19 mars 2016

Commentaires I - des hommes racontent

Certains des commentaires les plus intéressants qui ont été publiés suite à l'article du Journal, ce sont ceux dans lesquels des hommes racontent des anecdotes personnels. Il s'agit souvent d'hommes qui ont vécu des situations qui illustrent bien le climat de méfiance qui existe à notre endroit. En voici quelques-uns.

Ce premier commentaire raconte une histoire épouvantable qui démontre bien le profond malaise qu'éprouvent plusieurs hommes envers leurs propres enfants, comme si tout signe d'affection venant d'eux est une chose répugnante et déviante (j'en parle brièvement dans mon livre):


Ce lecteur raconte ce qui lui est arrivé lorsqu'il a osé s'arrêter en voiture pour regarder la cour d'école de son enfance. PANIQUE! Dans mon livre, je raconte un anecdote semblable qui s'est déroulé il y a quelques mois seulement, dans un parc public.


Se retrouver seul avec un enfant est une source de crainte et d'angoisse pour beaucoup d'hommes. Imaginez c'est comment pour ceux qui, comme moi, travaillent auprès des enfants au quotidien!


Voici l'un de ces nombreux hommes dont nos enfants ont tant besoin et qui a choisi de quitter avant même de véritablement entamer sa carrière:


Dans mon livre, je parle d'un sondage britannique qui illustre l'importance des enseignants masculins dans la vie des garçons. Cet homme raconte:


Pour répondre à sa question, je dirais que les filles adorent, elles aussi, l'approche originale et différente de la plupart des enseignants masculins. Je crois que si les écoles étaient presque complètement désertées par les femmes, elles en souffriraient probablement, mais dans le contexte actuel, les filles adorent et s'épanouissent dans mes classes. Je suis souvent le seul enseignant masculin qu'elles ont connu, elles m'apprécient énormément et réussissent très bien.

Cet autre lecteur raconte ce qui arrive lorsqu'un délateur ose ouvrir la bouche dans notre système d'éducation:


Ce lecteur raconte une histoire que j'ai trouvée très intéressante, étant moi-même absolument allergique à l'astrologie et à toutes formes d'endoctrinement religieux ou ésotérique dans nos écoles publiques. Il illustre également l'esprit revanchard et mesquin de plusieurs enseignantes:



Cette femmes réagit au commentaire précédent:


Pour l'instant, c'est plutôt calme. Je crois que les féministes préfèrent généralement ignorer les faits qui contredisent leur idéologie. Ils ne les confrontent que lorsque ces derniers deviennent impossibles à ignorer.

Ce père parle du malaise qu'il ressent face aux visites des amis de son fils, une autre belle illustration du climat toxique de paranoïa dans lequel nous vivons (j'en parle également dans mon livre):


Dans mon livre, je parle également du power trip de plusieurs enseignantes et des représailles qui attendent quiconque ose remettre en question les règlements, même les plus anodins. Je ne suis pas le seul à y avoir été confronté:


Cet enseignant a lui aussi vécu cette discrimination misandre:


Ce lecteur raconte l'histoire d'un homme faussement accusé et des terribles répercussions que cela a eu dans sa vie:


Effectivement, le pitoyable salaire est la cerise sur le sundae. Il m'arrive également de me demander qu'est-ce que je fiche là.

Ce qui me fait revenir, jour après jour, c'est mon amour de l'éducation, de la jeunesse et... un profond sentiment d'altruisme.

Des valeurs qui peuvent sembler bien idiotes dans notre société individualiste!

À suivre...



4 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai le goût de pleurer...

On a parfois tendance à penser que certains hommes exagèrent quand ils décrivent ce qu'ils vivent ou ont vécu. Quand je regarde les réactions de certaines femmes autour de moi, il m'arrive de croire que la réalité est encore pire.

L'histoire de l'homme qui regarde la cour d'école de son enfance me brise le coeur. Je n'habite plus dans ma ville natale, mais quand j'y retourne avec mon conjoint des quinze dernières années qui vient aussi du même coin de pays, il nous arrive de faire le tour des écoles que nous avons fréquentées. Nous nous racontons différentes anecdotes « du bon vieux temps ». Je sais que mon conjoint est nostalgique aussi. Je sais qu'il pourrait lui arriver de faire comme cet homme. En plus, il adore les enfants et, malheureusement, nous n'en avons pas encore. Penser qu'il pourrait être perçu comme un pédophile ou je-ne-sais-quoi-d'autre me brise le coeur, lui qui est si aimant, généreux, attentionné, sensible. Je sais qu'il fera un excellent papa avec ses belles valeurs familiales.

Personnellement, je trouve qu'il n'y a rien de plus beau qu'un papa qui tient à développer une belle relation avec ses enfants : le papa qui explique à son enfant comment faire du vélo, le papa qui fait des lulus à sa fillette, le papa qui prend la main de son enfant en traversant la rue, le papa qui aide son enfant à faire ses devoirs, le papa qui donne un bisou sur le front de son enfant, le papa qui met son enfant sur ses épaules, le papa qui joue au soccer avec son fiston... Les mamans aussi sont belles, c'est sûr, mais j'imagine qu'après avoir lu et entendu toutes ces histoires épouvantes, je me sens rassurée de voir un papa et son enfant, tous les deux heureux. Depuis le début de ma carrière d'enseignante, j'en ai vu beaucoup de ces papas. Malheureusement, je n'ai vu que très peu d'enseignants masculins. Pourtant, ils sont si importants.

Bon courage à tous les hommes qui vivent ces situations difficiles.

A.

Guillaume a dit…

Certains des témoignages sont très émouvants en effet. J'ai travaillé un peu plus d'un an dans des écoles ici, un an dans une "middle school" (dernières années du primaire et premières du secondaire) et j'ai vraiment détesté, notamment à cause de collègues bitch. Finalement, je m'en suis sans doute tiré à bon compte.

Prof Solitaire a dit…

@ Anonyme: Ton empathie et ton humanité me font chaud au coeur et me redonnent de l'espoir pour l'avenir. Merci. Ton conjoint est chanceux de t'avoir dans sa vie.

@ Guillaume: Oui, tu l'as souvent mentionné dans des commentaires. As-tu déjà publié un billet sur ton blogue pour raconter plus en détails ce que tu as vécu?

Guillaume a dit…

J'ai publié certains billets sur mes collègues difficiles en 2009, un peu aussi en 2010 alors que mon contrat allait prendre fin. Il y en avait une en particulier qui était bitch, mais bitch. Désagréable, irrespectueuse, condescendante, mais comme elle avait sa clique d'amies et la réputation d'être une bonne enseignante (ce qui était peut-être vrai), elle était difficle à critiquer. J'ai avalé ma pilule et j'ai fermé ma gueule la plupart du temps, j'aurais dû lui répondre. Quand j'en ai parlé à ma mère, de certaines réactions que l'enseignante avait, ma mère m'a dit qu'elle était psychiâtrique. Ce qui ne m'étonnerait même pas.