19 août 2016

Réaction d'un lecteur IV

Voici la réaction d'un lecteur qui m'a gentiment écrit après avoir lu mon livre. Il est également un visiteur régulier sur ce blogue et il utilise le pseudo Fylouz. Grâce à lui, je peux me vanter que mon livre a été lu à l'extérieur du Québec! Voici un extrait de sa lettre:

Tes talents de conteur, déjà présents dans les textes de ton blogue, sont remarquables. J'ai été particulièrement impressionné par la somme de références que tu as rassemblée: enquêtes, études, témoignages. Tout cela vient étayer solidement ton propos et renforce ton témoignage personnel. Tout cela était évidemment déjà présent sur ton blogue, mais tu as réussi remarquablement à réunir une somme impressionnante d'éléments disparates et à les condenser en un ouvrage cohérent et "carré".

Le portrait que tu brosses du monde enseignant, au primaire en particulier, est tout simplement effrayant et laisse un goût amer. 

Malheureusement, pour avoir moi-même travaillé quelques années dans un milieu exclusivement féminin, je n'ai guère été surpris. Comme tu l'écris page 36: "Elles se comportent (...) comme s'il s'agissait d'un des seuls domaines de leur vie où elles sont en mesure d'exercer du pouvoir." Et ce pouvoir, force est-il de constater, "elles" ont tendance à en abuser.

Certains passages de ton livre m'ont particulièrement frappé. En particulier, au chapitre "Premiers conflits", lorsque tu décris la réaction d'enseignantes lorsque toi-même et ton collègue Léo avez eu l'audace de vous opposer à celles-ci sur des questions de discipline: le port de la casquette, le silence dans les rangs, les costumes d'Halloween. Mais aussi dans le cas du psychodrame de Facebook. Les réactions dans tous les cas ont pour point commun le mépris et l'ostracisme, la volonté délibérée d'isoler celui qui aura eu le malheur de se démarquer. Les Japonais ont une expression pour ça, c'est "le clou qui dépasse", clou sur lequel on s'acharnera jusqu'à ce qu'il soit profondément enfoncé.

Coïncidence, je lis en ce moment un ouvrage intitulé "Neil Gaiman and philosophy - Gods gone wild!" Le chapitre "Apologizing to a rat" y est consacré à l'un des romans de cet auteur: "Neverwhere". L'histoire est celle d'un brave type très ordinaire qui vient en aide - malgré la virulente opposition de sa fiancée - à une jeune femme blessée. Jonas-Sébastien Beaudry écrit: "As a result of his involvement in the world of London below, Richard becomes invisible in his own world: he loses his fiancée, his job and the capacity to be perceived altogether." Plus loin, il ajoute: "If someone is invisible, we don't notice them and therefore we don't consider them worthy of moral consideration. We don't think about wether we should help a person if that person does not even appear on our moral radar screen."

Alors voilà en gros ce que j'ai pensé de ton livre.

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