30 août 2016

"Hang the lot of them"



Le vidéo ci-dessus n'a pas plu à nos amis les Anglos.

Non, il n'ont pas apprécié du tout.

Extrait de l'article de Steve Fortin:

Les gens du Montreal Gazette et du National Post ont été fort courroucés par le fait que les méchants «séparatistes» du Bloc québécois profitent de la ferveur olympique afin de mousser le patriotisme québécois. En ce pays du Canada, il est tout à fait légitime de célébrer toutes les identités du monde sauf celle du Québec. C'est connu.

« Le Bloc québécois n'a pas hésité à user des cérémonies d'ouverture des Jeux de Rio afin de mousser l'indépendance »

Pour le Montreal Gazette, il s'agirait d'une hérésie que le Bloc québécois, parti indépendantiste reconnu, qui détient 10 sièges au parlement fédéral, fasse la promotion de l'indépendance au moment même où les Jeux olympiques annoncent une orgie de patriotisme canadien dopé aux publicités de Canadian Tire, de Coke, de Tim Horton's, etc. Les 35 à 40 % d'indépendantistes québécois au Québec n'auraient qu'à se tenir coi et ne jamais aspirer à un patriotisme qui leur est propre.

(...) J'étais très content de voir que Sol Zanetti, toujours proactif, saisisse la balle au bond afin de dénoncer le concert d'insultes, de mépris, quand ce n'était pas carrément l'appel à la pendaison des « damned separatists ». La section commentaires du Montreal Gazette est vite devenue un déversoir de haine, sans modération aucune. Pourtant, ce journal de Rhodésiens sait très bien qu'un tel texte sera assurément envahi par les internautes les plus haineux. Serre-t-on un peu la modération? Pas du tout. Ce mépris-là est tout à fait légitime, semble-t-il. On dira des fous furieux qui en appellent à la pendaison des séparatistes qu'ils ne sont que des « amoureux du Canada à l'âme troublée ».


(...) Et si on commençait à appeler un chat, un chat? Ce « racisme-là », celui dont parle Sol Zanetti, n'est pas une rare occurrence, il s'exprime souvent. Suffit d'être un observateur assidu des médias anglophones pour le constater chaque fois qu'un texte évoque les revendications nationales des Québécois. C'est inévitable.

(...) Et encore... Sol Zanetti ne s'est arrêté qu'au Montreal Gazette! Le même sujet traité dans le National Post a provoqué un délire de haine qui est encore accessible au moment d'écrire ces lignes. En voici quelques extraits...








































29 août 2016

Le musée est "plate"

Ma merveilleuse collègue Brittany frappe à nouveau.

Ce matin, nous nous réunissions afin de discuter des sorties scolaires de l'année. C'est à peu près le seul sujet sur lequel nous sommes obligés de coopérer.

On commence pas mettre des idées sur la table. Brittany propose une espèce de "Laser Quest". Je réponds que j'aimerais faire une sortie éducative où les élèves apprennent quelque chose.

Elle réplique alors: "Tu vas probablement vouloir retourner à ton musée des beaux-arts encore une fois? Il est plate ton musée!"

Contexte: Je visite effectivement le musée des beaux-arts de Montréal avec mes élèves depuis des années. Ce lieu est extraordinaire pour leur faire découvrir des oeuvres magnifiques et variées et ouvrir leurs horizons sur des époques et des cultures qui leur sont complètement étrangères. Habituellement, nous faisons une visite des galeries et, par la suite, nous allons en atelier pour réaliser une oeuvre d'art. Avec mes élèves, c'est toujours un grand succès. Et, à mon éternelle surprise, ils n'y sont jamais allés avant, ce qui me renverse à chaque fois.

Mais voilà, Brittany a autant de culture, de sophistication et d'ouverture d'esprit qu'une botte de caoutchouc. Ça ne l'intéresse pas une miette et elle est donc bien incapable de transmettre le moindre intérêt à ses élèves. De plus, comme son approche est exclusivement basé sur la discipline et la domination des enfants, elle est obligée de les superviser comme un faucon, de les menacer de punitions et de les avertir constamment sans quoi ils sont intenables. Et malgré cela, dès qu'elle tourne le dos, ils déconnent.

Je ne peux pas les blâmer. À cet âge et dans ce contexte, j'aurais probablement fait exactement la même chose.

Mes élèves apprécient parce que je les prépare avant la sortie. Nous discutons de l'histoire de l'art, des techniques, des courants artistiques, etc. Je leur explique que ce musée n'est pas un magasin dans lequel on retrouve des objets qui ont été fabriqués à la chaîne à des milliers d'exemplaires, mais que chaque oeuvre a été réalisée à la main et est absolument unique au monde. Bref, je réussis à allumer leur curiosité et à leur transmettre mon enthousiasme.

J'ai donc essayé de mettre de l'avant des arguments pour essayer de la convaincre que ce musée est un véritable joyau et qu'il serait très triste que les élèves ne puissent pas le visiter. Elle m'a répondu que je voulais seulement le visiter parce que ça m'intéresse MOI, pas pour les élèves.

J'étais complètement estomaqué.

Elle m'accuse de vouloir amener les enfants au MBAM pour des raisons purement égoïstes.

Je n'en revenais pas.

Je lui ai répondu que ce n'est pas le cas, que je visite ce musée avec mes propres enfants à chaque année, que je n'ai absolument pas besoin d'avoir ma classe avec moi pour y aller et que je profite beaucoup plus de ma visite lorsque je n'ai pas des dizaines d'élèves à la traîne!

Non mais quelle tarte!

Bref, elle a gagné. Nous n'irons pas au musée des beaux-arts cette année. C'est trop "plate" à ce qu'il paraît!

Calvaire d'épaisse...

Et c'est ça qui va enseigner à 25 enfants cette année!



28 août 2016

Après 20 ans: amertume et fierté


C'est avec des sentiments mitigés que je m'apprêtais à entamer cette nouvelle année scolaire.

Cette rentrée marque le vingtième anniversaire de ma carrière de prof. En effet, j'ai mis les pieds dans "ma" classe pour la première fois en septembre 1996. Vingt ans, c'est long. Les premiers élèves de 6e année à qui j'ai enseigné sont maintenant au début de la trentaine. Moi, je suis au début de la quarantaine...

Je repense à ces vingt dernières années avec un mélange d'amertume et de fierté.

Je suis fier du travail que j'ai fait. J'ai enseigné comme je le voulais, sans compromis et sans capitulation. J'ai fait de mon mieux à chaque jour où j'ai mis les pieds dans une classe. J'ai toujours placé les intérêts des enfants avant toute autre considération. J'ai maintenu le cap envers et contre tous.

Mais je ressens beaucoup d'amertume face aux innombrables trahisons, à la mesquinerie de mes collègues, à la misandrie de plusieurs, à ce système pourri qui a si souvent tenté de me mettre des bâtons dans les roues ou de carrément m'anéantir. Et tout ça pourquoi? Parce que j'ai une vision différente. Parce que je n'enseigne pas comme les autres. Parce que j'ai des convictions profondes auxquelles je crois passionnément. Parce que je refuse de me laisser intimider par des conformistes. Parce que je suis libre et que je veux le rester. Parce que je suis un homme. Parce que je suis moi.

Et après vingt ans, je me demande si le combat en vaut vraiment la chandelle. Pourquoi je fais ça? Ai-je vraiment un impact positif déterminant et durable dans la vie des enfants qui sont placés sous ma responsabilité? Est-ce que j'accomplis vraiment quelque chose de significatif dans le long terme? Est-ce que ça vaut la peine de se battre comme ça, sans relâche? Pour un salaire aussi risible en plus?

Vingt années de combat et de résistance plus tard, force est de constater qu'il y a eu un prix à payer et que ce prix a été très élevé. Comme je le raconte dans mon livre, j'ai payé de ma santé. Je ne suis plus le même. Ma dépression m'a transformé. Je suis plus taciturne qu'avant. Je suis plus méfiant. Plus isolé et solitaire. Je suis plus colérique aussi. Et si j'ai vaincu la dépression, l'anxiété est devenue une compagne de vie avec laquelle je dois composer quotidiennement. Le prix de la dissidence a été très, très élevé. Beaucoup plus que ce que j'aurais cru possible au départ.

Pendant les derniers jours, j'essayais de me consoler en me disant que j'ai enfin trouvé un endroit où je me sens un peu mieux. Je travaille dans une école située à quelques minutes de chez moi, un rêve que j'ai caressé pendant longtemps. Mes relations avec mes collègues sont plus harmonieuses que ce que j'ai connu dans le passé. J'ai même un collègue avec qui s'est tissé une amitié et un respect mutuel comme j'en ai très rarement connu dans ma carrière.

J'ai essayé de me convaincre que j'étais présentement dans une oasis.

Mais voilà plutôt une autre année scolaire qui commence avec un couteau entre les omoplates. La lame m'a été formellement servie par ma collègue de 6e année dont j'ai déjà parlé ici, ici et ici. Appelons-la Britanny.

Contexte: Britanny est, comme la vaste majorité des enseignantes de primaire avec qui j'ai eu le déplaisir de travailler dans ma vie, une femme autoritaire, réactionnaire, traditionaliste et étroite d'esprit. La réflexion et l'introspection, ce n'est pas son genre. Mais comme elle est généralement beaucoup moins monstrueuse que les harpies que j'ai connues dans le passé, nous avons eu une relation courtoise jusqu'à maintenant. On ne collabore sur à peu près rien parce que nos visions de l'enseignement sont diamétralement opposées.

En ce qui me concerne, cela ne me dérange pas du tout, je suis habitué de faire cavalier seul. Je n'éprouve aucune frustration parce que les autres fonctionnent différemment de moi et je ne vais jamais me foutre le nez dans le travail de mes collègues. Je considère que cela ne me regarde pas.

Évidemment, on ne fait jamais preuve de la même courtoisie à mon endroit. Britanny est d'ailleurs très offusquée que je ne force pas mes élèves à m'appeler "Monsieur". Ça la ronge depuis deux ans. Elle m'en a parlé à une ou deux reprises. Comme j'essaie d'éviter les confrontations et que je ne lui reconnais aucune autorité, je lui ai répondu de manière évasive et j'ai continué à fonctionner selon mes convictions. De toute façon, après vérification, j'ai réalisé que cette directive n'était écrite nulle part dans les règles de l'école.

Évidemment, comme c'est toujours le cas, l'agacement de Madame s'est transformée lentement en source de frustration majeure et en obsession. Pourquoi? Par désir purement autoritariste d'imposer sa volonté aux autres et aussi parce que ça la fait mal paraître. Voyez-vous, les enfants préfèrent de loin mon approche à la sienne et elle ressent inévitablement les effets néfastes de son approche disciplinaire dominatrice.

Évidemment, au lieu d'avoir la force de ses convictions, d'assumer les conséquences de ses choix, d'expliquer à ses élèves pourquoi elle tient mordicus à ce qu'ils l'appellent Madame et de respecter ma liberté de faire des choix différents des siens, elle enrage. Et mon expérience m'a démontré que pour des femmes comme elle, la solution est toujours inévitablement la même: forcer l'autre à se soumettre à LEUR façon de faire. C'est toujours, toujours, toujours le même tabarnak de cirque. J'en parle d'ailleurs dans mon livre.

Bref, jeudi dernier, première journée pédagogique, tous les profs de tous les différents pavillons de l'école sont en train d'assister à la traditionnelle présentation de la directrice. Le sujet n'était pas du tout en lien avec les formules de politesse ni même avec le code de vie de l'école, mais cette chère Britanny, toujours sortie de nulle part, lance: "Est-ce qu'on continue avec le Monsieur et Madame?" La directrice l'a regardée, interloquée, et lui a demandé de s'expliquer. Britanny a alors ajouté que le personnel avait voté en faveur de son utilisation et qu'elle voulait savoir si cet usage était toujours exigé. La directrice a répondu que, puisque le personnel s'était prononcé favorablement sur cette question, chacun se devait donc de respecter la décision qui a été prise.

Cette intervention était, de toute évidence, dirigée contre moi puisque, à ma connaissance, je suis le seul qui n'exige pas que mes élèves m'appellent Monsieur. Le vote dont il est question a été pris avant mon arrivée à cette école.

L'intervention de Brittany m'enrage pour plusieurs raisons.

Premièrement, j'ai toujours trouvé répugnant le fait d'avoir recours à la direction pour régler des différends entre enseignants. Ne sommes-nous pas des professionnels? Ne sommes-nous pas des adultes responsables? Ne sommes-nous pas capables de nous parler posément, de nous expliquer et de régler nos problèmes nous-mêmes? Le plus ironique, et c'est souvent le cas, c'est que cette tarte de Britanny est la déléguée syndicale de notre école. Elle a passé toute la dernière année à pester contre la direction. Mais dès qu'elle se voit impuissante à imposer sa volonté sur un collègue, que fait-elle? Elle fait appel à la direction! Je ne suis pas supposé y voir la moindre contradiction?

Deuxièmement, les lecteurs et lectrices de mon livre savent que j'ai vécu des situations semblables à celle-ci à de nombreuses reprises. Si bien que j'ai l'impression de jouer dans un mauvais film pour la millième fois. J'en ai tellement plein le cul de cette épouvantable atmosphère étouffante qui s'évertue à tuer toute originalité et toute dissidence. J'en ai plein le cul de ces bonnes femmes autoritaires et mesquines qui croient détenir LA vérité et qui veulent imposer leur putain de fonctionnement de merde à tout le monde. J'en ai plein le cul de cette saleté d'intolérance crasse à l'égard de tout ce qui est un tant soit peu différent et original.

Troisièmement, mon approche est bonne et efficace. Je ne le crois plus, je le SAIS. Après 20 ans de métier, elle a fait ses preuves. Mes élèves sont généralement plus heureux, plus épanouis, plus souriants et plus motivés que ceux de mes collègues. De nombreux problèmes de comportements s'évaporent lorsque les jeunes arrivent dans ma classe, surtout dans le cas des p'tits gars. Mais plutôt que de s'intéresser à ce que je fais et à remettre leurs propres pratiques en question, ces mégères ont toujours la même câlisse de réaction, c'est-à-dire tout faire pour saboter mon travail. L'utilisation du "Monsieur" peut sembler triviale, mais elle est partie intégrante de mon approche. Si je cède là-dessus, je recule plutôt que de progresser. C'est complètement inacceptable.

Quatrièmement, jamais au grand jamais je ne me mets le nez dans ce que font mes collègues. Pourtant, elles ont de nombreuses pratiques qui m'horripilent et qui m'écoeurent. Leur philosophie autoritariste est liberticide, humiliante, contraignante, étouffante, rigoriste et démotivante. Plusieurs de leurs méthodes sont répréhensibles. Mais je ne dis rien, je me mêle de mes affaires. C'est à la direction d'intervenir si elle le juge nécessaire, pas à moi. Je suis responsable de mes décisions et de mes actes, pas de ceux des autres. Pourquoi ne me traite-t-on jamais comme je traite les autres? Pourquoi n'ai-je pas droit au même respect et à la même tolérance? Pourquoi ne puis-je pas agir selon mes propres convictions et mes propres valeurs?

Bref, comme ce conflit ridicule risque de prendre des proportions titanesques (ce ne serait pas la première fois), j'ai également communiquer avec le syndicat afin de savoir si la directrice a le droit d'exiger une chose pareille.

Moi, je maintiens le cap. On verra bien si Brittany ou la directrice décideront de faire de ceci un affrontement ou pas.

Et c'est reparti, calvaire...



Succès à l'école ne signifie pas succès dans la vie




Le Québec vu de l'espace


Trouvée sur la page FB de la NASA avec cette description:

An astronaut aboard the International Space Station adjusted the camera for night imaging and captured the green veils and curtains of an aurora that spanned thousands of kilometers over Quebec, Canada.

Snow and ice in this winter image (February 2012) reflect enough light from stars, the Moon, and the aurora to reveal details of the landscape. On the lower right, we see a circle of ice on the frozen reservoir that now occupies Manicouagan impact crater (70 kilometers in diameter). City lights reveal small settlements, such as Labrador City (an iron-ore mining town) and the Royal Canadian Air Force base at Goose Bay on the Labrador Sea.

(...) Geologists know that a large asteroid slammed into Earth roughly 214 million years ago, creating a crater about 100 kilometers (60 miles) across on the landmass that is now part of Canada. The impact caused a shock wave to radiate across Earth’s surface, followed closely by high-velocity winds. Near the impact point, wind speeds would have exceeded 1000 kilometers (600 miles) per hour. The shock wave and air blast would have severely damaged and killed plants and animals out to distances of approximately 560 kilometers (350 miles)—as far as Goose Bay. After erosion by glaciers and other processes over millions of years, the Manicouagan crater is now about 60 kilometers (37 miles) wide.



Batman versus The Terminator




Ken Garing

Mike Nesbitt

SirTiefling II




Une autre magnifique oeuvre ici.

Trouvé ici.


25 août 2016

Trudeau croit que la pauvreté est sexiste

Extrait de la fascinante nouvelle:

Le premier ministre Justin Trudeau s'est joint à une campagne sur les médias sociaux exhortant les leaders mondiaux à reconnaître que la pauvreté a un impact plus important sur les femmes que sur les hommes.

Dans une lettre publiée jeudi, M. Trudeau affirme que les femmes et les filles sont moins susceptibles de faire des études, plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et courent un plus grand risque d'être atteintes par la maladie et d'avoir des problèmes de santé.

Quel grand homme ce Juju!

Malheureusement, il a encore tout faux.

Allons-y une affirmation à la fois.

La pauvreté affecte-t-elle plus de femmes que d'hommes?

Voici les statistiques officielles du Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion (CEPE):



On voit bien qu'au Québec, la pauvreté affecte les hommes et les femmes à peu près également.

L’Institut de la statistique du Québec nous offre les chiffres suivants dans le cadre d'une étude sur l'itinérance:


Ah, tiens donc. La très vaste majorité des itinérants sont des hommes. Comme c'est étrange. Ça ne cadre pas trop avec les propos du grand Juju, ça...

Les femmes et les filles sont-elles moins susceptibles de faire des études?

Lorsque l'on consulte les Statistiques de l'enseignement supérieur du Québec, on voit ceci:


Les femmes sont plus nombreuses dans presque tous les groupes d'âges et dans tous les cycles d'étude! 

Tiens donc... encore une fois, ça ne cadre pas trop bien avec les déclarations de Juju-le-grand-féministe, ça!

Les femmes courent-elles un plus grand risque d'être atteintes par la maladie et d'avoir des problèmes de santé?

Consultons les chiffres de l'Enquête québécoise sur l'expérience de soins de l'Institut de la statistique du Québec:


On constate que, si les femmes sont effectivement plus nombreuses à consulter un médecin à l'urgence, la différence est tout à fait négligeable pour tous les groupes d'âge.

Et lorsqu'il est question de consultation d'un médecin spécialiste, on voit que, encore une fois, la différence entre les hommes et les femmes est généralement négligeable, à part pour le groupe d'âge 25-49 ans où la différence est plus marquée (il y a fort à parier que cette différence est due aux grossesses et non pas à des maladies plus prévalentes):


Les statistiques de la CSST nous apprennent ceci à propos des accidents de travail au Québec:


L'IRSST nous apprend ceci à propos des décès survenus suite à un accident de travail dans trois provinces canadiennes:


Terminons avec ces statistiques à propos de l'espérance de vie des Québécois selon le sexe:


C'est extraordinaire, n'est-ce pas?

C'est comme si la réalité était exactement l'inverse de ce que prétend notre premier ministre, le bon et grandiose Juju Ier.

Il faut dire que les féministes ne s'embarrassent pas trop de la réalité... c'est chiant, la réalité, quand ça vient constamment contredire nos croyances... alors aussi bien l'ignorer et dire des bêtises pendant que les médias, béats d'admiration, nous citent sans jamais nous remettre en question...