentants des communautés catholique, orthodoxe, juive, musulmane et sikh de Grande-Bretagne ont appelé les législateurs à refuser le projet de loi sur la mort assistée, qui sera débattu au parlement vendredi.

Oui, quand il s'agit d'attaquer vos libertés, toutes les religions sont soeurs! Elles sont unies, bras dessus, bras dessous, contre vos intérêts! On peut toujours compter sur elles pour collaborer dans l'harmonie la plus totale, dans ces cas-là!

Cette loi permettrait à des malades qui auraient moins de six mois à vivre de recevoir une dose de médicaments mortelle. Selon ces responsables religieux, ce projet de loi risquerait de miner le respect de l'éthique et de la vie humaine qui sont à la base du code moral et du système légal britannique.

Miner le respect et l'éthique?

Comment ces gens OSENT-ILS venir nous parler d'éthique dans ce contexte? Ceux-là même qui veulent nous priver d'une porte de sortie, qui veulent qu'on soit tous forcés de crever à petit feu, pendant des semaines, des mois ou des années, dans des souffrances parfois atroces et subir la déchéance totale du corps et de l'esprit jusqu'à ce qu'on crève, à bout de force, dans notre merde, notre pisse, nos vomissures et notre morve, réduit à l'état de cadavre avant son heure qui s'étouffe dans un dernier souffle rauque, littéralement à bout de force?

Vous avez déjà vu des gens crever d'Alzheimer? Du cancer du cerveau? De la sclérose en plaques? Moi oui. Si j'apprenais que j'étais atteint d'une de ces maladies abominables et que j'étais condamné à une longue torture physique et psychologique au bout de laquelle je ne serais plus l'ombre de moi-même, je choisirais de mettre fin à mes jours sans hésiter une seule seconde. Pourquoi faire subir une telle horreur à mes proches et à moi-même quand une petite pilule pourrait écourter le cauchemar et me permettre de quitter ce monde au moment de mon choix et dans le confort?

Mais non, les religions NE VEULENT PAS qu'on ait ce droit. Elles veulent qu'on crève à petit feu, lentement et inexorablement, jusqu'à notre mort "naturelle". Pour trouver plus psychopathe et sadique que ça, il faudrait chercher dans les prisons fédérales qui contiennent les pires fous furieux.

Et tout ça pourquoi? Parce que leur ami invisible dans le ciel ne serait pas content! Leur ami invisible dans le ciel aime bien vous torturer et vous faire crever quand bon lui semble, vous voyez? Comme un enfant qui s'amuse à arracher les pattes d'une sauterelle ou à incinérer des fourmis avec une loupe. Si on lui enlevait ce privilège, il serait vraiment furieux. Et il est vraiment très important pour ces débiles que leur ami invisible dans le ciel ne se fâche pas. Il pourrait décider de tous nous noyer dans un déluge ou nous changer en statues de sel ou un truc du genre... ce ne serait pas la première fois, vous savez!

On nage en plein délire. Comment peut-on encore accorder la moindre crédibilité à ces tarés en 2015?

«Ce respect pour la vie des autres, qui est au coeur de notre système pénal et de nos lois sur les droits de la personne, ne devrait pas être abandonné», déclare la lettre publiée dans l'hebdomadaire britannique The Observer.

Si tu respecte MA vie, connard, alors pourquoi ne respectes-tu pas le fait qu'elle M'APPARTIENT? Que j'ai le droit d'en disposer à ma guise? En quoi le fait de me DICTER quoi faire, de M'INTERDIRE d'écourter mes souffrances et de RESTREINDRE ma liberté constitue-t-il une marque de "respect"?

«Pour nous, bien que mettre fin à sa vie ne soit pas un crime en Grande-Bretagne, un suicide est une tragédie et nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'éviter. Ce projet de loi reviendrait non seulement à légitimer le suicide, mais à l'encourager».

Quel raisonnement stupide.

Le suicide est une tragédie? Et crever à petit feu d'une maladie incurable, c'est pas une tragédie ça?

Il faut tout faire pour l'éviter? Pourquoi? Pour avoir le "privilège" de souffrir et de crever comme des chiens, à petit feu, pendant des mois interminables?

Ça reviendrait à encourager le suicide? Non mais vous êtes vraiment aussi cons ou juste extraordinairement malhonnêtes? On parle de gens qui sont atteints de maladie incurable, merde! Pas de tout le monde! Comment peut-on avancer un argument aussi inepte? Ce serait comme dire qu'il ne faut pas administrer de morphine à des patients en phase terminale pour alléger leurs souffrances parce que cela constituerait un encouragement de la consommation de drogue dans la société! Quel argument pitoyable...

Hé! Les religions! J'ai une idée! Dites donc aux pauvres ignares qui vous croient encore de ne pas avoir recours au suicide assisté. Dites-leur que c'est mal et qu'ils doivent s'assurer de crever à petit feu jusqu'à temps que leur corps décimé flanche par lui-même. Dites-leur que leur ami invisible dans le ciel sera content s'ils agissent ainsi! Dites-leur! S'ils sont assez cons pour vous croire, tant pis pour eux!

C'est de ÇA qu'il est question ici, de LIBERTÉ DE CHOIX! À chacun de choisir sa porte de sortie! Je n'essaie pas d'imposer mon choix aux illuminés religieux, je demande simplement qu'ils fassent de même, qu'ils arrêtent de m'imposer leurs dogmes arriérés et qu'ils me laissent être libre!

Je ne crois pas à vos conneries et je ne vous reconnais AUCUNE autorité. Ni morale, ni légale et certainement pas éthique! Alors arrêtez d'essayer d'imposer vos conneries au reste de la société! Foutez-nous la paix!

Si seulement il ne s'agissait que des fanatiques religieux qui déconnaient, ce serait déjà ça! Mais non! Au Québec, on a même des professionnels de la santé qui se joignent à la jolie parade des cons:

Même si l'aide médicale à mourir est consacrée par une loi dont les effets deviendront bien concrets entre le 10 et le 15 décembre, de nombreux établissements spécialisés en soins palliatifs refuseront de l'offrir à leur clientèle. Les 29 maisons de soins palliatifs du Québec se sont toutes prévalues de la possibilité de retrait prévue dans la loi pour leurs établissements. Et l'un des plus importants services de soins palliatifs en milieu hospitalier, celui du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), leur emboîtera le pas: les médecins du département n'offriront pas le service à leurs patients.

Pourquoi? Comment peuvent-ils justifier une pareille décision?

«Considérant bien des éléments et le contexte, la totalité des maisons de soins palliatifs n'offrira pas l'aide médicale à mourir», indique Élise Rheault, directrice de la maison l'Albatros de Trois-Rivières, qui était jusqu'à tout récemment membre du conseil d'administration de l'Alliance des maisons de soins palliatifs.

Bien des éléments? Lesquels? Et quel contexte? De quoi parlez-vous, merde! Comment pouvez-vous prendre une telle décision sans la justifier? Comment les journalistes vous laissent-ils vous en tirer comme ça?

«L'euthanasie n'est pas un soin et encore moins un soin palliatif. Ça ne fait pas partie de notre mandat», résume le Dr Michel L'Heureux, directeur général de la maison Michel-Sarrazin de Québec.

Ben change-le ton esti de mandat, connard! J'aimerais ça le voir expliquer ça à un agonisant, moi: "Désolé Monsieur Gendron, je sais que vous souffrez le martyr présentement, que vos proches sont anéantis et traumatisés de vous voir dans un tel état et que vous en avec encore pour plusieurs jours de torture avant que votre coeur se décide finalement à lâcher, mais on ne peut pas abréger votre cauchemar. Ce n'est pas dans notre mandat, vous savez? Et le mandat, c'est le mandat. C'est bien plus important que votre liberté ou que votre dignité, ça, le mandat! Alors bonne chance pour la suite des choses, Monsieur Gendron! Lâchez pas, mon champion! Et vive le mandat!"

Le patient sera averti dès son admission que la maison n'offre pas ce service, souligne Mme Rheault. «On a déjà préparé le texte, qui sera sur notre site internet et aussi dans la brochure remise à tous à l'admission», ajoute Michel L'Heureux.

"Ouvrez les yeux, Monsieur Gendron... arrêter de vomir un instant et regardez la brochure, juste là. C'est écrit noir sur blanc, Monsieur Gendron. Ah, merde, il a dégobillé sur mes chaussures... pourrait pas mourir avec un peu de dignité ce vieux con?"

Et si jamais un patient hébergé changeait d'avis? «C'est sûr que ça va arriver. On espère que ça va arriver le moins possible, dit le Dr L'Heureux. On va respecter son choix, on ne l'empêchera pas de recevoir ça, mais ça ne se fera pas dans nos murs. Le patient va devoir être transféré dans un hôpital.»

Quelle magnanimité! Ils vont RESPECTER son choix! On ne va PAS L'EMPÊCHER! Mais il va devoir se faire transférer ailleurs. Qu'il aille crever dans un autre édifice que le nôtre. Nous, on ne veut que des morts naturelles, douloureuses et pénibles ici! Non mais, sans blagues! Vous nous prenez pour qui? Des êtres humains dotés de compassion? Ha!

Alors, on n'a qu'à se faire transférer dans un hôpital, me direz-vous? Ben non, figurez-vous donc qu'ils sont aussi tarés dans les hôpitaux:

Le scénario est le même au service des soins palliatifs du CHUM. Les médecins ont voté lors de l'adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie: ils se sont tous prononcés contre l'application de ce nouveau service dans leur département, qui accueille 1800 patients en phase terminale chaque année. «Tout le monde était contre, c'était unanime. C'était prévisible compte tenu des mémoires qui ont été déposés en commission», souligne le Dr Serge Daneault, qui oeuvre dans ce service.

UNANIME! C'est ahurissant. Je n'en reviens tout simplement pas. Comment des gens qui côtoient la souffrance et la mort aussi intimement dans leur métier de tous les jours peuvent-ils être aussi cruels, insensibles et monstrueux? Ça dépasse l'entendement. On entend parfois des blagues qui disent que les médecins sont beaucoup plus préoccupés par leur swing de golf que par leurs patients, mais là ce n'est plus drôle, merde!

Et ce n'est pas seulement le CHUM:

D'autres services de soins palliatifs, comme celui du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), évaluent également la possibilité de refuser d'administrer le service aux patients. «Le CUSM a formé un comité pour évaluer cette question, ce qui inclut les gens du soin palliatif. C'est le comité qui va décider», dit Elizabeth McPhedran, porte-parole du CUSM.

Mais rassurez-vous il y a tout de même quelques endroits où le personnel a conservé suffisamment d'humanité pour agir correctement:

Aux soins palliatifs de Maisonneuve-Rosemont et Santa Cabrini, on offrira l'aide médicale à mourir. «L'obligation qu'on a, c'est d'offrir le service. Il faut le faire avec les humains qui sont là, aussi», dit le Dr André Luyet, directeur des services professionnels au CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal. Selon lui, les changements sont plutôt vus comme «enthousiasmants» par le personnel.

Et contrairement à plusieurs de ses membres, le président du Conseil des médecins semble avoir également une tête sur les épaules:

«Je comprends que certains médecins de soins palliatifs refuseront de le faire. Mais certains veulent pouvoir offrir ces soins, dit le président du Collège, Yves Robert. Ce n'est pas à quelques individus de dicter la loi pour la majorité. Il faut penser aux patients.»

Il y a peut-être un peu d'espoir, après tout...

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D'autres billets si le sujet vous intéresse:

Le droit de mourir dans la dignité
Pouvez-vous bien me dire pourquoi, dans une société libre, moderne et ouverte comme la nôtre, chacun de nous est encore privé de l'un de ses droits les plus fondamentaux? Celui de mourir dans la dignité? Pourquoi refuserait-on une mort digne et sans douleur à des gens qui souffrent de maladies incurables et pour qui aucun espoir de guérison n'est permis?

Mourir dans la dignité
Quel est notre ultime possession en ce bas monde? Qu'est-ce qui nous appartient encore plus que notre maison, notre divan, notre voiture ou notre télé? Qu'est-ce qui nous appartient depuis le tout début, qui nous a toujours appartenu et qui sera à nous jusqu'à la fin? La réponse: c'est notre vie.

Le droit de mourir
«Le droit de mourir est une affaire privée, qui ne concerne ni l'État et encore moins l'Église» --Bernhard Sutter, vice-président de l'association suisse d'aide au suicide Exit.

Commission de pleutres
ACHÈTE-TOI UN GUN PIS VISE BIEN! OU ENCORE BOURRE-TOI LA FACE DE SOMNIFÈRES, PIS ESPÈRE DE PAS TE LOUPER. NOUS, ON T'AIDE PAS. MÊME SI TU ES SAIN D'ESPRIT ET QUE C'EST CE QUE TU SOUHAITES. MÊME SI TU ES MALADE ET QUE TU N'AS ABSOLUMENT AUCUNE CHANCE DE GUÉRIR. SOUFFRE PIS FERME TA GUEULE!

Une lumière au bout du tunnel?
Le nouveau gouvernement fraîchement élu envoie déjà des signaux très prometteurs pour ceux qui, comme moi, croient qu'une personne devrait avoir le droit de mourir dans la dignité au moment de son choix.

Mourir est un DROIT
C'est ça que je veux, est-ce trop de demandé?

Quelle religion veut te faire souffrir?
Et ils ont le CULOT hallucinant de venir nous parler de LIBERTÉ de conscience! LIBERTÉ???? Alors qu'ils font justement campagne pour me PRIVER de ma LIBERTÉ DE CHOISIR? Vous vous torchez le cul avec ma liberté, bande d'illuminés!



2 commentaires:

fylouz a dit…

Coïncidence, je viens de lire ce texte (http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/09/06/georges-pichard-illustrateur-douvrages-pieux/=) qui, s'il parle plutôt de sexualité, est révélateur de la mentalité punitive de l'Eglise. C'est tout d'un coup aux origines du mal que l'auteur nous transporte.

Extraits : "La vie humaine, disent-ils, est misérable, le corps méprisable et la douleur une bénédiction du ciel (4)."

"Fin XVIIIe siècle, l’Abbé Baudrand affirme : «Tout ce qui a été infecté par le péché doit être purifié par la pénitence. Suivant ce principe, le corps a contribué au péché ; le corps doit donc être puni.»

"Il faut aimer son bourreau, recommandent les prêcheurs qui incitent le fidèle à tirer joie de ses souffrances : «Remercie Dieu de ce qu’il veut bien te procurer les moyens d’expier tes péchés». «Ignores-tu que l’abjection et les souffrances son ton véritable pain». «Ah voilà le bonheur qui manquait au paradis : pouvoir souffrir, afin de prouver à Dieu qu’on l’aime»

"«Quelle différence y aurait-il entre vous et un animal si vous accordiez à votre corps tout ce qu’il demande ? Il est juste qu’il souffre puisqu’il a été l’instrument du péché».

«La souffrance ou la mort / Dieu l’ordonne, il est sage / Je dois bénir mon sort. / J’ai cueilli quelques fleurs / Pour punir ma folie / Dieu me condamne aux pleurs / Pour un Dieu quand on l’aime / Souffrir est un bienfait / Et la souffrance même / Est un plaisir parfait / Ah qu’on trouve de charmes / A pleurer chaque jour / Quand on répand des larmes / Pour un Dieu plein d’amour » (Recueil de cantiques du Diocèse de Bayeux)



Prof Solitaire a dit…

Tu es en plein dans le mille... c'est exactement ça l'idéologie qui se cache derrière ça... c'est précisément et très exactement ça... bravo...