24 août 2016

La violence des femmes

Je n'en croyais pas mes yeux lorsque j'ai vu cet article dans La Presse. Pour une fois, on va au-delà de l'habituel narratif féministe et on s'intéresse à la réalité de la violence des femmes.

C'est un pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas parfait. Malheureusement, on s'intéresse à la violence des femmes seulement lorsque la victime est une autre femme. Mais bon... au moins, on progresse lentement pas vite.

Extraits de l'article de Sophie Allard, intitulé "Agressivité au féminin: du rêve à l'épouvante":

Audrey Larose croyait avoir rencontré la femme de sa vie. « J'avais trouvé ma princesse charmante », illustre la jeune femme. À 20 ans, elle vivait sa première relation lesbienne, avec passion et fébrilité. Le conte de fées fut de courte durée, laissant place à des scènes d'épouvante. Audrey a failli y laisser sa peau. La gorge tranchée. Récit.

(...) Deux semaines après leur première rencontre, Audrey a vécu un premier choc. Sa nouvelle flamme, malgré son allure délicate, l'a empoignée solidement et projetée contre un mur. « Je ne comprenais pas. J'ai alors pensé à une bataille de filles, même si je n'ai jamais répliqué. Je peux hausser le ton lors d'une querelle, peut-être l'avais-je provoquée ? » Elle a passé l'éponge.

Éducatrice en garderie, Audrey vivait dans un appartement coquet. Quand Lydia a perdu son boulot, Audrey lui a offert de faire vie commune chez elle. La violence s'est alors installée au quotidien. « C'était d'abord verbal : elle me disait que j'étais conne, stupide, que j'avais pris du poids. »

Fatiguée, Lydia exigeait d'Audrey qu'elle lui serve tous ses repas, qu'elle lui présente une serviette chaude après la douche. Sinon, c'était la crise. « Elle me disait que je lui devais tout, la découverte de la communauté lesbienne. » Peu à peu, elle a pris le contrôle de ses finances. 

« J'avais droit à une allocation de 20 $ par semaine, alors qu'on vivait dans mon appartement, avec mes revenus », témoigne Audrey Larose.

Les premiers coups restent flous dans sa mémoire. « Elle m'étranglait, me secouait, me lançait sur les murs. » Pour camoufler les traces, Audrey nouait des foulards autour de son cou, portait des manches longues. « Je restais parce que je capotais sur elle. C'était magique, comme un premier amour », raconte Audrey. 

Après six mois, Lydia ne prenait même plus la peine de se cacher pour malmener sa partenaire. (...) Lydia a poussé Audrey dans l'escalier d'une discothèque. Elle l'a tirée par les cheveux sur plusieurs mètres à la sortie de son appartement.

(...) Dans la communauté lesbienne, la violence entre femmes est peu dite. « Certaines la nient carrément, d'autres préfèrent la taire pour ne pas ternir l'image de la communauté. Les lesbiennes sont encore marginalisées, ostracisées. On craint un backlash des masculinistes », note Suzie Bordeleau. Professeure en service social à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Sylvie Thibault ajoute : « Parmi les militantes des années 70, certaines se perçoivent comme l'incarnation d'un discours opposé au patriarcat, comme un idéal amoureux, sans violence. C'est confrontant de réaliser que ça se passe tout autant parmi elles. »

Ben oui, c'est ça... les vrais ennemis, ce sont les "masculinistes", pas les femmes violentes!

Et la communauté lesbienne préfère fermer sa gueule. Il ne faudrait surtout pas endommager l'utopie féministe qui dépeint les relations lesbiennes comme des utopies paradisiaques qui sont à l'abri de la violence de ces salopards d'hommes! Alors au diable la réalité!

Misère...

Le Centre de solidarité lesbienne, qui a une liste d'attente, est le seul point de services spécialisé pour les femmes lesbiennes en situation de violence conjugale. Les intervenantes des maisons d'hébergement pour femmes, où l'on prône une approche féministe axée sur la critique du patriarcat, se trouvent dépourvues devant des victimes lesbiennes. « Des intervenantes perdent leurs repères, elles critiquent la socialisation des hommes. Mais il faut se remettre en question en tant que femmes, qu'on regarde nos comportements », insiste Suzie Bordeleau.

Les intervenantes féministes "perdent leurs repères"...

C'est ce qui arrive quand tu ouvres enfin les yeux et que tu te rends compte que la réalité ne cadre pas avec ton idéologie débile...



3 commentaires:

Sébastien a dit…

J'ai été plus agréablement surpris de voir un dossier complet de la même auteure dans La Presse+ de dimanche qui parlait également de violences féminines dans les couples hétérosexuels. Je n'arrive pas à les voir sur le site de La Presse, mais habituellement, ces articles s'y trouvent avec quelques jours de retard.

Anonyme a dit…

Les voilà

Dix femmes en colère

Porter la violence

Des hommes brisés

Prof Solitaire a dit…

Wow! Merci beaucoup, très apprécié!