18 novembre 2016

La "réforme" libérale

Que se passe-t-il lorsque tu demandes au parti de l'immobilisme et du statu quo de réformer les commissions scolaires?

C'est ça... absolument rien. À part des phrases creuses et du gaspillage d'argent et de temps.

Extraits de la nouvelle (ou plutôt de l'absence de nouvelle):

Après avoir voulu abolir les élections scolaires, le gouvernement Couillard a finalement adopté jeudi la loi 105 qui prévoit une réforme mineure des commissions scolaires qui ne fait pas l’unanimité.
«C’est l’éléphant qui a accouché d’une souris», lance Michèle Demers, porte-parole de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE). Il s’agit d’une loi «totalement diluée» qui a entraîné une «perte de temps, d’énergie et d’argent», affirme-t-elle.

Ça a le mérite d'être très clair, pour une fois.

Après avoir applaudi la première mouture du projet de loi déposé en juin, les directeurs d’école sont déçus du résultat final, qui a été passablement modifié par les amendements adoptés cet automne. Les mesures leur accordant davantage de pouvoirs sont trop timides à leurs yeux et ne comprennent aucune garantie, alors que le comité de répartition des ressources, où siégeront les directeurs, ne fera que conseiller les commissions scolaires.

Non seulement cette grosse bureaucratie pourrie n'est-elle pas réduite, mais en fait, on lui ajoute une nouvelle instance: des comités de répartition des ressources. Un prétexte de plus pour empêcher l'argent de se rendre jusqu'aux élèves. Génial!

Mais ce projet de loi ne fait pas que des mécontents. Du côté de la Fédération des comités de parents, on se réjouit du droit de vote maintenant accordé aux commissaires parents. 

Plus de pouvoirs pour les parents, ça peut sembler être une bonne nouvelle vite de même. Mais ça ne l'est malheureusement pas.

Premièrement, la structure elle-même est pourrie, inefficace et paralysée dans sa propre merde. Ce n'est pas en donnant le droit de vote à des "commissaires parents" que ça va changer quoi que ce soit.

Deuxièmement, les parents font de plus en plus partie du problème, pas de la solution, comme l'écrit bien Sylvain Dancause:

La marchandisation de l’éducation au Québec a créé un monstre : le parent roi. L’approche client privilégiée depuis 10 ans lui permet de dire haut et fort qu’il a toujours raison.

La plupart des gens pensent être des spécialistes de l'éducation. La réflexion simpliste est la suivante : «j'ai fréquenté l'école et j'ai des enfants qui fréquentent l'école, je connais donc bien ce qu’est la pédagogie. De ce fait, mes hypothèses sont valides.» Malheureusement, il n'en est rien.

Les enjeux en éducation nécessitent des connaissances scientifiques nettement supérieures à la moyenne, une formation appropriée et une solide expérience. Il faut plus qu'un «j'pense que» de la part d'un quidam.

La Fédération des commissions scolaires s’est quant à elle réjouie des changements apportés au cours des dernières semaines.

Si l'ogre se réjouit de quelque chose, alors tu sais avec certitude que ce n'est rien de bon.

De son côté, le ministre de l’Éducation a plutôt parlé d’un «consensus fort sur plusieurs aspects du projet de loi» en soulignant que cette législation permet d’alléger la bureaucratie pour que davantage de temps soit consacré à la réussite.

Alléger la bureaucratie! Hahahahahahaha!

Bande de ploucs... elle est de pire en pire votre putain de bureaucratie!



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