1 septembre 2016

Pacifique Canada

Notre grand gourou, Juju Ier, nous parle de dépenser des centaines de millions de dollars pour participer à des "missions de paix".

Pendant ce temps, dans le monde réel:

Une compagnie canadienne pourrait avoir manipulé de la documentation dans le but de vendre des dizaines de véhicules blindés au Soudan du Sud, a appris CBC.

Par l'entremise de son usine aux Émirats arabes unis, la société Streit Group a exporté 173 véhicules Cougar Typhoon, utilisés pour le transport de troupes, au Soudan du Sud en 2014. Cette transaction a récemment été critiquée par un comité des Nations unies chargé de faire le suivi de sanctions concernant des armes imposées à différents individus de cet État d'Afrique orientale.

Des documents obtenus par CBC, qui incluent des reçus de livraisons et des certifications, montrent que les véhicules étaient destinés aux services policiers du ministère sud-soudanais de l'Intérieur.

Cependant, des photos révèlent que les véhicules, aux couleurs camouflage, ont été équipés de mitrailleuses et sont utilisés par l'armée. Ces clichés seraient également entre les mains des enquêteurs des Nations unies.

Or, rappelent les organismes des droits de la personne consultés par la CBC, une telle pratique constitue une violation du droit international et engage la responsabilité du Canada.

(...) Luuk van de Vondervoort, un ancien employé de l'ONU, qui a aidé à rédiger le rapport critiquant Streit, soutient que la transaction aurait dû sonner l'alarme à propos de la compagnie canadienne, qui possède des usines de fabrication à Innisfil en Ontario.

Il avance que Streit, qui appartient à Guerman Goutorov, un homme d'affaires canadien, avait la responsabilité de s'assurer que les véhicules ne seraient pas vendus s'il planait un risque quant à leur utilisation pour commettre des crimes contre l'humanité.

« C'est très clair que ces véhicules ont contribué à la guerre », a expliqué M. van Vondervoot.

(...) L'Armée de la libération du peuple du Soudan a été accusée d'abus horribles et d'avoir mené une campagne de « terre brûlée » en abattant et en terrorisant des civils à partir de l'année 2013.

Le groupe armé a négocié et brisé deux trêves en 2014, et le massacre de 200 civils a été signalé dans la ville de Bentiu au printemps de cette année-là.

(...) L'ONU rapporte également que 900 000 personnes ont fui le pays depuis le début de la guerre.

(...) Il a fallu près d'une semaine avant d'obtenir une réponse de la part de l'organisation fédérale.

(...) Affaires mondiales Canada n'a pas voulu dire ce que connaissait le gouvernement de l'affaire Streit ni à quel moment elle en été informée. Les fonctionnaires fédéraux n'ont pas répondu aux allégations suivant lesquelles la vente de véhicules violait les sanctions imposées. 

(...) en Europe, pour la même situation, le propriétaire de l'entreprise serait considéré comme responsable, à tout le moins de violations de sanctions.

(...) « Tout le monde était au courant de l'escalade de violence au Soudan du Sud en 2013, qui s'est transformée en véritable guerre civile au mois de décembre de la même année. Le fait que ces véhicules blindés ont été vendus au printemps 2014, en plein milieu d'une guerre civile brutale – l'une des guerres civiles les plus sanglantes - je pense que ça soulève de vraies questions. »



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