3 mars 2016

ROBOCOP VERSUS TERMINATOR (1992)


Nous sommes en 1992. J'ai 19 ans. Dark Horse annonce la parution d'une mini-série dans laquelle se croiseront deux icônes cinématographiques de l'époque: Robocop et Terminator.

Le scénario est de Frank Miller. Les dessins sont de Walter Simonson.

Rien n'aurait pu m'empêcher de mettre la main là-dessus. Et à l'époque, je n'avais vraiment pas été déçu!

Je relis ça 25 ans plus tard et si je tripe un petit peu moins, je continue de penser que c'est une belle mini-série.

Les premières pages du premier numéro nous plongent au coeur de la dernière bataille entre les humains et les Terminators. Dans une cacophonie d'explosions et de tirs d'obus, les derniers résistants tombent comme des mouches devant l'impitoyable armée mécanisée. Le narrateur, c'est Skynet lui-même. Son mépris pour les derniers humains, ces "choses désespérées et suintantes" est abyssal. Mais juste comme tout semble gagné, les Terminators se rendent compte que la bataille était une diversion pour permettre à un femme, la dernière créature vivante sur Terre, de se glisser à l'intérieur d'une base régionale.

Le plan de cette dernière est simple: elle veut reculer dans le temps pour éliminer Skynet à sa source. Le programme génocidaire, dit-elle, est le résultat du mariage entre le logiciel militaire et l'esprit d'un être mi-homme et mi-machine: Alex Murphy! Éliminer cet homme permettra donc d'éviter cet avenir apocalyptique pour l'humanité.

L'opération est un succès et la jeune femme se retrouve en plein milieu d'une rue de Détroit. Malheureusement, elle découvre rapidement qu'à ce moment de l'histoire, Murphy a déjà été transformé en Robocop, ce qui en fait une cible infiniment plus difficile à éliminer. Ajoutez à cela un trio de Terminators qui reculent également dans le passé afin de préserver leur "géniteur" et le moins qu'on puisse dire, c'est que la partie n'est pas gagnée d'avance!

J'ai eu beaucoup de plaisir à relire cette série. Elle demeure de très bonne qualité. Le scénario est riche en rebondissements et en surprises. Miller ne déçoit pas. Sa prose est très agréable à lire et sa narration joue un rôle crucial pour créer une ambiance enveloppante et pour exacerber l'intensité de chaque moment. Le seul truc qui m'agace un peu, c'est la mécanique des voyages temporels et les effets de ces derniers sur le continuum du temps. Disons qu'on s'en tient à une théorie assez peu sophistiquée, mais ce n'est pas essentiel à l'histoire. Les dessins de Simonson sont dynamiques et très réussis. Certaines des ses pages sont tout simplement épiques.

Ces deux gars-là sont des maîtres et ils nous livrent un opus très solide qui mérite encore d'être lu.



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