2 octobre 2015

L'égalité, ce n'est pas assez

Le plus gros mensonge des féministes, c'est lorsqu'elles prétendent que ce qui les intéresse, c'est l'égalité entre les hommes et les femmes.

Les preuves de cette supercherie abondent, mais celles qui l'illustrent le mieux sont les demandes répétées de traitement privilégié pour les femmes. Ces demandes sont maintenant formulées ouvertement et devant le public le plus large qui soit: les Nations Unies.

En effet, voici ce que contient un rapport qui vient d'être déposé à l'ONU:

Equal opportunity is not enough to ensure gender equality, according to a groundbreaking new report from U.N. Women. Instead, governments must commit to social policies that treat women differently in order to help them achieve economic parity with men.

“We must go beyond creating equal opportunities to ensure equal outcomes,” the report says. “‘Different treatment’ may be required to achieve real equality in practice.” This report, called Progress of the World’s Women 2015–2016, is one of the first major international reports to acknowledge that legal equality for women does not translate into actual equality, and that governments must make substantial social-policy changes that enable the redistribution of domestic duties in order for women to play a truly equal role in society.

C'est écrit là, sans détour. L'égalité des opportunités et l'égalité devant la loi ne sont plus suffisantes. Il faut traiter les femmes "différemment" des hommes. En d'autres termes, elles doivent jouir de privilèges, d'avantages et de droits qui ne seront pas accordés à ces derniers.

Les féministes n'ont plus le droit d'utiliser le terme "égalité". Elles ne semblent pas comprendre ce qu'il signifie, de toute façon. C'est comme cette féministe qui avait déclaré que les femmes doivent être "plus égales que les hommes". Arrêtez de nous prendre pour des cons, ce dont il est question ici, c'est de PRIVILÈGES féminins, pas d'égalité.

Or, souhaiter qu'un sexe bénéficie de privilèges qui ne sont pas accordés à l'autre, croire qu'un sexe mérite des avantages qui sont refusés à l'autre et affirmer que l'égalité entre les sexes ne suffit plus, c'est profondément et foncièrement sexiste.

C'est carrément la définition du sexisme:

"Le sexisme est une attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe."

Et c'est exactement la définition même de la discrimination:

"Le sens du terme «discrimination» est à l'origine neutre, synonyme du mot «distinction», mais il a pris, dès lors qu'il concerne une question sociale, une connotation péjorative, désignant l'action de distinguer de façon injuste ou illégitime, comme le fait de séparer un individu ou un groupe social des autres en le traitant plus mal."

C'est ça le féminisme, maintenant. C'est une idéologie profondément sexiste et discriminatoire. C'est une idéologie suprémaciste, rien de moins. Rarement cela aura été aussi clair qu'ici.

Et pourquoi les féministes considèrent-elles que l'égalité n'est plus suffisante?

The report highlights the gap between the laws that protect equal rights for women and the realities of inequality in most of the world. The way to close that gap, according to the report, is by implementing social policies that provide paid work opportunities for women, protect domestic workers, provide affordable child care and establish paid leave for working mothers. 

Voyons voir... des politiques sociales qui fournissent du travail rémunéré aux femmes? De quoi parlent-elles ici exactement? Des postes dans la fonction publique destinés uniquement à des femmes qui ne seraient pas accessibles aux hommes? Si c'est bien le cas, alors c'est discriminatoire et complètement inacceptable!

Des lois pour protéger les travailleurs domestiques? Est-ce qu'elles utilisent ce terme pour parler des femmes qui restent à la maison pour s'occuper des enfants? Elles veulent les protéger de quoi exactement?

Des services de garderie abordables, oui, je veux bien. Pour ceux qui le souhaitent, bien entendu. Mon problème avec ce genre de système, ça a toujours été qu'on subventionne les garderies mais qu'on n'offre aucune aide équivalente aux gens qui décident d'élever leurs enfants eux-mêmes. Cela me semble inéquitable.

Des congés de maternité pour les mères qui travaillent? Oui, bien sûr. Mais pourquoi pas pour les pères? Ne pourraient-ils pas choisir de passer du temps avec leur bébé, eux aussi?

Lack of resources like these may explain why 77% of working-age men are in the global workforce, compared with only half of working-age women. Globally, women earn 24% less than men, yet do 2.5 times as much child care and domestic labor as men. In developing regions, 75% of women’s employment is insecure, unprotected and poorly paid, if they’re employed at all. Only 5% of women in South Asia have formal work, and only 11% in sub-Saharan Africa.

Est-il complètement inimaginable qu'un nombre substantiel de ces femmes reste à la maison avec les enfants PAR CHOIX? Est-il complètement impensable que certaines femmes considèrent que leur temps et leur énergie sont mieux investis à élever leurs enfants plutôt qu'à aller travailler loin d'eux?

Ma femme a choisi de rester à la maison et d'élever nos enfants. Personne ne l'y a obligée. Moi, je travaillais pour soutenir la famille, et je l'enviais. Vous pensez vraiment que je n'aurais pas préféré m'occuper de mes propres enfants plutôt que de ceux de parfaits inconnus?

Vous lui demanderez si elle s'est sentie humiliée, exploitée et dévalorisée par cette expérience! Elle rigolera bien. Ce sont les plus belles années de sa vie!

Évidemment qu'elle passait plus de temps avec les enfants que moi puisque je travaillais! Ça ne veut pas dire qu'elle était réduite à l'état d'esclave exploitée! Et évidemment que je faisais théoriquement plus d'argent qu'elle, mais dans notre couple, il n'y a pas "mon" argent et "son" argent... il n'y a que "notre" argent! Alors même si, techniquement, je faisais 100% plus d'argent qu'elle, en pratique ce montant était autant à elle qu'à moi, alors elle n'était pas plus pauvre que moi!

Vous voyez comment ces chiffres peuvent être mensongers? Ils n'ont du sens que dans la vision féministe des pauvres femmes opprimées contre leur gré par les méchants hommes qui les exploitent et qui gardent toutes les ressources pour eux. Dans la réalité de beaucoup de monde, dont la mienne, ce n'est pas comme ça du tout.

The U.N. is calling for more “decent work” for women, which they define as a job that is well paid, secure and “compatible with women’s and men’s shared responsibility” for children and housework. The report also says redistributing household duties is “critical” for achieving substantive equality worldwide.

Ce passage est tellement insultant et avilissant. Non seulement y affirme-t-on que le fait pour une femme d'élever ses enfants n'est pas une occupation "décente" mais en plus, voilà qu'on nous dit que le gouvernement devrait intervenir pour redistribuer les tâches ménagères dans les couples. Non, cela ne devrait plus être négocié entre les conjoints! Ce sont les féministes qui vont venir nous dire ce qu'elles jugent équitable ou non! Parce que, évidemment, les pauvres femmes opprimées sont incapables de négocier par elles-mêmes avec leur propre conjoint. L'art de prétendre défendre les femmes tout en les traitant comme des connes incompétentes.

The study found that in every country, women were less likely to work when they had small children, which helps contribute to the global pay gap.

Encore une fois, ceci n'est pas nécessairement un signe d'inégalité. Dans le cas de mon couple, par exemple, le soit-disant "pay gap" est une notion ridicule puisque ma femme est restée à la maison par choix et que nous considérons que le salaire que je touche nous appartient également à tous les deux.

Mais malgré que cet arrangement faisait bien l'affaire de ma femme, les féministes veulent y voir une profonde injustice et un terrible écart de revenus qui fait de moi un monstrueux exploiteur privilégié et de ma femme une pauvre victime de discrimination qui crève de faim. C'est ridicule.

And the income women lose can have repercussions throughout their lifetimes. Lack of money often translates into lack of control over their own health decisions: 69% of women in Senegal, 48% in Pakistan and 27% in Haiti say they do not make the final decisions about their own health care. 

Ce sont des pays du Tiers Monde, ça, merde! Vous croyez vraiment que les hommes qui vivent dans ces pays connaissent un sort beaucoup plus enviable? Ben voyons!

Tout ça pour dire que la réalité est infiniment plus complexe et diversifiée que le portrait que nous brossent les féministes.

Y a-t-il des femmes qui sont forcées de rester à la maison avec les enfants alors qu'elles préféreraient une carrière rémunérée? Sans aucun doute! Y a-t-il des femmes qui doivent assumer une charge déraisonnable des travaux ménagers? Évidemment! Mais pourquoi prendre pour acquis que cela est le cas de la majorité d'entre elles? Sur quoi se base-t-on pour l'affirmer? Et surtout, qui êtes-vous pour aller vous immiscer dans la vie privée des gens et leur dicter les choix qu'ils devraient faire?

N'en déplaise aux féministes, le fait de rester à la maison et d'élever ses enfants est vu comme la plus merveilleuse des occupations par de nombreuses mères. Et dans la vaste majorité de nos sociétés, il est encore très mal vu qu'un père assume cette même responsabilité pendant que sa femme retourne travailler. Je ne suis certainement pas le seul homme au monde qui aurait préféré cette option plutôt que d'aller travailler à l'extérieur! Pourtant, beaucoup d'hommes, eux, n'ont pas le droit de choisir cette vie! Se pourrait-il qu'il s'agisse encore largement... d'un privilège féminin?

L'égalité, la vraie, ne sera pas atteinte en accordant des privilèges aux femmes auxquels les hommes n'auront pas accès,

L'égalité, la vraie, sera atteinte lorsque les hommes et les femmes auront tous les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes opportunités. Point final.

C'est ça l'égalité.



2 commentaires:

Bisbille sang-un a dit…

Très bonne analyse du délire féministe qui s'est imposée comme étant la 'norme' dans ce Québec 'moderne' sous l'emprise des déviants de tout acabit. Mais, au niveau de la dérive institutionnelle, il y a malheureusement encore bien pire depuis l'adoption, sans la moindre discussion publique dans le milieu des années '80, et sous la colossale pression de certains lobbys, de l'infâme 'politique d'intervention en matière de violence conjugale' qui autorise les mesures arbitraires, qui se moque de la présomption d'innocence de la moitié mâle de la population dès que la conjointe en manifeste le désir. Et le tout dans un climat d'hypocrisie répugnant qui empoisonne l'atmosphère à l'Assemblée Nationale. Je vous invite, ainsi que vos lecteurs concernés par cette problématique à prendre connaissance de cette lettre ouverte adressée à l'actuelle ministre de la justice de même que la réponse absurde qu'elle ose endosser, confirmant ainsi sa complicité à l'égard des crimes commis quotidiennement par les agents à la solde d'un état voyou. http://bit.ly/TNIsrv

Anonyme a dit…

Ca fait longtemps que je le dit.
Le feminisme est mouvement totalitaire et suprémaciste.
Et comme vous dites les examples de privilèges et droits sont nombreux.
Que ce soit sur papier ou encore plus dans la pratique concrète.