15 septembre 2016

Nos institutions scolaires et les religions

Pour combattre efficacement les fanatiques religieux, ce n'est pas très compliqué, il faut cesser d'accorder un statut privilégié aux religions. Il faut cesser de faire comme si ces idéologies médiévales méritent notre respect. Il faut plutôt les contredire, les exposer pour les fraudes qu'elles sont et s'en moquer. Il faut cesser de se plier à leurs exigences ridicules. Il ne faut plus leur accorder la moindre crédibilité. Il faut les tolérer dans l'espace privé, mais pas dans l'espace public.

C'est dans ce sens-là que doit aller le Québec et l'Occident.

Malheureusement, avec le gouvernement libéral multiculturaliste actuel, nous nous dirigeons plein gaz dans la direction opposée.

Et il ne faut pas se fier sur nos couardes et pitoyables commissions scolaires pour remédier au problème, comme le démontrent deux récentes nouvelles:

CSDM: un congé accordé pour coïncider avec une fête musulmane

Deux écoles secondaires du nord de Montréal de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), les écoles La Dauversière et Évangéline, ont eu une journée pédagogique, lundi. Parents et élèves ont su à la dernière minute la date exacte du congé, fixée par la communauté musulmane pour coïncider avec la fête du Mouton.

(...) «Comme ce congé est déterminé par les membres de la communauté musulmane quelques jours avant la fête, selon les phases de la Lune, ce n'est que ces derniers jours que les parents ont pu être informés que la journée de congé mobile se tiendrait le 12 septembre.» - Alain Perron, porte-parole de la CSDM

(...) Une enseignante qui travaille dans une autre école de la CSDM où il n'y avait pas de congé pédagogique soutient que dans son établissement, plusieurs enseignants musulmans étaient absents. «Ça occasionne de gros frais de suppléance, dit-elle. Dans un contexte de coupes dans les écoles publiques, ça se vit mal.»

Elle ajoute que ses collègues musulmans avaient droit à un congé supplémentaire payé, ce qui fait sourciller les autres membres du personnel.

Un pique-nique sans porc: des enseignants voulaient accommoder les élèves musulmans

Dans la lettre des trois enseignants envoyée aux familles (...), on peut lire qu’il «serait fort intéressant de partager les coutumes alimentaires d’ici et d’ailleurs et de découvrir les plats atypiques de certains pays.»

Or, la lettre souligne que «les arachides, les noix, les fruits de mer et le porc sont à proscrire afin de respecter tous et chacun».



12 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour connaitre quelque peu les enseignantes concernées, il ne faudrait pas charrier. L'activité existe depuis cinq ans. Le porc n'est pas proscrit dans les faits. On suggérait oralement aux élèves d'éviter les allergènes et le porc s'ils voulaient que leur plat soient goutés par le plus grand nombre de personnes possibles. Il n'y a jamais eu de plats refusé parce qu'il contenait du porc. Une petite nuance que la journaliste de Journal de Montréal n'a pas effectuée. On s'est vite contenté de planter les profs au pilori. Parfois, les médias ne cherchent pas la vérité des faits mais le scandale. Et après, il reste des profs salies dans les médias et blessées par des propos méchants d'inconnus.

Il faut se méfier parfois de tout ce qu'on lit... C'est facile de salir un prof qui n'a pas la parole pour se défendre.

Gc a dit…

C'est un peu comme Trudeau qui prêche la parité dans une mosqué où les femmes qui l'accompagnaient ont été isolé des hommes.
J'en ai pondu un petit texte sur mon nouveau blogue.

https://corsaire-media.blogspot.ca/2016/09/justin-trudeau-si-parfait.html

Gc a dit…

A anonyme: La vrai question c'est pourquoi les petit élèves musulmans ne pourraient pas être invités à gouter les plats contenants du porc pour s'ouvrir aux autres.
La viande de porc et sa consommation font parti de la culture Québécoise et de son histoire. L'obscurantisme religieux qui condamne sa consommation qui n'est basé en rien sur des faits ou la science ne devrait-il pas être présenté à ses enfants pour les aiders à sortir des ornières fondamentalistes de la religion de leur parent?

Anonyme a dit…

Ah bordel... L'obscurantisme religieux, je veux bien. Mais la consommation du porc, à l'époque, était interdite pour des raisons sanitaires. On ne savait pas préparer sainement cette viande et cet interdit est demeuré ainsi. On peut bien les inviter à en manger qu'ils ne le feraient pas. Ce serait même perçu comme négativement parce que ce serait présenter comme vouloir les inciter à poser un geste contraires à leurs valeurs. C'est bien plus choquant de voir M. Trudeau visiter une mosquée préconisant la ségrégation qui m'interpelle.

Les ornières fondamentalistes de leurs parents? Votre opinion, vos convictions. Vous croyez à la démocratie? C'est pourtant souvent une fraude. Vous croyez les cours d'histoire qu'on donne dans nos écoles? Ce sont souvent de réécritures historiques. On est tous les dupes de quelque chose.

Prof Solitaire a dit…

Vous soulevez d'excellentes points tout le monde, merci.

Il semblerait que la journaliste ait effectivement choisi le sensationnalisme plutôt que la vérité.

Pour avoir travaillé avec des élèves et des collègues musulmans, je peux confirmer qu'ils refuseront catégoriquement de manger du porc. C'est un dégoût programmé dès la petite enfance. J'ai même connu un collègue d'origine algérienne qui avait accepté de boire de l'alcool mais qui se refusait obstinément à toucher à du porc.

Et personnellement, je m'en balance. Chacun peut bien choisir de manger ou pas ce qu'il veut.

Ce qui m'écoeure, c'est d'imposer une nourriture (le halal et le cachère) à tout le monde pour satisfaire une minorité. Ou encore de bannir une nourriture (le porc) pour tout le monde pour satisfaire une minorité.

Bref, que les fanas bouffent ce qu'ils veulent, mais qu'il ne mettent pas leur nez dans mon assiette...

Hénèm a dit…

Pas pour mettre mon nez où j'ai pas d'affaire mais la citation est "les arachides, les noix, les fruits de mer et le porc sont à proscrire afin de respecter tous et chacun". Cela veut dire qu'on ne doit pas en apporter, pas une suggestion comme Anonyme le prétend.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/proscrire/64449

Le journaliste ne posera pas de questions face à une demande formulée ainsi, les termes sont clairs : on ne doit pas apporter de porc. D'ailleurs, je serais fort étonné que la mention des noix dans la même phrase que le porc sous-entend qu'on refuse moins le porc comme on refuse les allergènes. Pas pour les mêmes motifs, certes, mais n'en demeure pas moins que les mots "sont à proscrire" veut dire qu'on en amène pas. En plus, on mentionne "respecter tous et chacun". Je ne sais pas, mais je ne considère pas qu'une politique visant la sécurité des autres enfants souffrant d'allergies soit pour le respect de tous et chacun. Ces mots sont plutôt à mon avis une justification pour l'interdiction du porc. Ça serait selon moi une trop grosse pirouette intellectuelle de croire le contraire :)

Même si oralement on contredit la directive en discutant (avec des élèves de 12-15 ans), je serais étonné que le parent ayant lu la lettre oserait en mettre quand même. Imaginons la discussion fictive suivante :

"Mets des arachides sur les brownies!"

"La lettre disait de ne pas en mettre, pour les allergies"

"Oui mais les profs nous ont dit qu'on pouvait en amener quand même"

(bon des brownies ça ne fait pas très ethnique, c'est juste un exemple d'un plat contenant un allergène qui serait clairement interdit).

Selon mon humble opinion, le parent va se fier à la lettre et n'en mettra pas, vu les termes éloquent de la missive. Pour le reste, elles sont des enseignantes, on s'attend qu'elles sachent s'exprimer clairement et correctement. L'erreur est humaine et je ne leur en tiendrais pas rigueur les connaissant, d'ailleurs l'article mentionne que le critique de la CAQ demande des balises parce que sinon on va multiplier les niaiseries du genre, comme "on ne fête plus Noël, on fête la fin de l'année" ou "il faut enlever les sapins" ou toute autre supposées micro-agression.

Anonyme a dit…

Rassurez-vous tous: afin d'éviter d'être lapidés sur la place publique, la voie la plus simple sera de ne plus jamais rien organiser.

Hénèm a dit…

C'est loin d'être mon point. Qu'ils en fassent des activités de découverte des autres cultures ou n'importe quoi d'autre. Ce que je dis, c'est que le porc ne doit pas être interdit, quitte à ce que chaque plat en contenant l'indique. C'est une demande d'accommodement que je trouve raisonnable, d'indiquer ce que les plats contiennent. Au pique-nique, que les enfants choisissent ce qu'ils veulent manger selon leurs convictions. Pas de privation générale, l'individu vit avec ses convictions et n'écoeure pas les autres avec ça. D'ailleurs, une école devrait être totalement laïque à mon humble avis, mais ça c'est un autre débat.

Principalement, mon point est que la prochaine fois qu'une enseignante (ou 3) merde, qu'elle admette son erreur et qu'elle s'excuse (NDLR : je ne réfère pas à l'article, je réfère à la première intervention d'Anonyme ici qui mentionnait qu'elle les connait et qu'elles avaient autorisé oralement à amener du porc et autres allergènes). Faute avouée est à moitié pardonnée. De blâmer la journaliste dans ce cas-ci est de tenter de détourner l'attention et de se défiler de ses responsabilités, elle n'a fait que son travail et rapporté les faits. On pourrait décortiquer son article, je ne vois pas où il est sensationnaliste. La journaliste ne blâme personne, si ce n'est qu'elle rapporte les propos d'un responsable des coms à la commission scolaire, qui reconnaît que les enseignantes ont fait erreur.

C'est vrai qu'à chaque fois qu'on parle d'accommodements raisonnables les passions se déchaînent, mais ce n'est pas une raison pour faire l'économie du débat en prétendant que c'est sensationnaliste. Dans ce cas-ci elle rapporte la nouvelle de la CAQ, qui a obtenu copie de la lettre des trois enseignantes. Et c'est plate, mais la question identitaire fait vendre de la copie au Québec, bien des gens s'y intéressent. Le Journal de Montréal n'allait pas se priver d'une si belle histoire. D'ailleurs, concernant la question identitaire, on en parle encore aujourd'hui et on va en entendre parler pour un méchant bon bout de temps d'après moi.

Si je peux vous faire une suggestion, lisez le livre "la colère" de Pierre Bourgault. C'est un recueil d'articles d'opinion qu'il a rédigé. Le premier article parle justement de la hantise des québécois de la "chicane". Dès qu'on argumente, les gens se ferment et veulent éviter la chicane.

Je n'ai rien contre vous, on ne se connaît pas, on peut ne pas être en accord sur un sujet et être en accord sur un autre. Je ne lapide personne, je ne fais qu'argumenter. Dans ce cas-ci on est en désaccord; je crois tout de même être respectueux mais gare à la personne qui tente de me faire avaler une couleuvre. "I am hard but I am fair" pour citer le sergent dans Full Metal Jacket !

Sachez que de fermer le débat avec de tels sophismes ne fait que me donner envie d'argumenter encore plus ;)

Prof Solitaire a dit…

Hénèm met de très solides arguments de l'avant... personnellement, je suis convaincu.

Solides!

Anonyme a dit…

Pour votre gouverne, c'est ce qui a été fait dans les faits depuis cinq ans. Mais le journaliste a préféré planté les profs, n' a fait aucune tentative pour avoir leur version et vous, vous ne vous en tenez qu'à ça. Tout comme le parent qui a jugé plus important de contacter un député de la CAQ que d'Appeler à l'école.

Et ce n'est pas un sophisme mais un constat. Plus on varge sur l'école sans se renseigner, plus certains profs en ont plein le dos.

Hans Georg Lundahl a dit…

Pic nic sans porc?

Pas de problème dans une école purement musulmane, non?

Vendredi au poisson?

Pas de problème dans un établissement catholique (à moins que ça soit Novus Ordo et qu'il acceptent des élèves Musulmans et leur revendication de poulet le vendredi).

Poulet le vendredi?

Pas de problème dans un établissement musulman, non? (Ou, comme dit, école "catholique" Novus Ordo qui accepte les élèves Musulmans)

Porc le vendredi?

Pas de problème dans un établissement Protestant.

Sérieusement, le monde serait tellement mieux (à commencer avec les compatibilités entre religions des élèves et offerte culinaire de l'établissement) avec des écoles confessionnelles. AVEC bsr le droit d'enseigner créationnisme (en l'annonçant en avance aux parents).

À quoi servent les établissements laïcs? Apparemment à fanatiser les élèves y compris futurs professeurs qui s'expriment comme ceci:

"Pour combattre efficacement les fanatiques religieux, ce n'est pas très compliqué, il faut cesser d'accorder un statut privilégié aux religions. Il faut cesser de faire comme si ces idéologies médiévales méritent notre respect. Il faut plutôt les contredire, les exposer pour les fraudes qu'elles sont et s'en moquer. Il faut cesser de se plier à leurs exigences ridicules. Il ne faut plus leur accorder la moindre crédibilité. Il faut les tolérer dans l'espace privé, mais pas dans l'espace public."

Par contre, en Allemagne de l'Est vous avez des gens qui disent "Jawohl, mein Führer" à ça.

Si vous voudriez être un peu sérieux au lieu d'être fanatique laïcard, comment serait-ce de commencer à lire et à répondre à mes essais sur ma récalibration créationniste de carbone 14, comme discuté sur ce message ci, ou plutôt dans les commentaires dessous:

Le Prof et la préhistoire
http://profsolitaire.blogspot.fr/2016/04/le-prof-et-la-prehistoire.html


En plus, depuis je viens de répondre à votre vidéo "before history":

Préhistoire humaine
http://profsolitaire.blogspot.fr/2016/08/prehistoire-humaine.html


Non pas, certes, sous votre message, mais d'abord sous la vidéo, ensuite transféré aussi ici:

Assorted retorts from yahoo boards and elsewhere : ... against the concept of "Before History"
http://assortedretorts.blogspot.fr/2016/09/against-concept-of-before-history.html

Prof Solitaire a dit…

@ Anonyme: En fait, le problème, c'est que des décisions importantes soient laissées dans les mains d'enseignants qui n'ont de toute évidence ni la formation, ni la réflexion nécessaire pour les prendre. Si des directives claires étaient émises par les paliers les plus élevés du gouvernement, les profs seraient sécurisés et protégés.

@ Hans: Cher ami... je ne sais même pas par où commencer. Vos affirmations sont tellement loufoques et déjantées que j'aurais besoin d'un billet complet pour vous répondre. Je pense que c'est ce que je vais faire, tiens... alors soyez patient et je vais vous répondre par la bouche de mes canons! ;-)