3 août 2016

Femmes autochtones tuées ou disparues

Extrait de la nouvelle:

La ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, devait rencontrer mardi soir des familles de femmes des Premières Nations assassinées ou disparues, avant de mettre formellement sur les rails, mercredi, la commission d'enquête nationale.

Cette enquête sera-t-elle sérieuse? Fera-t-elle la lumière sur les vraies raisons derrière cette violence, c'est-à-dire les épouvantables problèmes sociaux qui existent sur les réserves? Le temps nous le dira... mais comme vous allez voir plus bas, ça commence plutôt mal.

(...) On s'attend à ce qu'Ottawa annonce mercredi la nomination de cinq commissaires. La présidente de l'organisation à but non lucratif Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, espère qu'il y aura des membres des Premières Nations ayant «une expertise juridique» parmi eux. «Ce sont les meilleures personnes pour connaître et comprendre la problématique», a-t-elle soutenu, mardi soir, alors qu'elle était interviewée par La Presse canadienne.

Je suis d'accord, tant que ces gens sont compétents et impartiaux.

(...) À terme, Viviane Michel aimerait que des recommandations soient formulées pour provoquer «des changements dans le système judiciaire  - ce qui inclut la police - et aussi sur le plan de la protection de la jeunesse».

Ah! On voit l'agenda idéologique qui pointe le bout de son nez. L'enquête n'est même pas commencée, on n'a entendu aucun témoignage et analysé aucune donnée mais déjà, on parle des conclusions qu'on espère obtenir. Ça augure très, très mal.

Ainsi, Mme Michel a déjà décidé qu'il faut que ce soit la faute de la police. Il ne faut pas mettre l'emphase sur le fait que les gens qui ont commis ces meurtres et ces enlèvements étaient eux aussi des autochtones dans la vaste majorité des cas. Non, on va mettre l'emphase sur l'inefficacité et le racisme de la police.

Bien sûr, vous me direz que Mme Michel n'est pas membre de la commission, qu'elle n'est qu'une activiste et qu'elle ne participera pas à l'enquête. C'est vrai. Mais regardez ceci:

Les consultations préalables ont permis de dégager certains grands axes pour les travaux de la commission: les pratiques policières, le système judiciaire, le rôle du colonialisme et des pensionnats pour Autochtones, de même que la pauvreté endémique dans plusieurs communautés des Premières Nations.

Vous voyez ça? Vous voyez le biais idéologique qui se dessine?

Évidemment que les autochtones ne l'ont pas eu facile historiquement. Évidemment que les politiques colonialistes anglo-saxonnes et la politique canadienne des réserves ont eu des effets dévastateurs sur leurs sociétés. Mais les criminels ne sont-ils pas ultimement responsables de leurs actes?

Et je soupçonne que certaines pratiques de la police méritent effectivement d'être regardées de plus près, mais ce n'est pas le coeur du problème. La preuve, c'est que 90% des cas de meurtres de femmes autochtones ont été élucidés par la police. Ce pourcentage est identique à celui des cas de meurtres de blancs. Alors on voit bien que les autochtones sont aussi bien servis par la police que les blancs.

Il y a toujours des facteurs externes qui favorisent la criminalité. Mais ultimement, chaque être humain doit être tenu responsable de ses actes, non? Les meurtres et les enlèvements ne sont-ils pas d'abord et avant tout causés par... les meurtriers et les kidnappeurs? Or, ils sont majoritairement autochtones eux aussi. La police a confirmé que 70% de ces crimes ont été commis par des autochtones! La police a tenté de le cacher, mais c'est ça la réalité!

Or, à en juger par les "axes" de la commission, on ne s'intéressera pas à ça. Les autochtones ne peuvent être que des victimes. Même ceux qui ont commis ces crimes sont eux aussi des victimes des blancs. Ultimement, tout est de la faute de la police, du système judiciaire et des blancs racistes. Les travaux de la commission ne sont pas commencés et les commissaires ne sont même pas encore nommés, mais on sait déjà que c'est vers ça qu'on s'en va.

Tant pis pour une étude impartiale et objective de la problématique!

En plus de Mme Bennett, le processus de définition des paramètres de l'enquête a été dirigé par deux autres ministres fédérales: Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice et procureure générale, et Patty Hajdu, ministre de la Condition féminine. Un comité a rencontré notamment des survivantes, des proches des victimes, des organisations et collectivités autochtones, les provinces et territoires, ainsi que des organismes de première ligne.

On voit bien que le projet est piloté par les libéraux et qu'ils prennent des mesures concrètes pour s'assurer que la commission va leur dire exactement ce qu'ils veulent entendre.

De plus, cette commission est également biaisée d'une autre façon.

Pourquoi ne s'intéresse-t-on qu'aux FEMMES tuées ou disparues?

Pourtant, les statistiques confirment que les hommes autochtones tués ou disparus sont PLUS NOMBREUX que les femmes:

According to Statistics Canada data compiled by my research assistant Penny Handley, approximately 2,500 aboriginal people were murdered in Canada between 1982 and 2011, out of 15,000 murders in Canada overall. Of the 2,500 murdered aboriginal Canadians, fully 71 per cent — 1,750 — were male, and 745 were female (and one was “of unknown gender”). 

(...) Once again, statistics for aboriginal men do not appear to have been compiled or circulated. But given that fully “83 per cent of unsolved homicides overall are male"... 

Ouais, mais eux, ce sont juste des hommes, alors on s'en câlisse. Pas besoin d'une commission d'enquête là-dessus! Peuh!

Les gens qui demandent cette commission d'enquête depuis des années sont en grande partie des féministes qui n'ont absolument rien à foutre du sort des hommes.

Le gouvernement libéral est dirigé par des idéologues fanatiques et malhonnêtes qui ne sont pas intéressés par la vérité. Ce qu'ils veulent, c'est la confirmation de leurs propres croyances.

Dans ce contexte malheureux, il ne faut pas s'attendre à ce que le travail de cette commission soit autre chose que de la propagande.



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