6 juin 2016

La démocratie directe


Nous croyons vivre dans une démocratie. Mais c'est faux. Notre système politique n'est pas une véritable démocratie. Nous élisons un gouvernement qui fait essentiellement ce qu'il veut pendant quatre ans. En plus, l'actuel gouvernement du Québec n'a été élu que par 29,2% des électeurs.

Mais une vraie démocratie, est-ce de l'utopie? 

La ville espagnole de Marinaleda est en train de prouver que c'est possible:

(...) la démocratie directe est l’une des formes premières de la démocratie dans laquelle le peuple exerce directement le pouvoir politique, alors que dans une démocratie représentative, il l’exerce de manière indirecte.

(...) Depuis la fin de l’ère franquiste, Marinaleda fonctionne en démocratie directe. En effet, en 1979 les villageois décident de s’attaquer à la mairie. Estimant que le pouvoir politique ne les représente pas et ne répond pas à leurs attentes, ils décident de se présenter aux premières élections municipales libres depuis la fin de la dictature.

Ils créent alors le Collectif Unitaire des Travailleurs (CUT), encore au pouvoir 35 ans après. Ainsi, Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda depuis plus de 30 ans, instaure une démocratie participative.

A Marinaleda, toutes les décisions du village sont soumises à la démocratie directe. Autrement dit, pour être adoptées, chacune d’entre elles doit faire l’unanimité au sein de la commune. Qu’il s’agisse d’impôts, d’équipements, d’emplois… Du coup, des centaines d’assemblées sont organisées chaque année.

Cette ville survit grâce à l’agriculture et à de faibles subventions de l’État, mais ce modèle de démocratie directe fonctionne bien mieux que dans n’importe quelle autre ville. Les salaires des villageois ont été validés par les citoyens eux-mêmes, ainsi les habitants sont mieux payés que dans d’autres régions d’Espagne. Marinaleda a été élue «ville la plus sûre d’Espagne» et peut effectivement se passer de police.

Intéressant...



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