30 novembre 2016

Vaste campagne pro-immigration

Extrait de la nouvelle:

À Québec, le gouvernement et l’opposition ne s’entendent pas sur le nombre d’immigrants à accueillir, TVA Nouvelles a appris que le ministère de l’Immigration lancera lundi une vaste campagne sur la question.

Le premier volet comprendra la diffusion de capsules vidéo mettant en scène des Québécois d’origine étrangère, dont le joueur de soccer professionnel Patrice Bernier.

(...) Les vidéos seront diffusées à la télévision, aux heures de grande écoute, durant trois semaines, jusqu’au 18 décembre. Les prochains volets donneront la parole à des immigrants de différentes régions et aux jeunes. La campagne «Ensemble, nous sommes le Québec» doit durer cinq ans.

Cette nouvelle est tout simplement scandaleuse pour de nombreuses raisons.

1- Les Québécois ne sont pas racistes. Si on observait le contraire, ce serait une autre histoire, mais ce n'est pas le cas. Je ne dis pas que personne n'a de préjugés, évidemment qu'ils existent. Les nouveaux arrivants en ont eux aussi d'ailleurs, tout le monde en a. Mais le RACISME et la XÉNOPHOBIE ne sont pas des problèmes sociaux importants au Québec. Lisez ce texte de Hassan Jamali si vous ne me croyez pas. Il s'est écrit trop de faussetés à propos du supposé racisme des Québécois. Ça va faire!

2- Cette campagne est malhonnête. Elle veut influencer la population et la rendre plus favorable au projet d'immigration massive des libéraux. Pour y arriver, elle va nous parler d'immigrants merveilleux qui contribuent de façon admirable à la société québécoise. Or, cela est aussi malhonnête que si un hypothétique groupe d'extrême-droite finançait une campagne qui ne dépeignait que le portrait d'immigrants dangereux, fanatiques, criminels et membres de gangs de rue.

Ce qui est malhonnête ici, c'est qu'on ne nous donne pas un portrait juste de la situation. La réalité, c'est qu'il y a effectivement des immigrants qui sont des gens formidables, mais il y en a aussi qui sont des gens exécrables. En d'autres termes, l'immigration ne représente pas seulement un gain net pour la société, il y a un coût aussi. Et pour se faire une opinion éclairée sur cette question comme sur sur n'importe quelle autre, il faut être capable de peser le pour et le contre.

Cette campagne ne vise pas à informer. Elle vise à manipuler l'opinion publique et à la faire pencher d'un côté en la privant de contre-arguments. C'est ça qui est profondément malhonnête.

3- Cette campagne est anti-scientifique. En effet, de nombreux spécialistes qui ont étudié la question ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières années en réaction aux projets des libéraux. Non seulement l'immigration massive ne règle pas nos problèmes démographiques, pire, elle en exacerbe d'autres:
Le Québec accueille-t-il trop d'immigrants?
L'immigration N'EST PAS une solution au vieillissement de la population
La vérité à propos de l'immigration
L'inéluctable déclin se poursuit...

4- Cette initiative est particulièrement scandaleuse lorsqu'on se rend compte qu'elle n'est pas financée par un quelconque lobby pro-immigration, mais bien par le gouvernement du Québec lui-même! Or, le gouvernement n'a pas comme mandat de manipuler les gens, mais plutôt de les informer et de les servir. Il y a un mot pour décrire cette campagne: PROPAGANDE.

Souvenez-vous que c'est d'un gouvernement profondément idéologue dont il est question ici. Un gouvernement fanatiquement multiculturaliste. Un gouvernement qui a multiplié les déclarations complètement folles ces dernières années:
Couillard et les intégristes
Les djihadistes sont des héros!
Kathleen Weil est contre la liberté de la presse
Les femmes qui portent le tchador bienvenues en politique

5- L'article ne mentionne pas le coût de cette opération. Mais imaginez combien ça va coûter. Dans un contexte où les écoles, les hôpitaux, les CHSLD et tous les services sociaux écopent et sont égorgés, cette campagne malhonnête et propagandiste est triplement scandaleuse et enrageante.

6- Les libéraux savent que les immigrants qui rentrent au pays votent massivement pour eux aux élections. Ils savent également que, par peur de l'instabilité et par ignorance, ils s'opposent massivement à la souveraineté. Ce n'est donc pas par amour des immigrants qu'ils agissent ainsi, c'est pour gagner des votes aux élections. Pour citer MBC: "Le Parti libéral du Québec a un rôle historique, et un seul : maintenir le Québec dans le Canada et combattre ce qu’il appelle le séparatisme."

7- Quand on sait que la pire menace globale, après le réchauffement climatique, est l'islamisme et le fanatisme religieux... quand on sait ce qui se passe en Europe dans des pays qui ont ouvert toutes grandes leurs portes aux immigrants musulmans... quand on sait que la majorité des immigrants adoptent l'anglais... quand on sait que l'immigration massive ne règle pas nos problèmes, mais en crée d'autres... quand on sait que le parti libéral met davantage d'emphase sur ses propres intérêts électoralistes que sur le bien-être de la population... quand on sait qu'ils dilapident les fonds publics pour des fins de propagande idéologique...

On ne peut venir qu'à la conclusion que ce parti se rend coupable de haute trahison.



Le ghetto islamique de Brossard

Je crois comprendre que finalement, le projet n'aura pas lieu. Mais le simple fait que des gens l'aient voulu devrait être suffisant pour tirer la sonnette d'alarme et valider les arguments de ceux qui aimeraient voir une immigration moins importante et, pourquoi pas, privilégier celle de gens qui partagent nos valeurs.

Extrait du texte de MBC:

La nouvelle a fait sursauter: certains musulmans proches du Centre communautaire islamique de Brossard entendent créer un quartier musulman.

Il s’agirait de rassembler un certain nombre de musulmans qui pourraient ainsi vivre en communauté, selon leurs propres règles, en suivant intégralement les préceptes de leur religion.

(...) Le promoteur de cette idée ne manque pas de culot et va même jusqu’à­­ dire qu’il accepterait dans son projet 20 % de non-musulmans, pour peu qu’ils vivent selon la règle commune­­.

Trop aimable!

En un mot, la norme sera musul­mane, et les autres Québécois seront bien traités pour peu qu’ils se comportent en bons invités, se pliant aux coutumes et préceptes de leurs hôtes.

Traduisons: ils seront traités comme des étrangers chez eux et devront se plier aux règles musulmanes pour vivre en paix. Doit-on comprendre qu’ils y seront en territoires conquis?

Le multiculturalisme devient outrancier­­.

On aime dire que les Québécois sont terriblement intolérants.

Philippe Couillard croit même que si certains jeunes musulmans ont été tentés par l’islamisme, c’était à cause de l’islamophobie et de la Charte des valeurs.

Mais comment ne pas voir dans ce projet domiciliaire un exemple du désir­­ de ségrégation volontaire de certaines communautés culturelles, qui arrivent ici, parmi nous, mais tournent le dos au pays qui les accueille­­ pour désormais vivre entre elles?

On nous casse les oreilles avec l’ouverture à l’autre. Peut-être faudrait-il aussi que l’autre s’ouvre un peu à nous.

À lire également:

Lorsqu'on ignore l'islamisme

«On était bien ici avant»

Lauren Southern visite Molenbeek



Juju et Fidel

Une fois de plus, Juju nous fait la démonstration de son intelligence limitée et de son absence de jugement et de convictions. Extrait de la nouvelle:

Les louanges de Justin Trudeau à un «ami de longue date» à la suite de la mort de Fidel Castro ont soulevé l’indignation au pays et aux États-Unis.

«C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de Fidel Castro, un ami de longue date du Canada et de ma famille, a dit M. Trudeau à l’amorce de son discours au Sommet de la Francophonie. Les liens qui unissent nos deux pays sont forts. [...] Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille Castro et au peuple cubain.»

Et encore:

Auparavant, le premier ministre libéral Trudeau avait qualifié Fidel Castro de «leader remarquable» et de «révolutionnaire et orateur légendaire», même s'il était une «figure controversée».

Quel pitoyable idiot.

Voici une liste partielle de certains des pires crimes de ce "leader remarquable":

Le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 civils et militaires cubains par décision de Fidel Castro, et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 dollars le litre. Après la prise de sang, les 166 condamnés, en état d’anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et exécutés.

Le Projet des Archives de Cuba (...) a jusqu’à ce jour, réussi à documenter avec précision 9 240 des victimes de Castro.

(...) Armando Lago, économiste de Harvard, a étudié le coût de la révolution cubaine et estime que près de 78 000 innocents ont été tués par le dictateur.

Dans The Black Book of Communism, Armando Lago écrit qu’au moins deux sources différentes ont documenté pour chaque mort, l’assassinat d’environ 97 000 personnes par le régime de Castro. 30 000 exécutées par les pelotons d’exécutions, 2 000 lors d’assassinats extrajudiciaires, 5 000 en prison, battus ou torturés par les gardiens ou refus de soins médicaux, et 60 000 qui ont tenté d’échapper à l’enfer cubain par la mer.

(...) « Mais on ne compte pas les milliers qui ont perdu la vie des suites indirectes de la politique collectiviste de Fidel Castro, à savoir les indicibles privations, la malnutrition, et plus généralement la désolation générale sur l’ile. »

A ces massacres d’innocents, il faut ajouter les 5 300 personnes qui ont trouvé la mort en combattant le régime dans les montagnes Escambray (principalement des fermiers et leurs enfants) et la baie des Cochons.

Et environ 14 000 Cubains furent exécutés à l’étranger, notamment par les 50 000 soldats qu’il a envoyés en Angola dans les années 1980 pour aider le régime soutenu par l’URSS dans son combat contre Unita.

(...) Dès les tout premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but — très vite atteint — d’établir une culture de la peur qui élimina rapidement toute résistance. Puis, dans les décennies suivantes, il s’assura de la soumission du peuple cubain en prolongeant l’état de terreur. Emprisonnements dans des conditions inhumaines qui débouchaient presque toujours sur la mort, torture systématique et d’une cruauté extrême, et privations.

(...) Le criminel Che Guevara, sanguinaire acolyte, fut l’un des bourreaux qui exécuta certains de ces crimes.

En 1959, à La Cabaña Fortress, au moins 151 personnes innocentes furent alignées et assassinées par lui.

Parmi les 94 enfants dont on a pu documenter la mort sous les ordres du Che, 22 ont été exécutés par ses escadrons et 32 lors d’exécutions extrajudiciaires.

(...) En 1981, un jeune de 15 ans, Owen Delgado Temprana, fut battu à mort sur ordre de Fidel Castro pour donner l’exemple, quand ses agents pénétrèrent de force dans l’Ambassade d’Equateur où sa famille s’était réfugiée.

En 1995, Flores Diaz, 17 ans, trouva la mort dans une cellule punitive d’une prison de la Havane où il lui fut refusé tout traitement médical. On la retrouva morte dans une mare de vomi et de sang.

(...) En 1971, trois enfants et leur mère qui tentaient de fuir Cuba ont été noyés lorsque leur embarcation a été intentionnellement heurtée par un vaisseau de l’armée cubaine.

En 1994, les garde-côtes cubains ont coulé un bateau de Cubains qui tentaient de rejoindre l’Amérique. A bord, 12 enfants âgés de 6 mois à 11 ans furent noyés parmi les 45 passagers.

En 1980, un bateau d’excursion qui fuyait vers la Floride avec 52 Cubains à bord fut coulé par l’aviation cubaine dans la rivière Canimar. A bord, il y avait 4 enfants.

Selon les sources, entre 16 000 et 75 000 « balseros », c’est le surnom donné aux Cubains qui fuyaient l’enfer communiste dans des embarcations de fortune — ont été tués en mer par le régime Castro.

Sur le même sujet, la montée de lait de Sargon of Akkad est épique et savoureuse. Elle commence autour de 18:45.





Le Canada régressiste

Il est toujours intéressant d'entendre le point de vue d'étrangers à propos du Canada. Celui-ci, du Youtubeur Computing Forever, est à la fois pertinent et divertissant:





Les premiers Européens

Magnifique documentaire intitulé "The first peoples of Europe".





IMustBeDead IV




D'autres oeuvres ici, ici et ici.

Trouvé ici.


MilleCuirs

27 novembre 2016

Le sondage du Prof Solitaire

Juste un petit mot pour vous inviter à participer au sondage qui apparaît au-dessus de ce billet.

Je suis plongé dans un dilemme depuis un certain temps et j'ai besoin de votre aide pour prendre une décision.

Devrais-je publier des oeuvres d'art et des photos sur ce blogue?

D'une part, je me dis que oui, que ça agrémente le blogue et que ce dernier serait bien austère sans ça. Je me dis aussi que, si mon blogue était un magazine (en vente dans toutes les bonnes épiceries), j'aimerais bien la combinaison d'articles intéressants et de belles oeuvres artistiques. Je trouve ça irrévérencieux... et anticonformiste. Et j'aime bien partager avec vous mes trouvailles et faire connaître les artistes du web.

D'un autre côté, je me dis que les images que je publie viennent peut-être "endommager" ma crédibilité, d'une certaine façon. Peut-être que certains visiteurs, en voyant des dessins de robots ou des tableaux mettant en scène des aliens, croiront avoir à faire à quelqu'un qui manque de "sérieux". Et certaines images plus, disons, racées, pourraient faire hésiter des gens avant de partager mon contenu.

Bref, je me questionne là-dessus depuis un bout de temps et j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez. Devrais-je continuer à publier des oeuvres et des photos ou considérez-vous qu'elles n'ont pas leur place ici? Pourquoi?

Vous avez jusqu'au 15 décembre pour voter et n'hésitez pas à partager votre opinion sous ce billet si le coeur vous en dit.

Merci!



26 novembre 2016

"Se tenir debout pour les garçons"

Dans ce billet qui traite de la problématique des garçons dans nos écoles, Mario Asselin parle de moi et de mes récents billets. En voici un extrait:

(...) Étant toujours à l’affut des témoignages d’enseignant(e), c’est sur le blogue du prof solitaire que le sujet a continué de se développer.

Dans deux billets récents, cet autre enseignant du primaire qui a choisi de conserver une relative discrétion sur son identité témoigne d’un récit qui touche justement la construction des forts de neige dans une cour d’école. Minoritaire en tant qu’enseignant masculin, il raconte sa frustration vécue à vouloir aider les jeunes garçons. J’attire l’attention sur les deux billets du prof solitaire non pas pour critiquer indûment l’école dont il est question dans sa gestion de l’évènement, mais pour exprimer une certaine solidarité envers ceux qui se tiennent debout pour que les garçons trouvent leur place dans cet univers perfectible qu’est l’école.

Je vous invite donc à lire La guerre aux garçons et Forts de neige… la suite dans un esprit où il faut continuer notre réflexion sur ce qu’il y a à faire pour comprendre jusqu’à quel point il y a du travail pour arriver à se comprendre et favoriser la réussite de tous – garçons et filles – dans l’école québécoise.

Le prof solitaire se demande s’il ne viendrait pas de se « peindre une cible sur le front » et j’avoue que c’est ce qui me perturbe le plus dans son témoignage.

Si « les garçons peuvent de nouveau jouer dans les forts » au terme de sa mésaventure, moi j’espère que l’enseignant pourra continuer d’éprouver du plaisir et de la satisfaction dans son travail.

J’aimerais tellement que ces profs solitaires cessent de se trouver seuls et parfois isolés dans « leurs chamaillages » pour s’affirmer au nom de la réussite des garçons.

J’offre tout le soutien possible aux messieurs Éric et aux profs solitaires, mais surtout, je voudrais que vous restiez en contrôle de ce qui peut être fait pour vous soutenir.



Merci du fond du coeur à M. Asselin pour son intérêt et ses mots de soutien.



La vomissure féministe de Rosalie Bonenfant



Ce sont des amies à moi qui ont fièrement partagé ceci sur Facebook. J'ignore qui est cette femme, mais préparez-vous pour une belle vomissure haineuse comme il s'en fait trop souvent! Voici ma réplique à son texte:

"J'aimerais porter un toast aux hommes."

Ouais, pendant une fraction de seconde, j'ai cru qu'une Québécoise avait enfin trouvé quelque chose de positif à dire à propos des hommes sur les ondes d'une station de radio. Mais rassurez-vous, ma balloune a été pétée assez vite:

"C'est un toast que j'ai rédigé avec le corps en origami à force de me plier de douleur de crampes menstruelles. Fait que j'aimerais ça qu'on l'apprécie, ok?"

Combien de fois a-t-on entendu des commentaires semblables? J'ai toujours été fasciné par ce type de commentaires fielleux et hostiles adressés par des femmes mesquines qui semblent croire que je devrais me sentir coupable parce qu'elles sont menstruées. Ou encore que cela devrait me rendre béat d'admiration.

Dites-moi, Mesdames. Si la douleur est une raison valide de respecter quelqu'un, alors pourquoi ne ressentez-vous que le mépris le plus total envers un homme malade en parlant avec sarcasme de "grippe d'homme"? Pourquoi la souffrance d'un homme après une vasectomie est-elle, pour vous, le paroxysme de l'humour? Vous n'y voyez même pas l'ombre d'une contradiction, je suppose?

Si vous voulez que je vous respecte, Mme Bonenfant, alors accomplissez quelque chose d'admirable. Vos crampes, je n'en suis pas la cause et vous ne les avez pas choisies. Ce n'est pas un accomplissement. Et ce n'est pas votre petit discours rempli de mépris qui éveillera en moi le moindre respect. Bien au contraire.

"Aujourd'hui, je lève ma Divacup à vous les gars, sans qui on serait tellement démunies."

Si vous êtes comme moi et que vous n'avez jamais entendu parler d'une Divacup de votre vie, alors cliquez ici. J'aimerais vous l'expliquer, mais la vie est trop courte et je n'ai pas de temps à perdre. J'en perds bien assez à répondre à des conneries comme ceci.

Disons simplement que ça a l'air d'être un récipient dans lequel s'accumule les décharges menstruelles. Et c'est ceci que Mme Bonenfant "lève" comme on le ferait une coupe de vin. Même moi qui n'ai jamais été le moindrement dégoûté par les menstruations de mes compagnes, même moi je trouve la comparaison de très mauvais goût.

Pour ce qui est d'être démunies, c'est évidemment dit avec sarcasme, mais si tous les hommes disparaissaient demain matin, les femmes seraient effectivement dans le trouble. La contribution des hommes à la société est exceptionnelle et indéniable. Mme Bonenfant le verrait si elle n'était pas aveuglée par son propre mépris sexiste.

"Parce que c'est bien connu, nous les filles, on est un peu nunuches, fait qu'on a souvent besoin de votre aide pour savoir quoi faire avec notre corps."

Jolie déclaration vide qui vise à éveiller la honte et la culpabilité. Et ça marche, c'est ça le pire. Même moi, qui suis antiféministe et qui suis conscientisé à ce type de manoeuvre, même moi je ressens cette honte se pointer. Comme si toute une vie dans cette société féministe m'avait programmé jusque dans mes gènes à avoir honte d'être un homme et à voir les femmes comme de tragiques êtres opprimés qui sont constamment les victimes des salauds comme moi, elles qui sont pourtant des êtres en tout point si sublimes et extraordinaires! Même moi qui pourfends cette idéologie de merde sur ce blogue depuis des années, je la ressens encore dans mes tripes cette honte et cette culpabilité. C'est ahurissant.

Alors je ne m'étonne pas quand des idiots qui sont complètement dépourvus du moindre sens critique et de la moindre introspection, comme c'est apparemment le cas de Dominique Arpin, sont béats devant de telles déclarations. La honte et la culpabilité les aveuglent et ils ne voient pas la haine qui est en dessous.

Posez-vous la question, Messieurs, de quoi êtes-vous supposés avoir honte exactement?

Quand avez-vous dit à une femme ce qu'elle devait faire avec son corps? L'avez-vous déjà fait?

Parce que moi, je n'ai jamais dit à une femme ce qu'elle pouvait faire ou pas avec son corps. En fait, je ne suis même pas certain de comprendre ce que c'est sensé vouloir dire!

Est-ce que Mme Bonenfant croit que les hommes disent aux femmes comment s'habiller? C'est plutôt le contraire qui est vrai. Je connais même des hommes qui ne portent que les vêtements que leur femme leur a achetés. Je n'ai jamais entendu parler de l'inverse, à part en Arabie saoudite et en Iran!

Est-ce que Mme Bonenfant parle de sexe? Elle croit vraiment que toutes les femmes obéissent aux ordres de leur conjoint au lit? Je n'ai pas couché avec des centaines de femmes dans ma vie, mais dans mon expérience personnelle, les femmes qui faisaient preuve de soumission au lit le faisaient parce que c'est ce qui les allumait. Ce n'est certainement pas moi qui en faisait la demande!

Alors de quoi parle Mme Bonenfant exactement? A-t-elle UN exemple pour illustrer que les hommes québécois dictent aux femmes ce qu'elles doivent faire de leur corps? Juste un? Non? Ah...

"J'ai remarqué que quand on cherche le mot "féminine" dans le dictionnaire, on nous renvoie automatiquement à féminin. Pis ça, c'est pas pour rien. C'est juste parce que les hommes sont plus intelligents que nous. Quoi? C'est vrai! Ils arrivent à nous faire croire que notre féminité nous appartient."

Est-ce que c'est moi, ou elle débloque complètement, là? Sérieusement, elle s'en va où avec ses skis? Son "argument", si on peut l'appeler ainsi, ne va nulle part! Le dictionnaire est un complot des hommes? Et la preuve qu'elle met de l'avant est que la définition du mot "féminine" renvoie à "féminin"? Et les hommes font cela pour faire croire aux femmes que leur féminité leur appartient? Ça n'a ni queue, ni tête.

Peut-être a-t-elle mal lu son texte? Est-ce qu'elle était supposée dire: "Ils arrivent à nous faire croire que notre féminité LEUR appartient?"

Et si c'est ce qu'elle voulait dire, réfléchissez à ça un petit moment. Voici une personne qui est en train d'affirmer que le fait que la définition des adjectifs féminins renvoie à son correspondant masculin dans les dictionnaires est une démonstration de la domination de ces salopards d'hommes qui se croient supérieurs et plus intelligents et qui oppriment les femmes en s'emparant de leur féminité.

La seule théorie plus ridicule que celle-là que j'ai entendue dans ma vie, c'est la théologie des scientologues qui croient que des tétans, âmes d'extra-terrestres morts dans des volcans il y a des millions d'années à cause du dictateur intergalactique Xenu, hantent leurs corps et ne peuvent qu'être chassés avec un appareil appelé un E-meter.

Dois-je m'inquiéter pour la santé mentale de cette jeune femme? Mais non, rassurez-vous, elle est simplement féministe. Au Québec, cela n'est pas une maladie mentale, c'est simplement la normalité. Ce sont les femmes qui ne sont pas des féministes haineuses qu'on traite de folles! Après tout, nous sommes en 2016, que diable!

"Saviez-vous que c'est des hommes, mes chéries, qui ont inventé le talon aiguille, le rouge à lèvres et les augmentations mammaires?"

Le sexe de l'inventeur de quoi que ce soit n'a absolument aucune esti d'importance. La vraie question qu'il faut se poser, c'est pourquoi les femmes en font-elles usage?

Mme Bonenfant veut-elle nous faire croire que les femmes qui portent des talons aiguilles le font contre leur gré? Ce n'est jamais leur choix à elles? Elles y sont forcées par "les hommes"? Elles passent des heures dans des boutiques de souliers et lorsqu'elles achètent spécifiquement ces souliers-là, ce n'est pas parce qu'elles les aiment, mais plutôt parce qu'un homme leur tord le bras?

Mme Bonenfant veut-elle nous faire croire que les femmes qui portent du rouge à lèvres le font contre leur gré? Ce n'est jamais leur choix à elles? Elles y sont forcées par "les hommes"? Elles passent des heures dans des boutiques de cosmétiques à regarder les milliers de teintes disponibles même si ça les répugne, mais elles n'ont pas le choix parce que les hommes les y obligent?

J'enseigne à des enfants de 11 et 12 ans depuis 20 ans et savez-vous qui amène ces fillettes se faire coiffer à chaque semaine, s'acheter du rouge à lèvres et du mascara et se faire manucurer? Ben oui, LEURS MÈRES!

Mme Bonenfant veut-elle nous faire croire que les femmes qui ont des augmentations mammaires le font contre leur gré? Ce n'est jamais leur choix à elles? Elles y sont forcées par "les hommes"? Aucune femme ne le fait jamais parce qu'elle en a tout simplement envie? Aucune femme n'a jamais désiré de plus gros seins? Celles qui subissent ces opérations sont amenées de force à la clinique par des hommes?

Si Mme Bonenfant croit vraiment de pareilles sornettes, alors elle a perdu tout contact avec la réalité depuis très, très longtemps. Je doute qu'il y ait encore de l'espoir pour elle.

Est-il complètement inimaginable pour elle que des femmes puissent porter des talons aiguilles parce qu'elles aiment ça? Est-il complètement inconcevable que les femmes qui se maquillent le font parce qu'elles aiment être coquettes? Cela dépasse-t-il l'entendement que les femmes qui désirent des chirurgies plastiques le fassent d'abord et avant tout pour elles-mêmes?

Les femmes ne peuvent-elles jamais être des gens entiers, des adultes à part entière, des personnes capables de déterminer par elles-mêmes ce qu'elles veulent et ce qu'elles ne veulent pas dans la vie?

Voyez-vous que derrière le féminisme se cache un profond mépris pour les femmes? Plus particulièrement, pour les femmes qui font des choix avec lesquels la féministe est en désaccord?

Pour cette féministe, les femmes qui portent des talons aiguilles, qui se maquillent et qui ont des augmentations mammaires sont toutes des connes qui se font manipuler. Des idiotes naïves qui sont aussi faciles à influencer que des petits enfants. Des tartes qui sont les victimes de ces chiens d'hommes et qui ne s'en rendent même pas compte.

C'est pas du mépris pour les femmes, ça? Ce n'est pas les sous-estimer systématiquement que de dire des choses pareilles? Le temps est venu de se rendre à l'évidence: les féministes sont les nouvelles misogynes.

Et moi, l'antiféministe, je suis celui qui refuse de diminuer et d'infantiliser les femmes dans cette conversation.

"T'sais, une chance qu'on a les hommes pour nous rendre belles! Comment on ferait pour leur plaire, sinon?"

Mme Bonenfant devrait peut-être passer moins de temps et d'énergie à se soucier de ce que les autres pensent d'elle. Elle serait plus heureuse et moins frustrée dans la vie.

"Alors chin-chin et merci d'abord à Jean Héroldi. Merci de nous faire brailler dans des boîtes en Plexiglas. Sans toi, qui est-ce qui nous dirait qu'on est trop vieille pis trop laide?"

Je n'ai aucune câlisse d'idée qui est Jean Héroldi et je n'ai aucune envie de le découvrir, alors je ne peux pas commenter. Mais je suis prêt à parier que, peu importe ce qu'il a fait, les actions de ce type ne peuvent pas être généralisées à tous les hommes.

Oui, il s'agit là d'un concept qui semble être extrêmement difficile à comprendre pour les féministes, mais TOUS les hommes ne sont pas responsables lorsqu'un homme spécifique se comporte mal.

C'est un concept révolutionnaire, je sais...

"... en nous faisant payer une fraction du salaire de nos collègues masculins pour la même job plate."

Voici le mensonge féministe qui ne mourra jamais, mes amis. Aucun fait n'en viendra jamais à bout.

Je l'ai écrit à maintes reprises et je le répète, les femmes NE SONT PAS MOINS PAYÉES QUE LEURS COLLÈGUES! Ce serait illégal de le faire! Cliquez l'un de ces liens si la réalité vous intéresse davantage que des délires disjonctés de féministes enragées:

L'iniquité salariale est un mythe
Il n'y a pas d'inégalités salariales entre hommes et femmes
Entrevue avec Christina Hoff Sommers
Iniquités
Warren Farrell explique la soi-disant "iniquité salariale"

"Merci les boys de toujours assumer d'emblée qu'on est en syndrôme prémenstruel quand on se fâche ou quand on est émotives. Une chance que vous faites ça parce que ça justifie le fait qu'on a des réactions ou pire, des opinions."

En fait, si j'utilisais cet argument dans ce billet, ce serait un geste magnanime de ma part.

C'est vrai. Imaginez si, au lieu de décortiquer les fabulations déjantées, décousues, sexistes et mensongères de Mme Bonenfant afin de démontrer qu'elles sont erronées, je les balayais simplement du revers de la main en disant qu'elle déconne parce qu'elle est menstruée.

Imaginez si je faisais ça. Ce serait plus gentil de ma part, au fond. Parce qu'en l'affirmant, je serais en train de dire qu'elle n'est pas vraiment responsable des âneries qu'elle déblatère, que c'est la faute de ses hormones. Et quand celles-ci vont se calmer, elle va retrouver son état normal et sensé, comme quelqu'un qui dégrise après une brosse.

Mais ce n'est pas ce que je dis, parce que je suis impitoyable avec les sexistes qui me méprisent dans les médias comme elle l'a fait. Rien ne pardonne ses excès et sa haine. Rien ne la justifie. Elle mérite que je déconstruise ses propos stupides et que j'expose au grand jour ses préjugés méprisants et son abyssale ignorance.

"Merci d'avoir inventé les crèmes rajeunissantes pis les crèmes anti-vergetures. Sans vous, on aurait eu l'air humaines pis, niaiseuses qu'on est, on aurait cru que c'est correct de même!"

Mme Bonenfant veut-elle nous faire croire que les femmes qui consomment ce type de produits le font contre leur gré? Ce n'est jamais leur choix à elles? Elles y sont forcées par "les hommes"? Aucune femme ne le fait jamais parce qu'elle en a tout simplement envie? Aucune femme n'a jamais désiré avoir l'air plus jeune? Toutes les femmes qui consomment ces produits sont des connes?

Encore et toujours ce même mépris pour les femmes.

Et encore cette même haine des hommes, ces éternels salauds qui contrôlent les femmes, qui les humilient, qui les dominent, qui les forcent à agir contre leur gré...

Encore et toujours cette même haine...

"Merci à vous, les mansplainers, de chiâler pour nous rappeler qu'on a trop de demandes pis de caprices, qu'on ne fait pas si pitié que ça. On a besoin que vous nous rameniez sur terre une fois de temps en temps."

C'est la première chose qu'elle dit qui est sensée. Oui, effectivement, elle a urgemment besoin que quelqu'un la ramène sur terre.

En passant, pour ceux qui ignorent ce qu'est un "mansplainer", c'est un terme inventé par les féministes américaines pour qualifier des hommes qui, face aux discours féministes, OSENT être en désaccord, OSENT avancer des arguments contraires, OSENT exprimer une opinion divergente et OSENT remettre en question l'évangile des féministes. C'est un homme qui refuse de baisser la tête, de prendre son trou, de fermer sa gueule et d'obéir.

Bref, venant d'une féministe, c'est à prendre comme le plus beau des compliments.

Mme Bonenfant, le problème n'est pas la quantité de vos demandes. C'est la qualité et la validité de celles-ci qui font défaut.

Pout ce qui est de vos caprices, ils sont effectivement bien réels et exécrables. Allez passer quelques années en Arabie saoudite ou au Yémen. Je vous garantie qu'à votre retour, le Québec va vous sembler paradisiaque et vous n'aurez plus jamais envie de vomir votre mépris sur les hommes québécois.

"Hey! On a déjà le droit de vote, qu'est-ce que ça va être après? On va commencer à se sentir en sécurité quand on marche toutes seules la nuit? On va développer notre esprit critique pis tenir des propos féministes à la radio? T'sais? Un moment donné, là, wô!"

La tactique qu'utilise Mm Bonenfant est extrêmement malhonnête. En anglais, ils appellent ça un "strawman", un épouvantail.

Au lieu de s'attaquer à de véritables arguments qui sont mis de l'avant par ses adversaires (comme je le fais sur ce blogue), elle invente des arguments fictifs ridicules et veut nous faire croire qu'ils sont couramment utilisés par ses détracteurs.

Personne ne s'est sérieusement opposé au droit de vote des femmes depuis des décennies. Être antiféministe ne signifie pas qu'on soit contre le droit de vote des femmes. Je suis un ardent antiféministe et je serais furieux que les femmes soient privées du droit de voter.

Pour ce qui est de se sentir en sécurité la nuit, je serai bref:
1- L'inquiétude de sortir le soir est fondée, il faut être prudent sans tomber dans la paranoïa. Les agressions nocturnes par des inconnus demeurent rarissimes au Québec;
2- Les hommes aussi peuvent être attaqués. D'ailleurs, beaucoup plus d'hommes que de femmes sont victimes de meurtre, mais ça on n'en parle jamais;
3- La très vaste majorité des hommes n'attaquera jamais une femme de sa vie, alors il faudrait peut-être arrêter de faire peur au monde et de diffamer les hommes sans relâche.

"Merci de nous pogner une fesse quand ça vous tente même si on ne se connait pas."

Mme Bonenfant a-t-elle composé son texte dans les années 50?

Parce qu'en 2016, il faudrait qu'un homme soit carrément suicidaire pour se comporter de la sorte.

Les femmes, par contre, peuvent le faire impunément. je l'ai moi-même vécu. Et la vieille enseignante qui me pognait le cul n'a provoqué que l'hilarité générale chez mes autres collègues féminines.

"Merci les gars d'avoir inventé un vernis à ongles anti-viol pour nous permettre de rester élégantes malgré le fait qu'on est toujours bien juste un morceau de viande à qui on n'a pas besoin de demander son consentement pour lui passer dessus."

Donc, si je comprends bien cet argument, Mme Bonenfant blâme les hommes pour l'invention d'un vernis à ongles anti-viol... et affirme qu'ils l'ont fait parce qu'ils considèrent que les femmes sont des steaks qui peuvent être baisées sans qu'on leur demande la permission.

Ça n'a absolument aucun sens.

Si des hommes ont inventé cela, c'est évidemment dans le but de protéger les femmes.

S'ils avaient eu la perception que décrit Mme Bonenfant, ils auraient inventé un vernis à ongles qui les endort, qui leur fait perdre tout contrôle ou qui leur donne l'envie irrésistible de baiser le premier venu.

Cet argument n'a ni queue, ni tête.

Et, en passant, est-il vraiment nécessaire de spécifier que la vaste majorité des hommes ne traitent pas les femmes de cette façon? À moins d'être une féministe misandre, vous le savez déjà...

Ses élucubrations deviennent aussi insupportables que puériles.

"C'est sûr que grâce à l'invention du super-kutex, on peut prévenir un peu le danger, mais ça serait quand même pas pire qu'on prenne tout le temps qu'on passe à inventer des cossins pour nous protéger pis qu'on l'investisse à éduquer la menace."

Ah! Le chat sort du sac! Elle arrête enfin de tourner autour du pot et elle prend le taureau par les cornes!

LES HOMMES SONT UNE MENACE ET IL FAUT LES ÉDUQUER POUR QU'ILS ARRÊTENT DE NOUS VIOLER!

Tout le sexisme, toute la haine, toute l'horreur du féminisme se trouve là, dans ces mots. Et ils mettent encore et encore cet argument monstrueux de l'avant aveuglément, sans la moindre honte.

Comme j'ai déjà consacré tout un billet à anéantir cet argument, je vous invite à aller y jeter un coup d'oeil en cliquant ici.

"C'est le Cosmopolitan qui l'a dit, il y a un article qui nous expliquait 10 façons de vous plaire oralement, pis aucune façon ne comportait un seul mot, fait que ça a le mérite d'être clair."

Et je suppose que l'article du COSMOPOLITAN était écrit par un homme, c'est ça? Hahahahaha!

Vous voyez, Mme Bonenfant, si vous passiez moins de temps à lire des turpitudes comme le Cosmopolitan et plus de temps à lire des publications sérieuses, vous diriez moins de conneries.

Cet argument est tellement ridicule, c'est tout simplement extraordinaire.

Pour en illustrer la stupidité, inversons-le.

Imaginez que je critique un article qui donne 10 façons d'avoir une conversation intéressante avec une femme et que je me plaigne qu'aucun de ses conseils ne suggère que je câlisse mon pénis dans sa bouche. Trouveriez-vous que je mets de l'avant une critique valide?

Je vais essayer de l'expliquer en utilisant des mots simples.

L'article du Cosmopolitan ne parle pas de conversation parce que ce n'est pas le sujet dont il traite! C'est un article qui parle de pipes!

Tout comme mon article fictif sur la conversation ne parle pas de blow jobs parce que ça n'a rien à voir avec le sujet traité!

C'est si difficile à comprendre?

Il faut vraiment être sérieusement timbrée pour y voir une "preuve" que les hommes ne veulent pas parler aux femmes et qu'ils ne souhaitent qu'une chose: qu'elles les sucent.

Calvaire...

"Pis juste une petite parenthèse à vous les hommes qui disent respecter la femme et qui consommez des heures et des heures de porn décadente avec des filles habillées en écolières qui se font faire des affaires pas possibles, mais qui ne comprenez pas pourquoi, après ça, on a moins le goût d'avoir des sexy times avec vous."

Bienvenue au festival des affirmations gratuites.

Mme Bonenfant affirme que les hommes qui consomment de la porno ne respectent pas les femmes. Sur quoi se base-t-elle pour l'affirmer? Est-il complètement impossible d'aimer regarder des films de cul tout en respectant les femmes qu'on connait? Sur quelles données se base-t-elle pour l'affirmer?

Et si c'est le cas, il paraît que la porno est de plus en plus populaire chez les femmes, alors serait-elle prête à dénoncer ces femmes et à les accuser de manquer de respect envers les hommes? Et si non, pourquoi?

Mme Bonenfant affirme que le fait de regarder de la porno enlève le goût aux femmes d'avoir du "sexy time". Est-ce un phénomène bien réel? Sur quelles données se base-t-elle pour l'affirmer?

Mme Bonenfant semble particulièrement choquée par la porno où les femmes sont habillées en écolières. S'il s'agissait de personne mineures, je partagerais sa révolte, mais si ce sont des adultes qui s'y adonnent, quel est le problème? Et, en passant, s'agit-il vraiment d'un thème fréquent dans la porno? Parce que je l'ignore sincèrement...

Personnellement, si des adultes se déguisent en mineurs pour tourner des films de cul, ça ne m'intéresse pas une seconde, mais aucun crime n'est commis. Qui suis-je pour dire que ça ne devrait pas exister? Mme Bonenfant a-t-elle des données scientifiques pour nous démontrer que ce genre de porno encourage la pédophilie et est la cause d'agressions sur des mineurs?

Qui l'a nommée à la tête de la police des bonnes moeurs? Moi, je n'impose mes valeurs à personne. Le sado-masochisme m'écoeure, mais qui suis-je pour pointer un doigt accusateur en direction de ses adeptes pour tenter de leur faire honte?

Est-ce que c'est moi ou les féministes commencent à ressembler étrangement aux prudes catholiques des années 50?

Je passe par dessus le bout où elle dit "aux gars" que les filles n'ont pas toutes envie de se faire éjaculer dans la face. Au-delà de la stupidité de l'argument, de son sous-entendu sexiste et de sa vulgarité, remarquez le ton condescendant et méprisant de Mme Bonenfant.

Portez-y une attention toute particulière.

Parce que c'est ça que ressentent les féministes pour vous: du mépris. Pour elles, vous êtes tous et toutes méprisables.

"T'sais les gars, on a beau se battre bien fort pour prouver qu'on peut faire tout autant que vous, qu'on a autant de valeur, qu'on est aussi fortes, mais pour l'instant, c'est encore vous qui avez le gros bout du bâton. Alors s'il vous plaît, faites attention à nous."

En quoi les hommes ont-ils POUR L'INSTANT le gros bout du bâton? Expliquez-moi ça.

Pas d'exemples à donner? Aucun? Ah...

On vit dans une saleté de patriarcat sexiste et il faut juste la croire sur parole sans protester, sans quoi on est un "mansplainer".

N'en déplaise à Mme Bonenfant, sa vision de la société est fausse. Les femmes sont les égales des hommes et elles n'ont plus rien à prouver. Leurs droits sont inscrits dans la loi. Nous vivons dans une société où l'idéologie féministe a été largement acceptée et même élevée au statut d'évangile sacré qu'il ne faut jamais remettre en question. Une société où les garçons et les hommes font face à des problématiques très sérieuses qui, malheureusement, n'intéressent absolument pas des féministes comme elles. Des exemples, ce blogue en déborde, vous n'avez qu'à cliquer sur le libellé "sexisme" et vous en aurez pour des heures et des heures de lecture instructive.

Mme Bonenfant veut que les hommes fassent attention aux femmes.

Et si elle donnait l'exemple en se souciant un peu des hommes au lieu de les diaboliser, de les ridiculiser, de les dépeindre comme une menace et de leur vomir son infâme mépris par la tête?

Si elle donnait l'exemple en faisant preuve d'un peu de respect et d'empathie? Ça serait pas beau, ça?



Leonard Cohen, le Québécois...

J'aime bien la musique de Leonard Cohen, mais je ne dirais pas que je suis un fan fini. J'écoute certaines de ses chansons occasionnellement. Et comme à mon habitude, je m'intéresse peu à la vie privée des artistes, chanteurs et acteurs dont j'apprécie le travail. Je sais donc très peu de choses à propos de Cohen.

Je dois vous avouer que j'avais pris pour acquis qu'il était, comme la plupart des anglophones du Québec, complètement ignorant et désintéressé des enjeux des francophones.

Je me trompais.

Extrait de cet article de Vice:

En 1969, Leonard Cohen a refusé le prix du Gouverneur général pour la poésie en déclarant que « la poésie elle-même l'interdit absolument ». Le Conseil canadien des arts lui avait décerné le plus prestigieux prix littéraire au pays pour sa collection Selected Poems 1956-1968. En le refusant, Cohen posait un geste aussi noble que porteur d'une vérité bien plus profonde - et politique - que ce qu'elle peut laisser entendre.

Seuls cinq auteurs - tous québécois - ont refusé la distinction, dont Hubert Aquin, qui, comme Cohen, a lui aussi tourné le dos au Prix du GG de 1968. Aquin et Cohen ont été les premiers à faire ainsi, et Cohen demeure le seul anglophone parmi les contestataires. En mai 1969, pour justifier son refus, Cohen déclarait au Globe and Mail que « le monde est sans pitié et je n'accepterai pas de cadeau de celui-ci. »

L'insolence de Cohen lui aurait toutefois valu une solide réprimande de la part de Mordecai Richler, honoré la même année pour son roman Cocksure. Dans sa biographie de Cohen intitulée Various Positions – A Life Of Leonard Cohen, Ira Nadel raconte que Richler aurait carrément menacé Cohen:

« À la surprise des autres invités, Cohen s'est pointé à une fête organisée par Jack McClelland au Château Laurier pour honorer les récipiendaires des Prix du Gouverneur général accompagné de la romancière québécoise Diane Giguère. Mordecai Richler l'accueilla en lui disant, "Viens ici, je veux te parler", sommant Cohen de le rejoindre dans la salle de bain. Furieux, Richler ferma la porte et demanda à Cohen pourquoi il avait refusé un tel honneur. "Je ne sais pas," protesta Cohen. "Si tu m'avais donné une autre réponse, je t'aurais donné un coup de poing au visage," lui répondit Richler. Cohen croyait qu'il n'était pas nécessaire pour lui de se "ranger derrière le Canada à ce moment-là". Il expliquera plus tard qu'à l'époque, le pays ne lui donnait pas l'impression d'avoir besoin de son soutien. Et d'accepter un prix remis par le gouvernement fédéral alors que les séparatistes québécois se battaient pour être reconnus était, pour un Québécois comme lui, maladroit. Cohen comptait des amis parmi les séparatistes, et il ne pouvait se divorcer si facilement du mouvement. "Je n'ai aucune idée pourquoi il est venu à la fête," remarqua McClelland. »

Le geste de Cohen caractérise très certainement l'homme et l'artiste dans son identité, à la fois cosmopolite et résolument montréalaise.





Êtes-vous contrastif?

Walter Sinnott-Armstrong de la Duke University explique la philosophie contrastive. J'espère que c'est la bonne façon de le dire en français, corrigez-moi si je me trompe.





Spinosaurus








Anna Dittmann

Ben Heine VIII

David De Léon Luis

Viesturs Links II





D'autres oeuvres ici.

Trouvé ici.


25 novembre 2016

Avalanche

Mon récent billet à propos de l'interdiction de construire des forts de neige pour les garçons (dont le dénouement est ici) a attiré un très grand nombre de visiteurs.

Je tenais à le mentionner d'abord et avant tout pour souhaiter la bienvenue à de potentiels nouveaux venus, mais également parce que j'aime tenir mes lecteurs plus réguliers au courant de ce qui se passe.

Comme vous pouvez le constater, le billet en question a généré un tantinet plus de visites qu'à l'habitude (et ça, c'est seulement en une journée):


J'ai depuis réalisé que mon billet a été partagé par Richard Martineau sur Facebook. Ceci explique donc cela.

Les lecteurs de très longue date se souviendront peut-être qu'un phénomène semblable s'était produit en 2010 lorsque Patrick Lagacé avait parlé de moi sur son blogue. C'était à la suite de ce billet, si je me souviens bien. Mais cette fois-ci, l'avalanche de visiteurs est encore plus importante. Je parle d'environ 5000 visiteurs pour ce seul billet.

Et, ce qui m'étonne, c'est que beaucoup de ces visiteurs sont de France (notez que les stats ci-dessous ne comptabilisent pas les visites pour une seule journée, mais bien pour les 8 derniers jours):


Habituellement, mes billets enregistrent une cinquantaine de visites environ. Parfois quelques centaines. J'ignore toutefois si ces chiffres sont représentatifs de la réalité. En effet, un lecteur qui arrive sur la page principale du blogue et qui le parcoure en glissant vers le bas compte-t-il comme une seule visite sur le premier billet du haut? Si c'est le cas, alors le nombre de gens qui lisent les billets doit être un peu plus élevé.

Cette fois-ci, en tout cas, l'augmentation est vertigineuse:


Mais au-delà des statistiques, je suis vraiment très heureux de l'intérêt que suscite cette question.

M. Martineau m'a également contacté pour m'inviter à parler sur les ondes de son émission de radio. Je sais que je décevrai plusieurs d'entre vous, mais j'ai refusé. Je l'ai remercié pour son intérêt et pour l'offre, mais je lui ai expliqué qu'il me serait malheureusement impossible d'aborder l'incident spécifique des forts de neige sans être immédiatement identifié. En effet, tout le monde dans mon milieu, y compris ma directrice, sait que je suis à l'origine de cette contestation. Je prends déjà de gros risques simplement en parlant de ce problème sur ce blogue, me faire aller la gueule à la radio à propos de cet incident serait suicidaire.

Comme je l'ai déjà mentionné, ma commission scolaire a adopté une clause de loyauté et je serais sévèrement sanctionné si je venais à être identifié.

Je sais que plusieurs d'entre vous ne ressentirez que du mépris face à ma couardise. Je vous comprends et, dans une certaine mesure, je suis d'accord.

Toutefois, l'expérience m'a démontré qu'il y a un prix à payer pour briser le silence et celui-ci est très élevé.

En guise de prix de consolation, j'ai pensé que je pourrais répondre à certains des commentaires qui ont été publiés sur FB par les lecteurs et les lectrices de Martineau:


Entièrement d'accord. Et ce qu'il faut comprendre, c'est que ce que vivent les garçons à l'école est souvent beaucoup plus subtil que ce coup d'éclat. C'est à tous les jours que les garçons sont réprimandés plus souvent et plus sévèrement que les filles. C'est à tous les jours qu'ils sont plus souvent mis à la porte des classes. C'est à tous les jours qu'ils consomment des médicaments en plus grand nombre pour être fonctionnel dans un système rigide qui ne répond pas à leurs besoins. C'est à tous les jours qu'ils voient leurs intérêts rabaissés et ceux des filles célébrés (quand je suis arrivé dans la classe que j'occupe présentement, il y avait plusieurs romans, mais AUCUNE bande dessinée). C'est à tous les jours qu'ils reçoivent des notes plus basses que leurs camarades féminines. C'est à tous les jours qu'ils sont stéréotypés comme des "VRAIS p'tits gars" qui sont supposés être turbulents, aimer le sport, jouer aux durs et ne jamais montrer leurs émotions.

C'est à tous les jours que leur intelligence créative, leur originalité, leur humour et leur fantaisie sont réprimés au profit de l'obéissance et du conformisme. Ça, les filles le subissent aussi, mais pour des raisons que j'ignore, la plupart d'entre elles semble ressentir un moins grand sentiment de rébellion face à cela. Et ce sont surtout eux qui, en bout de ligne, en ont marre et claquent la porte de cette école étouffante qui n'a jamais eu pour eux qu'un profond mépris quotidien.

Et ce n'est pas seulement moi qui le dit.


Je comprends parfaitement l'indignation de ce Monsieur. Et je partage sa colère envers les dérapages des féministes. Mais comme je connais les gens impliqués, je tiens à spécifier que dans ce cas-ci, je ne crois pas que mes collègues soient des féministes enragées. Comme je l'ai indiqué dans mon second billet, ma directrice a trouvé ce règlement complètement inacceptable lorsque je lui en ai parlé. Pour ce qui est de la TES, je ne crois pas qu'elle soit une idéologue féministe. Je crois que c'était le chaos dans la cour d'école lundi matin, qu'elle a été inondée de plaintes d'enseignantes obsédées par le "contrôle" et que, complètement dépassée par les événements, elle a décrété cette directive sans trop réfléchir pour tenter de mettre fin à "la crise".

Évidemment, cela en dit long sur le contexte social dans lequel nous vivons. Jamais un règlement qui prive spécifiquement les filles d'une activité n'aurait été jugé acceptable, pas même une seconde. Mais cette TES n'est pas responsable de tous les maux du système. C'est pour cela qu'il faut en parler, qu'il faut nommer le problème, qu'il faut faire de la sensibilisation et qu'il faut changer la culture elle-même.

Ce n'est pas en crucifiant cette TES qu'on va accomplir quoi que ce soit.


En fait, comme je le démontre dans mon livre, la discrimination que vivent les garçons et les hommes en milieu scolaire n'est pas exclusive au Québec. Je dirais même qu'à bien des égards, c'est encore pire ailleurs.


Quel bonheur de lire ces mots de la part d'une femme. Elle a tout compris. Les intervenantes scolaires  doivent cesser de voir les garçons comme des stéréotypes interchangeables et monolithiques qui sont tous pareils. C'est extrêmement réducteur et déshumanisant. Les gars ne sont pas tous les mêmes. Qu'on intervienne auprès de ceux qui se comportent "mal" et qu'on fiche la paix aux autres qui n'ont pas à subir des conséquences sous prétexte qu'ils sont du même sexe.

En passant, je place le mot "mal" entre guillemets parce que je crois que plusieurs des gestes qui sont reprochés aux garçons n'ont rien de mal et devraient être tolérés ou mieux, célébrés.


J'aimerais répondre à ce Monsieur qu'il exagère. Malheureusement, je repense à ma mère, aux femmes de ma famille, à de nombreuses journalistes et chroniqueuses, à plusieurs de mes collègues et patronnes ainsi qu'à de nombreuses mères d'élèves et... je ne suis pas convaincu qu'il ait tort.


J'applaudis le scepticisme de ce Monsieur et je suis très reconnaissant envers Olivier pour ce geste de soutien. J'ai longuement discuté avec lui ces derniers mois et c'est vraiment un chic type.

Tout ce que je veux dire, c'est que j'ai raconté ce qui m'est arrivé le plus fidèlement possible. Mon objectif de blogueur n'a jamais été d'exagérer ou de dire des énormités pour me donner en spectacle ou pour attirer des lecteurs. Je ne souhaite diaboliser ou idéaliser personne. Je raconte ce que je vois et ce que je vis en toute franchise, de mon point de vue, sans viser le sensationnalisme.

Mais comme il ne me connaît pas, il n'a effectivement aucune raison de me croire.


Encore une fois, je respecte le scepticisme de ce lecteur.

J'aurais effectivement pu fermer ma gueule et provoquer une fuite dans les médias afin de dénoncer cette décision.

Je ne l'ai pas fait pour plusieurs raisons.

Premièrement, comme je l'ai déjà raconté ici et plus en détails dans mon livre, des anciens collègues à moi l'ont déjà fait et ça n'a absolument rien donné. Les commissions scolaires emploient des spécialistes de relations publiques pour gérer ce genre de crise et tout nier. Et, une fois la crise passée et les spotlights des médias détournés, ils multiplient les efforts pour débusquer et punir le "rat" qui a parlé.

Deuxièmement, il se trouve que je suis heureux à l'école où j'enseigne, beaucoup plus heureux que je ne l'ai jamais été en vingt ans de métier. J'aime bien ma directrice. Elle n'est pas parfaite, mais je l'apprécie. J'aime bien cette TES également. Je n'ai pas envie d'en faire un bouc-émissaire et de lui faire perdre sa job. Je ne la blâme pas pour le climat qui existe dans notre société et qui fait en sorte qu'une telle directive lui ait momentanément semblé raisonnable. Je pense que, si elle n'avait pas été débordée de toutes parts et si elle avait eu le temps d'y réfléchir, elle n'aurait pas pris la même décision.

Troisièmement, si je suis démasqué, je ne serai probablement pas automatiquement foutu à la porte, mais je serai sévèrement réprimandé pour avoir violé la clause de loyauté de la commission scolaire. Je serai ostracisé par mes collègues. Les pires rumeurs circuleront sur mon compte. Il ne fait aucun doute à mon esprit que je serai ensuite la cible du même acharnement que j'ai déjà connu à mon ancienne commission solaire. Le système me harcèlera et me diffamera jusqu'à ce que je sois foutu à la porte ou que je quitte. La dernière fois, cela m'a coûté une dépression majeure. J'ai déjà goûté à tout ça et je n'ai aucune envie de repasser par là.


L'empathie de ces femmes me remplit d'espoir.

Bon, j'arrête ici, je manque de temps. Si vous souhaitez que je continue l'exercice, faites-moi signe.




24 novembre 2016

Bannir le cours d'ECR

Je me souviens encore du jour où, assis avec mes collègues de l'époque, une conseillère pédagogique est venue nous présenter le nouveau cours d'éthique et culture religieuse.

J'étais horrifié par ce que j'entendais. Et j'étais renversé de voir mes collègues accepter ceci sans rechigner, sans exprimer la moindre objection.

Je dénonce ce cours sur mon blogue depuis des années. Enfin, il semblerait que certaines personnes commencent à se réveiller.

Des gens comme Mathieu Bock-Côté:

ECR : il faut l’abolir

(...) Qu’est-ce que le cours ECR?

À ce qu’on veut nous faire croire, c’est un cours censé instruire la jeune génération sur les différentes traditions religieuses et spirituelles qui existent dans le monde.

S’il faisait vraiment cela, il faudrait l’en féliciter. Qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas, les religions façonnent notre monde et mieux vaut les connaître qu’ignorer leur histoire et ce qu’elles représentent.

Mais ce n’est pas ce que fait ECR. Au contraire: son objectif, c’est de présenter une vision fondamentalement positive des religions.

Il se donne une mission: faire accepter, tout accepter, au nom de la diversité. Niqab, hidjab, burqa, burkini, etc.: il est interdit de juger. Ou plutôt, il faut juger positivement! On désamorce­­ l’esprit critique!

On ne se surprendra pas que les jeunes, aujourd’hui, adhèrent au multiculturalisme­­: on les y endoctrine pendant tout leur passage à l’école. Ils répètent ce qu’on leur a appris en classe.
Dans Le Nouvelliste, le 8 septembre, un étudiant, Jeremy Normand, témoignait à propos de son passage dans le cours ECR. Il l’accusait de militer pour le relativisme culturel et de toujours pousser les étudiants à imaginer de nouveaux «accommodements raisonnables­­».

Ce n’est pas surprenant. Certains des concepteurs de ce cours l’ont déjà avoué: quand tous les Québécois auront passé par ECR, ils seront favorables à la logique des accommodements raisonnables.

On imagine la scène: l’enfant est à l’école. On lui pose une question. Par exemple, est-ce qu’une éducatrice en garderie peut porter le niqab? Réponse. Il faut accommoder. Toujours accommoder.
Pour avoir une bonne évaluation dans ce cours, il faut faire preuve d’une bonne attitude devant la «diversité» et les religions. Ce n’est pas l’esprit­­ critique qu’on y cultive, mais l’esprit béat.

ECR ne vise pas à transmettre des connaissances, mais une idéologie et un programme politique. À défaut de convaincre les parents des bien-fondés du multiculturalisme, on décide de laver le cerveau des jeunes générations.

À lire également:





Le débat de Jordan Peterson

J'ai déjà parlé de Jordan Peterson ici et ici. Il s'agit de ce professeur de l'université de Toronto qui dénonce le projet de loi C-16 comme étant une attaque contre la liberté d'expression.

Le bonhomme me fascine. Je ne souscris pas à tout ce qu'il dit, mais il me fascine. Et je dois vous avouer que je me reconnais beaucoup dans ce qu'il vit. Voyez les ressemblances:

Opposant solitaire contre une idéologie dominante? Check!

Ostracisé pour ses opinions? Check!

Diffamé et sali par ses détracteurs? Check!

Menacé de perdre sa job s'il persiste à être marginal? Check!

Évidemment, ce que vit ce type-là est exponentiellement plus intense, plus vitriolique et sans doute plus pénible que ce que j'ai traversé. Il est fait plus fort que moi, ça c'est certain. Et cela ne fait qu'alimenter mon admiration.

Voici le débat qu'il a livré il y a quelques jours.

Remarquez comment Peterson ouvre avec un vibrant plaidoyer pour la liberté d'expression et pour la libre circulation des idées. Comparez à l'ouverture de ses détractrices qui n'expriment que mépris et dégoût à l'idée d'être "obligée" d'affronter un tel salopard ignorant et intolérant.

L'une d'elle applaudit même les fanatiques qui ont refusé d'assister au débat, allant jusqu'à affirmer que leur choix de s'absenter constituait une forme de liberté d'expression... sans blague! Quelle tarte...

Notez également les menaces qu'a reçu Peterson, non pas seulement de détraqués sans importance, mais des autorités universitaires.

L'un des arguments les plus intéressants qu'il met de l'avant, c'est lorsqu'il dit que tout ce cirque n'est pas simplement à propos de pronoms transsexuels, qu'il y a quelque chose de plus profond qui bouillonne juste sous la surface, une colère face aux délires de la gauche radicale qui explique également la victoire de Donald Trump aux USA.

Tout simplement fascinant:





Les souverainistes quittent le PQ?

Je l'ai écrit ici et ici pendant les débats à la chefferie. Je l'ai répété ici et ici après l'élection du chef. J'espérais avoir tort, mais il semble que j'avais malheureusement raison.

La stratégie de Lisée de fermer la porte à un référendum sur la souveraineté est une erreur.

C'est une erreur qui endommage la crédibilité de l'option. Et il semblerait que ce soit également une erreur qui coûtera cher au PQ aux prochaines élections.

Extrait de la nouvelle:

Six semaines après avoir changé de chef, le PQ recule de six points dans les intentions de vote. Le mouvement est si net que le parti de Jean-François Lisée est désormais devancé par la Coalition avenir Québec de François Legault, du jamais vu depuis la fondation de la CAQ, il y a cinq ans.

Constat percutant de la maison CROP dans son plus récent sondage : les souverainistes désertent le parti d'un chef qui promet de ne pas faire de référendum. Les souverainistes du courant de gauche passent en masse à Québec solidaire. Les tenants de la droite semblent attirés par le discours autonomiste de François Legault.

(...) Le PQ détenait 73% du vote des souverainistes en octobre dernier. En novembre, 57% de ceux qui voteraient Oui au référendum sont toujours péquistes, un réalignement majeur, observe Alain Giguère. «C'est une forte baisse», insiste le sondeur. Ces électeurs souverainistes sont allés à Québec solidaire - QS avait 11% des souverainistes en octobre, il en a désormais 19%. La CAQ aussi a récolté: elle qui avait en octobre 13% de ceux qui voteraient Oui au référendum obtient désormais 19% du vote souverainiste.

Je sais que ce n'est jamais l'fun de se faire dire ça, mais...

J'vous l'avais dit!



Joe Biden et Trump

Raúl Martín