5 octobre 2015

Le patriarcat de Marc Cassivi

L'idéologie féministe est partout et les médias nous l'enfoncent dans la gorge sans cesse. L'article féministe du jour est signé Marc Cassivi dans La Presse:

C’est mon vieil ami Alex, père de deux filles, qui m’a proposé de réfléchir aux valeurs que je transmets à mes fils, à la façon dont j’envisage avec eux la «masculinité», à comment je leur enseigne à «être des hommes». Franchement, je n’y avais jamais pensé. On a beau faire grand cas des problèmes des garçons québécois, notamment à l’école, nous vivons dans une société patriarcale où être une fille ou une femme, même aujourd’hui, pose davantage de défis qu’être un homme.

Juste ce paragraphe est suffisant pour me donner la nausée. Je ne sais pas comment je vais faire pour passer à travers.

1- ÊTRE DES HOMMES?

Comment vous leur enseignez à "être des hommes"? Déjà là, c'est dégoûtant. Est-ce qu'on doit enseigner aux petites filles comment "être des femmes"? Ben non! Elles n'ont pas à prouver leur féminité à qui que ce soit, elles! Elles ne se font jamais dire: "Fais une femme de toé!" Elles peuvent simplement être elles-mêmes sans s'inquiéter de savoir si elles sont de "vraies" filles ou pas. Et lorsqu'elles pleurent, tout le monde accourt pour leur venir en aide.

Les petits garçons n'ont pas ce luxe. Ils ne peuvent pas prendre leur masculinité pour acquise. Ils doivent sans cesse prouver qu'ils la méritent. Fais un homme de toé! Arrête de pleurer! Esti de fif! Montre que t'as des couilles! Que t'es pas une femmelette! Personne ne va te défendre si tu ne le fais pas toi-même! Débrouille-toi! Arrête d'être faible! Es-tu un VRAI homme ou non? Un VRAI DE VRAI? Prouve-le!

C'est ce que se font dire beaucoup de petits gars en vieillissant:



Non, M. Cassivi, on n'a pas à apprendre à nos fils à "être des hommes"! On doit leur apprendre à découvrir, à accepter et à aimer qui ils sont vraiment. On doit leur apprendre à ne pas avoir honte de ce qu'ils sont, mais d'en être fiers. On doit leur montrer qu'on les aime tels qu'ils sont. On doit leur apprendre que c'est correct d'avoir besoin d'aide, qu'ils ont le droit d'être vulnérables eux aussi. On doit leur apprendre qu'ils n'ont rien à prouver à qui que ce soit. C'est ça qu'on doit leur apprendre, M. Cassivi.

2- SOCIÉTÉ PATRIARCALE?

Nous vivons dans une société patriarcale, M. Cassivi? Vraiment?

Voici la définition du patriarcat selon le Larousse:

Forme d'organisation sociale dans laquelle l'homme exerce le pouvoir dans le domaine politique, économique, religieux, ou détient le rôle dominant au sein de la famille, par rapport à la femme.

Mettons de côté le monde religieux qui est, je vous le concède aisément, entièrement patriarcal. Pour le reste, en quoi vivons-nous dans un patriarcat, M. Cassivi?

Comment notre société empêche-t-elle les femmes d'exercer le pouvoir politique? N'avons-nous pas de nombreuses politiciennes? N'avons-nous pas eu de nombreuses ministres? N'avons-nous pas eu une première ministre? Nos politiciens ne véhiculent-ils pas eux-mêmes l'idéologie féministe? Ne multiplient-ils pas programmes et cadeaux pour gagner la faveur des électrices? Comment cela serait-il possible dans un patriarcat, M. Cassivi?

Comment notre société empêche-t-elle les femmes d'exercer le pouvoir économique? N'avons-nous pas des femmes PDG et chefs d'entreprises? N'avons-nous pas de nombreuses femmes d'affaire? Notre système de garderie ne permet-il pas aux mères de poursuivre une carrière? Comment cela serait-il possible dans un patriarcat, M. Cassivi?

Pour ce qui est du rôle des femmes au sein de la famille, je vais vous donner le bénéfice du doute, M. Cassivi. Je refuse de croire que vous affirmeriez qu'au Québec, les hommes exercent tout le pouvoir dans nos familles. Je vous crois plus intelligent que ça.

Jusqu'à date, M. Cassivi, on ne peut pas dire que le Québec moderne cadre très bien avec la définition du patriarcat selon le Larousse. Peut-être devrions-nous regarder une autre définition?

Voici la définition du patriarcat selon Wikipédia:

Le patriarcat est «une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes». (...) Dans les années 1970, le concept de patriarcat est utilisé par le féminisme radical pour désigner ce qu’il estime être le système social d’oppression des femmes par les hommes.

Cette définition soulève très pertinemment l'aspect juridique. Pouvez-vous donc m'expliquer quelles sont les lois patriarcales qui oppressent les femmes du Québec, M. Cassivi? Quels sont les droits dont jouissent les hommes et dont les femmes sont privés? Pouvez-vous me dire quelle activité les hommes sont les seuls à pouvoir légalement exercer et qui est interdite aux femmes?

Aucun exemple ne vous vient à l'esprit, M. Cassivi? Ah! Tiens donc... ça ne cadre pas trop bien avec la définition du patriarcat, ça non plus.

Mais ne vous en faites pas trop, M. Cassivi. Lorsqu'il est question de féminisme, les faits ont bien peu d'importance, seule la rhétorique compte! C'est ainsi que votre collègue, Nathalie Couillard, peut affirmer que nous vivons dans une société sexiste. C'est ainsi que votre autre collègue, Marie-Claude Malboeuf, peut affirmer que les harceleurs s'en sortent mieux que leurs victimes, même si son article démontre exactement le contraire. C'est ainsi que votre autre collègue, Nathalie Petrowski, peut affirmer que le monde des jeux vidéo est terriblement sexiste en citant comme source une féministe qui est complètement dénuée de toute crédibilité. C'est ainsi que Geneviève St-Germain peut vomir son mépris pour la "masculinité toxique" (ne manquez pas de le faire lire à vos fils, celui-là!) C'est ainsi que Sophie Bérubé peut dire que les hommes sont des agresseurs et les femmes des victimes. C'est ainsi que Louise Gendron peut affirmer que les hommes n'ont pas le droit de s'exprimer lorsqu'il est question d'agressions sexuelles.

J'en passe et des meilleures, M. Cassivi.

Comme le sujet semble vous intéresser, je vous invite à prendre vos prochaines vacances en Arabie saoudite, en Afghanistan, en Iran ou au Yémen, M. Cassivi. Vous pourrez alors voir par vous-même à quoi ressemble un véritable patriarcat.

3- PLUS DIFFICILE D'ÊTRE UNE FEMME?

Vraiment, M Cassivi? Vous croyez vraiment "qu'être une fille ou une femme pose davantage de défi" qu'être un homme?

Comment expliquez-vous que tant de Québécois se suicident et que 80% d'entre eux soient des hommes? Pourtant, leur vie est tellement plus facile! Comment expliquez-vous cela, M. Cassivi?

Et s'ils sont si privilégiés dans notre société patriarcale, comment expliquez-vous que la vaste majorité des itinérants soient des hommes? En effet, de décembre 2010 à septembre 2011, les refuges ont dénombré 142 215 nuitées chez les hommes et 14 398 chez les femmes. De décembre 2011 à septembre 2012, le bilan en est à 145 127 nuitées chez les hommes et à 15 382 nuitées pour les femmes. Cela signifie qu'il y a DIX FOIS PLUS d'itinérants que d'itinérantes, ça, M. Cassivi. Comment expliquez-vous ça?

Comment expliquez-vous que la majorité des victimes de meurtre soient des hommes, M. Cassivi? En effet, on compte toujours AU MOINS DEUX FOIS PLUS de victimes masculines de meurtre que de victimes féminines.

Comment expliquez-vous que la quasi-totalité des travailleurs qui meurent au travail sont des hommes? Étrangement, personne n'en parle!

Si leur vie est tellement plus simple et que notre société patriarcale est faite pour les avantager, alors comment expliquez-vous que nos garçons aillent si mal à l'école, M. Cassivi? Comment expliquez-vous qu'au Québec, les garçons constituent 69% des élèves en difficulté? Comment expliquez-vous que le Québec est l'un des endroits où les écarts de diplomation entre garçons et filles sont les plus importants? Et surtout, comment expliquez-vous que malgré cette situation absolument désastreuse, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) veut qu'on concentre nos efforts pour contrer le décrochage des filles?

Comment expliquez-vous que lorsqu'un homme est accusé par une femme d'avoir eu un comportement inapproprié ou de l'avoir agressée, il est immédiatement cloué au pilori sans même qu'on prenne la peine de vérifier la validité de l'accusation? Comment expliquez-vous qu'un homme n'ait pas droit à la présomption d'innocence dans ces cas-là? Étrange pour une société patriarcale, vous ne trouvez pas?

Comment expliquez-vous que le viol ne soit seulement décrié lorsque la victime est une femme? Comment expliquez-vous que lorsque c'est une femme qui agresse un homme, les médias trouvent cela amusant ou pire, qu'ils affirment que la victime a été "chanceuse"?

Comment expliquez-vous que lorsqu'il est question de violence conjugale, on ne s'intéresse jamais aux victimes masculines? Pourtant, saviez-vous qu'au moins 40% des victimes sont des hommes? Une étude de l'université Harvard va même jusqu'à affirmer que 70% de la violence conjugale est perpétrée par des femmes contre leur conjoint! Et saviez-vous que cette violence est en hausse? Parlez-en à Maxime Gaget! Comment expliquez-vous qu'il y ait de nombreux refuges pour les femmes qui sont victimes de violence conjugale, mais AUCUN pour les hommes qui subissent la même violence?

De plus, si nous vivons dans une société patriarcale qui privilégie systématiquement les hommes, comment expliquez-vous que lorsqu'une personne est accusée d'un crime, le fait d'être une femme augmente considérablement ses chances d'être disculpée? Et si elle est trouvée coupable, Madame a beaucoup plus de chance de ne jamais voir l'intérieur d'une cellule! Comment expliquez-vous ça?

Comment expliquez-vous que des enseignants masculins comme moi soient sans cesse soupçonnés d'être des pédophiles potentiels? Comment expliquez-vous que nous devions vivre à tous les jours avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête? Comment expliquez-vous que les hommes soient souvent perçus comme des pédophiles potentiels? Comment expliquez-vous que personne ne parle jamais de la pédophilie féminine? Comment expliquez-vous la réaction des gens aux agressions de femmes pédophiles?

Comment expliquez-vous que lorsqu'un jeune homme et une jeune femme qui ont trop bu ont une relation sexuelle consensuelle, il est vu comme un agresseur et elle est vue comme une victime? Ça ne vous inquiète pas pour l'avenir de vos fils?

Et comment expliquez-vous qu'en cas de divorce ou de séparation, la garde des enfants soit généralement accordée à la mère? Ça ne vous inquiète pas pour l'avenir de vos petits-enfants, ça?

Comment pouvez-vous voir tout ceci, M. Cassivi, et continuer malgré tout à affirmer que nous vivons dans un patriarcat et que les femmes font face à davantage de défis que les hommes?

Ça vous dirait d'arrêter de croire tout ce que disent les féministes comme si c'était parole d'évangile et de plutôt regarder la réalité, de temps en temps?

Tu vois une différence, toi, entre des «activités de filles» et des «activités de gars», ai-je demandé à dessein à mon fils aîné. Il m’a semblé embêté par la question. «Ben… Je dirais qu’il y a des livres de gars et des livres de filles, comme Le journal d’Alice. Mais je ne veux pas que tu écrives ça parce que c’est peut-être des préjugés!» (Désolé, fiston.)

Votre enfant d'âge primaire ressent déjà de la honte en affirmant simplement que certains livres sont davantage destinés aux filles qu'aux gars? Comme s'il était "mal" d'affirmer ce qui est pourtant évident? Il est conscient au point de vous demander de ne pas le publier? Et vous trouvez ça normal?

Il ne faudrait plus dire que certains livres plaisent davantage aux filles et d'autres aux gars? C'est pourtant la réalité! Mais il ne faut pas le dire, c'est ça?

Ça ne vous inquiète pas de savoir que certains syndicats de profs et certaines enseignantes font la promotion de la théorie des genres en classe? D'après ce que dit votre fils, je crains bien qu'il y ait déjà été exposé. Je serais très inquiet, à votre place.

Lorsque je lui ai expliqué que le féminisme se résumait à prôner l’égalité entre les hommes et les femmes, mon plus vieux s’est déclaré sur-le-champ féministe.

Vous croyez vraiment que le féminisme prône l'égalité entre les hommes et les femmes, M. Cassivi?

J'essaie de ne pas trop vous en vouloir, M. Cassivi. Après tout, je l'ai moi-même cru pendant presque toute ma vie. Mais ce qui est tragique dans votre cas, c'est que vous transmettez votre erreur de jugement à vos lecteurs et à vos propres fils, comme un virus informatique qui saute d'un ordi à l'autre.

Écoutez bien ce que disent vraiment les féministes, M. Cassivi. Portez davantage attention à ce qu'elles proposent. C'est votre devoir de vous tenir informer et de ne pas dire des âneries. C'est votre devoir de journaliste et c'est votre devoir de père.

Je ne vous demande pas la lune! Écoutez-les, c'est tout! Comme ces nombreuses féministes qui affirment que toute relation sexuelle avec pénétration constitue un VIOL! Comme ces 88 000 féministes qui aiment la campagne "Girls are smart, boys are stupid"! Comme cette fameuse féministe, Jessica Valenti, qui affirme que les femmes doivent être "plus égales" que les hommes! Comme par exemple Anita Sarkeesian qui ment pour tenter désespérément de démontrer non seulement que les jeux vidéo sont sexistes, mais qu'ils rendent les joueurs misogynes, rien de moins! Comme la première dame des États-Unis qui affirment que les femmes sont plus intelligentes que les hommes? Comme ces détraquées qui souhaitent soumettre la science elle-même à leur idéologie tordue avec des cours débiles comme la "biologie féministe"! Comme le Conseil du statut de la femme au Québec qui voudrait forcer l'élection de femmes en politique même si elles ne sont pas élues au suffrage populaire! Comme cette véritable paranoïa féministe qui s'est emparée de plusieurs campus nord-américains à propos de cette imaginaire "culture du viol" qui fait de tous les hommes de potentiels agresseurs! Traitez tous les hommes comme s'ils étaient venimeux! Comme ces féministes qui affirment que tous les étudiants qui sont l'objet d'allégations de viol devraient être expulsés sans même attendre le verdict d'innocence ou de culpabilité. Comme ces féministes déjantées qui affirment que tout ce qui est doté d'un pénis est "pro-viol". Comme ces féministes qui considèrent que seules les femmes peuvent être considérés comme étant des victimes innocentes dans une guerre! Comme ces féministes qui voudraient voir la Fête des pères devenir la "Fête de la Castration". Comme ces féministes hystériques qui hurlent comme des folles afin d'empêcher les gens de débattre et de s'exprimer librement! Comme cette chroniqueuse féministe qui affirme dans un quotidien à grand tirage que le monde serait bien meilleur si les hommes n'existaient pas! Comme cette féministe monstrueuse qui affirme qu'il ne faut pas allaiter les bébés garçons afin d'avantager les petites filles et qu'il faut les circoncire pour limiter leur plaisir sexuel! Comme la Femitheist génocidaire qui affirme que la paix sur Terre ne sera atteinte qu'en éliminant 90% de la population masculine! Comme ces féministes qui appellent au meurtre de tous les hommes!

Commencez donc par ces articles, M. Cassivi. Vous verrez que l'égalité entre les hommes et les femmes n'intéresse absolument pas le mouvement féministe.

Et si vous en voulez plus, essayez ceux-là:

L'art d'être un homme féministe

Le monde serait meilleur si les hommes n'existaient pas!

L'homme jetable

L'égalité, ce n'est pas assez!

La vérité sur la "guerre contre les femmes"


Le Prof versus le féminisme

Ce que vous écrivez à propos du féminisme démontre une profonde ignorance du sujet. Cela est choquant venant d'un journaliste, mais j'y suis habitué et ça ne me surprend plus.

Toutefois, j'avoue que votre ignorance me choque particulièrement parce que, voyez-vous, je suis l'heureux papa de deux garçons qui ont à peu près le même âge que les vôtres. Et jamais je ne leur apprendrai que les filles sont toutes des petites princesses qui ont plus de valeur qu'eux, qu'elles sont plus précieuses ou qu'elles méritent un quelconque traitement de faveur. Jamais je ne leur apprendrai que ce qu'ils pensent ou que ce qu'ils ressentent a moins d'importance que ce que pensent ou ressentent les filles. Jamais je ne leur apprendrai qu'ils se doivent absolument de respecter inconditionnellement toutes les filles juste parce qu'elles sont des filles. Jamais je ne leur enseignerai à faire fi de la réalité et d'accepter aveuglément une quelconque idéologie comme le féminisme. Et jamais je ne leur apprendrai que, parce qu'ils ont un pénis, ils font partie d'une caste privilégiée dont ils devraient avoir honte. JAMAIS!

Mes fils traiteront tout le monde également, M. Cassivi. Je veux qu'ils jugent les propos qu'ils entendent non pas en fonction du sexe de la personne qui parle, mais plutôt à la lumière de la validité des arguments eux-mêmes. Ils respecteront les gens qui méritent leur respect. Ils n'accorderont pas de privilèges aux filles au nom d'injustices passées, réelles ou imaginaires. Et ils ne ressentiront absolument aucune honte d'être ce qu'ils sont: des gars, oui, mais avant-tout des êtres humains à part entière, originaux, uniques et ni plus moins précieux que n'importe qui d'autre.

C'est cette éducation que méritent de recevoir nos fils, rien de moins.



3 commentaires:

Anonyme a dit…

Précision...

Oui, les filles se font dire d'agir comme des filles...

Une fille ne s'assoit pas comme ça, une fille qui sacre, c'est pas beau, sois belle et tais-toi, met une petite robe pour être féminine, pourquoi tu te maquilles pas pour te mettre en valeur, etc

Personne n'échappe aux stéréotypes...

Anonyme a dit…

Excellent texte

Merci, cela met un peu de baume, car je suis de plus en plus pessimiste sur la direction que prend de plus en plus notre société suprématiste-féministe.
De voir que quelque personnes sont encore lucide...malgré que ca semble être une goutte d eau dans l'océan.

L'hystérie misandre de l affaire Aubut est plus que troublante. Au delà de ce cas individuel...si il est fautif vraiment..la punition reste quand même disproportionné... Il semble que dorénavant les compliments, la chaleur humaine et la séduction de l'homme-hétéro sera considéré de plus en plus comme inacceptable voir criminelle. C'est pas ce cas particulier qui me dérange (il est riche et semi-retraité), mais les répercutions dans l avenir pour les hommes ordinaire. Déjà que les lois existante a ce sujet semble très exagéré et flou. L avenir de l'homme sur le marché du travail va être encore plus difficile voir périeux. (congédiement arbitraire pour des banalités) (en plus, tout cela sera subjectif et l'homme dans certain cas doit *deviner* si la femme apprécie ou pas)

Si je comprends bien le mouvement marxiste-culturel-féministe, un islamiste qui traine sa femme, en été, avec un drap noir sur la tête est un être tout a fait respectable, mais un homme-blanc-de-souche qui complimente un peu trop sa collègue de travail, lui, il est mûr pour les chambres a gaz.

Prof Solitaire a dit…

@ Anonyme 1: C'est un commentaire très pertinent que vous formulez là et je vous en remercie. Je ne veux pas glisser lentement dans l'extrême qui ne voit que les difficultés masculines et qui nie celles des filles et des femmes. Avec des commentaires comme le vôtre, ça ne risque pas d'arriver. Je vous en suis reconnaissant.

@ Anonyme 2: Je suis heureux que le billet vous ait plu. Il y a effectivement de sérieux dérapages qui doivent être dénoncés haut et fort. J'ai un billet en préparation qui rejoindra tout à fait vos inquiétudes, stay tuned!

Toutefois, je ne peux pas me prononcer à propos de l'affaire Aubut parce que je n'y ai pas porté attention. Mais des exemples abondent d'hommes qui ont subi les conséquences de simples allégations sans fondements. Je suis l'un d'eux. C'est très, très troublant.