24 août 2016

«La guerre à la féminité»

Le gouvernement libéral féministe, via sa ministre de la condition féminine, vient de faire une déclaration qui en dit long sur son idéologie.

Extrait de l'article:

Se déclarer « féministe », comme l'a fait le premier ministre Justin Trudeau au printemps, ne doit pas être perçu comme un aveu de faiblesse ou un manque de masculinité par les hommes, affirme la ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu.

Je ne parle pas pour tous les hommes, mais en ce qui me concerne, ceci n'est pas mon interprétation. Après tout, je me suis moi-même considéré féministe presque toute ma vie avant que l'expérience et la raison me forcent à ouvrir les yeux, et je n'étais pas faible ou efféminé pour autant.

Lorsque j'entends un homme dire qu'il est féministe, je le considère simplement naïf, ignorant et endoctriné. Et je l'invite à lire ceci.

C'est au contraire une façon toute simple de reconnaître, en 2016, l'importance de l'égalité des droits et des chances entre les hommes et les femmes, a soutenu la ministre dans une entrevue à La Presse alors qu'elle poursuit ses consultations un peu partout au pays afin d'élaborer une stratégie nationale pour contrer la violence dont sont victimes les femmes.

Les féministes ne s'intéressent absolument pas à l'égalité entre les hommes et les femmes, je l'ai démontré à maintes reprises, comme ici et ici. Occasionnellement, il arrive même qu'une féministe s'échappe et l'avoue publiquement, comme ici, ici ou ici.

De plus, permettez-moi de souligner l'extraordinaire culot de cette ministre qui vient nous parler d'ÉGALITÉ DES CHANCES! Cette femme qui fait partir d'un gouvernement dans lequel les élus masculins ont des chances très réduites d'accéder à des postes de ministres comparativement à leurs collègues féminines!

Le même gouvernement qui met sur pied une commission d'enquête à propos des femmes autochtones disparues ou tuées et qui refuse obstinément de s'intéresser aux victimes masculines qui sont pourtant plus nombreuses!

Quel culot ahurissant! Quelle sidérante incapacité d'introspection! Quel extraordinaire aveuglement idéologique volontaire!

« Cela ne diminue en rien la masculinité d'un homme quand il se dit féministe. Être féministe, cela veut dire une seule chose : que l'on croit que les deux sexes méritent un traitement égal et équitable. Les femmes ont les mêmes droits que les hommes de toucher le même salaire pour le même travail, par exemple. 

Je n'ai jamais dit ou cru qu'un homme qui se dit féministe est moins masculin.

Non, être féministe ne signifie pas que l'on souhaite un traitement équitable pour les deux sexes. Les féministes ne s'intéressent qu'aux inégalités, réelles ou imaginaires, qui touchent les femmes. Elles se contre-câlissent des inégalités que subissent les hommes. Elles vont même jusqu'à affirmer que ces dernières n'existent pas.

Votre sempiternelle histoire d'équité salariale est un parfait exemple d'injustice imaginaire. J'en ai déjà parlé ici et ici.

Ce terme a reçu une mauvaise publicité au fil des ans. Mais c'est un concept que chacun d'entre nous peut bien défendre, à savoir que nous croyons que les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes chances et les mêmes droits », a affirmé la ministre Hajdu.

Au contraire, le féminisme a tous les grands médias et tous les politiciens dans son camp depuis des décennies. Les gens qui le dénoncent sont mis au banc de la société et sont décriés comme étant des fous furieux misogynes.

« Durant les consultations à Montréal lundi, une femme a dit que nous avions donné au féminisme une connotation négative dans notre société. Si tu aimes de la belle musique, si tu aimes l'art raffiné, si tu pleures, tout trait que l'on peut considérer comme étant "féminin" est vu comme une menace à la masculinité d'un homme. Mais il faut mettre fin, en tant que société, à cette guerre à la féminité », a ajouté la ministre.

Premièrement, arrêtons-nous à l'utilisation du mot "guerre". Je trouve particulièrement ironique de voir ce gouvernement utiliser ce terme sans la moindre hésitation pour nous dire à quel point la société méprise les femmes, alors qu'il refuse expressément et ouvertement de l'utiliser lorsqu'il est question de Daech, un groupe de fanatiques qui kidnappe, tue, viole et réduit les femmes à l'esclavage. C'est très, très révélateur.

Deuxièmement, tout le reste de la déclaration de la ministre est si caricatural qu'on dirait qu'elle considère les hommes comme étant des espèces de stéréotypes machos sortis tout droit des années 50.

La belle musique n'a rien à voir avec le féminisme. Je connais un grand nombre d'hommes qui adorent la musique classique. Moi-même, un anti-féministe avoué, je tombe en pâmoison devant certaines des chansons de Tori Amos, une artiste qui est capable de m'amener jusqu'au bord des larmes.

L'art raffiné n'a rien à voir avec le féminisme. Moi-même, un fier anti-féministe, j'ai longtemps été abonné au Musée des beaux-arts de Montréal, j'y ai amené mes fils à de multiples reprises et je le visite à chaque année avec mes élèves. À chaque année, j'apprends à mes élèves à comprendre les oeuvres d'art non pas seulement avec leurs yeux et leur tête, mais aussi avec leur coeur et leurs tripes.

Pleurer n'a rien à voir avec le féminisme et a tout à voir avec la pression sociale qui interdit aux hommes de montrer leurs émotions. Cette pression émane autant des femmes que des hommes eux-mêmes, en passant. Moi-même, un anti-féministe décomplexé, je pleure dans presque tous les films que je regarde, je lis de la poésie et j'enseigne à mes fils et à mes élèves masculins qu'il est malsain de jouer les durs à longueur de vie et à toujours refouler ses émotions.

Alors, désolé de vous l'apprendre, mais ces vertus n'appartiennent pas au féminisme, Madame la ministre.

Pour ce qui est de la violence faite aux femmes, Mme Hajdu affirme que le gouvernement fédéral a du pain sur la planche. D'abord et avant tout, il faut brosser un portrait juste de la réalité d'aujourd'hui, puisque la derrière étude menée par Ottawa sur cette question date de 1982.

C'est déjà mieux que la dernière étude menée par Ottawa sur la violence faite aux hommes qui date de... JAMAIS!

Pourtant, cette violence existe indubitablement, Madame la ministre et elle est beaucoup plus prévalente que vous le croyez:

Un homme meurt tous les 13 jours tué par sa compagne
"Les hommes sont tout aussi nombreux à être victimes"
La violence conjugale, c'est aussi ça...
Quand les victimes masculines font rire...

« Les statistiques sur la violence faite aux femmes sont dépassées. Nous n'avons pas eu d'étude exhaustive sur cette question au fédéral depuis 1982. Et ces statistiques sont elles-mêmes incomplètes puisqu'on sait que les femmes n'ont pas tendance à dénoncer la violence dont elles sont victimes, pour toutes sortes de raisons. C'est l'un des défis que nous avons, celui d'établir le portrait juste de la réalité. Nous savons tous que les femmes sont plus susceptibles d'être victimes d'agressions sexuelles que les hommes, par exemple. Aussi, la violence conjugale touche les femmes dans 80 % des cas », a-t-elle relevé.

Si vos statistiques sont dépassées, alors comment pouvez-vous SAVOIR que les femmes sont plus susceptibles d'être victimes d'agressions sexuelles que les hommes? Et comment SAVEZ-VOUS que la violence conjugale touche les femmes dans 80 % des cas? Vous vous contredisez, Madame la ministre.

Cela démontre que vous n'avez aucune envie "d'établir le portrait juste de la réalité". Ce qui vous intéresse, c'est de trouver le moyen de prouver vos opinions et vos croyances.

Les consultations qu'elle mène aux quatre coins du pays l'aideront à obtenir un portrait plus exact de cette problématique, mais aussi à déterminer les mesures de soutien aux femmes victimes de violence qui s'imposent.

Vous ne parlez pas aux hommes victimes de violence? Tiens donc...

« Nous voulons faire preuve de leadership sur cette question, car pour atteindre la parité entre les deux sexes, les femmes doivent se sentir en sécurité dans leur propre communauté. Si une femme ne se sent pas en sécurité dans sa ville, cela devient plus difficile pour elle de réaliser son plein potentiel », a-t-elle dit.

Et si un homme ne se sent pas en sécurité dans sa ville, ça n'a aucune importance, pas vrai? Rappelez-nous encore comment le féminisme se bat pour l'ÉGALITÉ!

La ministre de la Condition féminine Patty Hajdu s'est déjà rendue dans plusieurs villes du pays (Montréal, Toronto, Vancouver, Halifax, Winnipeg, Regina, entre autres) afin de rencontrer les divers intervenants pour obtenir un portrait exact en matière de violence fondée sur le sexe. Elle sera d'ailleurs de nouveau à Montréal lundi pour mieux comprendre les programmes de soutien aux femmes victimes de violence qui fonctionnent au Québec. 

Même si elle le souhaitait, elle ne pourrait pas s'intéresser aux programmes de soutien aux hommes victimes de violence parce qu'il n'y en a pas!

Et le cirque continue impitoyablement...




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