15 septembre 2016

Indignation à deux vitesses...

Bienvenue dans la province de Québec britannique colonisée.

Ici, quand les Anglophones nous traitent de traîtres, de parasites, d'imbéciles, de racistes, de dégénérés et de salopards, personne ne s'indigne. Après tout, nous sommes les conquis et nous avons accepté notre triste sort depuis longtemps.

Ah! Mais si un Français fait des petits commentaires tout à fait anodins à propos des Québécois, alors là, ça change tout! La radio d'état n'hésitera pas à traîner l'auteur de ces inoffensives remarques sur la place publique pour le fustiger à la vue de tous jusqu'à ce qu'il se confonde en excuses:

Le journaliste, qui a passé une semaine au Québec pour préparer un dossier de 20 pages sur Montréal, s’est dit «mortifié» par les réactions négatives que son texte a suscitées dans le «Nouveau Monde».

«Je tiens à m’excuser par avance pour mes mots s'ils ont été maladroits à l’endroit du Québec», a-t-il déclaré au micro d’Alain Gravel sur les ondes d’Ici Radio-Canada Première mercredi matin.

M. Bourré assure n’avoir jamais voulu choquer ou encore insulter les Québécois en ponctuant son texte de clichés comme «gentleman trappeur».

«J’ai utilisé ces termes, Nouvelle-France par exemple, parce que je trouvais que l’expression était belle, se défend-il. C’est simplement des expressions qui font rêver chez nous. Le Nouveau Monde, la Nouvelle-France... et c’est vrai que c’est un article qui s’adresse à des gens qui voudraient venir visiter le Québec et le Canada.»

Des milliers d'Anglos qui nous traitent d'étrons, ce n'est pas grave. On n'en parle même pas à Radio-Can! Mais si un journaliste français fait référence à notre passé colonial ou à un quelconque aspect patrimonial ou folklorique de notre passé, alors c'est l'hécatombe.

C'est comme ça, ici, dans la belle Province of Qwebeck.

Crisse de petit peuple colonisé toujours aux prises avec sa piètre estime de lui-même...



2 commentaires:

Sébastien a dit…

Rien contre ton article, mais je te trouve ta dernière remarque un peu déplacée.

"Crisse de petit peuple colonisé toujours aux prises avec sa piètre estime de lui-même..."

Tu dénonces ce que tu fais toi-même dans la même phrase selon moi.

Sébastien

Prof Solitaire a dit…

Tu as raison... j'aurais dû diriger ma colère à Radio-Cadenas, pas au peuple québécois en général... merci de me rappeler à l'ordre.