31 janvier 2017

"C'est la faute de _______"

L'abominable tuerie de Québec est encore toute récente, mais déjà, le cirque est commencé.

Je parle du cirque des idéologues qui essaient de récupérer l'événement pour étayer leur habituel narratif et leur biais idéologique. La patience, c'est pour les gens raisonnables. Les idéologues, eux, sautent sur l'occasion à pieds joints pour déclarer la justesse de leur dogme! Ils jubilent!

C'est déjà commencé, mais ce n'est que le début. La pluie de conneries va durer encore longtemps.

Les anti-Trump enragés diront: "Vous voyez? Ceci est la preuve que les politiques de Trump inspirent la haine!" Amir Khadir a déjà parti le bal.

Les multiculturalistes libéraux diront: "Vous voyez? C'est la preuve que le débat de la charte des valeurs du PQ a semé la haine dans notre société!" Lisée a même déjà eu à s'en défendre.

Les internationalistes ou anti-nationalistes diront: "Vous voyez? C'est la faute des groupes nationalistes d'extrême-droite qui s'opposent à l'immigration!" Comme si le simple fait de remettre en question le bien-fondé des politiques d'immigration du gouvernement était suffisant pour apposer l'étiquette "extrême-droite" à n'importe qui.

Les militants de la victimisation raciale diront: "Vous voyez? C'est la preuve de l'islamophobie généralisée de la société!" C'est déjà commencé (voir ici et ici). Comme si, dans les neuf derniers mois "14 incidents haineux, dont six touchant l'islamophobie" pour toute la grande région de Montréal (plus de 4,1 millions d'habitants) étaient suffisants pour tirer de telles conclusions.

Les militants racistes et les honteux remplis de haine de soi diront: "Vous voyez? C'est la démonstration de la déchéance morale de l'occident blanc qui opprime les Noirs et les minorités!"

Les féministes misandres diront: "Vous voyez? Une autre preuve de la violence des hommes!"

Les anglos fédéralistes anti-Québec diront: "Vous voyez? C'est la preuve que cette minable petite tribu québécoise est raciste, xénophobe et que leur nationalisme est dangereux!"

Les véritables racistes anti-immigration de droite diront: "Vous voyez? La présence d'immigrants chez nous menace la paix sociale!"

Les islamistes fanatiques diront: "Vous voyez? C'est la preuve de la haine des kâfirs à notre égard! Nous devons nous venger!"

Et le cirque va se poursuivre inlassablement pendant des semaines, des mois, voire des années.

Ultimement, la victime de ce cirque sera la vérité qui se retrouvera ensevelie sous une montagne d'immondices idéologiques.



2 commentaires:

Eric Belisle a dit…

WOW! Très bien exprimé. J'adore la dernière ligne.

J'ai exactement la même impression en regardant La Presse ces derniers jours : on dirait que toute la machine fait appel à l'émotivité pour pousser un agenda, au lieu de se concentrer sur les faits et laisser le monde tirer leurs propres conclusions.

Stéphane Laporte qui vire full SJW en disant qu'il à honte d'être Québécois. Bientôt, il va dire qu'il à honte d'être un homme blanc.

Tout le monde essaie de trouver un coupable et de créer un ''eux'' à démoniser pour se sentir vertueux. Le peuple se divise et se radicalise dans une multitude d'idéologies qui ''fit'' déjà leur façon de penser, ou qui va les avantager socialement. Ces temps-ci, la mode est le Politically Correct à tout prix, quitte à ignorer le bon sens. Et maintenant, penser différemment et oser le dire est tabou.

Pendant ce temps, des groupes moins scrupuleux et avides de pouvoir regardent le tissu social se déchirer en se frottant les mains, comme des loups qui tournent autour d'un poulaillers dont le coq aurait ouvert la porte (dans cette équation, le coq est Trudeau et ses cultistes, selon moi).

C'est drôle, quand je pense à Trudeau, j'ai toujours la toune de Living Color - Cult of Personality - dans la tête ;)

En tout cas Prof, j'espère juste que tes collègues disent pas trop de niaiseries aux enfants à ton école par rapport à cet événement.

Prof Solitaire a dit…

Merci pour ton commentaire. Heureux de constater que je ne suis pas le seul à penser ainsi.

À ce que je sache, je suis le seul qui a parlé de cet événement à ses élèves et j'ai été très succinct. J'ai décrit les faits et commenté à propos de la futilité de la violence, c'est tout.