4 mars 2016

PAS FÉMINISTE? - Quatrième partie

Ce billet fait partie d'une série. Pour bien en comprendre le contexte, je vous invite à lire:

Première partie - Thériault, Vallée et Bazzo ne sont pas féministes!
Deuxième partie - Réplique à Lise Ravary
Troisième partie - Réplique à Nathalie Petrowski

Examinons maintenant la réaction de Louise Langevin, professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, qui a publié ce texte dans les pages du Soleil:

Voici le féminisme en 10 points pour les nulles et les nuls:

Il ne se fait pas plus "nul" que moi! Je suis prêt Mme Langevin! Lâchez les bombes!

1) Le féminisme n'est pas une maladie. Il n'apparaît pas au DSM-V (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), la grande bible des maladies mentales. Les féministes, hommes ou femmes, sont des personnes saines d'esprit.

Personne ne dit que les féministes souffrent d'une maladie mentale, Mme Langevin. Ce que je dis, c'est qu'elles croient aveuglément en une idéologie qui ne reflète pas la réalité. J'ai moi-même longtemps été féministe et je ne souffrais pourtant pas de maladie mentale.

Vous voyez, Mme Langevin, il y a essentiellement deux façons de voir le monde qui nous entoure.

La première façon, c'est d'observer la réalité telle qu'elle est, de l'analyser, de l'étudier, de la questionner et de la laisser définir nos perceptions et notre compréhension. C'est essentiellement la méthode scientifique.

La seconde façon, c'est d'adopter une idéologie toute faite, d'y croire aveuglément et d'apercevoir seulement les aspects de la réalité qui ne contredisent pas cette idéologie en ignorant tout le reste, ou encore d'expliquer tous les phénomènes en fonction de cette idéologie. C'est essentiellement la méthode des fanatiques religieux et des féministes.



2) Le féminisme n'est pas un dogme: il est autocritique. Il aime la discussion dans le respect des différences; il évolue, il écoute, il s'enrichit au contact de nouvelles idées.

Quelle affirmation extraordinaire!

Dites-moi, Mme Langevin, si le féminisme est comme vous le décrivez, alors pourquoi cette pluie d'injures et de mépris dans tous les médias en réaction aux propos de Mesdames Thériault, Vallée et Bazzo?

Pourquoi les femmes qui osent critiquer le féminisme sont-elles toujours vilipendées de la sorte?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles empêché Mme Janice Fiamengo de s'exprimer à l'Université d'Ottawa?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles empêché Mme Cathy Young de s'exprimer à l'Université d'Ottawa?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles empêché M. Warren Farrell de s'exprimer à l'Université de Toronto?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles interrompu une conférence sur les droits des hommes à l'Université de Toronto en forçant l'évacuation et en invectivant les participants?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles empêché M. Warren Farrell de s'exprimer à l'Université de Toronto?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles appuyé des protestataires islamistes qui voulaient faire taire Mme Maryam Namazie qui souhaitait s'exprimer pacifiquement à la Goldsmiths University?

Pourquoi des militantes féministes ont-elles interrompu une réunion du CAFE (Canadian Association for Equality) à Ottawa?

Pourquoi des militantes féministes peintes en rouge (pour simuler le sang menstruel) ont-elles interrompu une conférence de Milo Yiannopoulos à l'Université Rutgers?

Pourquoi les hommes qui osent critiquer le féminisme sont-ils systématiquement traités de misogynes?

Pourquoi Pierre Foglia s'est-il fait carrément envoyer chier lorsqu'il a osé s'exprimer sur le sujet du féminisme?

Pourquoi insulter et diffamer un humoriste pour une simple farce?

Pourquoi des féministes montréalaises ont-elles organisé une manif "interdite aux hommes"?

Pourquoi les féministes considèrent-elles que le simple fait de les critiquer constitue une forme de harcèlement? Pourquoi certaines vont même jusqu'à poursuivre les gens qui sont tout simplement en désaccord avec elles?

Pourquoi les membres d'un mouvement qui est, selon vous, "autocritique", amoureux de "la discussion dans le respect des différences", "à l'écoute" et ouvert aux "nouvelles idées" se comporteraient-ils de cette façon, Mme Langevin?

3) Le féminisme est cependant une conviction profonde en la dignité humaine.

Correction, Mme Langevin: Les féministes ne s'intéressent qu'à la dignité des femmes qui ne les critiquent pas. Point.

4) Le féminisme peut cependant être dérangeant et décoiffant: il dénonce les privilèges, les injustices envers les femmes et travaille pour une société plus juste et équitable pour toutes et tous.

Correction, Mme Langevin: Le féminisme  ne dénonce que les soi-disant privilèges des hommes, jamais ceux des femmes, et il dénonce seulement les injustices envers les femmes, jamais celles envers les hommes.

Ainsi, le féminisme ne s'intéresse pas à la violence conjugale des femmes contre leurs conjoints.

Le féminisme ne s'intéresse pas au harcèlement sexuel et au viol lorsque ce sont des garçons et des hommes qui le subissent.

Le féminisme ne s'intéresse pas à l'inquiétante et désastreuse situation des garçons dans notre système d'éducation et des injustices qu'ils y subissent.

Pourquoi les hommes féministes sont-ils traités ainsi?

Le féminisme perpétue de fausses notions à propos du soi-disant "privilège" des hommes blancs:



5) Le féminisme ne vise pas à rendre les femmes supérieures aux hommes. Il vise à permettre à la moitié de la population de se réaliser pleinement.

C'est faux. Certaines féministes affirment ouvertement que l'égalité ne suffit pas et que les femmes doivent bénéficier d'un traitement privilégié.

Celle-ci affirme que les femmes doivent être "plus égales que les hommes".

Et elles se réjouissent et applaudissent lorsque des femmes obtiennent des traitements de faveur aux dépens des hommes.

Julie Bindel est une auteure féministe qui appelle à l'abolition de l'hétérosexualité et qui propose que les hommes soient emprisonnés dans des camps de concentration.

Robin Morgan considère que la haine des hommes et une pratique "honorable".

6) Le féminisme dénonce la discrimination systémique qui empêche les femmes d'avancer, même lorsqu'elles se font dire : «Let's go! Vas-y, fille!»

Le féministe dénonce un patriarcat IMAGINAIRE:



7) Le féminisme est pragmatique et terre à terre : il analyse les conditions de vie réelles des femmes. Il s'interroge sur l'absence des femmes en politique et dans les sphères décisionnelles, sur la violence faite aux femmes et aux filles, sur les différences salariales entre les hommes et les femmes, sur la difficile conciliation vie professionnelle-vie familiale, sur les conditions de vie inacceptables des femmes autochtones ou immigrantes, sur le désengagement de l'État dans les services publics. Le féminisme est présent dans la vie quotidienne des femmes.

Le féminisme tripatouille les chiffres et met de l'avant de fausses statistiques pour semer la peur et tracer un portrait malhonnête de la société:



8) Le féminisme est constructif : il propose des solutions individuelles et collectives.

Pas d'exemples concrets? Non? Ah...

9) Une société qui n'est pas féministe est pauvre dans tous les sens du terme : elle ne profite pas de la créativité et de l'intelligence des femmes; elle n'aspire pas à de meilleurs lendemains; elle ne progresse pas.

Une société féministe diabolise les hommes et les petits garçons, sème la méfiance, le mépris et la haine des hommes et est profondément malade.

10) Le féminisme est un mouvement engagé, social et théorique qui aspire à tous les possibles.

Cette phrase est tellement vague qu'elle pourrait être appliquée à n'importe quoi... le communisme, l'islamisme, l'intermondialisme, etc.

Conclusion: Ceux et celles qui croient en l'égalité de toutes les personnes humaines sont des féministes.

Non, ils sont humanistes.

J'invite Mme Thériault et Mme Vallée à participer à l'Université féministe d'été qui se tiendra à l'Université Laval du 22 au 27 mai 2016 sur le thème de la santé des femmes. Elles y trouveront des féministes, hommes et femmes, de tout âge, de tous milieux et de toutes allégeances qui croient à l'égalité pour toutes et tous.

Bienvenue dans les camps de rééducations féministes! Yé!

À suivre...



1 commentaire:

Olivier Kaestlé a dit…

Encore dans le mille ! Vous allez vous faire des amies, je vous en passe un... billet !