10 août 2016

Justifier l'injustifiable

Il y a quelques jours, dans ce billet, je m'interrogeais sur le fait que la nouvelle commission d'enquête fédérale ne s'intéresse qu'aux femmes autochtones disparues ou assassinées et qu'elle passe complètement sous silence les victimes masculines qui sont pourtant plus nombreuses.

En effet, selon Statistique Canada, 71% des victimes d'homicide entre 1982 et 2011 sont des hommes. De plus, 83% des victimes d'homicides non résolus sont des hommes. Malgré cela, la commission ne s'intéressera qu'aux femmes.

Je ne m'attendais pas à ce que quiconque ait l'extraordinaire culot de tenter de justifier une discrimination aussi évidente. Je me trompais.

Extrait de cet article du Globe and Mail:

The federal government should not study the alarming rate of violence against aboriginal men as part of its upcoming national inquiry into Canada’s missing and murdered indigenous women, international human-rights experts caution, saying that doing so would confuse the issue.

Le gouvernement fédéral NE DOIT PAS étudier les taux alarmants de violence dont sont victimes les hommes autochtones car cela aurait pour effet d'EMBROUILLER la question.

En quoi le fait d'inclure les hommes embrouillerait-il quoi que ce soit, me direz-vous? La question est excellente.

La réponse est simple. L'idéologie féministe veut dépeindre les femmes comme les victimes des hommes, point final. Il faut prouver à tout prix que nous vivons dans un patriarcat misogyne. Donc, pour elles, si on inclue des hommes dans la catégorie des victimes, ça vient brouiller les cartes. C'est une entrave à leur vision du monde simpliste et manichéenne.

Encore une fois, on voit que les féministes ont déjà décidé à l'avance de ce que les conclusions de la commission doivent être. Et elles font tout pour éliminer à l'avance toutes les données qui risqueraient de venir invalider ou même de simplement tempérer ou contextualiser la conclusion souhaitée.

L'objectif ne doit pas être l'analyse honnête, objective et impartiale la réalité, mais plutôt de produire un document propagandiste féministe.

Speaking at a news conference in Ottawa on Monday, the vice-chair of the United Nations Committee on the Elimination of Discrimination against Women said the plight of indigenous women and girls is distinct and should be treated as such. “If we attempt to combine, it’s going to really … muddy the waters,” said Barbara Bailey, who was on the UN team that visited Canada in 2013 to investigate the violence. “I think to detract now would really be a tragedy. Let’s fix that problem first and then we can begin to see what else is out there.”

Oui, des femmes qui se font tuer, ce n'est pas la même chose que des hommes qui se font tuer. C'est beaucoup plus tragique. C'est bien plus terrible. C'est un problème "distinct" qui doit être analysé séparément et auquel on doit donner l'absolue priorité.

Si la commission s'intéressait également aux victimes masculines, ce serait "UNE TRAGÉDIE"!

Ce qu'elle dit, c'est essentiellement: Commençons par régler le problème des femmes et après ça, on verra s'il y a d'autres questions à régler. La seule violence qu'il est urgent d'éradiquer, c'est celle que subissent les femmes.

Les propos de cette tarte sont tout simplement abominables.

C'est un discours de suprémaciste féministe misandre. Et on ne parle pas ici d'une dinde quelconque qui se fait aller la gueule sur Twitter! Non, cette femme est vice-présidente d'un comité des Nations Unies!

Et quelle est la position du gouvernement libéral sur cette question?

Indigenous Affairs Minister Carolyn Bennett told The Globe and Mail in November that the inquiry will centre on women because of the “tremendous call and consensus” to do so. 

Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de mettre sur pied une commission d'enquête qui ne s'intéressera qu'aux victimes féminines et qui fera comme si les victimes masculines n'existent pas?

C'est simple: il y a un consensus "TREMENDOUS" (énorme, prodigieux)!

Vraiment?

Un consensus chez qui exactement? Au Conseil des ministres? Chez les membres du parti? Dans les communautés autochtones? Dans la population en générale? De qui parle-t-elle?

Où sont vos preuves? Où sont vos chiffres? Où sont vos statistiques? Sur quoi vous basez-vous pour affirmer une chose pareille? Si le consensus est si "tremendous", ça ne devrait pas être bien difficile à démontrer!

Vous vous basez sur rien du tout? Ah, bon...

“Our mandate now is to get to the bottom of the tragedy of missing and murdered indigenous women and girls in Canada,” she said. “The issues around sexism are specific.” 

Ah! Alors si une femme se fait tuer, c'est plus tragique que si c'est un homme parce que... SEXISME!

Fascinant, n'est-ce pas?

Je vous rappelle que la commission n'a pas encore débuté ses travaux. Mais déjà, la ministre a décidé que l'un des phénomènes majeurs qui explique ces disparitions et ces meurtres, c'est le SEXISME de la société! La misogynie! Le problème, c'est que les hommes détestent les femmes!

Comprenez-vous pourquoi il faut faire semblant que les victimes masculines n'existent pas? Si elles étaient prises en considération, alors comment serait-il possible pour les féministes de nous vendre leur propagande? Elles en seraient bien incapables! En effet, si nous vivons dans un patriarcat misogyne sexiste, alors comment expliquer que la vaste majorité des victimes soit des hommes?

Donc, les féministes font ce qu'elles font toujours: quand la réalité est en contradiction avec leurs dogmes idéologiques, ben elles ignorent la réalité. C'est aussi simple que ça.

She also said she believes all aboriginal people will benefit from the inquiry. 

Ben voilà, pas besoin d'inclure les hommes dans les travaux de la commission d'enquête parce que, même s'ils en sont complètement absents, ils en bénéficieront quand même en bout de ligne. C'est-y pas merveilleux? C'est presque magique!

The Liberal government has promised to launch the probe by summer and has pledged, in the meantime, to listen to victims’ families and indigenous organizations about the design of the inquiry – including its scope. According to summaries of seven consultation sessions posted to a government website, the desire to dedicate some attention to violence against indigenous men and boys has come up at four of the meetings.

Dans quatre des sept consultations, des gens ont manifesté l'intérêt de voir cette commission d'enquête s'intéresser aux victimes masculines. Tiens donc...

Pas grave, ignorons-les. Parlons plutôt d'un "TREMENDOUS consensus"!

“It’s a really hard conversation to have,” said Dawn Lavell-Harvard, the president of the Native Women’s Association of Canada. She believes the inquiry should specifically address women because they experience the “double discrimination” that comes with being indigenous and female. “Absolutely [men] deserve the same amount of attention, just not necessarily in the same forum,” she said, adding that the inquiry must examine sexual violence and exploitation.

Savez-vous pourquoi c'est une conversation difficile et inconfortable pour vous, Madame?

Parce que vous tentez de justifier l'injustifiable. Votre position est discriminatoire et sexiste et dans le fin fond de ce qui vous reste d'esprit, vous le savez.

Votre désir de hiérarchiser la violence en fonction du sexe de la victime est monstrueux.

Un homme qui se fait tuer est une victime, mais une femme qui se fait tuer est une DOUBLE victime parce qu'elle est une femme?

Allez donc dire ça en pleine face aux familles des garçons et des hommes qui ont été assassinés! Allez les regarder dans les yeux et dites-leur que le meurtre de leur fils, de leur frère, de leur père ou de leur ami est moins tragique que celui d'une femme parce qu'il a eu le malheur de naître avec un pénis!

Allez-y! Je veux voir ça!



Aucun commentaire: