6 juin 2016

X-Men: Apocalypse


Bon, je l'ai vu... comme je l'avais écrit ici.

Et je ne le regrette pas. J'ai eu du fun.

Pour me remettre dans le bain, je me suis retapé tous les films X-Men ces derniers jours. Le premier n'a pas trop bien vieilli, mais demeure divertissant. Le deuxième (X2) est très bon. Le troisième (Last Stand), généralement détesté par les fans, m'a plu. Je ne comprends pas que ce film éveille autant de mépris. Moi, je le trouve plutôt réussi. La trame sonore de John Powell est particulièrement hallucinante.

J'ai bien aimé X-Men Origins: Wolverine, un autre épisode qui s'est mérité beaucoup de critiques très acerbes et, à mon avis, peu méritées. Il aurait pu être meilleur, c'est certain, mais ce n'est pas nul non plus. Je sais que cette version de Deadpool avait enragé beaucoup de fans, mais comme je n'aime pas Deadpool, ça ne m'a fait ni chaud ni froid. Puis, vient X-Men: First Class, sans doute le meilleur de tout le lot. Un vrai petit bijou. The Wolverine, lui, était tout simplement infect, de loin le pire de tous. Et finalement, X-Men: Days of Future Past était en général assez bon, avec des moments très forts.

Je dois dire que, en général, j'aime bien cette série de films. Je la trouve très divertissante et plusieurs des acteurs qui y jouent sont d'un grand talent. Il y a des erreurs de continuité qui sautent aux yeux lorsqu'on se tape tous les films en rafale, mais rien pour complètement gâcher le plaisir.

C'est donc avec tout ça très frais à mon esprit que je suis allé voir le plus récent opus.

L'histoire commence il y a 5000 ans en Égypte. Le pharaon, En Sabah Nur, est un mutant qui a la capacité de transférer sa conscience dans un autre corps. Il privilégie les corps d'autres mutants, s'emparant de leurs pouvoirs au passage. Comme il se fait vieux et que sa mort approche, il entreprend de s'emparer du corps d'un jeune mutant qui a la capacité de guérir très rapidement, comme Wolverine. Le transfert est un succès, mais pendant la cérémonie, des traîtres réussissent à emmurer le pharaon sous sa pyramide. Privé des rayons du soleil, il s'endort pour très, très longtemps.

Ces premières scènes sont intéressantes et spectaculaires, mais je dois admettre que j'ai comme eu un petit sentiment de déjà vu. En effet, les types qui déambulent avec des masques animaliers représentant les dieux égyptiens m'ont fait pensé au film Stargate... mais il faut dire que c'est un problème récurrent avec moi... j'ai probablement vu trop de films dans ma vie.

Bref, notre pharaon se réveille à notre époque à cause de Moira MacTaggert, qui avait un rôle intéressant dans X-Men: First Class. Toutefois, à la fin de ce film, le professeur Xavier avait décidé d'effacer tous ses souvenirs le concernant, une décision pour le moins bizarre et éthiquement inqualifiable. Mais bon, passons. En Sabah Nur (Apocalypse) se réveille et, outré de constater que les humains normaux (qu'il considère faibles) ont hérité de la Terre pendant que les mutants vivent en cachette, il entreprend de rectifier la situation.

Il recrute donc ses quatre "cavaliers": une jeune Storm (beaucoup plus intéressante, crédible et bien mieux jouée que la version de Halle Berry), Angel (doté de ses ailes métalliques, un effet visuel très réussi mais trop peu exploité) et Psylocke (très jolie, mais dépourvue de contexte). À part Storm, ces personnages sont largement décoratifs et très peu explorés. Ils n'ont même pas de dialogue entre eux, c'est comme s'ils étaient complètement indifférents les uns aux autres.

Le dernier horseman est... Magneto.

Ce dernier est probablement ma plus grande déception du film. Michael Fassbender est un comédien au talent considérable et, dans ce film, cruellement sous-exploité. Son histoire est peu crédible, ses répliques sont nulles... on ne ressent pas vraiment le conflit interne du personnage. Il a une femme et une petite fille qui meurent après seulement quelques scènes qui sont insuffisantes pour véhiculer un véritable attachement. Ce qui fait que leur décès ne nous émeut pas du tout. La réaction de Magneto est pour le moins... bizarre. Il lève la tête au ciel et hurle: "Is this all that I am?" Je n'ai jamais vu ma famille être massacrée, mais je suis pas mal certain que ma première réaction ne serait pas une remise en question de mon identité. La douleur et la colère primeraient probablement.

Le seul moment fort pour Magneto, est lorsque Apocalypse le transporte à Auschwitz et lui fait découvrir qu'il est plus puissant qu'il le soupçonnait. Mais une fois cette scène passée, le personnage ne véhicule plus la moindre émotion. On me dira qu'il est comme mort en dedans... peut-être...

Les jeunes X-Men, eux, sont généralement cool. Le jeune Beast est attachant dans sa timidité et sa maladresse. James McAvoy est encore extraordinaire en Prof X. Le jeune Cyclops est vraiment très intéressant dans ce film, beaucoup plus que sa version adulte. Loin d'être le leader qu'il est destiné à devenir, il est rebelle, révolté et irrévérencieux. Ses pouvoirs viennent tout juste de se manifester et cela mène à plusieurs scènes savoureuses.

J'étais très heureux de voir que Quicksilver était de retour. La scène principale dont il est la vedette est très réussie. Si elle surprend moins que celle de la cuisine du Pentagone dans First Class, on nous en met tout de même plein la vue.

Les quelques scènes qui mettent en vedette Wolverine sont assez courtes, mais extraordinaires. Apparemment, beaucoup de fans n'ont pas apprécié, mais moi oui. Ils se sont inspirés de la série Weapon X de Barry Windsor-Smith, de loin ma BD préférée de Wolverine. Je tripais.

Jean Grey (incarnée par l'actrice qui joue Sansa Stark dans Game of Thrones, une distraction majeure), Cyclops et Nightcrawler se retrouvent dans la base secrète de William Stryker, au lac Alkali, et sont poursuivis par les soldats chargés d'en assurer la sécurité. Ils se retrouvent dans un cul-de-sac dans lequel se trouve une espèce de cage blindée d'où émanent des grognements. Jean ouvre la porte à l'aide de sa télékinésie et c'est alors qu'émerge un Wolverine réduit à l'état d'animal sauvage, branché à différents appareils qui rappellent les excellents dessins de Windsor-Smith. Wolverine met les soldats en pièces et, juste avant de s'échapper, se retrouve face à face avec Jean Grey. Elle réussit à le calmer et à restaurer quelques-uns de ses souvenirs avant qu'il ne s'enfuit dans la nature. Cette séquence était de l'or en barre, probablement les meilleurs moments de Wolverine au cinéma.


La bataille finale est épique à souhait et divertissante, bien que le rôle de Magneto soit d'un ennui mortel. Le personnage de Mystique prend beaucoup de place, ce que je considère être un choix discutable. Je trouve cette actrice (dont j'oublie le nom) d'un ennui mortel. Apocalypse, qui avait l'air un peu ringard sur les photos du film que j'avais vues, s'avère un personnage intéressant qui a beaucoup de présence. Il représente vraiment une menace de taille pour nos héros et l'affrontement psychique entre lui et Xavier est superbe.

C'est finalement Jean Grey qui en vient à bout en libérant le pouvoir de Phoenix. La scène est très forte. Si seulement ils avaient choisi une autre actrice que Sansa Stark, bordel... ce n'est pas qu'elle est nulle, je l'aime bien en fait, mais je l'associe trop à son rôle de GoT, je n'arrive pas à voir qu'elle joue quelqu'un d'autre...

Ce n'est pas un film parfait, il n'est pas sans longueurs, mais malgré quelques déceptions, j'ai eu beaucoup de plaisir à le regarder. Le scénario explore (brièvement) de nombreux thèmes très intéressants (l'immortalité, la jouissance du pouvoir, le sacrifice, etc.) et nous offre de nombreuses scènes intenses et divertissantes.

Bref, la saga des X-Men continue à livrer la marchandise. Et, à en juger par la petite scène cachée à la fin du générique, Fox n'a pas fini de nous en mettre plein la vue. Et ils semblent avoir trouvé une façon de faire en sorte que la retraite imminente de Hugh Jackman ne signifie pas nécessairement la fin de Wolverine... on devine également que le rival du prochain film sera... Mister Sinister!



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